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Livraison assurée !


L’évangile du jour

Votre colis a été livré au point relai que vous avez choisi ! Voilà toute la différence entre il y a 2000 ans et aujourd’hui ! De notre temps, on se fait livrer nos achats sur le net à la maison ou en point relai. A l’époque, c’est Jésus lui-même qui se livrait ! La démarche est totalement inversée : du don, on est passé à la consommation. Remarquez, s’il y a don, c’est pour qu’il y ait réception de ce don. Si Jésus nous donne sa vie, son corps, c’est pour que nous le consommions. Jésus ne se livre pas pour rien, mais pour nous. D’ailleurs, ce n’est qu’un hasard ( ?) du français j’imagine, mais il est surprenant que Jésus, celui qui est le Verbe, la Parole, finisse sa vie à cause d’un homme qui le livre ! De la Parole à l’écrit, de la volonté à la mémoire…

Pour être un peu plus précis, Jésus est livré par Judas. Comme une marchandise, comme un vulgaire colis. Pour venir contenter certaines personnes. Il devient un bien (de consommation), l’objet de l’assouvissement du désir des grands prêtres. Jésus, le Bien, qui devient pour eux un bien ! Quand les majuscules se perdent, on perd aussi toute nuance…

Et puis, il y a Judas. Il y a quelque année, j’avais lu plusieurs articles pour tenter de réhabiliter Judas. C’est vrai finalement, il a concouru aux œuvres de Dieu en permettant que Jésus soit livré pour pouvoir vraiment donner sa vie. Certes. Une fois de plus, on pourrait presque dire : bienheureuse faute qui nous valut un tel rédempteur ! Mais Jésus ne l’entend pas de cette oreille. Ceux qui ont de basses œuvres à faire, qu’ils les fassent eux-mêmes. Ne devenons pas leurs adjuvants. Les grands prêtres n’avaient qu’à se mouiller. Car livrer un de ses amis, le trahir, c’est aussi renier toute une histoire. C’est nier les relations qui ont existé. Judas ne s’y trompera pas. Il sera rongé plus tard par le remord, au point de ne plus penser un avenir à ces relations. Voilà son péché ultime désespérer de Dieu, alors que Dieu ne désespère pas du pêcheur. Par la trahison, on entre dans un cycle qui déshumanise, et donc qui dédivinise, vu que nous sommes appelés à être les fils adoptifs de Dieu ! Trahir, c’est s’exclure de cette relation. Et il n’y a que Dieu qui puisse nous relever. Judas, à la différence de Pierre, n’y a pas cru. Voilà pourquoi Jésus parle, déjà, si durement de lui.

Tout ça pour 30 pièces d’argent… On en revient à notre désir de possession, à ce fruit de l’arbre qui était désirable… éternelle chute, mais à Pâques, grâce à Jésus, c’est aussi la vie qui, en étant livrée, prise, broyée, donnée, devient éternelle !

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Catégories :Carême, Spiritualité Étiquettes : ,
  1. 15 avril 2017 à 14:23

    Gardons-nous d’être des auxiliaires; le Christ n’enseigne-t-il pas de ne pas se conformer à la société. Soyons des hommes libres. Cette liberté, Jésus nous l’offre, elle a un prix, celui de l’exigence avec soi-même pour discerner le bien du mal. Saisissons au quotidien cette proposition et ne nous baignons pas dans le consumérisme qui nous éloigne de la liberté,

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