Archive

Posts Tagged ‘Noël’

Bonne fête de Noël !

24 décembre 2012 3 commentaires

crecheIl y a des moments où il faut savoir se passer de mots. Laisser le regard se poser sur une image, une photo, pour comprendre la réalité du moment. C’est le cas ce soir !

Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu.

Joyeux Noël à toutes et à tous ! 

Catégories:Actualité Tags:, ,

Noël, le verbe s’est fait cher

24 décembre 2012 5 commentaires

c5e72402Cher Alain, chère Mathilde, chers tous… C’est par ces mots, ou des mots similaires, que j’ai commencé mes cartes de vœux. Et je n’en ai pas envoyées beaucoup, mais quand j’écris, c’est à des personnes à qui je tiens, des personnes qui me tiennent à cœur. C’est tout le sens de ce terme « cher » ! Cher comme quelqu’un qui compte pour moi, qui a de la valeur. Quelqu’un à qui je sais pouvoir faire confiance.

En ces jours où nous fêtons Noël, j’ai envie d’écrire une lettre à Jésus, et de la commencer par « Cher Jésus ». Pour lui redire qu’il compte pour moi. Pour lui exprimer l’importance qu’il revêt dans ma vie. En effet, cette fête de Noël c’est celle de ce petit enfant dont on célèbre la naissance, et il est important de ne pas oublier cette réalité dans les méandres des cadeaux et des repas qui nous occupent et nous réunissent avec ceux qui nous sont chers… Parce que Jésus, lui aussi, fait partie de ces personnes auxquelles je tiens, et je n’aimerai pas le laisser de côté…

Et puis, en ces jours où l’on dépense un peu plus d’argent pour faire plaisir, où l’on achète parfois des produits un peu plus coûteux que d’habitude pour préparer les repas, ce mot, « cher », prend une connotation très commerciale. Alors remettre un peu de sens à la fête en élargissant ce qui est cher, à celles et ceux qui nous sont chers, et plus particulièrement à Dieu qui nous est cher, c’est certainement une bonne opération.

Et puis, en parlant de cher, comment ne pas penser à l’homonyme de ce terme, le mot chair. Car oui, à Noël, c’est bien de cela qu’il s’agit, le verbe qui se fait chair. C’est St Jean qui nous le redit dans le prologue de son évangile : « Le verbe s’est fait chair » ! Le verbe s’est fait l’un de nous, il est devenu proche de nous. Oui, le Christ est venu dans notre monde comme l’un de nous. Il était, nous dira le concile de Constantinople, pleinement homme et pleinement Dieu.

Le verbe qui se fait chair, c’est Dieu qui nous dit l’importance de l’homme, la valeur de l’homme, de son corps, de sa personne. On voit ainsi comment, pour le croyant, on ne peut pas s’envoler dans un mysticisme hors de notre monde, de nos réalités. Dieu s’est fait chair, il s’est fait homme, pour nous dire la beauté de ce monde, pour nous dire sa solidarité dans les épreuves de nos vies. Oui, le Christ s’est fait chair, et ça n’a pas toujours été rose pour Lui.

Finalement, en célébrant ce Dieu qui s’est fait chair (c.h.a.i.r), c’est aussi celui qui se fait cher (c.h.e.r) que nous célébrons. Celui qui se fait proche, qui a de la valeur, celui qui espère nous entendre dire un jour qu’il est notre cher ami… Cher et chair, deux mots qui illustrent bien qu’avec Dieu, on en a toujours plus que ce qu’on espère. Bonne fête de Noël à chacune et à chacun d’entre vous !

Catégories:Actualité Tags:, , ,

Revue de Presse : Noël, enfants, #findumonde, voeux,…

20 décembre 2012 2 commentaires

001 COUVOK LV 3512-13.inddNoël, la fête de la naissance d’un enfant. Voilà ce que l’Eglise va célébrer d’ici quelques jours. Et l’Avent est là pour nous y préparer. Mais le contexte politique et social est tel qu’aujourd’hui, les enfants ne sont plus forcément protégés, mais parfois instrumentalisés. La preuve avec Valérie Barbe et David Lerouge, qui dans leurs blogs, ont poussé un gros coup de gueule contre ce phénomène. De son côté, l’abbé Eric de Beukelaer nous indique que pour lui, « l’enfance est théologienne ». Je le laisse vous expliquer cette belle expression, dans un article qui est un #mustread ! Pour aller plus loin, il vous faudra passer par le site Croire.com ou le magazine La Vie, qui offre un numéro double intitulé  « Jésus, l’enfant mystère » ! Un conte, des témoignages sur ce qui fascine chez Jésus… Bref, du bonheur.

Mais en même temps que nous célébrons cette fête, il faut garder à l’esprit la tragédie qui s’est passée aux Etats-Unis la semaine passée. L’abbé Grosjean, sur le “Padreblog” vient nous dire comment « fêter noël après le massacre de Newtown ». Un texte juste, profond, nécessaire. Merci ! Car c’est une tragédie qui s’est déroulée dans cette petite ville. Comme l’écrit Gérard Leclerc dans l’édito de France Catholique de la semaine, « les Etats-Unis ont donc vécu leur massacre des “saints Innocents”, avant que la fête liturgique nous rappelle la tragédie rapportée par saint Matthieu : “Dans Rama s’est fait entendre une voix, qui sanglote et moult se lamente : c’est Rachel pleurant ses enfants, et ne veut pas qu’on la console, car ils ne sont plus” » ! Pour le cardinal Bertone, en visite à l’hôpital pédiatrique Bambino Gesù de Rome, « les enfants doivent être protégés », pour que de telles atrocités ne se reproduisent pas.

Une attention aux enfants que Mgr Giraud reprend également à son compte, dans une lettre aux fidèles de son diocèse à propos du « projet de loi “ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe” ». Il y écrit que, « loin de vaincre une discrimination, ce projet de loi risque au contraire d’en créer de nouvelles, notamment pour les enfants dont il méprise les droits universellement reconnus ».Je vous renvoie également à un billet de Nicolas Mathey sur le blog “Thomas More” où, à travers la question de la gestation pour autrui, c’est la personne (et l’enfant aussi) qui est commercialisée. Rien de moins que ça !

Et à propos de ce débat, deux mots reviennent souvent, opposés l’un  à l’autre : Homophobie et cathophobie. Charles Vaugirard voit cette homophobie jetée en pâture aux opposants du projet de loi et aux médias comme un alibi. Stéphanie Le Bars note « la crainte des opposants de passer pour des homophobes ». Pour le père Cédric Burgun, « Trop c’est trop » ! Lui qui ne voulait pas utiliser cette expression de « cathophobie » nous dresse une liste des derniers problèmes survenus, qui le font basculer pour cette lecture Au point de s’interroger : « Notre pays deviendrait-il une dictature de la pensée unique où l’idéologie prime sur le débat et l’échange d’opinions ? ». Falk van Gaver, sur le site Causeur, remonte encore plus loin dans la liste de cet anticléricalisme ambiant  pendant que Pierre de Charentenay pointe des « tentations idéologiques ». C’est peut-être le mot qui convient, car on est quand même loin de ce qui se passe dans d’autres pays. La preuve en Orissa, où, « quatre ans après les pogroms anti-chrétiens, les exactions continuent » !

Ca bouge un peu, du côté des JMJ, avec de belles images qu’on peut retrouver sur la page Facebook des JMJ. On y voit, sur un fond qui reprend des éléments du logo des JMJ, quelques citations de Benoît XVI. Allez, je craque, et je vous en livre quelques unes (les citations, pour les images, il faudra aller voir la page !) : « Nous pouvons le rencontrer à présent dans un “aujourd’hui” sur lequel le soleil ne s’est jamais couché », ou encore « Dieu est véritablement proche de chacun de nous et veut nous rencontrer, nous conduire à lui ». Ou, pour finir, et plus actuel dans cette période préparatoire à Noël, « A Noël, nous rencontrons la tendresse et l’amour de Dieu qui se penche sur nos limites, sur nos faiblesses, sur nos péchés, et s’abaisse jusqu’à nous ».

Pour l’année de la Foi, je vous invite à lire un article d’Eugénie Bastié dans la revue Causeur. Il parle du pape qui tweete, mais au final, c’est un texte sur ce qu’est l’Eglise, une profession de foi en cette institution médiatrice. C’est un très beau texte, qui se termine par ces quelques mots : « Du Christ en croix au pape qui tweete, de Rerum novarum à Vatican II,  c’est la même histoire, celle d’une religion médiatisée, incarnée par la révélation, qui doit donc dialoguer avec le temporel et y ajuster sa forme, sans pour autant céder aux sirènes du progressisme en tiédissant le contenu de son message. » Et sinon, je vous renvoie aussi à La Croix, qui propose un dossier chaque week-end de l’Avent, sur la Foi. Plusieurs pages à lire dans le quotidien du samedi-dimanche, ou sur le net ! Ou encore, pour comprendre ce que signifie le verbe croire, il y a le blog de l’abbé de Somme, avec la première de ses 6 catéchèses sur le Credo !

Autour de Diaconia, une interpellation de François Soulage, sur son blog, à propos de la solidarité nationale et de la manière de la vivre. Une petite réflexion, une prise de position, mais surtout un appel à la mettre vraiment en œuvre !

Un mot sur le rapport Sicard concernant les questions autour de la fin de vie. Le texte le plus équilibré et le plus simple sur le sujet que j’ai trouvé reste l’éditorial de Dominique Quinio dans l’édition de mardi de La Croix (article payant). Sur le site internet du journal, les abonnés trouveront un dossier complet à propos de ce rapport. Sinon, reportez vous au magazine La Vie et à son site internet, où là aussi vous trouverez de nombreuses interventions et interview sur le sujet, et même « l’intégralité des conclusions du rapport Siccard » ! Pour les évêques de France, « Mgr Podvin appelle à la vigilance » sur les ondes de Radio Vatican. Selon Famille Chrétienne, « Alliance VITA salue le travail approfondi de la mission dirigée par le Professeur Sicard sur la fin de vie : elle se reconnait dans plusieurs de ses conclusions, notamment celles qui entendent lutter contre la « mort sociale » des personnes malades ou âgées, et celles qui réclament la généralisation de la culture palliative dans notre pays, en particulier pour tous les soignants ». Mais la question du suicide assisté est néanmoins soulevée. Le site Fait-religieux.com souligne quant à lui la qualité des débats autour de ces questions. Voilà bien qui change d’autres sujets ! Un mot pour finir sur le sujet avec nos voisins belges, chez qui le sujet de l’euthanasie fait son retour. Le site info.catho.be titre ainsi : « Vers davantage d’euthanasie ? ». Preuve qu’on n’en a jamais fini sur ces sujets…

En même temps, pourquoi stresser ? Car comme vous le savez, demain, c’est le 21 décembre. Si, vous savez, Ze fatidic date (ou the fateful moment, merci Twitter). C’est, selon  la prophétie maya, la fin du monde. Quoique, ce n’est pas si évident, à écouter le professeur Jean-François Mayer, que j’ai eu la chance d’interviewer sur le sujet. Il est le directeur de l’institut Religioscope, qui a publié un article sur son site internet à propos de cet “évènement” et dresse un panorama assez complet du phénomène autour de cette date ! De manière plus légère, La Vie nous propose, pour cette date, de regarder plusieurs extraits vidéos (13… il fallait oser sur ce sujet !) qui parlent de la fin du monde, et de la manière d’y survivre, et Henry le Barde nous adresse sur le blog du “Temps d’y penser” ses « meilleurs vœux de cataclysme » ! Voilà une autre manière de vivre cette fin du monde, proche de celle choisie par le rédacteur du blog “Parcours de Foi”, qui nous remet en présence des enfants avec un souhait : « “Occupons-nous de nos enfants, et ne nous inquiétons pas de la fin du monde”.  Noël est devenu la fête de l’enfant, fêtons nos enfants et faisons les vœux que les hommes puissent, en 2013, mieux organiser la terre pour toutes les naissances à venir et installer la paix pour leur croissance et leurs amours ».

Vœux de Noël : Valérie Barbe, très en verve cette semaine, nous invitait hier à vivre « une trêve de Noël ». L’occasion de se poser, comme elle, quelques questions dans ces “dialogues” et prises de positions qui nous habitent tous en ce moment ! Et pourquoi ne pas profiter aussi de ce moment pour préparer (si ce n’est pas encore fait), vos cadeaux (en attendant de préparer la table et la maison). Frédéric Aimard nous propose une solution : un abonnement à France Catholique ! Et il nous explique que même si nous lisons le site internet de la revue, c’est l’argent des abonnements papiers qui lui permet d’exister. L’autre proposition qui nous est faite par le site Youphil, c’est d’offrir une chèvre ! Ou une vache, ou des lapins, voire des abeilles…  Bien sûr, ce n’est pas pour votre voisin proche, mais c’est un cadeau solidaire qui « permet à une famille pauvre d’Afrique de recevoir un animal de ferme et une formation à l’élevage ». Une belle idée finalement ! Restons dans l’ambiance de Noël avec une crèche géante réalisée par 1400 élèves d’un lycée professionnel de Toulouse. Cette crèche est à voir dans la cathédrale de Toulouse, comme l’expliquent le journal La Dépêche et le site internet de l’Eglise en Haute –Garonne ! Une manière nouvelle et inventive de proposer une réflexion sur l’incarnation !

Henry le Barde regarde, pour sa part, en arrière, et il “analyse” son Avent, le trouant « peu glorieux », à cause « d’une fracture entre vie numérique et vie réelle ». Entre des billets pour défendre une cause et des engagements associatifs ou des rencontres et des partages bien plus divers, il y a un monde parfois… Et ce n’est pas Jérôme Anciberro, le rédacteur en chef de Témoignage Chrétien, qui dira le contraire. Il appelle dans l’éditorial de cette semaine de la lettre de refondation du magazine, à ne pas céder à la tentation de  la « désincarnation » (son discours s’applique à l’école, mais il est facilement universalisable…) .Et pour finir, deux petits billets sur le même sujet. Le premier est signé deJoseph Gynt. Le blogueur fait une déclaration à ses confrères et consœurs : « Inutiles blogueurs, vous m’êtes essentiels ». Une déclaration d’amour pour les blogs et l’information qu’ils diffusent, et un appel à continuer à semer, même si parfois certains ont l’impression d’être inutiles. Le second billet est écrit par Tigreek et rend grâce pour plein de petites joies, dont celle d’être unie aux autre blogueurs ou lecteurs de son blog… Oui, finalement, on s’en rend compte, par les blogs aussi, on s’unit, on se retrouve. Une nouvelle forme d’incarnation ?

Revue de Presse : "indignons-nous", le pape en prison, Jésus et Noël

22 décembre 2011 3 commentaires

La crèche de Zabou...

On commence cette semaine avec les questions politiques et sociales. Parce que Noël, l’incarnation, toussa, ce n’est pas que la fête, c’est aussi le réalisme, voire le pragmatisme (même si l’utopie c’est important). Et pour bien vous montrer que les blogs ou internet ne sont pas déconnectés du réel, ce billet sur le site de Charles Vaugirard : l’auteur développe la réponse à une question posée lors d’une conférence de Patrice de Plunkett. Ça parle politique, mais sous l’aspect social, avec la question de la place de l’Etat : en faut-il plus ou moins ? On passe par le Bien commun, la subsidiarité,… Une belle application de la Doctrine Sociale de l’Eglise, qui a entrainé des réponses du côté libéral… Comme celle de Nicolas Mathey par exemple, qui explique « pourquoi l’Etat nation n’est pas le gardien du bien commun » ! Un aller-retour plein de  bonne réflexion politique, où chacun est poussé dans ses retranchements, et ça nous aide à réfléchir. Tant mieux !

D’ailleurs, si les deux protagonistes ont pris la parole, c’est en marge du lancement du blog des chrétiens indignés ! Laurent Grybowski nous éclaire à propos de cette initiative sur le site internet de La Vie, en nous présentant le Credo des membres : « Bienheureux les sobres, en Christ, ils révolutionneront le monde ! ». On y retrouve toute l’histoire de ce manifeste, et aussi les idées défendues par la trentaine de membres du collectif et les presque 200 signataires à ce jour. La doctrine sociale de l’Eglise est au centre de ce manifeste, que vous pouvez retrouver et signer sur www.chretiensindignonsnous.org. Parmi les blogueurs à l’origine de cette initiative, on retrouve Pneumatis, qui nous dit pourquoi il s’est engagé, et nous invite à faire de même : « l’important [à propos du manifeste] est qu’il t’invite à t’engager dans le cœur-même de cette nouvelle révolution : changer ton mode de vie ». Valérie Barbe, elle aussi nous invite à réfléchir et à agir, à passer du triple A au triple E : « Economie, Ethique, Environnement homo-centrés. (…) Gagnons le triple E et en bonus, nous en aurons un quatrième l’Espérance ».

Tant qu’on est dans les mouvements qui naissent, un petit mot des Poissons Roses. Voilà quelques semaines que ce mouvement des chrétiens affilié au Parti socialiste a vu le jour. « Nous sommes des chrétiens, impatients de libérer notre parole et d’être des artisans de justice et de paix. Nous voulons rassembler toutes les personnes de bonne volonté, croyantes ou non, car le message de l’Evangile est universel » : tel est le début du message qu’ils utilisent pour se présenter. Plus d’info sur leur site : www.poissonsroses.fr, ou sur le site internet de Témoignage Chrétien. Les deux fondateurs de ce mouvement, Philippe de Roux et Nestor Dosso, « entendent incarner le renouveau d’une pensée humaniste et spirituelle enracinée à gauche » nous dit François-Xavier Maigre dans La Croix. Leur ambition : rassembler assez de monde pour peser dans les débats et le projet du Parti Socialiste. Bonne chance à eux !

Du côté politique toujours, mais en lien avec la foi, nous ne pouvons pas ne pas voir une pensée en ce temps de Noël pour les chrétiens du Moyen-Orient. Le Service Jésuite des Réfugiés nous offre un éclairage saisissant sur leurs conditions de vie actuelles, tandis que la Matinale Chrétienne de La Vie de mercredi et une dépêche de l’AFP nous rappelle le danger encourus par ces chrétiens pour les célébrations Noël, même si des petites lueurs d’espoirs viennent les soutenir.

Dans le domaine de la vie sociale, il y a une réalité qu’on aime assez peu évoquer, celle de la prison. Le Pape a été à la rencontre des prisonniers ce week-end, dans l’une des plus grandes prisons de Rome, Rebbibia. Plusieurs articles sont revenus sur le sujet, pour présenter plus particulièrement ce temps emprunt d’humanité de la rencontre. C’est le cas de Frédéric Mounier, à Rome, qui nous dit sur son blog que finalement, « au fil de sept interventions très personnelles des détenus, suivies des réponses du pape, toutes improvisées, l’évangile de Mathieu (« J’étais en prison et vous m’avez visité ») a pris corps ». Benoît XVI a également rappelé que la prison avait une fonction rééducatrice, et il a « plaidé pour un système carcéral plus respectueux de la dignité de l’homme », notamment en ce qui concerne les conditions de détentions. Une synthèse de son intervention peut se trouver sur le site des évêques de France ou celui des évêques belges ou encore le site de l’agence Fides, avec chaque fois un angle différent ! Le Suisse  Romain, qui a repris le clavier après une petite pause sur son blog, revient sur cette rencontre en reprenant l’intervention d’Antoine Marie Izoard sur RFI à propos de cette visite, sur un plan plus pastoral. Pour plus d’information, vous pouvez lire l’échange complet de Benoît XVI avec les détenus de Rebbibia sur le site de Zenit.

Et puis je vous propose de continuer avec le pape en nous tournant vers la paix, et par conséquent je ne peux que vous encourager à aller lire le message de Benoît XVI pour la journée mondiale de la paix, le 1er janvier prochain. Ce message concerne plus directement l’éducation à la paix des jeunes, et le professeur Nicolas Mathey nous en donne sa lecture sur son blog, Thomas More, en mettant en avant son rôle d’éducateur qui se laisse interpeller par le pape. Le Pèlerin de la semaine, ou des deux semaines devrais-je dire, nous propose un numéro spécial sur la paix de Noël. On y découvre des témoignages de personnalités qui donnent leurs vœux de paix pour Noël et la nouvelle année, ainsi que des chroniqueurs, un peu plus loin dans ce gros numéro. On trouve aussi dans le numéro une interview de Guy Aurenche sur l’espérance et la paix, mais surtout un gros dossier sur la naissance du « prince de la paix », traité sous l’angle historique, avec un aspect actuel à travers les personnes qui « portent la flamme de la paix », tels que Desmond Tutu, Aung San Suu Kii et d’autres… Il y a aussi 12 idées, une par mois pour 2012, afin de mieux vivre cette paix au quotidien. Beaucoup de choses dans ce numéro donc, pour nous inviter à vivre cette paix, à la recevoir comme un don pour 2012 ; « que la paix de Noël soit avec vous, qu’elle illumine vos fêtes de fin d’année. Qu’elle brille dans vos cœurs et se diffuse autour de vous tout au long de 2012 » nous dit Catherine Lalanne, une des rédactrices en chef, dans l’édito de la semaine. Des vœux que je ne peux que faire miens également…

Mais avant cette journée mondiale de la Paix, il y a Noël. Et Noël, c’est la naissance de Jésus, et donc l’occasion pour les médias de s’interroger (une fois de plus) sur Jésus : qui est-il ? Peut-être avez-vous vu hier soir l’émission « L’ombre d’un doute : qui était Jésus ? » sur France 3 (sinon, il y a pluzz pour rattraper la séance). Le reportage se place radicalement sur le plan historique, et différentie la vision croyante des certitudes archéologiques… (il est en effet délicat de démontrer la conception virginale de Jésus scientifiquement 2000 ans plus tard). Pourtant, sur le sujet, malgré la présentation historique qui prend le parti de voir la foi comme une construction tardive, le reportage laisse la porte ouverte à la vérité évangélique… Même Frédéric Lenoir n’était pas trop mauvais… sinon, vous avez aussi le numéro de la semaine de La Vie, avec une enquête sur Jésus, « celui qui dérange ». Dans une moindre mesure, je vous renvoie aussi au numéro du Point de la semaine qui s’interroge sur l’existence de Dieu, avec des témoignages de scientifiques, des personnes qui ont eu des révélations, des scientifiques… bref, un sujet très large.

Petit point internet pour les accros : Facebook va lutter contre le suicide, et met en place une application pour signaler une personne qu’on croit suicidaire…Ce n’est pas forcément grand-chose, mais c’est déjà un petit pas ! Parce que la présence sur Facebook, ce n’est pas toujours évident. Pour preuve, le père Xavier Cormary nous donne un exemple avec la question des statuts affectifs,  vous savez, « en couple », « c’est compliqué », « célibataire mais c’est volontaire » (j’en rêve !),… Et puis, Facebook, ce n’est pas la panacée : la preuve, c’est qu’aujourd’hui, pour être hyper tendance, il faudrait en sortir… C’est ce que nous annonçait Pierre de Charentenay jeudi dernier. Un rectificatif également : contrairement à ce que je laissais entendre la semaine dernière, le nom de domaine www.vatican.xxx n’a pas été acheté par le Vatican, mais il n’est pas pour autant disponible… C’est le père Lombardi qui le dit, et j’avoue que cette info me laisse un peu tremblant…

On revient à Noël avec l’annonciation et une très belle méditation de Malou Le Bars sur le site de Témoignage Chrétien, plus deux autres de Hans Urs von Balthasar et de l’abbé Denys Thouard,  publiées sur le blog en passant…en glanant… Et si vous voulez une histoire plus légère, je vous renvoie à ce petit conte de Noël trouvé sur le site de France Catholique, où l’on voit l’âne et le bœuf attendre la venue de Jésus, ou encore à cet autre conte de Noël publié en page 8 du magazine La Vie de cette semaine, ou celui plus ancien proposé par Famille Chrétienne en page 46 et qui montre, avec beaucoup de fantaisie et une pointe d’humour, l’humanité de la Sainte Famille autour de l’Enfant-Jésus ! Voir les bergers sur le blog Etancher ma soif ! D’ailleurs, dans le style conte de Noël, l’histoire vraie racontée par Thierry Bizot, sur son blog, vaut elle aussi le détour ! Si vous préférez regarde un petit film, allez faire un tour chez la Cyber-sister, qui nous en a déniché une très belle, avec des enfants de 2 à 12 ans qui racontent Noël ! Et dans le style enfantin, mais avec une très belle ouverture sur l’ensemble de l’évangile, allez jeter un œil à la crèche de Zabou, qui nous propose des situations assez irréalistes (un pêcheur qui attrape des lapins par exemple), mais, comme je le disais, empreintes de l’Evangile !

Et puis, pour prolonger ces méditations sur Noël, une réflexion du père David Lerouge, le prête playmophile, sur Dieu qui vient habiter chez nous. Pour comprendre le titre, il faut vraiment tout lire : « Mon Dieu, qu’est-ce que Tes Beth » ! Pour se préparer à la fête, il vous reste encore quelques jours à attendre pour lire les derniers mots de l’alphabet sélectionnés par Tigreek pour cheminer vers Noël !

Et pour finir, comme le père Denis Chautard, je vous souhaite un joyeux Noël, en vous souhaitant que le Ciel vous tienne en joie (merci à David Lerouge pour la formule) et que votre joie « ne soit pas superficielle mais profonde » comme l’a dit Benoît XVI lors de l’audience ce mercredi (voir aussi le bulletin du VIS)! En plus, comme le dit Jocelyn Girard, sur son blog « Culture et foi », ce n’est pas qu’une formule !

Info finale : Retrouvez celui que, à travers Twitter, vous connaissez peut-être le mieux dans l’épiscopat, Mgr Giraud, qui sera ce soir l’invité de l’émission « Face aux Chrétiens » sur toutes vos radios catholiques… Les infos dans son diaire !

Revue de Presse : L’avent, Noël, des voeux, Vatican II…

15 décembre 2011 2 commentaires

C’est bientôt Noël. Si, promis, on se rapproche ! Et du coup, tout le monde met les bouchées doubles pour que l’Avent ne passe pas inaperçu. C’est le cas de Pierre-Baptiste Cordier qui sur son blog écrit : « La fête de Noël fait souvent irruption dans notre quotidien, sans que nous ayons pris le temps de nous y préparer » ! Le décor est planté. Il nous invite dans ce petit billet à « vivre l’esprit de Noël » en prenant conscience à la fois que « le don est l’essentiel de notre vie » et que, d’autre part, il faut « nous ouvrir à la joie ». Un billet qui replace l’essentiel, le don de dieu, au cœur de la fête ! Et il n’est pas seul à déplorer la « “paganisation” de cette fête chrétienne ». Jean-Baptiste Balleyguier le fait aussi en invitant à entrer dans l’Attente ! C’est à lire sur le blog Cathoweb.org, où l’auteur fait une analogie de circonstance avec « l’attente de l’enfant à naître » !

En reprenant le cycle de la nature, Paule Amblard, dans le 3470ème numéro de Témoignage Chrétien, en date du 8 décembre, donc de jeudi dernier, écrivait : « Ce temps de maturation, d’attente patiente de l’Enfant à naître est l’image de cette naissance divine à laquelle nous sommes appelés. Il y a un travail sourd de nos terres à accomplir qui passe par un dépouillement de nos feuilles même les plus flamboyantes de la saison d’automne. Cette maturation secrète pleine d’espérance d’une moisson à venir n’est pas inactivité mais acte de lucidité ». C’est à lire page 17 du magazine ou sur le site internet de la revue (qui a sorti une nouvelle maquette la semaine passée d’ailleurs, en insistant largement sur le texte et le fond des articles) !

Et Benoît XVI himself l’a rappelé dimanche dernier, lors de l’Angélus : « La vrai joie, disait-il, n’est pas un simple état d’esprit passager, ni quelque chose que l’on obtient avec ses propres forces, c’est un don qui naît de la rencontre avec Jésus. Le chrétien est donc invité à vivre l’Avent sans se laisser distraire par les lumières, par l’environnement extérieur qui propose les habituels messages de type commercial, mais en sachant donner leur juste valeur aux choses, pour que ses yeux soient capables de reconnaitre en Christ la vrai lumière du monde ». L’ensemble de son intervention est à lire sur le site de Zenit, tandis que le résumé se trouve dans les pages du site internet de Radio Vatican (avec un accès à ce que Benoît XVI a dit en français) ! Si vous avez le temps et l’envie d’en savoir plus sur la manière dont le pape présente ce temps liturgique, rendez-vous sur le blog du Vatican Information Service, où il y a un résumé de la messe qu’il a célébrée dimanche dernier dans une paroisse romaine, et les mots qu’il a dit aux enfants pour préparer Noël ! Comme toujours, c’est simple, limpide, direct !

Et puis, les magazines chrétiens, cette semaine, mettent le paquet sur la dernière ligne droite vers Noël. Anne Ponce l’écrit noir (enfin rouge) sur blanc dans l’éditorial de cette semaine du Pèlerin : « Bientôt Noël » ! Et elle constate qu’à l’approche de cette fête, on ouvre « une parenthèse au cœur de l’hiver » où l’on quitte un peu le tourbillon habituel de l’information et son cortège de mauvaises nouvelles pour se laisser « habiter par les lumières qui scintillent »… Le magazine nous offre plusieurs dossiers sur Nöel : « Ma nuit de Noël », où plusieurs personnes racontent comment ils vont vivre le 24 décembre au soir ; de l’évêque de Tripoli à une famille des landes en passant par des artistes ou un restaurateur ! Il y a aussi ces portraits d’enfant qui, avec leurs mots, disent ce qu’est Noël pour eux ! « Noël, je sais ce que c’est, c’est la naissance de Jésus, dit l’un d’eux, avant d’ajouter, Jésus, il est important, il donne de l’amour ». Tout ça, on l’entend de la bouche de Gaspard, un enfant de 4 ans ! Des paroles rafraichissantes, qui reviennent sur l’essentiel, comme quand Eva, 9 ans, déclare à propos de ses copines : « Entre nous, on se fiche un peu des cadeaux. On préfère l’amitié » ! Qu’ajouter encore ?

Tant qu’on est avec les enfants, je vous invite à aller sur le site Croire.com ou bien à feuilleter les pages de La Vie qui proposent des idées pour vivre ce temps de l’Attente.

Et puis, Noël, c’est un temps à vivre entre Tradition et Nouveauté, où les deux ont leur place. Allez lire ces deux billets de Corine et de Tigreek pour vous en convaincre ! Du côté de la tradition, il y a ainsi la crèche. « Inventée par saint François d’Assise au XIIIe siècle, la crèche de Noël a encore de belles nuits devant elle. Mais n’avons-nous pas ­oublié sa signification ? » s’interroge Famille Chrétienne dans l’édition de la semaine, qui propose de révéler les secrets de la crèche à travers les personnages qui y habitent ! C’est à la page 10 du magazine. Un peu plus loin, on tombe sur les « idées de cadeaux pour un Noël inestimable » de la revue ! Je vous laisse les découvrir, et pourquoi pas, les mettre en œuvre…

D’ailleurs, si vous cherchez encore comment vivre Noël différemment de l’esprit consumériste qui inonde les rues, une proposition toute simple existe : vivre Noël autrement ! Pour comprendre la proposition du CCFD et d’autres organismes (les SGDF, la JOC, le Secours Catholique, le MEJ, l’ACI,…) qui rappellent nos responsabilités concernant la planète et son respect, KTO propose une petite vidéo sur le site Noel-autrement.org. Une initiative solidaire à développer ! Et elle n’est pas la seule. Le blog des jeunes cathos (blog.jeunes-cathos.fr) invite, pour l’Avent, à « partager des moments de solidarité et de fraternité ». C’est une initiative lancée dans le cadre de Diaconia 2013, et dont les premières initiatives sont visibles sur le site, sous forme de témoignage géo-localisés ! (sinon, sur le site des évêques de France, on trouve aussi quelques propositions tirées de ce blog). Tant que vous êtes sur le blog, allez jeter un coup d’œil à la présentation de l’Avent que le père Nicolas Steeves y propose ! La Fondation des apprentis d’Auteuil  propose, du 14 au 18 décembre, quelques activités autour de Noël : vente de sapins, crèche, animations pour les enfants, concerts,… L’Aide à l’Eglise en Détresse propose quant à elle 5 actions, comme le fait d’envoyer « un message de paix aux chrétiens du Moyen-Orient ». Bien sûr, d’autres propositions comme des dons ou des offrandes de messes sont également proposées, et je ne peux que vous inviter, comme 658 personnes avant vous (enfin ce matin, à 7h05), à répondre à ces sollicitations !

Et puis, juste avant Noël, c’est l’époque des vœux (oui, parce que nous, les cathos, on se souhaite un joyeux Noël et une bonne année, pas que la seconde partie de la proposition !). Le pape a lancé la saison des vœux (si j’ose dire) jeudi dernier, en allumant à distance le sapin de Gubbio (avec un iPad paraît-il), et a fait trois vœux. Ils sont à lire sur le blog de la Salle de Presse du Saint-Siège (qui osera dire que l’Eglise n’est pas moderne après ça) ! La Croix nous présente un petit résumé et les points majeurs qui se retrouvent dans les vœux de Noël des évêques de France. Ça tourne, globalement (selon l’article), autour de « la crise et l’espérance ». Certains évêques tournent le regard vers les chrétiens d’Orient. Mais il en est un qui détonne : Mgr Giraud ! « Halte aux vœux ! » écrit-il dans les pages internet du site de son diocèse ! Bien sûr, c’est un « brin d’humour », comme il le dit lui-même (et le début du texte le prouve), mais il nous invite quand même très sérieusement à réfléchir à notre pratique de ces vœux, souvent administratifs et automatiques, qui oublient ceux qui aimeraient tant recevoir une carte pour briser leur solitude ! Un brin d’humour donc, mais pas que ça non plus ! C’est un petit billet très court (un peu plus long qu’une #twittomélie, certes, mais c’est très court), et c’est vraiment à lire !

Je rebondis sur les voeux des évêques en cette période de crise pour vous inviter à aller lire le dernier billet de Sylvie sur son blog spiritueldabord.free.fr ! Il parle de la crise, mais surtout des « sursauts de vie d’une société que l’on croit moribonde » et qui fait tout pour « contrarier les pronostics les plus sombres ». Une pilule d’espérance, à ne pas rater ! Et puis, tant qu’à positiver, je vous signale aussi ce billet du père Gaignet sur  « Noël, ou la défaite des grincheux ».

Rapidement, pour finir, après cette longue séquence sur l’Avent, Noël et les vœux, quelques infos sur le concile Vatican II ! Le site de la conférence des évêques de France recense les lieux où on en parle sur la toile ! Il y a notamment le blog vatican2-50ans.fr, dont je ne peux que vous inciter à devenir des lecteurs et des commentateurs assidus ! Sinon, le blog catholique aujourd’hui revient sur « le caractère dogmatique » du concile, en synthétisant la longue note de Mgr Ocáriz pour l’Osservatore Romano sur le sujet !

Tant qu’on parle du concile, allez découvrir un site inspiré de Lumen Gentium (enfin, en ce qui concerne l’arborescence du site internet) il s’agit du tout jeune site internet de l’Eglise d’Angoulême, et c’est La Croix qui en a parlé cette semaine ! On y découvre une belle et très louable intention : celle qu’un prêtre réponde aux demandes qui sont adressées sur le site ! En effet, « le P. Lecompte voit bien qu’il n’est “pas toujours évident de trouver un prêtre avec qui échanger, soit parce qu’il faut faire des kilomètres, soit parce qu’il n’a pas le temps, soit parce que l’on n’a pas les mots pour s’adresser à lui” ». Voilà du réalisme ! Sur internet toujours, sachez que le Vatican a réservé le nom de domaine www.vatican.xxx, pour éviter qu’il ne tombe dans les mains de l’industrie pornographique ! (Une info de La Croix)

Revenons à des considérations plus positives, et parlons, pour finir, du Péché originel ! C’est le père Emmanuel Pic qui nous explique ce que recouvre cette expression. Pour ceux qui en auraient une vision trop étriquée, il vient ouvrir des horizons bien plus vastes que le petit monde de la culpabilité qui souvent est mise en avant ! Et pour ne pas s’arrêter au Péché Originel, filons vers la sainteté ! Zabou s’y colle, et elle réussit à nous en parler de manière hyper dynamique : « la sainteté, c’est l’apprentissage de l’Amour, dans une grâce et une liberté qui se répondent harmonieusement », ou encore « la sainteté, c’est choisir cet Amour, inconditionnellement ; et désirer en vivre, profondément ». A lire que je vous dis, car il y a encore bien d’autres pépites dans ce billet.

Bonus Links :

  • Quel profil pour les évêques d’aujourd’hui ? Une interview du cardinal Ouellet, préfet de la congrégation pour les évêques, réalisée par Frédéric Mounier. On la retrouve dans la Croix du week-end dernier, et dont on trouve un résumé gratuit sur le site des évêques belges !
  • C’est le même week-end qu’a été ordonné Mgr Charles Morerod, évêque de Fribourg-Lausanne-Genève ! Jean Mercier, sur son blog, décrypte le choix du pape pour ce diocèse !
  • Une vidéo sur l’Amérique Latine, réalisée par les explorateurs des « continents d’espoir ». C’est sur le site du Jour du Seigneur !

Revue de presse : SSF, Avent, persécutions chrétiennes, Eglise,…

24 novembre 2011 7 commentaires

Image proposée par Julien Dupont - http://www.juliendupont.fr

« La démocratie, une idée neuve ». C’est le thème de la 86ème Semaine sociale qui va s’ouvrir ce vendredi à Paris. Vous retrouverez toutes les informations sur le programme sur le site des SSF (www.ssf-fr.org). Sinon, le Jour du Seigneur est partenaire de l’événement, et sur une page spéciale, on trouve des vidéos concernant cette session ou celle de l’an dernier, et surtout un fil Twitter qui donne déjà quelques informations et devrait s’étoffer dès demain.

Pour préparer ces semaines sociales et réfléchir sur du thème de la démocratie, vous pourrez vous plonger dans l’enquête du Pèlerin qui « ouvre des pistes pour redonner aux citoyens le goût de la politique ». L’analyse du « désenchantement » ouvre la porte à des témoignages et des propositions diverses. Pierre de Charentenay, directeur en chef de la revue Etudes, donne son avis et indique le rôle que l’Eglise peut jouer ! L’enquête mélange harmonieusement réflexion et pratiques locales, et constitue une bonne base pour ouvrir des débats.

Parmi les plus jeunes, les scouts et guides de France ont déjà ouvert la réflexion sur l’engagement en politique. Les indignés d’Europe quant à eux « s’organisent à l’échelle locale et internationale pour inventer de nouveaux outils démocratiques » nous dit Témoignage Chrétien. On découvre en parcourant l’article que leur but « est plutôt d’amener les gens à se poser les bonnes questions avant d’y répondre ». A travers leur expérience, on entrevoit une nouvelle manière de concevoir l’engagement politique et social. Face aux mêmes problèmes Jean-Pierre Denis, dans l’éditorial de La Vie, propose de redonner tout son poids à la politique pour régler la crise, en s’attaquant aux vraies priorités plutôt que de s’attacher aux petites « mesures sociétales ». Dans le même numéro, 6 pages sur « la démocratie à l’épreuve de la crise », avec des propositions concrètes, pleines de bon sens, et qui méritent vraiment d’être réfléchies !

Et puis, pour en finir avec la politique (c’est une expression limitée à cette revue de presse, j’espère que vous avez compris…), un billet sur « un chef d’œuvre absolu, voire probablement un des meilleurs bouquins politiques du XXe siècle ». Il s’agit du Schtroumpfissime ! Nicolas Mathey nous montre comment dans cet album on trouve l’ensemble des comportements de nos contemporains. Le billet renvoie vers deux autres billets plus anciens d’Henry le Barde et de Fromage +, preuve de la légitimité de cette littérature ! Bon, comme le dit Nicolas Mathey, c’est « un essai politique convaincant. A lire en attendant les Semaines Sociales de France… »

Mais ce week-end, ce ne sont pas que les semaines sociales de France. C’est aussi le début de l’Avent, temps de préparation à la fête de Noël. Et le mois de décembre, ce n’est pas seulement aller acheter des livres, ou des dictionnaires, ou des BD, ou des CD (ou d’en offrir), ou des DVD, … Pour tout ça, outre les sites internet spécialisés comme celui de La Procure ou d’autres moins connus mais tout aussi sympa, les revues seront de bon conseil. La Vie propose en effet de « chercher le sens caché des cadeaux » (page 66), et propose une idée de partage solidaire qui change de l’ordinaire ! Le magazine, quelques pages auparavant, nous invite même à bien prendre le temps de choisir les cadeaux, de « trouver les bons gestes et les bons mots avec les enfants et choisir des cadeaux pour ceux qu’on aime ». L’Abécédaire de Pèlerin, aux pages 42 à 49 du magazine de cette semaine, est lui aussi plein de bonnes idées, tandis François Vercelletto, sur son blog, a relevé une proposition pour le moins incongrue : un calendrier de l’Avent pour chat !

Mais la préparation à Noël, c’est aussi redécouvrir un peu plus le sens de l’incarnation. Sur Internet, plusieurs sites vous proposent leur aide : Les fraternités monastiques de Jérusalem proposent une Route de Noël. Il y a une méditation sur un vitrail de Chagall, et il y aura chaque jour des podcast, les textes de réflexion,… Bref, tout ce qu’il faut pour prendre une pause spirituelle dans cette montée vers Noël ! Si votre spiritualité est plutôt carmélitaine, le couvent des Carmes de Paris vous invite à une retraite en ligne sur le « Mystère de Noël » avec Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein). La livraison est hebdomadaire, même si les carmes de Paris vous proposent un texte pour chaque jour (et on a même des infos sur leur page Facebook). Dernière proposition (que je vous transmets, je suis sûr qu’il en existe bien d’autres), celle du Monastère invisible ! Quelques méditations aussi sur le site croire.com, avec, entre autres, un très beau texte du cardinal Daniélou sur la venue du Christ. Et pour ceux qui ont gardé une âme d’enfant, le calendrier de l’Avent du Jour du Seigneur ! Last but not least, Pneumatis qui nous annonce sur son blog qu’il va nous aider à sortir des polémiques habituelles pour goûter « le temps qui s’invite dans nos vies maintenant, (…) celui de l’Avent, celui de la préparation à Noël ».

Temps de préparation, l’Avent est aussi un temps de recul, pour ne pas en rester là où on se trouve habituellement, pour se dépasser. Alors je ne peux que vous inviter à lire ce beau billet de Florent Masson sur le site Etancher ma soif ! Un appel à faire mémoire de notre propre existence, et à en retrouver la saveur en Dieu ! Ou bien à vous plonger dans le dossier de Famille chrétienne sur le Temps, et de redécouvrir cette sagesse de vie dont parle Aymeric Pourbaix dans l’éditorial de Famille Chrétienne : « il s’agit moins de mettre l’accent sur l’“extra-ordinaire”, le sensationnel, le people, que de s’appliquer à discerner ce qui se construit dans la durée et en profondeur, souvent dans l’ombre de vies ordinaires ».

Revenons-en à notre série récurrente sur les pièces de théâtre leur contestation. Comme le dit la chanson : Et ça continue, encore et encore… c’est que le début, d’accord, d’accord ! Je ne peux malheureusement que souscrire aux paroles de Francis Cabrel, tant le sujet autour de Golgotha Picnic (en attendant le prochain épisode et la prochaine contestation) vient une fois de plus plomber l’ambiance ! Parce que ça suffit, et certains sont blessés de « voir hystériser notre religion », comme le dit si bien Koz, « loin de la profondeur qui est la sienne, de la charité, de la sollicitude qui l’animent ».

Et quand on voit la réalité de ce qui se passe ailleurs dans le monde, on se rend vite compte de la vacuité des polémiques autour de ces spectacles. Le Figaro de mercredi proposait une double page sur les révolutions du Proche-Orient ou d’Afrique du Nord, et en marge de ces articles, on apprenant que « les chrétiens d’Algérie craignent un regain d’intolérance ». C’est à la page 8 du journal. Cette semaine, l’information selon laquelle il serait interdit de mentionner Jésus dans les SMS au Pakistan a également circulé. La Croix nous annonçait hier que le gouvernement Pakistanais était finalement revenu sur cette interdiction. Dans le même article, Frédéric Mounier nous rappelle qu’Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème, reste toujours emprisonnée. En Egypte, ce sont les coptes qui sont « inquiets face à la montée des islamistes ». C’est un reportage pour La Vie, illustré de photos poignantes, et réalisé par Marion Touboul que vous pouvez entendre entre autres sur Radio Vatican ! A ce propos, la révolution en Egypte en est à la phase 2 ! Avec à nouveau son cortège de morts et de blessés. Pour suivre ce qui se passe, c’est dans les matinales chrétiennes de La Vie, ou sur le fil twitter de Natalia Trouiller ! Dans les mêmes Matinales Chrétiennes de La Vie (la répétition, c’est pour ceux qui n’auraient pas encore pris l’habitude d’aller la lire tous les matins), mais de mercredi cette fois, on découvrait les dures conditions de vie des chrétiens irakiens.

Toujours sur le même sujet, dans le cadre du dialogue entre catholiques et musulmans, il faut citer la rencontre qui a eu lieu du 21 au 23 novembre en Jordanie., et dont l’objectif, nous dit Radio Vatican, est de « discuter de ce qui rend possible le dialogue entre chrétiens et musulmans, indépendamment des dossiers politiques ». Cependant, la situation est loin d’être simple pour les chrétiens de cette région du monde : Mgr Bechara Raï, le patriarche maronite, disait lors d’un colloque au Liban, craindre que les changements qui touchent le monde arabe « ne conduisent vers des conflits interconfessionnels, une transition vers des régimes plus durs encore et une partition de la région sur une base confessionnelle (…) Les chrétiens, avec tous leurs amis d’ici ou d’ailleurs, doivent faire face à toutes les tentatives de définir nos sociétés ou nos pays en termes d’identité religieuse ».

Voilà donc bien des événements qui devraient faire taire toutes les polémiques franco-françaises.  Pour prendre de la hauteur, l’avent tombe à pic. Et durant l’Avent, il y a le 8 décembre. Après d’autres (cf. la liste dans la revue de presse de la semaine dernière), Zabou nous invite à venir prier Marie le 8 décembre prochain à Notre Dame de Paris et nous introduit à la veillée avec le Stabat Mater. David Lerouge, lui, est parti des lectures de la messe de jeudi dernier, et il nous a concocté un petit billet sur le martyr et le Salut, qui se termine par également par l’invitation à la prière le 8 décembre…

Rerstons donc en France, mais autour d’un phénomène que ces chrétiens d’Orient ne pourraient pas comprendre : la demande des “débaptêmes” auxquels l’Eglise française fait face. Un jugement vient d’être rendu dans la Manche, légitimant la demande d’une personne voulant que son baptême n’apparaissent plus dans les registres de l’Eglise. François Vercelletto nous donne un compte rendu et son point de vue sur ce problème (sinon, si vous n’aimez pas Ouest-France, il y a l’article du Figaro). Il rappelle avec beaucoup de bon sens que « le sentiment le plus répandu parmi les baptisés, c’est l’indifférence. Et c’est bien là le problème pour l’Eglise. Bien davantage que cette histoire finalement assez anecdotique ». Un sentiment partagé par un diacre de la région, et sur lequel Henry le barde rebondit en invoquant la séparation de l’Eglise et de l’Etat ! comme quoi les chrétiens sont souvent plus attachés à la laïcité que les laïcards…

Je profite du sujet pour parler un tout petit peu de l’Eglise, avec ses ministres et leurs limites ; les vraies paroles de Cardinal Ravasi sur les homélies sont mises en contexte par Marc Favreau qui en profite pour réfléchir sur la communication de l’Eglise ! Un polémique qui rebondit en Italie où le journaliste Marco Tosatti en appelle (à moitié sérieusement) au pape pour en finir avec les homélies fleuve. Et il propose d’envoyer les prêtres en école de journalisme. Je suis ok si on fait l’échange et que les journalistes font un peu de théologie de leur côté ;-). Bon, sis vous avez parfois du mal avec l’Eglise, avec les curés,…, dites vous que vous n’êtes ni les premiers ni les seuls, mais Edmond Prochain pense à vous, et il nous rappelle que vous existez ! Un billet à lire, absolument ! D’ailleurs, le style littéraire de Jocelyn Girard est très différent, mais son billet apocalyptico-prophétique sur l’Eglise mérite lui aussi amplement que vous y passiez quelques instants ! Et puis, tant que vous y êtes, allez faire un tour sur le blog du père Cormary, qui relit la vertu théologale de Charité sous l’angle de la solidarité. Voilà encore une image de l’Eglise qu’on aimerait voir ressortir plus souvent. Et si vous voulez découvrir ce qu’est l’Eglise, dans sa dimension diocésaine, c’est l’Abbé de Somme  qui nous propose, sur son blog, une formation qu’il a donnée sur ce thème.

En bref pour finir :

La théorie du Gender qui devient une idéologie et qui remplace le marxisme : des propos signés Tony Anatrella, dans une interview sans langue de bois. C’était dans le magazine de Radio Vatican d’ d’hier soir, et c’est à écouter sur le site internet de la radio !

Les blogs, c’est bien, mais vous en avez marre d’être devant votre ordinateur. Deux solutions : soit vous trouvez un iPad (je donne mon adresse en privé pour les généreux donateurs), soit vous lisez « Ma Paroisse.com », un livre avec tous les billets que le père Gaignet a publiés sur son blog du 1er octobre 2010 au 30 septembre 2011 ! Plus d’info chez notre Cybersister et son blog La web attitude !

PS : Ce soir, c’est #FASM ! Pour ceux qui ne connaîtraient pas, www.fasm.eu. Et il y aura même un évêque avec nous (il l’annonce sur son diaire) ; le nous signifie que pour une fois, je viens ! A ce soir pour ceux qui peuvent !

Revue de Blogs

29 décembre 2010 Poster un commentaire

Cette semaine, on a parlé de Noël. Et on se l’est souhaité ! On a eu droit aux vœux des blogueurs. Tous ceux que je cite en général s’y sont collés, de manière plus ou moins conventionnelle. Je vous cite le début d’un billet que j’ai vraiment aimé : « Aujourd’hui, toute ma famille s’est réunie parce que c’était le 25 décembre et que tous les ans le 25 décembre c’est mon anniversaire ». C’est ainsi que commence le billet dans lequel Edmond Prochain continue l’histoire de Jésus qu’il avait entreprise de raconter, en septembre dernier. Un billet à la première personne, comme s’il était Jésus donc. On y rencontre Jean-Baptiste, Marie, Joseph, Elisabeth, Anne, Joachim,… bref, toute la famille de Jésus. Un billet désopillant, avec de nombreuses référence à l’Evangile ou à l’Eglise. Du grand Edmond Prochain !

Et puis il y a les images, peintures, ou vidéos que les blogueurs nous ont partagés. Zabou, sur son blog, nous a offert un petit commentaire de la nativité de Dürer qui vaut le détour. Il faudrait en citer tant d’autres, comme par exemple la vidéo de Marc Favreau sur son blog Hotêl Synodal. La Nativité racontée par des enfants. C’est en anglais, mais rien qu’à l’intonation, on comprend le sens du message.

Finalement, sur internet comme dans la vie, il y a vraiment cet état particulier, qu’on nomme généralement « l’Esprit de Noël ». Il y a eu la trêve de Noël, avec des billets gentils de la part de tout le monde. Mais c’est aussi l’occasion de pousser parfois la réflexion. Koz analyse ainsi cet «Esprit de Noël », et il relève l’importance de l’incarnation dans cette fête. De quoi nous rappeler l’essentiel ! Nystagmus nous rappelle quant à elle que Jésus est « Né dans l’indifférence pour bouleverser le monde ». Une très belle réflexion, à lire et à relire.

Mais même si c’est Noël, tous ne sont pas en état de grâce. David Lerouge lançait ce dimanche un cri d’énervement contre certains journalistes. Dans un billet intitulé « Radio off(r)ense », le blogueur, prêtre à Cherbourg, relève le fait que lors d’une interview, le journaliste ait appelé Mgr Lalanne "monsieur", et non par son titre. Et s’il ne se formalise pas qu’on l’appelle de toutes sortes de manière et sans titre, il poursuit son billet en indiquant que si l’on appelle un avocat "maître" et un médecin "docteur", il serait logique d’user de la même déférence face à un évêque. Il relève également d’autres poncifs dont les journalistes d’une station concurrente sont coutumiers. Un petit coup de gueule qui vaut le coup d’être lu. Mais quand même, un petit conseil pour David, s’il lit ce blog : il vaut mieux rester branché sur les radios chrétiennes ; là au moins on n’entend pas des choses comme-ça!

Sinon, une citation particulière pour trois billets qui sortent du lot. Le premier est signé Nicolas Mathey, sur le blog Thomas More. Il revient sur la fête des saints innocents, le 28 décembre, et fait le parallèle avec « Le respect de la vie, et notamment de la vie naissante », comme nous le dit l’auteur. Le billet se termine par une « Prière pour la vie de Jean-Paul II », et je ne peux que vous inciter à aller le consulter.

Second billet, celui d’Henry le Barde, sur les saints-innocents là encore, mais vu sous l’angle plus personnel, avec un témoignage personnel et familial, qui se termine par un bel engagement de l’auteur. Ça se trouve sur son blog., et ça vaut le détour (ou le clic).

Et puis un billet à paraître ce jeudi (pour les gens en retard qui ne liraient pas ce billet au moment de sa parution ou au petit matin), sur le blog déjà mentionné de Nystagmus. La journaliste catholique s’y dévoile progressivement. On apprend ainsi qu’elle habite Lyon, et qu’elle participe à la vie de la paroisse Saint Irénée. Et c’est justement de cette paroisse qu’elle nous parle dans son billet, en déplorant que l’église, qui conserve les reliques de ce saint ait presque été laissée à l’abandon… En passant, on y apprend plein de choses sur Irénée. Même si vous n’habitez pas la capitale des Gaules, allez le lire, c’est très instructif…

Sinon, pour la dernière revue de blogs de l’année, j’ai voulu innover, et je me suis dit : plutôt que de parler de ce qui a déjà été écrit, faisons de la pub pour ce qui va arriver sur Internet. 30.000 jeunes participent en ce moment à la rencontre de fin d’année organisée par la communauté de Taizé à Rotterdam, aux Pays-Bas. Sur le site de la communauté de Taizé, comme sur le site des jeunes cathos belges, vous avez des liens pour suivre deux temps de prières en vidéos. Une belle expérience à tenter aujourd’hui à 13 heures et à 19 heures, et une manière de s’associer à cet évènement.

Voilà, c’est tout pour cette semaine. Bonne lecture, bonne prière si vous le voulez, et à la semaine prochaine.

Noël au Vatican : des fêtes, un repas solidaire, et une nomination intéressante…

27 décembre 2010 1 commentaire

image tirée du site http://www.lepoint.fr

Avec les fêtes, l’actualité du Vatican a été chargée, et le pape n’a pas chômé. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que son message a été entendu. Enfin, en même temps, il n’y a rien de révolutionnaire dans ce que Benoît XVI a évoqué. Vendredi soir, la messe de minuit était anticipée de deux heures au Vatican ; en effet, même si cela ne se voit pas énormément, Benoît XVI a quand même plus de 83 ans… Et du coup, il se ménage. Pour cette messe de minuit, le pape a fait une très belle homélie sur la naissance de Jésus, présenté comme « premier-né » par l’évangéliste St Luc. Ce titre indique déjà qu’il est offert à Dieu, et deviendra un titre d’honneur, car il sera aussi le premier-né d’entre les morts. Et par conséquent, il est, à Noël, le « premier d’une série de frères, le premier, celui qui inaugure pour nous l’être en communion avec Dieu » disait Benoît XVI. On le voit, c’est une homélie très spirituelle que le pape a donnée, comme il en a l’habitude à Noël. Il a également parlé de la paix que ce premier-né vient nous apporter, une paix liée à cette fraternité. « Dans l’étendue universelle de la sainte Eucharistie, il a vraiment érigé des îlots de paix. Partout où elle est célébrée, on a un îlot de paix, de cette paix qui est propre à Dieu, a-t-il expliqué. Ce petit enfant a allumé parmi les hommes la lumière de la bonté et leur a donné la force de résister à la tyrannie du pouvoir ». C’est cet appel à la paix qui a le plus marqué les journalistes, notamment à travers certaines citations du pape, qui reprenait des mots du prophète Isaïe. Ce dernier appelait à briser « les bâtons des tortionnaires » et invoquait Dieu pour que finisse le temps des « manteaux couverts de sang ».

Le pape a également repris cet appel à la paix le lendemain, le jour de Noël, pour la bénédiction Urbi et Orbi. Après un long développement sur le sens de la naissance du Christ, signe de l’Amour de Dieu pour nous, et de l’engagement qu’il signifie pour les chrétiens au service de leurs frères et de la paix, le pape a appelé à la résolution des conflits dans le monde, notamment en Israël et en Côte d’Ivoire, et demandé aux responsables politiques une « solidarité active » avec les chrétiens persécutés du Moyen-Orient. Benoît XVI a également évoqué les calamités naturelles qui ont frappé plusieurs pays durant l’année écoulée, notamment « le tremblement de terre dévastateur » et « le choléra » en Haïti. Il a également cité l’Irak, après les sanglants attentats de la fin du mois d’octobre, l’Afghanistan, le Pakistan, la Somalie, le Darfour, Madagascar, et même les deux Corées où la situation est très tendue.

Le pape a également appelé les catholiques chinois à « ne pas se décourager à cause des limitations de leur liberté de religion et de conscience ». en tout, c’est pas moins de 19 pays souffrants de maux divers que le pape a cité.

Et déjà, dès vendredi soir, avant la veillée de Noël, Benoît XVI avait accompli un geste surprenant. Alors que d’habitude la lumière de son bureau est toujours allumée (pour signifier sa présence à Rome, il l’avait fait éteindre et avait placé un lumignon sur le rebord de sa fenêtre. C’était la « lumière de la paix », symbole ô combien fragile dans la bourrasque, de la paix toujours à construire.

Et comment alors ne pas penser alors aux chrétiens et à tous les croyants de bonne volonté persécutés à travers le monde, dont Benoît XVI a voulu se faire la voix dans son message pour la prochaine journée mondiale de la paix, le 1er janvier ? Mais là, je pense que nous aurons l’occasion d’y revenir la semaine prochaine.

Et puis, Noël, c’est aussi le moment de l’année où l’on est plus attentif aux souffrances des plus proches. Au Vatican, on se soucie aussi de cela, et hier, le pape a voulu prendre son repas avec des personnes exclues et marginalisées. Il a donc partagé le repas de midi avec près de 250 personnes dont les missionnaires de la charité, les religieuses et religieux de Mère Térésa, s’occupent à Rome, à quelques mètres de la place St Pierre. A noter qu’un musulman et un chinois ont déjeuné à la table de Benoît XVI. Il y avait également à ce repas plus de 200 de ces missionnaires. Le repas s’est tenu dans le hall de la salle Paul VI, là où ont lieu les audiences du pape en hiver ou lors des fortes chaleurs en été.

Ce n’est pas la première fois que Benoît XVI rencontre les plus pauvres de Rome. Il y a un an, il s’était rendu à un déjeuner avec plus de 150 personnes démunies dans un réfectoire de la communauté Sant Egidio, dans le quartier romain du Trastevere. A l’exemple de Mère Térésa, le pape mouille donc la soutane, si j’ose dire, en s’engageant personnellement. Un dernier mot pour dire que ce repas avec les pauvres aidés par les missionnaires de la charité intervient dans l’année du centenaire de la naissance de Mère Térésa. Benoît XVI rappelait à ce propos que « la charité peut changer le monde », et il a rendu un hommage à Mère Teresa, « signe lumineux de la paternité et de la bonté de Dieu ».

Sinon, à par les célébrations, je vous propose de partir à l’autre bout du monde, avec la congrégation pour l’évangélisation des peuples. Le pape a nommé le secrétaire de ce dicastère, le n°2. Un rôle important vu que le préfet, le cardinal indien Ivan Dias, ancien archevêque de Bombay, est en bout de mandat (il aura 75 ans en avril prochain), et que vu son état de santé, il ne sera certainement pas prolongé.

Pour la première fois de l’histoire, c’est un chinois qui a été choisi. Mgr Xavier Hon Tai Fai, 60 ans, professeur de théologie au séminaire de Hong Kong, académicien de l’Académie pontificale de théologie depuis 1999 et membre de la Commission théologique internationale depuis 2004. Ce choix indique clairement l’attention portée par le pape à l’évangélisation du continent asiatique, et plus particulièrement de la Chine, malgré les problèmes récurrents qui existent avec le gouvernement chinois qui cherche à contrôler l’Eglise de ce pays. Les relations entre le Vatican et la Chine ont connu dernièrement un net refroidissement après l’ordination d’un évêque, non reconnu par Rome, et une réunion de cette Eglise officielle à laquelle des évêques et prêtres fidèles au Vatican ont été contraints d’assister.

Pourtant, en parlant de pays de mission, on pense plutôt à l’Afrique, et d’ailleurs, l’ancien secrétaire de cette puissante congrégation, Mgr Robert Sarah, fait cardinal il y a un peu plus d’un mois, était originaire d’Afrique. Il faudra attendre la nomination du prochain préfet pour voir si cette orientation asiatique de la mission de l’Eglise se poursuit, ou si c’est plutôt un signe fort donné à l’Eglise de Chine.

Cette congrégation gère environ 40 % des catholiques du monde, dans ce qu’on appelle les pays de mission (une grande partie de l’Afrique, de l’Asie, et quelques pays d’Amérique Latine). C’est elle qui choisi les évêques de ces contrées, qui subventionne les Eglises quand il le faut,… A tel point qu’on appelle le préfet de la congrégation le “pape rouge”. Et le secrétaire nouvellement nommé est un salésien, un religieux de la même congrégation que le cardinal Bertone, qui est souvent accusé de placer des prêtres de son ordre à des postes clés du Saint-Siège. On parle à Rome des SDB (Les salésiens de Don Bosco, devenus les “Siamo Di Bertone” (Nous sommes des hommes de Bertone). Le cardinal secrétaire d’Etat vient donc, une fois encore, de renforcer sa position… Et ça aussi, c’est un élément qui compte pour l’avenir.

 

Revue de Blog : C’est Noël !

23 décembre 2010 Poster un commentaire

Nous ne sommes plus qu’à quelques heures de Noël. Une fête chrétienne. Eh oui, même si on parfois l’impression que tout se perd, le site internet de La Vie nous le rappelle : « Pour 6 Français sur 10, la référence au Noël chrétien perdure ». Et en effet, « près d’un Français sur deux (41%) affirme installer une crèche chez lui à Noël », tandis que 12 % vont à la messe lors de ces fêtes… Noël n’est donc pas qu’une fête commerciale. Ouf.

Cela dit, les cadeaux, c’est important. Et c’est Edmond Prochain qui joue au Père Noël en nous offrant, en avance, un florilège de vidéos et de clips sur Noël. La vidéo qui buzze cette année, c’est un petit montage sur l’histoire numérique de la Nativité. Marie reçoit l’annonce de Gabriel sur son iPhone, envoie un message à Joseph sur Gmail, qui annonce la nouvelle sur Twitter. Grâce à Googlemaps, ils se rendent à Bethléem, Joseph publie les photos de Jésus sur Facebook, les mages se rencontrent sur foursquare et achètent des cadeaux sur ebay… En bref, c’est l’histoire de Noël vécue avec les moyens de communications modernes. Et la vidéo se termine avec ces mots : « les temps changent, le ressenti reste le même ». Un must, à voir absolument si ce n’est déjà fait, et c’est donc chez Edmond prochain.

Tant qu’on est dans les vidéos, je vous renvoie vers le site du Jour du Seigneur, qui propose de nombreuses vidéos sur Noël vécu dans les diverses parties du monde, ainsi que sur le sens de l’événement. Et puis une mention pour le blog du diocèse de Saint Jean Longueuil, au Québec. Il propose de regarder une publicité pour des pharmacies où le pharmacien s’identifie ses clients. Le publicité se termine par ces mots « On se met à votre place ». Et Rémi Bourdon, l’auteur du billet, d’écrire : « Moi, ça me fait penser à Noël, à la Nativité de Jésus, au mystère de l’Incarnation du Fils.  Dieu “se met à notre place”, et davantage ».

Sinon, pour nous présenter ses vœux de Noël, le père Denis Chautard, prêtre de la mission de France, reprend sur son blog les mots du père Chevrier : « La Crèche, la Croix et la Cène “sont les centres où doivent se rendre tous les hommes pour recevoir la vie, la paix et repartir de là pour aller à Dieu” ». Il nous invite également « à devenir vraiment “humains” c’est à dire ouvrir notre cœur pour écouter, entendre, comprendre… et “entre-prendre” ». Si vous ne savez pas par où commencer, Koz vous propose d’aider une jeune maman à qui, suite à une longue histoire, on a enlevé son enfant pour le placer en centre social. Pour Noël, Isabelle, cette maman et sa fille seront réunie. Si vous voulez les soutenir, vous pouvez, par exemple, faire un don par un petit clic ! Eh oui, même sur Internet on peut participer à la fraternité de Noël.

Et c’est maintenant le moment du blog de la semaine. J’avis déjà cité la semaine dernière les billets de Pierre Baptiste Cordier sur son blog. Eh bien le bloggeur a continué à nous aider à réfléchir au sens de Noël, à travers de réflexions sur les oraisons du temps de l’Avent ou sur l’engagement chrétien dans le monde. Et puis, Pierre Baptiste nous partage aussi les interviews marquantes qu’il réalise, comme celle d’un prêtre engagé à Fleury-Mérogis, et bien d’autres choses, que je vous laisse allez lire sur son blog.

Voilà, bonne lecture, avec Pierre Baptiste, bonne préparation à Noël, bonne fêtes, et à la semaine prochaine.

 

Le Vatican se prépare à Noël

20 décembre 2010 Poster un commentaire

Il y a eu ce matin, au Vatican, une cérémonie durant laquelle le pape a présenté ses vœux à la curie. C’est un temps fort chaque année car c’est l’un des deux moments où le pape fait le bilan de l’année passée et donne ses orientations pour l’année à venir. D’emblée, Benoît XVI a attaqué avec le point délicat : l’année sacerdotale qui s’est « déroulée tout autrement que nous l’aurions attendu » a-t-il dit. S’il a relevé  « la conscience de ce don que représente le sacerdoce de l’Église catholique », il a surtout mentionné les « abus contre les mineurs commis par des prêtres, qui transforment le Sacrement en son contraire ».

Le pape a fait à ce propos une longue citation de Ste Hildegarde de Bingen sur l’Église, dont le visage, a poursuivi Benoît XVI, « est couvert de poussière ». « Nous devons nous efforcer de tenter tout ce qui est possible (…) pour qu’une telle chose ne puisse plus arriver » a-t-il ajouté, tout en dénonçant le contexte de notre temps qui n’incite pour rien au respect des personnes et des corps.

Benoît XVI voit ces perversions comme la conséquence du relativisme moral initié dans les années 60. Il parle d’ailleurs de la « décomposition des systèmes porteurs du droit et des attitudes morales de fond » qui, poussées à son terme, mène la civilisation vers son déclin… Comme réponse, le pape indique l’importance de redécouvrir les « bases essentielles et permanentes de l’agir moral ».

Revenant sur la situation au Moyen-Orient, le pape a rappelé que « dans la situation actuelle, les chrétiens sont la minorité la plus opprimée et tourmentée ». Et c’est la raison pour laquelle « les paroles et les pensées du Synode doivent être un cri fort adressé à toutes les personnes qui ont une responsabilité politique ou religieuse pour qu’ils arrêtent la christianophobie ; pour qu’ils se lèvent pour défendre les réfugiés et ceux qui souffrent et revitaliser l’esprit de la réconciliation ».

A propos de son voyage en Angleterre, le Pape a souligné « le thème de la responsabilité des chrétiens dans ce temps et (…) la mission de l’Eglise d’annoncer l’Evangile », affirmant que, aujourd’hui comme elle l’a fait dans le passé, l’Église peut apporter sa contribution à la vie de la Société. Il a bien évidemment mentionné la béatification du cardinal Newman et l’importance de la conversion dans sa vie, une conversion due à « la force motrice » de la « conscience ».

Quant aux voyages à Malte, au Portugal et en Espagne, Benoît XVI a indiqué qu’« à travers eux s’est rendu de nouveau visible que la foi n’est pas une chose du passé, mais une rencontre avec le Dieu qui vit et agit maintenant ». Voilà Jean-Louis, c’est donc un véritable bilan thématique de cette année que le pape nous a dressé.

Et puis, alors que nous touchons au terme du temps de l’Avent, un petit point sur la manière dont on vit ces derniers  moments avant Noël au Vatican. Comme dans de nombreuses familles, au Vatican, pour Noël, on fait une crèche, et même plusieurs. La plus grande se trouve sur la place Saint Pierre, devant l’obélisque. Et il y a un sapin de noël qui l’accompagne. Chaque année, c’est une autre région du monde qui offre ce sapin, et vendredi dernier, le pape a donc béni le sapin offert par la province de Bolzano – Alto Adige, une région du Sud Tyrol italien. Le sapin, vieux de 80 ans, rien de moins, fait 26 mètres de haut et 7 mètres de diamètre. Dans son salut, le Pape a rappelé que l’arbre de Noël « enrichit la symbolique de la Nativité, qui est un message de fraternité et d’amitié, une invitation à l’unité et à la paix, une invitation à accueillir dans nos vie et dans la société ce Dieu qui nous offre son amour tout puissant dans un nouveau né ». Et en parlant de la décoration de ce sapin, Benoît XVI disait que les lumières qui l’illuminent sont le signe de « la lumière que le Christ a apportée à l’humanité par sa naissance », pour dissiper « les ténèbres de l’erreur, de la tristesse et du péché ». « La crèche et l’arbre apportent donc, a continué le pape, un message d’espérance et d’amour, et l’aident à créer le climat propice pour vivre le mystère de la Nativité du Rédempteur avec la juste dimension spirituelle et religieuse ». Une cinquantaine d’autres sapins plus petits ont été offerts pour orner divers lieux de la Cité du Vatican.

Et enfin, ce vendredi a eu lieu la dernière prédication de l’Avent du Père Cantalamessa, le prédicateur de la maison pontificale, dans la chapelle Rédemptoris Mater, une superbe chapelle décorée par les mosaïques de Rupnick, un artiste contemporain.

Concernant le thème de ces prédications, le père Cantalamesa est tout à fait en syntonie avec l’air du temps à tome, et il a chois, pour ses 3 interventions, de parler de la Nouvelle évangélisation. Vous savez que le pape a créé il y a environ 2 mois un nouveau dicastère, le Conseil Pontifical pour la Nouvelle Evangélisation. De plus, Benoît XVI a annoncé que le prochain synode, en 2012, serait consacré à ce thème. Par conséquent, le père Cantalamessa a décidé d’y consacrer ses trois interventions.  Il a cherché à identifier les obstacles de fond présents dans la culture moderne pour l’accueil de la Bonne Nouvelle : scientisme, sécularisation et rationnalisme. Il s’est notamment appuyé sur la contribution offerte par la pensée du bienheureux John Henry Newman, que le pape a béatifié lors de son voyage en Grande-Bretagne cette année… Nouvelle évangélisation, primat de la conscience, et engagement de l’Église dans la société, voilà qui nous ramène à des thèmes que Benoît XVI a défendu ce matin…

 

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 3  075 followers