Revuede Presse : Unité, silence, tweets, laïcité,…

26 janvier 2012 8 commentaires

Capture d'écran du site www.aleteia.org

C’était hier la fin de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. A cette occasion Benoît XVI a parlé d’œcuménisme le matin, dans sa catéchèse, ainsi que l’après-midi, lors des vêpres avec des représentants d’autres confessions religieuses à Saint Paul hors les murs. Sur tous vos sites d’information religieuse, vous pourrez retrouver un résumé de ces deux interventions, que ce soit La Croix, Zenit, Radio Vatican (ici et ), ou d’autres. Souvent, ces médias proposent aussi d’autres éclairages. Radio Vatican a consacré plusieurs Gros-Plan à cette question,  les journaux et magazines chrétiens également. Je cite par exemple le beau commentaire spirituel de Sœur Marie dans Témoignage Chrétien. Et puis, du côté des images, vous pouvez voir ou revoir les reportages et la célébration de dimanche dernier, avec le cardinal Barbarin, à Lyon, sur le site du Jour du Seigneur (ou lire son homélie).

Sur les blogs, on en parle aussi de l’unité, avec notamment ce très beau témoignage de Pierre-Baptiste Cordier, un catholique qui travaille pour une institution protestante, l’armée du Salut. Une rencontre dont il dit qu’elle est « beaucoup plus un avantage qu’une tension ». Entre sacrement, témoignage, Parole de Dieu et table de l’Eucharistie, un parcours dans ce qui est différent, mais jamais antagoniste. Et puis, en suisse, partant d’un billet de Claude Duccaroz sur « un rêve … œcuménique », le Suisse Rom@In-d (non, il n’y a pas de faute, il explique le pourquoi de cette orthographe dans un billet) nous donne sa vision de l’unité. A vous de vous faire votre idée, et surtout, de continuer à partager vos expériences, comme le fait le père Gaignet

Mais il n’y avait pas que la semaine de prière pour l’unité des chrétiens cette semaine. Le 24 janvier, en la fête de Saint François de Sales, le saint Patron des journalistes, le Saint-Siège a publié le message de Benoît XVI pour la prochaine journée Mondiale des Communications Sociales. Pour un petit retour sur cette Journée, la cyber Sister nous fait un bref rappel. Elle nous propose aussi les points forts du message dans son billet. Bien évidemment, tous les médias chrétiens en ont parlé : Fides, La Croix (et aussi ici), Radio Vatican (avec une synthèse et une interview de Mgr Celli à écouter en streaming ou a télécharger, gratuitement et légalement), et même des journaux non catholiques. Les sites institutionnels ont bien évidemment relayé ce message : la Conférence des Evêques de France (qui propose d’ailleurs un dossier complet sur les médias et internet), les évêques belges ou suisses. Sur Facebook, abonnez vous aux informations l’agence I.Media pour être informé quasiment en direct, comme c’était le cas mardi (un bref résumé dès 12h08)

Ce message, parce qu’il faut bien le présenter brièvement, parle du rapport entre le Silence et la Parole. Un message qui sort d’un contexte technique pour interroger chacun sur sa manière de communiquer.  Patrice de Plunkett a lu le message, et il a mis en évidence qui lui paraissait le plus important dedans (sinon, il y a toujours la synthèse que j’en ai faite). Valérie Barbe, sur son blog, avec un peu de recul, nous livre la manière dont elle essaye de mettre cette vision de la communication en œuvre, à travers un « Petit manuel de silence et parole à l’usage des tweeters et autres parleurs du web dont je fais partie ».

Ce qui a surpris nombre de commentateurs, c’est l’importance donnée au web dans ce message, qui ne parle pas du tout des autres médias. Le Suisse Rom@In-d  a ainsi décrété que Benoît XVI était « le pape du Net ». Il faut dire que le lien était tentant quand on lit plusieurs fois le terme « réseaux sociaux » ou encore  une expression qui fait référence à Twitter : « de brefs messages, souvent pas plus longs qu’un verset biblique ». L’AFP a immédiatement fait le rapprochement (comme tous les habitués), avec les #twittomelies de @mgrgiraud, le citant d’ailleurs dans leur article.

A propos de Twitter, plusieurs petits articles sont d’ailleurs sortis : Pierre Durieux (@comcardbarbarin) nous dit comment il utilise ce réseau social de microblogging, pendant qu’Etienne Séguier nous livre dans La Vie de cette semaine « trois bonne raisons d’abonner sa paroisse à Twitter ». Dans un autre article, il donne la parole à Mgr Hervé Giraud, qui explique comment il habite Twitter. Ces deux articles sortent fans le magazine de ce jeudi, pour coïncider avec l’ouverture des journées Saint François de Sales, qui réunissent plus de 220 professionnels de la presse catholique à Annecy autour du défi du numérique. Vous pouvez suivre les débats sur leur page Facebook, et même y participer ce soir de 22h30 à 23h30 !). On peut également suivre les débats avec le « mot clic » (comme on dit au Québec) pour suivre sur Twitter les Journées Saint François de Sales :  #JSFS  (merci à toutes celles qui twittent (à 10h43, il n’y a que des filles : @gdecoutard, @lepetitchose, @sabdima).

Retour à la question de l’évangélisation par les médias, avec quelques outils. Le site News.va, va bientôt être disponible en français ! Une bonne nouvelle. Sinon, la Fondation pour l’Evangélisation pour les Médias a une vision bien précise : mettre en place une télévision catholique numérique mondiale, autour de la plateforme Aleteia. Plus d’infos dans La Croix de mardi ou sur le site catho.be. On apprenait également que la FEM allait subventionner l’application Carpedeum, pour les smartphones.

Pour finir, quelques réflexions d’internautes. Jean Duma nous propose une introduction au silence, tel qu’il est compris par les pères du désert. Une série de petits billets à lire… Il y a aussi cette petite vidéo qui nous invite à nous déconnecter par moment ! Et enfin, pour éprouver le silence, David Lerouge nous propose une petite expérience : une minute face à une caméra ! Comme il l’écrite lui-même, « Une minute, c’est court, Une minute, c’est long ». 

Changement complet de sujet avec un mini tollé, du moins pour les chrétiens, provoqué par François Hollande dimanche dernier, quand il a proposé d’inscrire dans la constitution la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Plusieurs commentateurs reviennent sur ce sujet : François Vercelletto nous propose ainsi quelques réactions, allant du père Matthieu Rougé au pasteur Claude Baty. Le père Emmanuel Pic quant à lui n’y va pas par quatre chemins : « L’objectif est de détourner le regard d’autre chose : notre économie qui va mal, les mesures de rigueur qu’il faudra bien prendre », avant de rappeler que « l’Eglise catholique est l’un des lieux de notre société le plus créateur de lien social ». Une réaction bien sentie. Philippe Clanché, sur son blog, ne se prive pas de réagir lui aussi, avec tout autant de véhémence. Il raille le candidat socialiste : « Allons donc, croyances et religions seraient classées dans la même catégorie infamante que la finance et l’argent ? ». A l’actif de la défense, il cite les grandes figures sociales ou les institutions caritatives que les chrétiens et les autres religions que l’on trouve en France. Avant de finir par cette incantation : « Il est grand temps que les élites socialistes cessent de rivaliser de bêtises en parlant du fait religieux en France ». Gérard Leclerc, sur le site de France Catholique,  fait quant à lui un rappel historique sur la loi de 1905 et les obstacles à son insertion dans la constitution ! Stéphanie Le Bars, sur son blog, dans les pages du site du Monde, rappelle pour sa part que « constitutionnaliser l’article 2 de la loi de 1905, pourrait faire peser un “risque juridique sur l’équilibre  actuel ».

La sortie du candidat socialiste à l’élection présidentielle a fait jaser. Pour preuve, on parle même de ce sujet hors des frontières de l’Hexagone, chez nos voisins helvètes !

Le Figaro d’aujourd’hui consacre une page complète à ce dossier, avec une présentation du concordat qui s’applique en Alsace-Moselle (à lire en page 3 de l’édition papier). Isabelle de Gaulmyn, sur son blog, s’interroge : « Monsieur Hollande est-il décidément bien certain que les religions n’ont pas à contribuer au bien-être de la République ? » Et elle va plus loin, avec une proposition : « On ne saurait lui proposer de  mieux lire les religieux… ». Rien à ajouter !

Si, quand même. Alors que François Hollande s’amuse à tacler les religions, on apprenait la semaine dernière que « le gouvernement espère enrayer les divorces en préparant mieux au mariage ». Koztoujours propose même que les municipalités s’appuient « - sans le dire, hein – sur la préparation des mariages religieux ».

Et puis, à trois mois du scrutin, Pèlerin part à la rencontre des Français lors d’un tour de France en 7 étapes pour savoir cequ’ils attendent de l’élection présidentielle. Premier volet cette semaine dans le magazine avec les habitants de Clermont-Ferrand. A lire des pages 16 à 23 dans la revue qui sort ce jeudi. Pour finir sur le sujet, rendez-vous sur le blog Kto and the City, où l’auteur découvre que la presse catho est loin d’être culcul…

Ce même dimanche dernier, pendant que certains écoutaient François Hollande, d’autres ont préféré aller marcher pour la vie. Je vous propose deux récits de personnes qui y étaient. Amblonyx Cinereus (quelle idée d’avoir un pseudo comme ça !) y était, et il nous dit ce qu’il a vu. Tout ce qu’il a vu. Les dérives de certains mais surtout de « nombreux jeunes », qu’il définit comme « joyeux, pacifiques, prêts à construire autre chose (…) qui ont envie d’être responsables »…  Un beau billet, qui remet l’Eglise au milieu du village si j’ose dire. C’est d’ailleurs aussi ce qu’on trouve comme idée sur le blog Cathoweb, où Jean-Baptiste Balleyguier relève « une atmosphère positive et une ambiance bon enfant ».

Et puis pleins de liens en bref :

***

Mise à jour à 11h30 : François Hollande écrit dans ses 60 propositions, au numéro 44 :

Je proposerai d’inscrire les principes fondamentaux dela loi de 1905 sur la laïcité dans la Constitution en insérant, à l’article 1er, un deuxième alinéa ainsi rédigé : « La République assure la liberté de conscience, garantit le libre exercice des cultes et respecte la séparation des Églises et de l’État, conformément au titre premier de la loi de 1905, sous réserve des règles particulières applicables en Alsace et Moselle. »

Mise à jour à 14h : J’ai oublié un lien hyper important : celui qui vous renvoie à une lettre du père Werenfried van Straaten, à propos de la communication et du message que l’on diffuse… C’est sur le blog En passant, en glanant. L’oubli est réparé.

“Silence et Parole : chemin d’évangélisation”

24 janvier 2012 5 commentaires

« Silence et Parole : chemin d’évangélisation » : Tel est le thème du message de Benoît XVI pour la 46ème Journée Mondiale des Communications Sociales. Dans son 7ème message pour cette journée, c’est sur le rapport entre silence et parole que le pape veut nous faire réfléchir. Il le dit dès l’introduction : « Silence et parole sont deux moments de la communication qui doivent s’équilibrer, se succéder et se compléter pour parvenir à un dialogue authentique et à une profonde proximité entre les personnes ». Car le silence, rappelle-t-il, « fait partie intégrante de la communication » et il met en valeur les paroles. C’est dans le silence (et l’écoute de l’autre) que la pensée se forme, s’affine. C’est aussi dans le silence que « se saisissent les instants les plus authentiques de la communication entre ceux qui s’aiment », car il « met en jeu la sensibilité et cette capacité d’écoute qui révèle souvent la mesure et la nature des liens ». L’importance du silence est donc telle dans nos vies que Benoît XVI n’hésite pas à écrire qu’il est nécessaire « de créer une atmosphère propice, comme une sorte d’« écosystème » qui sache équilibrer silence, parole, images et sons ».

Dans un paragraphe où il fait la part belle aux réseaux sociaux et à Internet, aux relations qu’ils permettent et aux réponses qu’on y reçoit (même à des questions qu’on ne s’est jamais posées), le Saint-Père présente le silence comme lieu de discernement des questions importantes. Le silence permet  ainsi « à qui s’interroge de descendre au plus profond de lui-même et de s’ouvrir à ce chemin de réponse que Dieu a inscrit dans le cœur de l’homme ». Face à ces questions existentielles, on trouve, sur internet, des espaces  qui aident « l’homme d’aujourd’hui à vivre des moments de réflexion et d’interrogation authentique », voire « des espaces de silence, des occasions de prière, de méditation ou de partage de la Parole de Dieu ». Et le texte de Benoît XVI mentionne indirectement Twitter : « Dans la substance de brefs messages, souvent pas plus longs qu’un verset biblique, on peut exprimer des pensées profondes »[1].

La réflexion s’engage alors sur le silence (le silence de la Croix, du Samedi Saint, …) comme lieu de la révélation divine. Et le pape prolonge sa pensée en introduisant la contemplation, « qui nous fait entrer dans le silence de Dieu pour arriver ainsi au point où naît la Parole, la Parole rédemptrice ». C’est à partir de cette rencontre avec Dieu que nous devenons vraiment capable d’évangéliser l’autre.

Dans le dernier paragraphe de son message, Benoît XVI évoque directement la nouvelle évangélisation : « S’éduquer à la communication veut dire apprendre à écouter, à contempler, bien plus qu’à parler, et ceci est particulièrement important pour les acteurs de l’évangélisation : silence et parole sont les deux éléments essentiels et parties intégrantes de l’action de communiquer de l’Église, pour un renouveau de l’annonce du Christ dans le monde contemporain ».

Le texte complet du message de Benoît XVI pour la 46ème Journée Mondiale des communicatuions sociales (format PDF).

Quelques remarques :

  • Si la première partie du message présente l’importance du silence dans les relations humaines et comme lieu d’intériorité et de réflexion, la seconde partie est bien plus spirituelle, avec une attention marquée au silence nécessaire pour connaître Dieu. Il ne s’agit donc pas d’abord d’un texte d’analyse des comportements médiatiques ou de conseils pour des professionnels, mais bien d’une proposition de formation adressée à tous les chrétiens (et donc aussi aux professionnels), qui sont tous en communication avec Dieu et avec leurs frères.
  • L’aspect a priori antinomique du silence et de la communication est facilement dépassé par Benoît XVI qui fait du silence un moment important de la communication. La complémentarité entre parole et silence, auxquels il faudrait encore ajouter tout ce qui se passe dans la relation non verbale (et que le pape intègre dans le silence) est ainsi mise en avant pour une communication qui ne soit pas que bavardage, mais emplisse l’homme.
  • Dans ce texte, la TV, la radio, ou la presse écrite ne sont pas mentionnées. Le terme « réseaux sociaux » apparaît deux fois en revanche, et il y a une apparition du terme « Réseau » pour parler d’Internet en général. L’expression « moteurs de recherche » apparaît également une fois dans le texte. De là à penser que l’Eglise pose un regard attentif sur ces nouvelles réalités de la communication (qui ne sont plus si nouvelles d’ailleurs), il n’y a qu’un pas, que je franchis allègrement. Comme il eut été sympa d’inclure une petite réflexion sur la cascade d’images déversée par la télévision ou sur le flux de musiques formatées de manière commerciales  qui empêchent le silence de se faire…

Pourquoi la publication du message pour la Journée Mondiale des communications Sociales ce 24 janvier ? La réponse du site du Conseil Pontifical des communications Sociales :

La Journée mondiale des Moyens de Communication sociale, unique célébration mondiale instaurée par le Concile Vatican II (Inter mirifica, 1963), est fixée, à la demande des Évêques du monde entier, au dimanche avant la Pentecôte, dans la plupart des pays. L’annonce du thème est faite d’habitude le 29 septembre, fête des Archanges Michel, Raphaël et Gabriel, ce dernier étant désigné Patron de ceux qui travaillent dans les radios. Le message du Saint-Père pour la Journée mondiale des Moyens de Communication sociale est publié traditionnellement le jour de la fête de saint François de Sales, Patron des journalistes (24 janvier), de façon à laisser aux Conférences épiscopales, aux organismes diocésains et aux autres organisations qui s’occupent des moyens de communication sociale, le temps nécessaire pour préparer le matériel audiovisuel et liturgique pour les célébrations au niveau national et local.


[1] Les #twittomélies de @mgrgiraud semblent être remontées jusqu’au plus haut niveau à Rome !


Youcat, Dico Catho,… et Action Catholique : un excellent cocktail pour les jeunes

20 janvier 2012 9 commentaires

Dans un article récent sur son blog, Jean-Marie Guénois, rédacteur en chef adjoint chargé des religions du Figaro, analysait le programme de réforme de l’Eglise entrepris par Benoît XVI. Le journaliste écrivait notamment que le pape « remet à l’heure les pendules doctrinales dans l’Eglise catholique. Et siffle la fin d’une certaine “récréation doctrinale” où tout et son contraire était possible dans la grande maison catholique ». Jusque là, pas de problème, je suis d’accord avec Jean-Marie Guénois. C’est dans le déploiement de cette idée (que le journaliste-blogueur du Figaro ne fais pas directement dans son billet), que ça dérape vite… En effet, comme preuve de ce changement de ton, on cite souvent la mise en avant des catéchismes, que ce soit le CEC (Le Catéchisme de l’Eglise Catholique comme on a l’habitude de le nommer) ou encore le nouveau catéchisme pour les jeunes qui a été publié à l’occasion des JMJ, le Youcat !

On sent poindre, dans ces remarques, la crainte que ces catéchismes signent la fin de « l’esprit du concile » et qu’ils aient tendance, selon ceux qui les dénoncent, à nous faire rentrer dans une période pré-conciliaire (vous savez, l’époque durant laquelle des prêtres et des religieuses sévères et intransigeants obligeaient les enfants à apprendre et à réciter par cœur leur petit catéchisme). Ce serait la fin de l’âge d’or de la réflexion, et on sent poindre dans les tenants de ce discours la crainte que les chrétiens ne deviennent des espèces d’automates sans pensée, télécommandés depuis Rome ou d’autres lieux…

Oui, je sais, vous allez me dire que je vais vite en besogne et que je noircis le tableau. N’empêche que souvent, la remise en question de « l’esprit du concile » va souvent de pair avec cette idée. Et d’ailleurs Jean-Marie Guénois, dans son article écrit : « Bref, l’idée majeure, l’axe politique pourrait-on dire de ce document [la note de la CDF pour l’année de la foi, NDR], est de réaliser un ”approfondissement de la doctrine catholique” et de “s’engager dans la nouvelle évangélisation par une adhésion plus ferme au Seigneur Jésus” ».

Pourtant, à côtoyer quelques jeunes adultes et trentenaires, il me semble qu’ils refuseraient fermement d’entrer dans cette définition. Leur foi, comme les jeunes des années 60 et 70, ils veulent la vivre ! Ils veulent en témoigner en se mettant au service de l’humanité. Mais ils veulent savoir pourquoi ils le font ! Voilà peut-être ce qui explique leur attrait pour les catéchismes et Dico Catho. Voilà pourquoi ils se retrouvent pour échanger et se former autour de la Doctrine sociale de l’Eglise, dans des parcours Alpha ou des groupes Youcat. Voilà pourquoi des livres comme le Dico Catho, sorti cette année, ont autant de succès et se trouvent sur les étals de la Fnac et autres grandes enseignes.

Car à la différence de leurs ancêtres, les membres de la génération Y ont perdu le contact avec les bases de la foi (ou plutôt, il ne l’ont jamais eu comme l’ont eu leurs parents). Certains sont de nouveaux convertis et n’ont pas eu de catéchisme pour les imprégner. D’autres ont eu droit à une catéchèse qui, malheureusement, a plus insisté sur un impératif moral que sur les bases de la foi. Je ne juge personne en faisant ce constat, mais force est de constater que les jeunes adultes ne veulent justement pas être les automates de certaines idées (y compris des plus nobles idéaux), mais qu’ils cherchent à vivre ce qu’ils croient, à « rendre compte de l’espérance qui est en eux » pour paraphraser la première lettre de Pierre. C’est dans ce cadre qu’ils utilisent les outils que sont les catéchismes et autres documents du genre. Pour décider, ensuite, en pleine connaissance de cause, quel sera leur engagement.

En fait, si l’on pousse un peu la logique, on pourrait presque affirmer que ces jeunes sont les vrais héritiers de l’action catholique. Le slogan du mouvement emblématique de cette mouvance, la JOC, est « Voir, Juger, Agir ». La curiosité des jeunes dans le monde contemporains, face à toutes les évolutions actuelles, ne peut certainement pas être remise en cause. Le Voir, c’est donc possible. C’est pour le Juger que ça se complique, car pour juger, il faut des éléments, des bases ; C’est ce que ces méthodes qui paraissent anciennes apportent aujourd’hui. Un recours aux références objectives. A partir de là, l’Agir n’est plus loin…

Alors oui, je suis persuadé que l’utilisation des catéchismes et la remise à l’heure des pendules doctrinales dans l’Eglise est gage de fécondité pour « l’Esprit du concile »…

Revue de Presse : Unité, Afrique, femmes et tradis…

19 janvier 2012 2 commentaires

Photo tirée du blog http://faithbooktour.blog.pelerin.info/

Depuis mercredi, et jusqu’au 25 janvier, nous sommes entrés dans la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Mais d’où vient donc cette initiative ? Comme beaucoup, vous la faites remonter à l’abbé Couturier, à Lyon, en 1935. Pourtant, dès le 18ème siècle, dans le monde protestant, des prémisses de cette semaine sont visibles. Je vous renvoie sur le blog du père Chautard pour un historique très détaillé et fort complet ! Si vous cherchez un résumé rapide et global sur cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens, c’est sur le diaire de Mgr Giraud (à la date de mercredi) que vous retrouverez un petit article du VIS ! On y apprend que le thème de cette semaine est « Nous serons tous transformés par la victoire de notre Seigneur Jésus-Christ ». Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de Radio Vatican, pour écouter une interview du père Slawomir Pawlowski, secrétaire du Conseil œcuménique de la Conférence épiscopale polonaise, qui a participé à l’élaboration du livret d’accompagnement.

Mais bon, une fois que tout cela est dit, est-on sûr d’avancer ? Ou bien, chaque année, cette semaine n’est-elle qu’une manifestation de plus ? C’est la question que se pose Gérard Leclerc dans l’éditorial de France Catholique qui sort aujourd’hui. Et il ose cet élément de réponse : « De commencement en commencement, les pèlerins de l’Unité, pour laquelle le Christ a prié le soir de la fondation de l’Eucharistie, progressent en sachant que les étapes précédentes constituent le gage d’une espérance qui déploie ses promesses. » Une vision positive que l’abbé Eric de Beuckelear met lui aussi en avant sur son blog (http://minisite.catho.be/ericdebeukelaer) en parlant du discernement œcuménique, qu’il résume par cette expression : « un catholique sera d’autant plus catholique, qu’il sera authentiquement protestant et réellement orthodoxe ». Si vous ne voyez pas très bien ce qu’il met sous cette phrase, je vous invite à aller sur son blog, où un exemple bien choisi vient illustrer ses propos.

Benoît XVI, hier, lors de la catéchèse du mercredi, a rappelé l’engagement de Vatican II dans ce chemin de l’unité : « l’élan imprimé par le Concile Vatican II dans la recherche de la communion pleine entre les disciples du Christ se repropose chaque année avec efficacité » disait-il, avant d’ajouter que cette semaine de prière « accroît notre certitude de ce que l’unité que nous recherchons ne peut être le seul résultat de nos efforts, mais un don venu du Père et qu’il ne faut cesser de solliciter dans la prière ». Un résumé de sa catéchèse est à lire sur le blog du VIS. Et pour finir avec le pape, je vous renvoie aussi vers le gros plan que Radio Vatican a voulu faire, quelques semaines après la visite de Benoît XVI en Allemagne, sur le dialogue entre les catholiques et les luthériens. Une réponse à la question que se pose, de manière provoquante, Famille Chrétienne, en page 29 de l’édition de la semaine : « L’œcuménisme, est-ce une perte d’identité ? »

A noter aussi l’article de François-Xavier Maigre sur les couples mixtes chrétiens dans La croix de mercredi, où les questions pratiques sont abordées, et où certaines difficultés, principalement autour de la communion, sont mises en lumière. Oui, finalement, c’est bien sur un chemin que l’œcuménisme se trouve encore !

Si vous n’êtes pas rassasiés avec tout cela, vous pourrez regarder ce dimanche la Matinée spéciale Œcuménique du Jour du Seigneur, qui aura lieu à Lyon, ou aller vous promener sur le site croire.com qui consacre un dossier à la semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

De l’unité des chrétiens, il en est également question concernant la réconciliation avec les intégristes ! La Vie nous offre dans le magazine qui sort ce jeudi un gros dossier sur le sujet. Un dossier qui tombe bien vu que les intégristes de la Fraternité Saint Pie X ont envoyé une réponse à l’offre de réintégration du Vatican cette semaine. C’est ce que nous annonçait la Matinale chrétienne de La Vie hier. Quelques informations supplémentaires sur le blog de François Vercelletto. Pour en revenir au dossier de La Vie, Jean Mercier met notamment en lumière les oppositions au sein de la FSSPX, entre les différents courants qui la composent. On y revient sur les différents épisodes récents à propos de la réconciliation, pour finir avec le préambule doctrinal et son refus dans l’état actuel. A lire l’article, fouillé et précis, on voit émerger une véritable intrigue politique, et l’on se trouve à penser que l’unité des chrétiens, c’est parfois bien compliqué, y compris entre catholiques…

On quitte l’unité des chrétiens pour le dialogue interreligieux… Avec une initiative qui sort du commun : le Faithbooktour ! C’est en page 6 du Pèlerin de cette semaine qu’on trouve l’info, avec l’adresse du lien : http://faithbooktour.blog.pelerin.info/. Le blog est tenu par Anne-Laure et Frédéric Pascal, qui ont pris un congé sabbatique de 8 mois pour « rencontrer les acteurs du dialogue interreligieux en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient et en Ase. On peut suivre leur périple sur une carte, lire ce qu’ils ont découvert dans les lieux où ils sont passés,… Bref, que de bonnes choses.

Ce détour par l’Afrique nous invite à nous y arrêter quelques instants. Avec un billet suggéré par @incarnare (qui blogue sur www.theologieducorps.fr) sur le blog BeniNews ! L’auteur du billet parle d’un séisme, qui n’est ni la perte du triple A par la France, ni l’arrivée de Free sur le marché des mobiles, ni même les « millions de chrétiens qui meurent dans une indifférence quasi-totale », et pas plus « les errements anthropologiques, scolaires et médiatiques standards & pauvres d’une intelligensia occidentale qui cherche à transformer les lois naturelles qui sous-tendent l’histoire multi-millénaire de la famille, l’enfantement, la mort, la vie ». Non, le vrai séïsme, c’est la fête de l’épiphanie, où Dieu nous invite à la vérité. Et l’auteur de conclure par ces vœux pour le moins surprenants mais tellement vrais : « Que 2012 soit la fin d’un monde standard & égoïstement pauvre et qu’il renaisse enfin vrai & humainement riche ».

Et puis, comme nous sommes en Afrique, restons-y encore quelques instants, avec un retour sur la visite du Pape au Bénin. C’est le site Jeune Afrique qui nous annonce que « le message du pape Benoît XVI, n’est pas tombé dans les oreilles de sourds. (…), des archevêques africains ont décidé de passer à l’offensive. En multipliant les condamnations à propos des violences religieuses et la corruption ». Mgr Cartatéguy, archevêque de Niamey, au Niger, a raconté à La Vie son voyage au Nigeria. Un témoignage fort et bouleversant, qui dépasse les clichés habituels… Après le Nigéria, la Côte d’Ivoire, où là aussi les évêques, réunis pour l’assemblée plénière de la conférence épiscopale réfléchissent « sur la vie et le bon fonctionnement de l’église catholique et sa contribution à l’apaisement de la situation sociale en Côte d’Ivoire ». Au Sénégal, Mgr Dominique Mamberti, le Secrétaire chargé des Relations avec les Etats pour le Saint-Siège (le ministre des affaires étrangères du Vatican) a réaffirmé l’importance des relations diplomatique entre ces deux états.

Mais bon, il y a beaucoup de pays en Afrique, et pour ne pas tous les faire, je vous invite à lire le texte d’Albert Mianzoukouta, du Programme Français Afrique de Radio Vatican sur l’année 2011 en Afrique. Un beau bilan, qui casse bien des préjugés…

Changement complet de sujet, avec un coup de projecteur sur la condition féminine. Trois liens, sans commentaires, pour que vous alliez lire les billets de Valérie Barbe sur les « bonnes » et de Zabou sur l’avortement, ainsi que l’article de Slate sur la location d’utérus (parce que c’est vraiment de ça qu’il s’agit, malheureusement). Trois articles durs, mais qui montrent qu’on a encore du travail à faire pour que le respect de la personne humaine soit réellement mis en œuvre.

Un mot, rapide, pour signaler le numéro hors-série de La Vie, paru la semaine dernière, et intitulé « Les présidents et Dieu ». 66 pages pour découvrir les relations des présidents français avec la religion, en France, aux Etats-Unis ou ailleurs, les leaders spirituels responsables d’un état, le positionnement de certains candidats à l’élection présidentielle de 2012,… Bref, une mine d’information. Et puis, dans les hebdomadaires, Pèlerin consacre un numéro spécial au vote des catholiques. Avec un sondage, la question de la « tentation de l’extrême-droite », les enjeux politiques vus par les chrétiens, l’engagement des catholiques en politique,… Et le dossier continue sur internet où, sur le site www.pelerin.info, vous avez une sélection de blogs et comptes twitter tenus par des cathos et qui parlent de politique. Bien évidemment, le sondage de Pèlerin a fait réagir les commentateurs religieux, comme Stéphanie Le Bars, sur son blog Digne de foi ou François Vercelletto.

Dans la même optique, Patrice de Plunkett nous informe de la sortie du livre du cardinal Vingt-Trois qui a pour titre « Quelle société voulons-nous ? ». Un livre qui ouvre des perspectives et invite à réfléchir à son vote. Il n’est pas le seul d’ailleurs, car le mouvement ATD-Quart Monde fait de même (comme l’annonce le Père Chautard). Pour plus d’info, le billet de Nicolas Mathey, sur les 100 jours avant l’élection !

Pour finir, quelques liens :

Revue de Presse : mages, points (pour l’année de la foi,) cardinaux, politique

12 janvier 2012 2 commentaires

Copie d'écran de la page "Vatican" sur Wikipedia

Ce week-end, c’était l’épiphanie, et de nombreux blogueurs sont revenus sur cette fête. Emmanuel Pic, sur son blog, le Blog du curé, nous raconte comment il a vécu cette célébration, où il y avait bien d’autres participants que les fidèles habituels. Le curé de Dijon en profite pour nous rappeler que « l’Eglise n’est pas le petit club des convaincus, de celles et ceux qui écoutent l’enseignement de Jésus et s’efforcent de vivre selon ses conseils. Elle est le Corps du Christ qui se construit et qui ne sera pleinement manifesté qu’à la fin des temps ». Une belle leçon d’eschatologie et d’ecclésiologie. Un peu plus au nord, le nouveau doyen du centre ville de Liège, l’abbé Eric de Beukelaer, nous explique le mot « épiphanie », en en donnant la traduction : « manifestation ». Dans son court billet, il nous incite à nous mettre en route et à « suivre l’étoile ».

Mail il n’y a pas que les prêtres qui parlent de l’épiphanie. Je vous renvoie par exemple sur le site de Témoignage Chrétien, où Diane Barraud nous partage ses découvertes et ses surprises sur le texte biblique. Un regard frais, qui ouvre de grands espaces de réflexion. Un texte à lire !  Sur le blog de Bérule, on trouve une interpellation face à la manifestation de Dieu : quel sera notre comportement ? « Les réalités de nos vies, y compris nos errements et nos parts d’ombre, écrit-il, peuvent être éclairées de notre choix radical, celui de répondre à l’interpellation de Jésus qui se manifeste à nous en lui donnant notre foi en le reconnaissant comme l’événement qui oriente nos vies ». Pour finir avec l’épiphanie, Jean-Baptiste Maillard nous propose sur etanchermasoif.com un horoscope, qu’il a pris sur le site de la paroisse parisienne de la Trinité. Une initiative logique pour ce dimanche où les mages, ceux qui scrutaient les étoiles, sont à la fête. Quel que soit votre signe astrologique, il y a une pépite pour vous !

Si les mages ont cheminé vers le Christ, l’ont reconnu et sont rentrés chez eux, ce n’est pas le cas de tous. Certains et certaines sont restés avec lui. Il s’agit des religieux, et principalement des plus jeunes d’entre eux qui se retrouveront pour le Brother and Sister Act du 27 au 29 janvier prochain. Ce sera le premier acte d’une « campagne de promotion de la vie consacrée » nous disait le site internet du journal La Croix ce lundi.  Cette première étape se conclura par un flashmob, avant qu’une vidéo ne soit dévoilée le 2 février, pour la journée de la vie consacrée. Durant l’année, la vie consacrée sera également mise en lumière sur internet, comme nous l’explique le site des évêques de France, qui parle d’ailleurs d’une véritable « opération séduction ». Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la Coref (Conférence de religieux et religieuses de France, www.viereligieuse.fr) ou sur blog de François Vercelletto, qui donne quelques chiffre et met en ligne le dossier de presse de l’événement. Il ne manque pas de souligner « le contraste avec la pensée dominante actuelle » de ce choix de vie. Et comme il serait bête de ne pas donner la parole à quelques religieux, je vous renvoie vers le blog de Stéphanie Le Bars, la journaliste en charge des religions pour le journal Le Monde, où vous retrouverez quelques extraits d’une interview de Sr Nathalie Becquart (qui est engagée sur tous les fronts avec l’organisation de la rencontre Ecclesia Campus, comme en témoigne sa page Facebook). Et enfin, pour finir, il me faut également citer le blog de la Cyber-Sister (lawebattitude.blogspot.com). Cette dernière, dimanche dernier, se montrait étonnée de la vitalité de l’Eglise, et dans ce billet, elle cite notamment cette rencontre Brother & Sister Act !

De l’engagement des religieux à la foi de chaque chrétien, il n’y a qu’un pas, que l’année de la foi, qui débutera le 11 octobre prochain, nous invite à franchir. Et pour préparer ce temps particulier, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a publié une note ! On y trouve le sens donné par le pape à cette année particulière, mais surtout des propositions concrètes pour mettre en œuvre cette proposition, à tous les niveaux. Les conférences Episcopales sont invitées, par exemple, à « republier les Documents du Concile Vatican II, du Catéchisme de l’Église catholique et de son Compendium, également en éditions économiques de poche, et de les diffuser plus largement à l’aide des moyens électroniques et des technologies modernes » ou encore à utiliser « les nouveaux langages de la communication » pour « promouvoir des émissions télévisées ou radiophoniques, des films et des publications – y compris au niveau populaire accessible au grand public – consacrées au thème de la foi, de ses principes et de ses contenus, ainsi que sur la signification ecclésiale du Concile Vatican II » (je constate juste qu’internet a été, une fois de plus, oublié !). En France, sur le site des évêques, vous pourrez ainsi trouver un dossier sur l’année de la foi, et un autre sur Vatican II (qui propose notamment comme ressource le site www.vatican2-50ans.fr). Le site des évêques belges (info.catho.be) propose un résumé de cette note. Radio Vatican en a bien évidemment parlé, et vous pourrez retrouver le texte ainsi que les précisions de Xavier Sartre à propos de cette note sur le site internet de la radio. Si vous vous posez encore des questions sur la foi, sur la nécessité d’avoir des preuves pour croire, je vous invite à ne pas manquer l’excellent article de Louis Charles sur Le temps d’y penser.

Revenons à Rome avec l’annonce, vendredi dernier, des noms des 22 nouveaux cardinaux ! La liste vous est certainement connue, sinon, vous la trouverez un peu partout, y compris sur ce blog).Gérard Leclerc nous rappelle, sur le site de France Catholique, la mission et la tâche des cardinaux. Mais l’événement qui aura peut-être le plus fait jaser en France, vu qu’il n’y a pas eu de nouveau cardinal français, c’est l’information de Sandro Magister qui a remarqué que les biographies des nouveaux cardinaux distribués par le bureau de presse du Saint-Siège provenaient de Wikipedia. Différents articles sont revenus sur le sujet, tant dans La Croix que dans d’autres médias (Slate.fr par exemple). Et même en Belgique, où pourtant il y a eu un cardinal nommé, l’info est remontée ! Le père Lombardi a justifié cette utilisation par la précipitation. Il eut été plus honnête de reconnaître les moyens limités dont le Bureau de Presse du Saint-Siège dispose, car la liste des cardinaux n’est pas totalement nouvelle. Sandro Magister et de nombreux vaticanistes avaient une liste relativement proche des noms donnés par le pape, et ce dès le 28 décembre dernier ! Pourtant, les limites de Wikipedia sur les biographies sont connues au Vatican. Sans rappeler l’incident concernant l’annulation de la visite de Benoît XVI à l’université de Rome en 2008 (et où les manifestant s’étaient appuyés sur une fausse citation de Benoît XVI rapportée par l’encyclopédie en ligne), le mois dernier, c’est le père Lombardi lui-même qui tentait de faire changer une biographie du cardinal Scola sur Wikipedia (l’info était dans la Matinale chrétienne du 30 décembre dernier).

Tant qu’on parle de cardinaux, je cite la recension de la « confession d’un cardinal », le livre d’Olivier Legendre, réalisée par Louis Charles (qui décidément lit beaucoup ces derniers temps) ! Un très bel article, qui ressort tout le positif du livre !

On en arrive à la chronique politique de la revue de presse ! Chaque semaine presque vous y avez droit. Tout de suite, je vous annonce la sortie, hier soir, d’un billet sur le blog de Charles Vaugirard, sur la Démocratie Chrétienne au temps de Léon XIII. Et puis, si vous avez le journal La Croix, vous aurez découvert le dossier que le journal consacre à l’engagement des catholiques en politique. A l’occasion de la campagne présidentielle, il est clair que de tels articles vont revenir de plus en plus régulièrement. On apprend ainsi dans l’article de La Croix que si les catholiques s’affirment plus aujourd’hui, c’est un héritage du pontificat de Jean-Paul II. L’article défriche bien le terrain, et ouvre la voie à toutes les tendances.

Famille Chrétienne n’est pas en reste, avec un sondage exclusif où l’on apprend que « les français plébiscitent le associations plus que les partis ». On trouve six pages sur le sujet dans le numéro de cette semaine. La Vie propose en Une la photo d’une femme portant sur son épaule un drapeau français. Mais surtout, il faut noter la sortie aujourd’hui d’un numéro hors-série du magazine sur « Les présidents et Dieu ». 62 pages en compagnie du général de Gaulle, de François Mitterand ou Nicolas Sarkozy, mais aussi Barack Obama, Vladimir Poutine… On y trouve des points de vue sur l’histoire (de Clovis à Napoléon III), une analyse d’Odon Vallet (qui est reprise dans l’hebdo de la semaine, et consultable gratuitement en ligne),…

Et puis, dans la catégorie politique, je range tout ce qui a trait à la laïcité et au rapport entre l’Etat et les religions. Sur son blog, Digne de Foi, Stéphanie Le Bars revient sur la rencontre annuelle entre le gouvernement l’Eglise catholique, qui a eu lieu mardi dernier, et sur les résultats de ce dialogue. Pour la position de l’Eglise, avec le Cardinal Vingt-Trois, je vous renvoie à l’information de l’AFP parue dans Notre Temps ! Et pour sortir de la France, un petit détour par le Québec, où la laïcité pose toujours question, et le Honduras, où un évêque va certainement se présenter aux élections présidentielles !

Quelques brèves pour finir :

  • Isabelle de Gaulmyn et France Catholique nous proposent de lire la belle et fine réponse de Mgr Daucourt à une lettre du Père Gérard Bessière, où ce dernier dresse « le réquisitoire de l’évolution actuelle de l’Eglise, de laquelle toute la génération qui a  vécu le Concile serait en train de partir, en silence, sur la pointe des pieds ».
  • Le retour en grâce de Pie XII est du à certains témoignages de juifs, sauvés durant la guerre grâce à l’intervention du pape. Plus d’infos dans la « Matinale chrétienne » deLa Vie de ce mercredi
  • Vous avez peut-être suivi la conférence de lancement de Free sur les mobiles ce mardi. Etienne Séguier nous proposait, ce même jour, de mettre la carte SIM dans nos vies… Mais ce n’est certainement pas ce à quoi vous pensez…
  • Edmond Prochain est de retour sur son blog, avec un billet plein de profondeur, à prendre au premier degré même s’il parle de second plan !

Benoît XVI modifie le déroulement du consistoire.

Le 6 janvier, Benoît XVI a annoncé la tenue de son quatrième consistoire le 18 février, pour la création de 22 cardinaux. A la demande du Saint-Père, l’Office des cérémonies liturgiques pontificales a introduit des modifications au consistoire cardinalice, qui en simplifient notamment le déroulement. Ainsi sont regroupées en une seule cérémonie l’imposition de la barrette, la remise de l’anneau et la consigne du titre. La collecte et l’oraison conclusives sont modifiées et la lecture raccourcie. La réforme liturgique conciliaire a touché les rites du consistoire cardinalice, et la nouvelle formule a été employée par Paul VI en avril 1969. Le critère ayant guidé la révision du rituel fut l’insertion dans un acte liturgique de ce qui ne l’était pas en soi. La création des nouveaux membres du Sacré Collège devait prendre place dans un moment de prière qui évita toutefois de laisser croire qu’on avait à faire avec un “sacrement du cardinalat”. Le consistoire cardinalice n’a jamais été une cérémonie liturgique mais une réunion autour du Pape découlant du gouvernement de l’Eglise. “En tenant compte de l’histoire, en continuité avec la forme actuelle de ce consistoire et ses caractéristiques majeures, on a donc procédé à une simplification. La collecte et la prière conclusive ont été reprises du rite de 1969, car riches d’un contenu découlant de la grande tradition romaine. Elles expriment les pouvoirs confiés par le Seigneur à l’Eglise, et celui de Pierre en particulier. Le Pape y prie également pour lui même et son ministère. Plus brève, la proclamation de la Parole revient au rite de 1969, avec la seule péricope évangélique (Marc 10, 32 – 34). La remise de l’anneau cardinalice est ensuite intégré, tandis qu’avant la réforme le chapeau était imposé au cours du consistoire public, suivi du secret comportant la remise de l’anneau et du titre (église titulaire ou diaconie). La distinction entre les deux consistoires n’étant plus observée, il était logique de regrouper les différentes phases de la création des cardinaux. La messe concélébrée du lendemain, qui est conservée, s’ouvre par l’hommage que le premier des nouveaux cardinaux adresse au Pape au nom de tous.

Source : VIS du 10 janvier 2012

Mon premier réflexe, en voyant ce texte, a été de me dire : ouf, enfin ! On va pouvoir avoir une cérémonie moins lourde qu’avec le défilement constant des cardinaux nommés plusieurs fois devant le pape. Voilà une riche idée. Puis, lors d’une seconde lecture, je me suis rendu compte qu’en fait, on ne faisait que codifier ce qui se pratique déjà. Le changement de la collecte et de la prière conclusive n’est au fond que le sommet de l’Iceberg, ce qui permettra de voir que ça a changé.

Et puis, j’avoue que je me suis dit qu’avec l’âge, on simplifiait la vie au pape… Ce qui est à proprement parler légitime. Mais bon, là, j’avoue que je n’en sais rien. Et je ne m’aventurerai pas à parler de la santé de Benoît XVI. Le fait même qu’il y ait 4 cardinaux de plus que le nombre limite des 120 montre qu’il n’a pas prévu de mourir prochainement (pas avant quelques mois en tout cas…). Du coup, qu’en déduire ? Eh bien rien justement. Laissons l’Esprit-Saint guider son Eglise, et occupons nous de nos tâches, il y en a déjà bien assez…

De Jeanne à Jack !

9 janvier 2012 6 commentaires

Pauvre diocèse de Saint-Dié ! le 6 janvier 2012, en grande pompe, s’ouvraient les festivité du sixième centenaire de Jeanne d’Arc ! Je ne reviens pas sur sa vie, Wikipedia et d’autre lieux le font très bien. Il y’en a même encore qui ont des gros trucs en papier appelés dictionnaires. Et s’il y a plusieurs tomes, c’est que c’est une encyclopédies (Cette brève explication s’adresse aux plus jeunes qui n’ont pas eu la chance de fouiller dans les milliers de pages de l’encyclopédie Larousse, voire de l’Universalis !)

Mais quand j’ai appris le lendemain le parachutage de Jack Lang dans les Vosges, je vous avoue que j’ai eu un coup. Je vous propose ci dessous quelques parallèles (j’ose à peine employer ce terme) :

  • Jeanne d’Arc est une lorraine qui a quitté sa patrie pour la France. Jack Lang est un vosgien qui a déserté sa patrie pour sa carrière, et qui quand il n’a plus de soutien ailleurs, y revient !
  • Jeanne d’Arc s’est battue pour la France, au point d’y laisser sa vie. Jack a eu une influence sur la culture  française, ce qui lui a assuré une plus grande popularité.
  • Jeanne d’Arc est morte dans sa vingtième année. On se souvient de ce qu’elle a fait pour la libération de la France, pour donner le pouvoir au roi. Jack, en quittant le Pas-de-Calais dans un contexte assez malsain, montre qu’il  s’accroche au pouvoir, au dépit de son honneur !
  • Jeanne a constamment gardé les mêmes convictions, jusque sur le bûcher. Je n’oserai pas en dire autant de Jack…
  • Jeanne était une jeune fille. Jack est un éléphant (ok, ça c’était gratuit) !
  • Jeanne est un héroïne nationale. Jack préfère lutter pour la dépénalisation du Canabis ! A chacun ses combats !

Bon, vous aurez sans mal repéré beaucoup de mauvaise foi dans mes propos. Mais je l’assume sans complexe. il me semble plus que navrant qu’un homme de 72 ans soit investi dans une circonscription sous prétexte qu’il est un ancien ministre et un cadre du parti ! Où se trouvent les jeunes ? Où se trouve l’avenir ? Entre les mains d’un homme de 72 ans ? Si le parti socialiste des Vosges n’a personne d’autre à présenter, je commence vraiment à me poser des questions.

Car il ya comme une confiscation du pouvoir. Qu’est ce que cet homme connaît des réalités locales ? Le député n’est il pas aussi un élu de terrain ? Je ne connais pas le bilan de Mr Lang à Blois, ville dont il fut le maire, ou à Boulogne, son actuelle circonscription. Peut-être est-il tout à fait honorable ? Mais qu’importe. Je récuse l’idée qu’une personne soit ainsi propulsée dans une région pour avoir un poste à Paris. C’est une décrédibilisation de la population locale, qui serait incapable de trouver en son sein un candidat. Si vraiment c’est le cas, il vaudrait mieux que nous priions sérieusement Jeanne de venir à nouveau nous secouer un peu !

22 nouveaux cardinaux !

6 janvier 2012 10 commentaires

A la fin de l’angélus, Benoît XVI a annoncé sa décision de réunir un consistoire public ordinaire pour créer 22 nouveaux cardinaux.  Ce consistoire se tiendra le 18  février prochain. Le pape lui-même a rappelé leur rôle : « Les cardinaux ont la charge d’aider le Successeur de l’apôtre Pierre dans son ministère d’affermir ses frères dans la foi et d’être fondement d’unité et de communion dans l’Eglise ».

En outre, les cardinaux de moins de 80 ans sont chargé d’élire un nouveau pape après la mort du Saint-Père.

Ci-dessous, la liste des 22 nouveaux cardinaux :

Mons. Santos Abril y Castello (Archiprêtre de la basilique pontificale Ste Marie Majeure)

  • Sa Béatitude George Alencherry (Archevêque Majeur de Ernakulam-Angamaly des Siro-Malabars en Inde)
  • Mons. Giuseppe Bertello (Président du Gouvernatorat du Vatican)
  • Mons. Giuseppe Betori (Archevêque de Florence)
  • Mons. Joio Braz de Aviz (Préfet de la congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie apostolique)
  • P. Karl Josef Becker, professeur émérite de l’Université Pontificale Grégorienne
  • Mons. Domenico Calcagno (Président de l’Administration du Patrimoine du Siège Apostolique)
  • Mons. Francesco Coccopalmerio (Président du conseil Pontifical pour les Textes Législatifs)
  • Mons. Thomas Christopher Collins (Archevêque de Toronto)
  • Mons. Timothy Michael Dolan (Archevêque de New York)
  • Mons. Dominik Duka (Archevêque de Prague)
  • Mons. Willem Jocoby Eijk (Archevêque d’Utrecht)
  • Mons. Fernando Filoni (Préfet de la Congrégation per l’Evangelization des Peuples)
  • P. Prosper Grech, professeur émérite de diverses universités romaines, qui exerce encore la fonction de Consulteur auprès de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi
  • Mons. Manuel Monteiro de Castro (Pénitencier Majeur de la Pénitencerie Apostolique)
  • Sa Béatitude Lucian Muresn (Archevêque Majeur de Făgăraş et Alba Iulia des Roumains en Roumanie)
  • Mons. Edwin Frederik O’Brien (Grand Maître de l’Ordre Equestre du saint Sépulcre de Jérusalem)
  • Mons. Julien Ries (prêtre du diocèse de Namur et professeur émérite d’histoire des religions à l’université Catholique de Louvain)
  • Mons. John Tong Hon (Evêque de Hong Kong)
  • Mons. Antonio Maria Vegliò (Président du Conseil Pontifical de la Pastorale pour les Migrants et les Itinérants)
  • Mons. Giuseppe Versaldi (Président de la Préfecture des Affaires Economiques du Saint Siège)
  • Mons. Rainer Maria Woelki (Archevêque de Berlin)

Une première lecture du nom et de la fonction de ces cardinaux montre que 9 d’entre eux ont des fonctions au sein du Saint-Siège. Il y a 4 cardinaux de plus de 80 ans (ce sont les profs émérites), et donc 9 cardinaux « territoriaux » (avec les cas particulier du Grand Maître de l’Ordre Equestre du saint Sépulcre de Jérusalem et de l’Archiprêtre de la Basilique de Saint Paul hors les murs). En outre, à lire les noms, vous aurez reconnu une certaine sonorité italienne dans beaucoup d’eux (il y a 7 italiens, ce qui porte le nombre des cardinaux électeurs italiens à 30, soit 1/4 du collège électoral).

Ces nominations portent le nombre des cardinaux à 214, dont 125 électeurs (à la place des 120 normalement prévus). Il s’agit du 4ème consistoire ordinaire de Benoît XVI, et plus de la moitié du collège des cardinaux électeurs aura été, le 18 février prochain, nommée par Benoît XVI.

On peut noter que les cardinaux non électeurs sont des professeurs émérites, dont l’un vient de l’Université Catholique de Louvain ; on sait que cette Université est en pleine recherche de son identité, se pose la question de conserver le terme catholique dans son nom, … La nomination du père Ries n’est donc pas anodine…

Quelques surprises :

  • La non nomination de Mgr Fisichella, président du Conseil Pontifical pour la Promotion de la Nouvelle évangélisation. Serait-ce une séquelle de ses positions lors de l’Affaire de Recife, et du manque de coordination avec la Secrétairie d’Etat. Car parmi la liste, on trouve en effet nombre de personnes proches du Cardinal Bertone.
  • Aucun cardinal africain ou d’Amérique du Sud, là où les catholiques sont le plus nombreux
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Revue de Presse : 2012, pensée sociale, Jeanne, formation, vie sexuelle,…

5 janvier 2012 2 commentaires

C’est le début d’année, et comme ailleurs, le net n’échappe pas à la période des vœux… Il y en a eu pour Noël, et il y a ceux pour la nouvelle année ! Pourtant, dans le climat actuel de crise et de morosité ambiante, ce n’est pas évident de « bonnannéebonnsantésurtoulasanté-iser » sans avoir l’air fade, comme le dit David Lerouge. Il nous partage notamment dans son billet un texte reçu qui lui souhaite de faire la volonté de Dieu en 2012 ! Voilà un beau défi, toujours à renouveler ! Jean-Baptiste Maillard, sur le Blog « Etancher ma soif », nous dresse une liste comprenant rencontres, pardon, ouverture aux autres, repos, méditations, et j’en passe. C’est presque plus une prière que des vœux d’ailleurs. Et dans le domaine, le père Xavier Cormary y va franco, en adressant directement à Dieu des demandes pour les hommes au cours de cette nouvelle année ! Une belle prière, que je vous invite à reprendre ! Et sinon, vous avez les versions du père Gaignet, plus légères dans le style, mais tout aussi pleines de souhaits et de profondeur, quand il nous transmet une recette de « bonheur et sérénité » pour l’année ou lorsqu’il nous invite à réfléchir au temps que nous consacrons à Dieu dans la prière au cours de nos journées et dans notre vie.

Voilà pour les prêtres et blogueurs (même si toutes et tous l’ont fait, j’ai dû choisir, désolé) ! Les journalistes ne sont pas en reste. Isabelle de Gaulmyn, sur son blog, souhaite que 2012, avec son lot d’élections, soit l’ « année de la vérité », et elle convoque rien moins que Benoît XVI pour nous dire ce qu’est cette vérité ! Pour Anne Ponce, dans l’éditorial du Pèlerin de cette semaine, 2012 sera une année « olympique et politique », mais aussi économique et médiatique ! Des vœux à lire (ou à écouter) dans le numéro de cette semaine, car derrière ces réalité qui peuvent nous paraître lointaine se cachent aussi des enjeux pour notre vie quotidienne ! Aymeric Pourbaix dresse le programme qui attend Famille Chrétienne tout au long de l’année 2012, en mettant en lumière quelques thèmes phares de l’année à venir : transmission, éducation, élections. Et remarquant qu’USA Today avait nommé le pape homme de l’année 2011, il se demande si Benoît XVI, avec sa confiance en l’avenir, ne pourrait pas aussi être « l’homme de l’année 2012 ».

Et je termine cette litanie de vœux avec deux contributions particulières, qui sortent du lot : Etienne Séguier, en ce début d’année, nous propose de dessiner plutôt que de formuler de bonnes résolutions. Jérôme Anciberro,  dans l’éditorial de Témoignage Chrétien, s’interroge en ce début d’année sur notre style de vie : « L’avenir est sombre, les chiffres plongent et le ciel semble vouloir s’obscurcir en 2012. Pour autant, est-ce notre vie qui est en jeu dans l’année qui s’annonce ou… notre style de vie ? ». Je vous laisse, là aussi, découvrir les propositions et vœux qu’il formule pour cette année qui s’ouvre.

Avec les échéances électorales qui approchent en cette année, la doctrine sociale de l’Eglise sera certainement fortement sollicitée par les uns et les autres. Pour aider à y réfléchir, outre les parcours de formation organisés çà (à Versailles, ça commence ce soir) et , les blogs et magazines offrent aussi quelques propositions. Je vous renvoie aux page 10 à 13 de Famille Chrétienne de cette semaine pour les revues, mais vous trouverez quelques articles dans presque toutes les publications. Pour les blogs, il y a par exemple, les réflexions du père Hubert Vallet pour préparer les élections. Le dernier billet s’attache à la famille et à l’éducation, dans la lumière de Vatican II. Si vous êtes plus branché politique, Charles Vaugirard vous propose de découvrir, à travers une série en cours sur son blog, la Démocratie Chrétienne.  Les deux premiers billets la définissent et nous en présentent les origines. C’est fouillé, avec une belle mise en perspective historique ! Valérie Barbe, sur son blog Jonastree, nous propose sa réflexion à propos de l’augmentation de la TVA, et elle mêle à juste titre la « solidarité » mise en avant par l’état avec l’ « option préférentielle pour le pauvres ». Un billet court et concis ! Tout ce qu’on aime ! Concernant la démocratie, ou plutôt un déni de démocratie, je vous invite vraiment à lire et à relayer les infos de Bernard Lecomte concernant le rapport sur le financement des syndicats (un billet plus ancien ici) : un député doit tout simplement attendre 30 ans pour parler de son rapport ! C’est ce qui s’appelle enterrer un dossier ça ! Et ça se passe en France, le pays qui va libérer les peuples oppressés et leur apporter la démocratie !

Mais je m’égare. Il y a presque pire. Une catégorie sociale va bientôt travailler plus dans l’indifférence générale… Frédéric Mounier, dans La Croix de mardi, nous apprend que le Vatican réfléchi pour faire passer l’âge de la retraite des évêques de 75 à 78 ans ! Mais que font les syndicats ?

Et puis, des évêques à l’évêque de Rome (qui lui a largement dépassé les 75 ou 78 ans !), il n’y qu’un pas. Hier, lors de l’audience générale, Benoît XVI a mis en lumière le lien profond qui unit la naissance du Seigneur et sa manifestation fêtée à l’Epiphanie. C’est à regarder sur H2Onews, sur le Canal Youtube du Vatican ou à lire et écouter sur Radio Vatican. Maintenant, si vous voulez plus de détails sur cette fête de l’Epiphanie, allez faire un saut sur le blog d’Hermas. Les origines de la fête sont détaillées, la question des mages abordée sans faux semblants. Bref (le mot à la mode), une belle petite intro !

L’Epiphanie, qui sera célébrée le 8 janvier en France, est normalement placée le 6 janvier dans le calendrier romain. C’est à cette date que débuteront les festivités pour le 600ème anniversaire de la naissance de Jeanne d’Arc ! Elles sont organisées par le diocèse de Saint-Dié, dans le Vosges. Ce dernier propose plusieurs manifestations, un message de Mgr Mathieu et surtout quelques fiches pour vivre le carême autour de la figure Jeanne d’Arc. « Comment sommes-nous témoins de paix aujourd’hui ? », « Comment, grâce à Jésus, les oppositions, les conflits trouvent-ils une issue ? », voilà deux des cinq thèmes proposés à notre méditation pour le carême. Ces fiches sont malheureusement payantes. Mais si vous êtes intéressés, sachez que ça existe !

Sur Jeanne d’Arc toujours, je vous cite cet extrait de l’éditorial de Gérard Leclerc dans le numéro de la semaine dernière de France Catholique : « Sa dimension indiscutablement politique est inséparable de sa sainteté qui est éclatante. Les minutes de son procès nous la font connaître dans sa fraîcheur native et sa bouleversante vérité ». Et Gérard Leclerc a poursuivi cette semaine, sur Radio Notre Dame, à travers une chronique qu’il met en ligne sur le site de France Catholique, et où il déclare Jeanne d’Arc « patrimoine mondial de l’humanité ». Pour en terminer avec la sainte de Domrémy (pour aujourd’hui, car on risque d’en reparler un de ces jours), une vidéo de l’abbé Grosjean sur Padreblog à propos de Jeanne ! 3 minutes pour convaincre, et ça marche !

Quittons Jeanne, mais restons dans le domaine de la défense de la foi, avec L’invisible du mois de janvier qui propose deux pages de débat autour de la question : « La foi : un pari ou un acte raisonnable ? » (p. 8-9) ; la discussion à lieu entre Lili Sans-Gêne et Mgr Léonard, où le philosophe qu’est l’archevêque de Malines-Bruxelles se plaît à citer régulièrement Pascal ! Et puis, de philo, il en est question aussi sur le blog d’Amblonyx, carnet2 route.eu, où le jeune blogueur réfléchit, suite à des souvenirs de cours de philo, sur la faiblesse et sur la force ! C’est court, ça se lit bien, et ça donne à réfléchir.

Dans le style moins court et plus ardu, mais hyper intéressant, le billet de Pneumatis sur Jonas ! On y apprend quantité de choses sur le baptême, l’Esprit Saint, … le tout lié aux découvertes et “révélations”, que le blogueur nous partage. Et pour continuer dans l’exégèse, le figaro nous invitait la semaine dernière, de Nöel au 2 janvier, « sur les traces de Jésus ». Si vous arrivez à trouver les numéros, même l’un ou l’autre, n’hésitez pas à les lire. Sinon, il reste l’abonnement (5 € / mois, sans engagement) sur le site internet du journal…

Je l’ai déjà mentionné plus haut, Famille chrétienne propose cette semaine un dossier sur la transmission. A lire, et pourquoi pas, à utiliser dans un débat en famille ou entre amis. Le Pèlerin n’est pas en reste, lui qui titre en première page cette semaine : « Comment aider nos enfants à trouver leur voie ». De quoi lire en perspective autour des questions d’éducations.

Changement de sujet avec les chrétiens persécutés dans le monde. C’est La Vie qui nous en parle, que ce soit dans l’édito de Jean-Pierre Denis, où le directeur de la rédaction revient sur le Noël sanglant des chrétiens nigérians. « Ces violences antichrétiennes sont foncièrement antireligieuses », écrit-il, avant de poursuivre en expliquant que « c’est un phénomène assez nouveau, une sorte de mutation du virus. Ceux qui tuent au Nigeria ne respectent pas la foi, ils la méprisent ». Toujours sur le sujet, Natalia Trouiller nous informait mercredi, dans la Matinale Chrétienne, de la publication d’un « index mondial de persécution des chrétiens dans le monde ». On trouvera d’autres informations dans l’article « Violent regain antichrétien » d’Henrik Lindell, à la page 20 du magazine.

Trois petits points pour finir. France 2 a diffusé le 29 décembre, dans le journal de 20 h, une enquête que les cathos qui osent affirmer leur foi. Le reportage, où l’on voit le groupe de pop-louange Aquero, est disponible sur leur site. Et ces jeunes ne sont pas les seuls à avoir du succès. Certains prêtres (il n’y a pas que les chanteurs !), en ont aussi : c’est le cas du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine dont Céline Hoyeau dresse un portrait dans La Croix d’aujourd’hui. Je vous invite surtout à aller découvrir son site internet, www.delamoureneclats.fr, où vous pouvez retrouver toute la verve du curé marseillais ! Dernier point pour souligner deux personnes qui ont aussi beaucoup de verve, même si on est plus habitué à les lire qu’à les entendre. Il s’agit de Jean-Baptiste Maillard et Edmond Prochain, qui ont droit à un article dans France Catholique (le magazine sortira la semaine prochaine, mais les articles sont déjà disponibles sur le site internet du journal (ici et ) !

En bref :

  • Taizé : Autour du 31 décembre et du 1er janvier, la rencontre européenne de Taizé a eu lieu à Berlin. Quelques infos chez Denis Chautard et bien entendu sur le site de Taizé.
  • Suivez le guide, vous connaissez ? L’émission réalisée par deux journalistes de Radio Jerico, à Metz, est rediffusée sur Radio Notre Dame, et autres radios de la COFRAC. Eh bien Romann et Thierry sont actuellement au Niger, et ils nous proposent de partager leur voyage sur un blog slgniger.blogspot.com ou sur la page Facebook « Suivez le guide ».
  • Un concours pour aider le pape à moins polluer, ça vous intéresse ? Si oui, allez jeter un œil sur l’article de La Croix.
  • Le jeu de la semaine, sur Twitter c’est #DescribeYourSexLifeWithAMovieTitle (littéralement « décrivez votre vie sexuelle avec un titre de film »). Plus d’infos et quelques idées sur le blog d’Incarnare ! Comme quoi, la théologie du Corps mène à tout !

Humilité !

4 janvier 2012 1 commentaire

Certains mails que nous recevons peuvent parfois nous surprendre, et nous gonfler d’orgueil… Imaginer Obama qui me suit sur Twitter ! Ouah ! La classe !

Mais bon, la réalité reprend vite le dessus !

Ça fait tout de suite moins glamour et moins sérieux !

Et puis, au fond, des petits épisodes comme ça me rappellent pourquoi et surtout pour parler de Qui j’écris sur ce blog, je suis présent sur Twitter, sur Facebook ! D’ailleurs, si vous voulez en savoir plus sur la présence des prêtres dans l’univers numérique, je vous encourage à écouter ce podcast  de France Culture (30 minutes, mais c’est du bon) ou à regarder cette vidéo d’un confrère du diocèse de Metz !

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