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Une vie de chien…

25 septembre 2016 Laisser un commentaire

2016-09-25-23-56-03… ou plutôt l’inverse (mais ça claquait moins pour le titre !). En fait, ce que je veux dire, c’est que vu la densité de ce que je vis, j’ai l’impression que le temps passe plus vite qu’avant (si si, c’est possible !). Du coup, le temps se dilate… et se contracte en même temps. Oui, je sais , c’est contradictoire, mais c’est comme ça. Plus de choses à faire, moins de temps, mais aussi plus de temps pour rencontrer les gens… Un peu comme un chien qui prend 7 ans durant une année civile. Ou le contraire donc. Car depuis le dernier billet (qui était un peu le premier du renouveau quand même), il s’en est passé du temps, mais j’ai l’impression que c’était hier ! [Tout ça pour le titre…] Mais bon, je vous raconte (pas tout, il me faudrait une journée au moins sinon !)

D’abord, depuis le 1er septembre, je suis curé… C’est à dire que j’ai la charge des âmes des habitants de la ville. Honnêtement, dit comme-ça, ça ne fait pas grand chose. La traduction : si les gens vont en enfer parce que je les ai mal guidés, c’est aussi ma faute… Gloups… On ne va pas s’arrêter trop longtemps là dessus, mais quand Lire la suite…

Catégories :Vis ma vie : curé

Coucou ? Vous êtes encore là ?

1 septembre 2016 Laisser un commentaire

Salut à tous.

Il y a près de 3 ans, je vous disais « au revoir » ! Eh bien me revoilà (enfin, j’espère tenir sur la distance !) Après 3 ans intenses au service de la communication du diocèse et en paroisse, et d’autres aventures à gauche ou a droite, me revoilà, avec une nouvelle mission qui débute dans 10 minutes (en fait, lorsque j’aurais fini d’écrire ce billet, elle aura débuté je pense…)

D’ici quelques minutes donc, je serai curé d’une paroisse dans ma Moselle bien aimé ! Saint Privat de Metz-Sud (oui, vous saurez tout, enfin, sauf qui est saint Privat, vu que je ne sais pas trop encore… et que personne ne sait trop !).  Je vous propose, pour changer un peu de ce que je faisais auparavant sur ce blog, de vous raconter mes découvertes et ce qui fait le quotidien d’un curé… Une sorte de journal intime quoi (mais pas trop quand même, j’espère même qu’il sera lu !).

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Une des églises (près du presbytère !)

En outre, j’essayerai de garder un ton résolument positif (dès fois que les paroissiens viendraient lire ce blog ?) Donc, oui, je me censurerai, pour ne pas dire de mal (et là je vous perd tous, parce que vous vous dites : « bof, ça va être plan plan, nunuche, mièvre, mode bisounours catho… »), ou du moins, si j’en dis, j’espère que les personnes me le pardonneront. De toute façon, Lire la suite…

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Au revoir…

23 octobre 2013 5 commentaires

 

Je ne vous dis pas adieu, mais au revoir…

Pour plein de raisons diverses, je vous abandonne. Quelques temps, plus longtemps, j’avoue ne pas le savoir.

Mais voilà, depuis quelques mois, je blogue par « corvée », parce que j’en ai pris l’engagement… D’une part, ça me pèse trop, en termes de temps et de contraintes, et d’autre part, je ne me sens plus libre. Je lis (quand j’en ai le temps) les blogs par obligation, pour la revue de presse, et non pas gratuitement. Du coup, je sature… et je vous avoue que l’envie est partie. Ne mettant le plus les blogs à jours, celui de La Croix va ête fermé (rien de prie que la nostalgie). Ce blog restera, plus pour les exercices de carême qu’autre chose d’ailleurs. Et puis, peut-être que je serai de nouveau vite là…

Rassurez-vous, j’ai d’autres projets, d’autres engagements, que pour l’instant je n’arrive pas à tenir. Alors j’ai (enfin) choisi. Par conséquent, je m’astreins à une petite cure… et je vous dis à une prochaine.

Stéphane

Catégories :Actualité

Des exemples. Voilà plus que jamais ce que nous devons être. Des exemples !

20 octobre 2013 1 commentaire

La statue du Pasquino, à Rome

« Puisque nous n’avons pas su les conduire à la victoire, sachons au moins les aider dans la défaite. (…) – Oui ça … faut reconnaître que côté victoire on n’a pas été … – Non. Des exemples. Voilà plus que jamais ce que nous devons être. Des exemples. » Les afficionados auront reconnu une phrase culte du film “On a retrouvé la 7ème compagnie”. Certes, vous vous dites que ce n’est pas très sérieux de citer ce genre de film. Pourtant, si vous le regardez, vous verrez que ce dialogue prend place alors que les “héros” sont déguisés en gradés et reçoivent des pommes de terre à manger. De l’autre côté de la grille, des hommes du rang leur demandent alors de partager leurs patates, et face à leur refus, un jeune lieutenant se dévoue et leur fait cette leçon !

Si je pense à cette réplique et à cet épisode, c’est face à la navrante semaine que nous avons vécue au niveau de la politique française. Commençons par le début : la victoire de Laurent Lopez, le candidat du Front National, à Brignoles. Dès les journaux télés de dimanche soir, la valse des raisons de cette élection a commencé. Pour les militants de gauche, c’est la faute à la droitisation de l’UMP, tandis que pour les militants de droite, c’est bien à cause de la manière de gouverner de la gauche que le FN a gagné. Excusez-moi, mais j’ai un peu l’impression d’être dans une cour de récré : « c’est pas ma faute madame, c’est lui qui a commençé » ! Oui, ce n’est jamais la faute d’un parti si il perd une élection, mais toujours celle des autres. Côté remise en question, côté réalisme, on a vu mieux. En voyant cette incapacité à tirer le bilan d’un échec, à toujours remettre la faute sur un autre, on comprend que les personnes politiques finissent par se décrédibiliser, autant si ce n’est plus que par leurs actes.

S’il n’y avait que ça… Mais la semaine a tout aussi mal continué. Point de caquètement dans l’hémicycle cette semaine, c’est déjà ça, mais la mini-saga Morano. Nadine Morano qui déclare vouloir porter plainte car un humoriste, Guy Bedos, l’a insultée lors d’un spectacle. J’avoue ne pas goûter du tout l’humour (enfin, les textes et saillies) dudit “humoriste”. Et avoir même une aversion assez profonde pour ses expressions idiomatiques dont Nadine Morano a fait les frais. Mais de là à vouloir porter plainte contre lui pour un spectacle dont elle n’était certainement pas la seule victime… Les pamphlets et autres contestations politiques par les humoristes font, depuis longtemps, partie du paysage social. Je me souviens des billets affichés sur la statue du Pasquino à Rome. Le nier nous ferait entrer dans une démocratie qui perdrait un peu de sa liberté. Mais bon, que voulez-vous, il faut exister et faire parler de soi…

Mais le pompon, cette semaine, a été décroché haut la main par la controverse sur l’expulsion de la jeune Léonarda. Je vous avoue ne pas avoir suivi toute l’histoire, tant cela m’a exaspéré. Quand on commence à gouverner sur des cas particuliers, on perd le sens général et on joue sur l’émotion, plus que sur la loi, sur l’intérêt de la société. Je ne dis pas qu’il était juste de renvoyer cette jeune fille et sa famille hors de France, mais se focaliser sur la manière de procéder, aussi brutale soit-elle (et elle n’a pas dû l’être tant que ça à voir les conclusions de l’enquête), c’est dévier du sujet général de l’immigration et de l’accueil que l’on fait à ceux qui veulent venir en France. C’est prendre le problème par le petit bout de la lorgnette, et ce n’est pas digne du monde politique. La gauche de la gauche demande dès lors la démission du ministre. Ici, même si l’indignation peut-être légitime, on est en pleine émotion, car la loi a été respectée. Que des élus demandent le non-respect de la loi, c’est juste… fou ! Qu’ils se mobilisent pour changer cette loi serait bien plus productif ! Quant à la solution prônée par le président de la république de laisser la jeune fille revenir en France, sans ses parents, n’en parlons pas… Mais comme l’a démontré Michel Richard dans son ouvrage “La République compassionnelle” il y a quelques années, après cet écoulement de bons sentiments, rien ne change en général. Et j’en prends pour preuve un autre aspect lié à cette question des migrants, celle de Lampedusa. Qui, en France, se penche sur la question (parmi le monde politique j’entends) ? Il n’y a pas de visage connu, exploité par les médias, et donc, cela n’intéresse personne.

En fait, si l’on regarde un peu le monde politique, on a l’impression que les élus nationaux vivent dans une bulle. Qu’ils se coupent des réalités et cherchent à faire des « coups » médiatiques. Qu’ils existent uniquement pour et par les médias… Sauf qu’à jouer sur ce registre, on en arrive bien vite à se décrédibiliser. C’est là où l’exemple, tel qu’il est vécu par le pape François (au hasard), est précieux… Parce qu’à force de courir derrière les bons sentiments en faisant semblant de se rapprocher des gens, à en rester dans la « com », nos élites politiques sont en train de faire le lit des vrais populistes. Alors mesdames et messieurs, un peu d’orgueil (bien placé), un gros soupçon de vérité, et en route, soyez pour nous des « exemples ».

Revue de Presse : mission, migrants, Metz, EGC, éthique…

17 octobre 2013 1 commentaire
L'affiche de la Semaine Missionnaire Mondiale.

L’affiche de la Semaine Missionnaire Mondiale.

Cette semaine, c’est la semaine des missions. J’ai cherché (peut-être pas assez, certes), mais je vous avoue n’avoir à peu près rien trouvé d’innovant sur le net. Comme si cela n’intéressait personne. Un lien un peu différent du simple communiqué de presse pour partager les infos de la coopération missionnaire, sur le site du diocèse d’Annecy, nous propose une infographie (un “camembert”) pour nous expliquer la répartition des dons. Sinon, silence radio…

Bon, en allant un peu plus loin, on peut se dire que le thème choisi par le pape François pour l’audience de ce mercredi est assez proche de la problématique des missions. Le Saint-Père a réfléchi sur l’Eglise apostolique, en développant « trois significations » de cette définition. Parmi ces trois sens, la question missionnaire, comme le rapporte le portail news.va :

« “J’insiste, a déclaré le Pape, j’insiste sur cet aspect missionnaire de l’Eglise, parce que le Christ nous invite tous à aller à la rencontre des autres, il nous invite, il nous demande de nous bouger pour porter la joie de l’Evangile”. “Encore une fois, a insisté le Pape, demandons-nous si nous sommes missionnaires dans nos actes et paroles, et surtout dans notre vie chrétienne ! L’Eglise a ses racines dans l’enseignement des Apôtres, témoins authentiques du Christ, mais regarde toujours vers le futur, elle a la conscience d’être envoyée, d’être missionnaire”. “Une Eglise qui se ferme sur elle-même et dans le passé trahit sa propre identité. Alors, redécouvrons la beauté et la responsabilité d’être Eglise apostolique” ».

Une mission qui n’est donc pas simplement au loin, comme l’a rappelé le synode sur la nouvelle évangélisation. Lire la suite…

Attachés au Christ, engagés dans le monde : Un appel de Jean-Paul II

13 octobre 2013 1 commentaire
Ecoutez Jean-Paul II sur www.radiojerico.com

Ecoutez Jean-Paul II sur http://www.radiojerico.com

C’était un lundi matin. Le 10 octobre 1988. D’un pas ferme, Jean-Paul II, entrait dans la cathédrale St Etienne de Metz pour y célébrer la messe.  Après le temps de prière à la chapelle, respecté comme toujours par l’assemblée complète, le pape a débuté l’eucharistie.

Je vous propose de relire aujourd’hui ce qu’il disait alors dans son homélie. Les paroles qu’il adressait aux fidèles de l’Eglise de Metz sont valable bien plus loin que la frontière de la Moselle, et semblent vraiment d’actualité à voir les thèmes abordés. Mais je préfère laisser la parole à Jean-Paul II :

Une réunion de famille comme celle-ci doit faire une place de choix à nos frères et sœurs émigrés, et à tous ceux qui souffrent de maladie ou d’autres épreuves, comme celle du chômage. Du cœur de ce diocèse, le Pape, avec l’Evêque de Metz et tous les évêques ici présents, portent le souci pastoral de tous ceux qui vivent dans cette région, même de ceux qui s’estiment loin de l’Eglise, car l’amour du Christ-Pasteur n’en laisse aucun de côté.

Si l’on fait le parallèle avec les drames consécutifs à Lampedusa, on se rend compte que 25 ans plus tard, le message du bienheureux Jean Paul II n’a rien perdu de sa force ! Insistant dans son homélie sur le Christ Bon pasteur, le pape rappelait que les hommes d’aujourd’hui sont confiés à l’Eglise, née du mystère pascal et de cette volonté de Dieu d’aimer tous les hommes. Et l’Eglise, ajoutait-il, c’est le peuple de Dieu réuni autour de son pasteur, l’évêque.

Votre attachement au Christ est le fruit d’un héritage chrétien solide, d’une tradition séculaire; il doit être aussi celui d’un choix personnel. L’adhésion au mystère chrétien ne peut demeurer un vague attachement: elle suppose une foi forte, assumée, éclairée. La foi résistera difficilement aux questionnements actuels, aux mutations multiformes, si elle n’est pas nourrie par une catéchèse régulière et complète chez les jeunes, par une formation permanente chez les laïcs adultes, par un approfondissement continu chez les clercs. La prière quotidienne, la pratique religieuse dominicale, la participation régulière aux sacrements de réconciliation et de l’Eucharistie, sont l’expression normale de l’adhésion de foi au Christ Sauveur, et j’encourage volontiers vos efforts de pastorale liturgique et sacramentelle.

Au cœur de l’année de la foi, cet appel ne peut que résonner en nos coeurs et se traduire dans le concret de nos vies

Pour suivre le Christ, il ne faudrait pas se contenter d’un attachement subjectif et de la participation liturgique: il faut accepter loyalement et mettre en pratique les exigences de l’Evangile, les grandes valeurs morales du christianisme, telles que les rappelle le magistère de l’Eglise dans tous les domaines de la vie personnelle, familiale et sociale. Il y va de la solidité et du rayonnement des foyers chrétiens appelés à la fidélité conjugale, au don et au respect de la vie, au respect des gestes de l’amour, à l’éducation de la foi des enfants, dans la ligne tracée par l’exhortation «Familiaris Consortio». Il y va de la construction d’une société plus juste, fraternelle, solidaire des pauvres et des étrangers. Vous avez su accueillir avec une grande cordialité les arrivées successives d’immigrés qui ont travaillé dans les mines et dans la sidérurgie. Puissiez-vous continuer cette tradition d’hospitalité à l’égard de l’étranger! Aujourd’hui la récession économique laisse un grand nombre de Lorrains désemparés, au chômage. C’est un problème difficile. Vous êtes invités à tout entreprendre pour susciter une nouvelle restructuration économique qui donne à chacun ses chances de travailler et de vivre dans la dignité.

Insistant également sur la place particulière de l’Eglise de Moselle au carrefour de l’Europe, le pape ponctuait son homélie par des encouragements renouvelés à l’engagement des chrétiens dans la société.

Sur cette terre, beaucoup ont témoigné, selon leur vocation, que l’Esprit Saint ne cesse de développer et de renouveler l’Eglise du Christ en suscitant des dons variés. Aujourd’hui, Dieu vous appelle pareillement à la sainteté: puissiez vous être, comme cette cathédrale, un signe vivant de la présence de Dieu parmi les hommes, un signe transparent! (…) Vous ne devez pas baisser les bras. Vous avez en vous, avec la grâce du Christ, tout ce qu’il faut pour construire l’Eglise, au prix d’une nouvelle évangélisation. Aucun des maux évoqués n’est inéluctable. Certes, Dieu ne vous dispensera jamais d’imaginer de nouvelles solutions sociales et pastorales que je ne pouvais pas développer ici ce matin. Il ne vous dispense pas de les mettre en œuvre avec un grand courage, comme dans les bouleversements du passé. La foi vient ici renforcer vos responsabilités, elle les soutient et les oriente. Elle contribue à apporter le souffle nécessaire.

On le constate en lisant ces extraits, entre l’approfondissement de la foi et l’engagement dans la société, 25 ans plus tard, cette homélie reste résolument actuelle.

Catégories :Actualité

Revue de Presse : pape François, interview, Eglise, communication, écologie, #EGC, protestants…

26 septembre 2013 1 commentaire
Copie d'écran du site L'Osservatore Gabbiano

Copie d’écran du site L’Osservatore Gabbiano

Allez, comme chaque semaine, on commence avec le pape François. Et je me contenterai de citer des billets de blogs, parce qu’après la longue interview donnée aux revues jésuites, il faudrait une revue de presse spéciale pour revenir sur ces que les médias ont dit. Et même pour les blogs, je ne vais faire que les citer : Grégory Solari, sur son blog de La Croix, réagit sur un plan philosophique et nous livre une belle analyse de cette interview, alors que le père Grosjean nous présente le pape comme le « curé pour tous », insistant surtout sur la miséricorde et l’amour dont le pape témoigne. Pour l’abbé Eric de Beukelaer, c’est la franchise du pape, ainsi que ses « intuitions profondes » qui ressortent de cette interview. L’expression « hôpital de campagne » a fait recette chez Patrick Pique et chez Koz, le premier mettant l’accent sur Vatican II alors que l’avocat bien connu insiste sur la dimension pastorale et d’accueil dont le Saint-Père fait preuve. Goéland, sur son blog, regarde l’un des points que le pape n’a pas voulu aborder (ou sans plus), celui de la sexualité. Anne Josnin, pour les “Chrétiens indignés” réagit sur le blog de Patrice de Plunkett et laisse eclater sa joie que le pape s’intéresse tellement aux « marges de notre société totalitaire ». René Poujol lui aussi parle de l’émotion qu’il a eu à lire cette lettre. Pour Marc Favreau, le titre choisi illustre son point de départ : « Je suis un pêcheur ». Et de nous offrir un billet avec les analyses de plusieurs journalistes, pour montrer les déplacements auxquels le pape François invite les catholiques.

La suite sur le blog de La Croix

Catégories :Actualité, Revue de Presse