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Revue de Presse : Haïti, Unité des chrétiens, denier,… et juste un peu de #Manifpourtous

16 janvier 2013 2 commentaires

arton161On commence cette semaine avec un focus sur Haïti. Vous vous souvenez (peut-être) du tremblement de terre il y a 3 ans. Eh bien, de manière surprenante, les médias ne l’ont pas oublié ! Je m’en faisais l’écho ce week-end. De nombreux articles de journaux sont parus sur cette tragédie. Mgr Stenger et le père Lalire, pour les évêques de France, suivent le dossier, comme le confirme leur récent voyage dans ce pays. Vous pouvez lire leur compte rendu sur le site www.eglise.catholique.fr. L’agence Fides montre, pour sa part, que les missionnaires (et notamment les rédemptoristes) restent actifs dans l’île, tant dans le domaine de l’aide matérielle que spirituelle. Mais les religieux (à proprement parler) ne sont pas les seuls à s’engager, et le site Youphil met en lumière « les “touristes de la foi” au chevet d’Haïti », montrant l’implication de nombreuses personnes au service des populations frappées par le séïsme. L’article propose de nombreux liens vers des articles. Ne les manquez pas…

Changement de sujet : c’est ce vendredi que début la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Chaque année, c’est un groupe différent qui prépare cette semaine, et en 2013, c’est « un thème proposé par des chrétiens de l’Inde : “Que nous demande le Seigneur ? Dans la justice et la bonté, marcher avec Lui” » qui est proposé. Plus d’information sur le portail d’information des Médias Catholiques belges à propos de cette origine. On y découvre notamment que « le contexte indien des Dalits – “intouchables” – victimes d’injustice, “marginalisés socialement, sous-représentés politiquement, exploités économiquement et asservis culturellement”, dans le pays et même dans l’Église, a servi de base à une réflexion sur l’unité ». Pour en savoir un peu plus, il y a le site des évêques de France qui propose une brève synthèse historique et une introduction au thème. Mais au Canada aussi on prie pour l’unité des chrétiens, et les plus intéressés (et les plus proches aussi) trouveront même une trousse de secours avec affiches et veillées toute prête sur ce site (en envoi par courrier apparemment) ! Les protestants proposent pour leur part la plus large palette de propositions, alliant Ze Bible aux pages Facebook et liens internet (même vers des sites catho !). Mais au plus proche du terrain, de nombreuses rencontres existent. Un seul exemple sur le blog de Textala. Et si vous ne trouvez pas votre bonheur là-dedans, il vous reste le livret officiel, réalisé par le COE et le Conseil Pontifical pour la promotion de l’Unité des Chrétiens à disposition (fichier PDF !)

Histoires de sous maintenant, avec le denier de l’Eglise. C’est le diocèse de Paris qui lance une grande campagne pour inciter les jeunes à donner au denier de l’Eglise. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ont mis les moyens, avec un site réalisé pour l’occasion (www.mondeniermaparoisse.fr/). On se croirait un peu dans un jeu vidéo, avec des messages qui apparaissent, des vidéos, un design qui est à cheval entre la photo et la 3D…  Sur ce site, vous comprendrez tout ce que financent les dons fait à l’Eglise, de la catéchèse au chauffage des églises en passant par l’aumônerie, la sonorisation des lieux de culte et autres activités. Un petit mot sur les vidéos : dans un style très jeune, avec beaucoup d’humour, elles jouent sur le concept du « système D » au sein de l’église si jamais il fallait imaginer d’autres moyens pour pallier l’absence du Denier.

Ainsi la première vidéo dépeint ce qui semble être une procession banale d’un prêtre et de ses servants, sauf qu’on comprend par l’agitation du public qu’il se passe quelque chose d’anormal… Et en effet ! La chasuble du prêtre est recouverte de sigles publicitaires !

A noter aussi que vous pouvez proposer vos idées pour aider l’église sur Twitter, grâce au #SystemeD. Autant vous l’avouer, il n’y a pas encore une foule d’idées qui ont surgit, mais qui sait l’ampleur que ça prendra ?

Un petit mot sur les JMJ, avec une vidéo qui bouge. On n’est d’ailleurs pas surpris en constatant qu’elle vient du Brésil, plus précisément de l’archidiocèse de Campinas. Les jeunes, filmés en divers lieux (ce qui fait de cette vidéo un flash-mob “délocalisé”) se trémoussent sur une musique à faire pâlir d’envie les aficionados du Gangnam Style ! Mais surtout, ils montrent ainsi qu’en juillet prochain, au Brésil, autour des JMJ, ça va bouger ! Les presque 26500 personnes qui ont vu cette vidéo ne diront pas le contraire, et j’espère que cela en a motivées certaines à participer à la rencontre, au moins des brésiliens. (Et un grand merci à Denis Chautard pour cette trouvaille). Disons que ça motive peut-être déjà les bénévoles qui, nous dit l’Osservatore Romano, sont plus de 63.000, dont 3.500 déjà actifs !

On reste avec les jeunes autour de Diaconia. Non qu’eux seul fassent des choses, mais ils disent plus facilement ce qu’ils vivent, ils le partagent plus aisément sur internet…  Les 19 et 20 janvier 2012, Diaconia 2013 propose un rassemblement Diaconia avec les Jeunes pour leur permettre d’entrer dans la préparation du rassemblement qui aura lieu les 9,10 et 11 mai prochain, à Lourdes. Au programme de cette préparation donc, prières, messe, échanges, temps de travail, veillée, et surtout, une « tisane fraternelle » nous apprend le site des acteurs de la pastorale des jeunes et des vocations… Ca ne fait pas forcément très “d’jeun”, mais j’imagine que les jeunes présents sauront en profiter largement !

Et pour finir, un petit mot sur l’année de la Foi, avec un témoignage très fort de  Patricia Dumberry. Comme elle le dit elle-même dans une vidéo, vous vous demandez peut-être : « T’es qui toué ? ». A l’accent, vous aurez reconnu une jeune québécoise.  La jeune femme nous parle de son enfance, de son adolescence, des JMJ à Toronto, du moment où elle a tout envoyé balader, et comment Dieu est venu la chercher quand elle était « au fond du baril » ! Comme elle le dit encore, « le Seigneur, il travaille en nous dans les moments les plus difficiles… » Beaucoup d’humour, dans cette vidéo de 7 minutes, mais aussi une conclusion à retenir et à toujours mettre en œuvre : « Ouvrez-vous à Dieu. Vous avez tout à gagner et rien à perdre ». nous dit-elle. Un #must-see.

Deux petits billets (enfin, je dis petits, il y en a un long) et un article sur le Handicap. Le premier, le plus long, est signé par Pneumatis. Il nous explique que s’il n’a pas défilé à Paris ce dimanche, c’est parce qu’il s’occupe de son fils handicapé. Il revient sur la demande de “l’enfant pour tous”, et regarde du côté de l’enfant. En partant de son expérience, de ce qu’il vit. Ses mots sonnent justes, ils sont précis, décrivent son expérience, et dévoilent la fragilité de la vie :

Depuis la chambre d’hôpital où j’écris, je veille un enfant qui porte beaucoup sur ses petites épaules. Il n’est pas le modèle d’enfant que l’on s’attend à avoir : handicapé, quand il n’est pas complètement terrassé par la fièvre comme ces derniers jours, il communique avec nous en criant et nous donnant des coups de poings. Depuis 5 ans il perturbe lourdement notre sommeil. Mais il porte en lui une esthétique de la vie qui brille par sa vulnérabilité, par laquelle chaque sourire est un trésor. Il n’est pas l’idée que l’on se fait de « l’enfant pour tous ».

Le second billet nous est proposé par le père David Lerouge pour nous inviter à la lecture d’un ouvrage : « l’hurluberlu dégingandé et la demi-portion ». Il s’agit du titre du billet et de celui du livre qui nous est recommandé. Et pour finir sur le sujet, une proposition du MCC dans le cadre de Diaconia pour renforcer l’employabilité des travailleurs handicapés dans une entreprise. Ca fait un peu barbare dit comme ça, mais c’est très bien pensé !

On en arrive (enfin) au sujet tant attendu (ou redouté) : la #Manifpourtous ! Je ne vais pas faire un compte rendu exhaustif de tout ce qui est paru, mais je vous propose plusieurs articles ou billets qui proposent un regard différent sur cet événement. Car la bataille de chiffres, comme le rappelle opportunément Isabelle de Gaulmyn, n’est pas le centre du sujet, même si elle compte, principalement du point de vue politique, comme l’explique Koz !  Parmi les articles qui sortent du lot, l’interview de Tugdual Derville par La Croix, sur cette proposition faite dimanche par le délégué général de l’association “Alliance VITA” de la naissance d’un mouvement d’écologie humaine. Et à la suite de Patrick Pique, je ne peux que vous inciter à aller lire l’éditorial de Thierry Jaccaud, le rédacteur en chef du magazine “L’écologiste”. Pour Agnès Leclair, dans les pages du Figaro, comme pour Philippe Portier, interrogé par Stéphanie le Bars, sur son blog, une nouvelle forme d’engagement politique, hors parti, est en train de se mettre en place.

Devant l’ampleur de cette manifestation et face aux (non)réactions qu’elle a suscitée (cf. la prise de position des évêques de France ce mercredi), Valérie Barbe n’a qu’un cri : « S’il vous plait », et le seul moyen d’expression qu’elle ait trouvé, depuis dimanche, c’est son blog. A l’étranger, on parle aussi de cette manif. C’est le cas au Vatican par exemple, dans les colonnes de l’Osservatore Romano, sous la plume de Patrice de Plunkett, qui reprend à la fin de son papier, avec un plaisir non dissimulé, l’appel de Tugdual Derville pour l’écologie humaine. Pour finir, un billet légèrement discordant : celui de François Soulage, qui explique pourquoi malgré le fait qu’il soit opposé à ce projet de loi, il n’est pas allé manifester dimanche.

Une belle histoire pour finir, qui montre la fidélité … de Tommy envers sa maîtresse. Tommy, c’est un chien errant qui a été recueilli par Maria, dans les pouilles, le sud de l’Italie. Et depuis que Maria est morte, Tommy se rend à l’église chaque fois qu’il entend les cloches sonner… Une histoire à lire sur le site de RTL ! Preuve que les radios et les grands médias savent aussi raconter de belles histoires.

Haiti vs « la république compassionelle »

14 janvier 2013 5 commentaires

Samedi matin, j’étais dans ma voiture, en route vers le carmel pour y célébrer la messe. J’écoutais les informations sur une radio nationale. Le jour précédent, la France venait de s’engager militairement au Mali, et surtout, nous étions à la veille de la manifestation contre le #mariagepourtous. Durant la semaine, les émissions spéciales s’étaient succédées sur le sujet. Du coup, une fois de plus, je m’attendais à entendre parler des cars qui se préparaient, des opposants qui tenteraient de minimiser par avance le rassemblement parisien…

Mais là, surprise, un sujet inattendu, et comme on dit dans le milieu, loin de l’actualité chaude, c’est-à-dire de ce qui venait de se passer ou aller se passer… Trois ans après le séisme dévastateur en Haïti, la radio proposait, dans la journée, un gros plan sur ce pays. Un bol d’air frais dans une actualité marquée par les affrontements, même si certains sont moins meurtriers que d’autres. J’en profite pour vous inviter à la prière pour les soldats français tombés pour la paix, que ce soit au Mali ou en Afghanistan.

Souvent, on parle d’un sujet dans l’immédiateté, quand la situation est dramatique, quand l’émotion nous submerge. Les médias se jettent sur le sujet, c’est leur travail d’ailleurs, en font des tonnes, puis passent à autre chose. Idem pour les hommes politiques. Un drame arrive, et les voilà qui se déplacent pour voir de quoi il relève, mais aussi pour rassurer les habitants, enfin, les électeurs. Oh, je ne leur dénie pas un intérêt pour le sujet. Simplement, la règle du jeu fait qu’un drame chasse l’autre, et même quand on décide de faire quelque chose, de réagir, que ce soit législativement ou autrement, la durée de réaction est telle que  le sujet perd de son intérêt médiatique. Et alors, plus rien ne se passe, la machine, sans l’éclairage des médias, se grippe.

9782246697510Certes, il y a des exceptions, mais comme de nombreuses exceptions, elles confirment les règles générales. En 2006, Michel Richard a publié un petit livre, un pamphlet oserai-je dire, intitulé « La république compassionnelle ». S’il salue l’importance de la compassion, il n’hésite pas non plus à dénoncer la transformation de cet intérêt pour l’être humain qui entraîne que la république se soucie désormais moins de la chose publique que de la gestion publique de la chose privée. Pour lui, les gouvernants sont devenus les aumôniers d’une société lacrymale. Malgré la laïcité, ils sont désormais les « grands ordonnateurs des pompes doloristes » et courent au devant des malheurs: au final, tout conduit à la surenchère dans la compétition victimaire du côté des gouvernés et dans la compétition compassionnelle du côté des gouvernants.

C’est dans cette société française que, comme par grâce, les trois ans du séisme en Haïti ont été rappelés. Pour une fois, on a quitté le terrain émotionnel ; on a pu s’en apercevoir à travers les différents reportages réalisés. La question n’est pas ou plus de savoir ce que l’Occident peut faire pour ce pays, mais c’est bien du futur des haïtiens qu’il était question dans les reportages. Comment eux-mêmes se prennent en charge, essayent de reconstruire leur vie, de bâtir un système d’entraide. Comment la conscience nationale des habitants sert au développement de l’île.

C’était, je vous l’avoue, un, moment de bonheur et de joie pour moi, car pour une fois, les bons sentiments et le politiquement correct ont laissé la place à une vraie humanité, celle qu’on espère voir plus souvent. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer…

Revue de Blog : En Haïti comme sur Internet, les chrétiens sont là !

Cette semaine, nous nous sommes tous souvenus qu’il y a un an, la terre tremblait en Haïti. Et les bloggeurs chrétiens y ont aussi été attentifs. Pierre de Charentenay, le rédacteur en chef de la revue Etudes, sur son blog, a laissé une note dès le 11 janvier, pour nous éclairer sur les problèmes qui existent encore aujourd’hui sur l’île. Il avait passé plusieurs jours dans ce pays après le tremblement de terre, et c’est donc un regard lucide sur les disfonctionnements entre l’aide internationale et son accueil par la population qu’il pointe. Parcourez aussi le bref billet du blog www.catholique-aujourd’hui.fr ou l’auteur exprime ses doutes sur ce qu’il a fait face à ca cataclysme.

Les journaux et revues ont largement couvert ce tragique anniversaire, mais je voudrais citer plus particulièrement l’Express (www.lexpress.fr) qui a réalisé un reportage intitulé « A l’approche de l’anniversaire du séisme, les Haïtiens se tournent vers Dieu ». Et prient pour que « quelque chose change ». Sur son blog « Pour ne pas oublier », Jean-François Labadie témoigne de ce qu’il voit sur place, et son dernier billet a pour titre : « La vie se dégage de la mort ». Avec des accents très bibliques, il nous décrit l’espérance qu’il perçoit un an après le tremblement de terre. Et dans un autre billet, il ose dire que finalement, Haïti « au complet est un vaste perron d’église ». Un blog à visiter pour s’immerger dans la réalité de nos frères haïtiens.

En fait, avec Haïti, nous sommes invités à vivre une véritable solidarité, financière mais aussi de prière. Et justement je voulais aussi vous parler d’un sujet très proche, la diaconie… Et je vous renvoie au blog de Denis Chautard, le prêtre de la mission de France que je cite de plus en plus souvent, qui nous annonce qu’ « au cœur d’une actualité cruciale, l’Eglise veut intensifier (la) solidarité ». Et pour cela, il nous présente le projet Diaconia 2013. Pour plus de renseignements, rendez-vous directement sur le site www.diaconia2013.fr. On y apprend que cette initiative promue par les évêques de France « est un appel lancé pour élargir la responsabilité du service des frères à tous les membres de l’Eglise ». Un agenda est en place, avec comme point d’orgue le rassemblement Diaconia des 10 au 12 mai 2013. Vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous a pas prévenus assez tôt !

Et puis, comme on est dans les sites de l’Eglise de France, restons-y avec le blog des Familles (je vous rappelle l’adresse : www.blogfamilles2011.fr). Vendredi dernier, Sr Nathalie Becquart y a posté un billet sur une la « mutation culturelle » provoquée par les techniques numérique (par Internet en fait) sur les jeunes générations.  Sans catastrophisme ou diabolisation, elle rappelle l’importance des relations réelles à l’heure de Facebook. A lire pour tous ceux qui sont parfois un peu perdus devant ces nouveautés.

Et pour nous aider à y voir plus clair dans ces réseaux sociaux, les cathos les plus branchés nous donnent des conseils. Rendez-vous sur le blog Ecclesia & Novae Technologiae, où les auteurs initient, entre autres, à une meilleure utilisation des possibilités et des limites de Facebook. Un groupe est d’ailleurs disponible sur ce site pour aider les administrateurs d’une page catholique sur Facebook.

Sans transition, je vous renvoie à deux billets de Zabou (http://www.zabou-the-terrible.fr/) qui réintroduisent un peu de spiritualité dans ce monde de l’Internet. Le premier, c’est une prière du soir. A lire et à méditer, tellement c’est limpide et vrai. Dans le second, en partant d’un billet de David Lerouge sur les prêtres, elle transfère la réflexion du vicaire de Cherbourg sur les laïcs pour découvrir l’importance de la fragilité et de l’humanité de chaque personne. Là encore, comme on dit sur internet, c’est un must read (à lire).

Comme chaque jeudi, je vous propose le blog de la semaine, et je vous invite à aller jeter un œil sur le blog textala.over-blog.com. Son auteur, Raphaël Bui, est un prêtre qui propose des textes de réflexion sur différents points de la vie chrétienne. Cette semaine, il a mis en ligne la réponse à une question posée par un lycéen sur Facebook à propos de la manière dont l’Eglise voit la foi des non-chrétiens. Une réponse simple mais complète vous attends sur ce blog. Et il y a de nombreux sujets de ce genre : tendre la joue gauche, la bible, de belles histoires,… Et pour préparer la semaine de prière pour l’unité des chrétiens vous y trouvez même un livret de prière à télécharger. Alors surtout n’attendez pas, et courrez voir ce site.

Bonne semaine, bonne lecture, et à jeudi prochain.

Revuede Blog – Edmond, Koz, la mission, la bioéthique et Zabou

Bonjour à toutes et à tous. Il était déjà cité la semaine dernière, comme blog de la semaine. Edmond Prochain revient cette semaine avec un billet sur le communautarisme. Une réflexion comme il les aime bien (et nous aussi), sur l’attitude à adopter face à cette manière de vivre sa foi. Il se fonde sur un reportage (que vous pouvez visionner sur le blog) et relève également nos contradictions face au refus de ce communautarisme… A voir et à lire de toute urgence, tout comme les commentaires. A noter que la « matinale chrétienne », la revue de Web de La Vie,  avait également repéré le sujet…

Koz revient lui aussi, de manière détournée, sur ce phénomène du communautarisme, à propos du message du pape pour la journée du migrant et du réfugié. Il contredit frontalement l’article de Jean-Marie Guénois, dans le Figaro, en montrant comment le pape poursuit, avec le message publié ce mardi, la ligne qui est celle de l’Eglise en parlant d’« une coexistence sereine et fructueuse dans le respect des différences légitimes ». On est effectivement bien loin du communautarisme…

A l’occasion de la fin du synode pour le Moyen-Orient, qui a largement abordé le thème de l’ouverture aux autres, le pape a annoncé le thème de la prochaine rencontre, en 2012 : La nouvelle évangélisation. Vous pouvez revoir des images de cette célébration sur le site d’h2onews. L’occasion aussi, pour Jean-Baptiste Maillard, de nous prouver dans un billet d’Annuncioblog que Benoît XVI est aussi impliqué dans cette aventure que l’était Jean Paul II. Dans ce cadre, un petit coup de projecteur sur le site Mission-web qui propose de télécharger gratuitement la bible en version audio. Mais aussi, pour des raisons de droits d’auteur (!), dans une vieille version de la traduction du chanoine Crampon. Une particularité francophone, car Numérama nous apprend que le Vatican critique « l’excès de zèle » concernant la propriété intellectuelle. Pour plus d’informations dans ce domaine, je vous renvoie au site de Numérama qui consacre un article à ce sujet.

La loi de Bioéthique est en passe d’être discutée. Nicolas Mathey nous invite à la découvrir par une série sur son blog, Thomas More. Le 1er billet, publié mardi, porte sur les questions d’anonymat. Une véritable réflexion éthique, longue, dense, mais toujours accessible. Et puis pour plus d’infos et de réflexion, allez égalementvoir le blog de Panouf, un « étudiant en médecine chrétien qui se pose des questions sur l’éthique de sa profession, et le monde en général » comme il se présente. On y trouve, comme sur le blog précédent, des billets fouillés, qui nous invitent à réfléchir sur les sujets proposés.

Pierre de Charentenay, le rédacteur en chef de la revue Etudes, nous invite pour sa part au voyage. Sur son blog, il nous fait partager par de très courts billet, très vivants cependant, son voyage en Haïti.

Et enfin, le blog de la semaine : C’est Zabou la terrible, avec son blog www.zabou-the-terrible.fr et un billet sur la loi et/ou l’amour, que je vous invite à découvrir plus longuement. Zabou retranscrit un superbe passage de Raïssa Maritain. Et il faut reconnaître un très bon goût dans le choix des auteurs qu’elle cite. Mais Zabou n’est pas que l’encyclopédie littéraire qu’elle paraît. Elle est aussi une chrétienne convaincue, qui vit sa foi et nous partage ses expériences et ses découvertes. N’hésitez pas à aller lire son blog, vous en sortirez vraiment renouvelés.

Voilà, c’est tout pour cette semaine. Bonne lecture, bon surf, bons commentaires, et à la semaine prochaine.

Tristesse – un mot sur Haïti

Je vous partage ci dessous le texte lu à l’antenne de Radio Galilée, une radio catholique à Québec, par son directeur, qui était à Haïti une semaine après le séisme. Il nous offre une information qui me parait très importante et que je n’ai pas entendue de ce côté de l’océan…

Tristesse !

Le président américain Obama craint pour les Haïtiens, victimes du séisme du 12 janvier dernier, que les pluies les arrosent fortement, faute de tentes. Quant au président haïtien Préval, il se réjouit de l’aide promise par les Etats-Unis d’Amérique mais élève la voix pour que cesse l’aide humanitaire destinée à la nourriture de son peuple. La raison : les haïtiens éprouvés n’iront pas travailler la terre qui doit les nourrir.

Comment peut-on tenir de tels propos, à peine deux mois après le tremblement de terre survenu le 12 janvier dernier ? Comment demander à ce peuple de se nourrir par lui-même, lorsque la misère est sur leur dent et que l’on s’inquiète des pluies diluviennes hors les tentes.

Le président Préval mange dans quelles assiettes? Où prend-t-il l’eau, le lait, le vin, les fromages et autres victuailles ? Ira-t-il lui même dans les champs pour cultiver la terre et l’esprit de son peuple afin de redonner l’espérance ? Ce n’est pas le temps d’affamer les pauvres et de les accabler davantage pour le moment. Ils ont tout perdu.

‘Donnez-leur vous même à manger’ dit Jésus en voyant les foules devant lui. Il y a un temps pour tout, nous dit l’Écriture. Serai-ce déjà le temps venu de les affamer encore plus, sous prétexte qu’ils attendront que la nourriture leur advienne dans la bouche ? N’est-ce pas compréhensible qu’il en soit ainsi puisqu’avant le 12 janvier la misère planait sombrement sur ce peuple ?

La lettre de l’Archevêque Serge Miot, mort le 12 janvier sous les décombres de l’évêché, et datée du 4 avril 2009, demeure le testament d’un prophète. Elle s’intitule : ‘La terre se meurt’. Il n’a pas eu froid aux yeux quand il interpelle le gouvernement haïtien devant le scandale d’une écologie de la terre sans respect.

Quelle information le président Préval donne-t-il au monde entier en demandant d’exclure l’estomac de son peuple dans le programme de reconstruction? Les Haïtiens ont démontré leur courage au-delà du possible dans cette récente épreuve.

Nous avons là un regard matérialiste, technique, capitaliste à outrance.

‘Allez travailler dans le champs pour nourrir vos estomacs, nous on s’occupe du reste !’

Le président Préval mangera certes encore dans des assiettes en porcelaine, son peuple, rien, dans des mains vides et sèches du manque de compassion.

Ici, ce sont les pains qui se transforment en pierres puisque nous entendons : ‘ Ne leur donnez pas à manger !’

Denis Veilleux, prêtre

Le tremblement de terre a eu lieu il y a 2 mois. qui y pense encore ? Comme souvent, la classe politique et médiatique a réagi dans un sentimentalisme impressionnant, mais ensuite, qu’est ce qui se passe ?

Ce qui me permet de vous renvoyer à la lecture d’un petit opuscule que j’ai récemment redécouvert, et qui me semble très bien décrypter le fonctionnement démocratique actuel : « La république compassionnelle » de Michel Richard.

Revue de Presse : Neige, Economie et Haïti… Allez, on garde courage !

Neige, Economie et Haïti… Un gout de désolation aujourd’hui pour de nombreuses personnes à entendre ces trois mots. Pourtant, rassurez-vous, aujourd’hui, 2 février, nous fêtons la chandeleur. Et les lecteurs du Républicain Lorrain de la région de St Avold apprendront ainsi dans leur quotidien l’origine de cette fête : « Le 2 février, la chrétienté fête la Présentation de Jésus au temple et les relevailles de Marie. Sur le plan profane, la chandeleur annonce le retour du printemps et marque le début des semailles ». Le retour du printemps est donc annoncé, mais juste annoncé par cet article qui, sans jeux de mots, semble d’un autre temps… Car la neige est partout en Moselle. 5 des 6 éditions du Républicain Lorrain la mettent à la une de leurs pages locales… « On n’y voit que du blanc », « Flocons, du balai ! », « Les chutes de neige s’enchaînent », « Image nordique si loin du pôle », « Bien au chaud dans notre igloo… » sont quelques uns des titres que vous pourrez lire en première page de votre journal local donc. Et l’édition régionale revient aussi sur ce qu’elle qualifie de « chutes de neige importantes » en signalant les problèmes que cette situation cause aux automobilistes ou aux personnes… A Morhange, c’est un bus scolaire qui a « versé au fossé », Lire la suite…

Revue de Presse : Haïti frappé !

19 janvier 2010 4 commentaires

Haïti ! Un nom à la une de tous vos journaux depuis une semaine. Haïti et son cortège de désolations, de dévastations, d’horreurs. Les chiffres n’ont cessé de grandir, pour finalement se stabiliser, aujourd’hui, au nombre de 70.000 morts. Plus de la moitié de la ville de Metz. 250.000 blessés. 1/5 de la Moselle, l’équivalent de toute l’agglomération messine ! Et ce ne sont que les chiffres « pour l’instant »… Le Républicain Lorrain d’aujourd’hui reprend les annonces des forces américaines, présentes sur place : « le nombre de mort pourrait atteindre les 200.000 (…) La secousse a fait au moins 250.000 blessés et 1,5 millions de sans-abri ». Devant l’horreur de tels chiffres, il n’y a rien à dire !

Rien à dire, mais pas rien à faire. Et les journaux sont pleins des actions qui sont entreprises. Le Figaro d’aujourd’hui explique comment « l’Union européenne veut à son tour relever le défi de la solidarité », en s’engageant sur plusieurs défis : une aide financière immédiate pour « éviter un second désastre fait d’épidémies, de désordres publics et de paralysie des secours », mais aussi un engagement qui « vise à restaurer au plus vite le fonctionnement du gouvernement et d’administrations anéanties », car comme l’explique Alain Joyandet, le secrétaire d’état à la coopération dans le même article, Haïti se retrouve « avec ses moyens détruits, y compris pour le toutes premières nécessités ». Lire la suite…