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Revue de presse : Politique, société, famille, légion, mais un peu de spiritualité aussi !

6 octobre 2011 2 commentaires

La politique, ça concerne la société. Ce sont les évêques de France qui nous le rappellent. Alors que bien souvent on n’entend parler que d’une campagne de « boules puantes » pour reprendre l’expression de Bernard Lecomte, le cardinal Vingt-Trois, au nom du conseil Permanent de l’épiscopat, a présente lundi, des « éléments de discernement » pour les élections à venir. Sans prendre parti, il rappelle par exemple que « l’individualisme finit par dissoudre la vie sociale, dès lors que chacun juge toute chose en fonction de son intérêt propre ». C’est donc vraiment à un sursaut démocratique que les évêques appellent les chrétiens et les hommes de bonne volonté. De nombreux article dans les journaux reviennent sur ce message. Radio Vatican a interrogé le porte-parole des évêques, Mgr Podevin, sur ce sujet. Jean-Marie Guénois, sur son blog, parle quant à lui d’une « utopie, (…) qui redonne justement à la politique ses lettres de noblesse ». La Vie, en page 22 du magazine et sur internet, analyse également ce communiqué de 6 pages qui vaut le coup d’être lu. Si vous n’avez pas le temps, l’abbé Grosjean en propose des extraits sur le blog des padre, www.padreblog.fr.

Mais la contribution de l’Eglise au débat sociétal ne s’arrête pas à ce texte. Ce week-end, à Paris, avait lieu un colloque sur la famille. Frédéric Mounier, le correspondant de La Croix à Rome, l’animait, et il revient dans son blog sur cette rencontre. Il y décrit l’Eglise en France comme un « laboratoire expériemental pour le bien commun », voyant dans le positionnement des chrétiens sur divers sujets liés à la famille « peut-être (…) l’un des piliers à venir de la Nouvelle évangélisation ». A ce propos, l’auteur note dans La Croix de mardi que les évêques proposent, entre autres, la « valorisation du mariage civil » avec une véritable préparation. Comme quoi, quand l’Eglise parle de société, de nombreux mythes peuvent tomber.

Tant qu’on parle politique, il faut noter le coup de sang de Christine Boutin qui fustige les primaires – comme la primaire socialiste –, rappelant l’importance du premier tour des élections présidentielles… « On est en train de changer la constitution sans le dire aux français » explique-t-elle. C’est à lire à la page 39 du Figaro d’aujourd’hui.

Pour prendre un peu de hauteur, Corbulon nous invite à lire l’ouvrage d’Emile Perreau-Saussine intitulé « Catholicisme et démocratie, une histoire de la pensée politique ». Il nous présente le livre sur le blog du Temps d’y penser (www.letempsdypenser.fr). Et puis, à quelques heures de l’ouverture des Etats Généraux du Christianisme autour du thème « Faut-il avoir peur ? », comment ne pas citer le débat qui a déjà eu lieu, et que vous pouvez retrouver en vidéo sur le site de La Vie : « La démocratie se perd-elle dans la société du spectacle ? ». D’ailleurs, pour ceux qui ne peuvent pas se rendre à Lille, vous pourrez suivre de nombreux moments de cette deuxième édition sur le site internet du magazine, ou même découvrir un long dossier dans la revue de cette semaine. Et si vous êtes fan de Twitter, suivez #EGC !

Et puis, je ne m’arrête pas en si bon chemin, mais je vous propose de découvrir l’engagement des chrétiens dans la société, à travers les entretiens de Valpré. Des cadres et des chefs d’entreprises qui se réunissent pour découvrir toujours plus la doctrine sociale de l’Eglise. Une belle initiative à découvrir dans les pages du journal La Croix ou sur le blog des Entretiens de Valpré pour entrer en dialogue si vous le désirez. Sur le site de la Conférence des évêques de France, vous pouvez trouver des vidéos des tables rondes de cette rencontre, et sur KTO, l’émission VIP, Visage Inattendus de Personnalités, animée par Emmanuelle Dancourt, qui a reçu le créateur de ces entretiens, Ghislain Laffont. On retrouve aussi un entretien « inspirant » de lui dans Famille Chrétienne (page 10, ou en accès prémium sur le net). Et pour les abonnés de Pèlerin, dans l’édition de la semaine dernière, il y a tout un dossier sur cette rencontre (ou sur le net, gratuitement là !). Un dernier mot sur le sujet pour vous inviter à lire le très bon billet du blog Catholique Aujourd’hui sur le monde du travail et les valeurs chrétiennes.

Pour finir, je cite encore Famille chrétienne qui, à la page 34 de l’édition de cette semaine, revient sur la Doctrine sociale de l’Eglise, à propos du message des évêques. Voilà, la boucle est bouclée !

J’ai déjà parlé brièvement des familles à propos du colloque de la semaine dernière à Paris. Le Pèlerin propose cette semaine une enquête sur les familles et l’Eglise. Des pages 14 à 21, différents points sont abordés, y compris ceux qui posent problème, comme les divorcés-remariés ou les familles monoparentales. On y découvre que 55 % des familles attendent surtout de l’Eglise un « soutien fort dans les épreuves », mais également, et c’est plus surprenant, que 36 % des français « pensent qu’elle peut les aider au moment du mariage ». Voilà qui motivera peut-être certains à participer au « rendez-vous des familles » à Lourdes, les 28,29 et 30 octobre prochain. Mgr Perrier invite largement sur le blog des familles de la conférence des évêques de France. On trouve dans ce dossier de nombreux témoignages. C’est le cas aussi sur le blog « Familles 2011 » du Jour du Seigneur. Jean-Baptiste Maillard, dans le dernier article publié, montre ainsi le lien entre la famille et la nouvelle évangélisation

Et puis, comme on parle de la Nouvelle évangélisation, un mot sur l’assemblée plénière du CCEE (le Conseil des conférences épiscopales européennes) ! Le thème de cette rencontre, qui a eu lieu le week-end dernier à Tirana, en Albanie, était la nouvelle évangélisation. Dans le communiqué final, les évêques rappellent que « l’évangélisation est la manifestation de la vie et de la vitalité de l’Église. Elle ne doit pas être comprise comme une simple activité pastorale mais comme la manifestation de sa nature même et de sa mission ». De nombreux site internet internationaux (Fides et Zenit entre autres, tout comme Radio Vatican) ont commenté ce message, qui tombait en même temps que le lancement du mois missionnaire par la congrégation pour l’évangélisation des Peuples. Nouvelle évangélisation et première évangélisation, finalement, sont liées, comme l’expliquait Mgr Filoni, le préfet de la congrégation pour l’évangélisation des peuples, car « l’annonce de l’Evangile vivifie l’Eglise en interne, en fortifie la ferveur »… Et dans le même ordre d’idée, je vous renvoie vers l’article de catho.be où Jean-Luc Moens explique que « la nouvelle évangélisation est avant tout une activité spirituelle capable de redonner à notre temps le courage et la force des premiers chrétiens et des premiers missionnaires pour accomplir le commandement missionnaire du Seigneur ».

Cette « activité spirituelle », pour reprendre l’expression de ce laïc engagé dans la communauté de l’Emmanuel, est loin d’être une activité mièvre. Comme l’écrit David Lerouge, « Dieu nous appelle, à son image, à être force d’amour, d’espérance et de foi dans un monde qui en a besoin. C’est en cela que l’Evangile est pour les hommes Bonne Nouvelle ». Et à lire les billets d’Anne-Claire, de Zabou (qui cite les bisounours, comme David…) ou du père Gaignet sur l’automne et le changement de couleurs dans la nature, on se rend compte que notre vocation nous pousse à « Découvrir la Lumière : le Christ, pour Vivre en enfants de celle-ci » (la citation est de Zabou !). Pierre de Charentenay lui aussi nous invite à la profondeur en reprenant les paroles du supérieur général de la Compagnie de Jésus en visite en France. Une invitation à l’intériorité, au silence donc, et ce n’est pas Sylvie Carnoy qui dira le contraire, elle qui en a parlé sur Radio Notre Dame ce mercredi matin (et aussi sur son blog) ! D’ailleurs, le silence est le préalable à l’écoute, et en lisant le blog de Julien Dupont, on se rend compte de la fécondité du silence et de l’écoute du monde. Julien revient sur le parcours de Steve Jobs, décédé ce mercredi, et qu’il qualifie non pas de visionnaire, mais d’ « écoutant »…

Et puis, pour finir sur cette touche spirituelle, un mot pour évoquer une fois de plus les micromélies de Mgr Giraud, sur son diaire. Reprenant une citation de l’évangile du jour, « Combien plus le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent » (Lc 11,13), l’évêque à ce commentaire sobre mais fort : «

Voilà la vraie prière de demande ».! D’ailleurs, la prière est un besoin pour le monde. C’est ce que confie l’acteur Jacques Weber dans une longue interview à lire dans le magazine Panorama de ce mois…

La prière, c’est également ce qui avait été demandé au père Maciel, le fondateur des légionnaires du Christ, quand il avait été mis de côté à la suite des révélations sur sa vie plus que tourmentée… Les Légionnaires et le père Maciel, on en a parlé cette semaine, à propos de deux événements. Le premier, c’est la démission de Jesús Colina de la direction de Zenit. L’emblématique fondateur de cette agence, il y a 14 ans, a été poussé vers la sortie, suite à une perte de confiance entre les légionnaires du Christ et lui. C’est ce qu’il dit à l’agence de presse ACI Prensa. Vous trouverez toute l’historie dans les excellentes matinales chrétiennes de La Vie de Natalia Trouiller (ou dans cet article), et ce de vendredi dernier jusqu’à hier. Le suisse Romain, depuis les USA où il est actuellement, commente lui aussi ce départ. Jean-Marie Guénois apporte également sa contribution sur les relations entre Zenit et les légionnaires du Christ. Le second élément qui fait parler des disciples du père Maciel, c’est la nomination d’un jeune prêtre comme numéro trois de la Légion. Alors qu’un renouveau était attendu, voilà que c’est un homme du sérail qui vient rejoindre la direction de la congrégation religieuse… Rien de très ouvert ou positif apparemment. Au point que Marc Favreau s’interroge sur cet ordre religieux, se demandant s’il s’agit d’une secte ! C’est un billet très bien documenté qu’il nous présente.

Et pour finir sur une note positive, l’APIC nous apprend que le Conseil Pontifical pour les Laïcs « propose de nouveaux liens associatifs "aux journalistes qui veulent rester en communion avec l’Eglise catholique" ». C’est la suite de la dissolution de l’UCIP, l’Union Catholique Internationnale de la Presse qui était advenue il y a quelques mois. Si Jesús Colina n’était pas déjà pris par H2Onews et Aleteia, voilà un challenge qui lui aurait bien convenu !

Bonus Links :

  • Pour les gens qui s’embêtent durant les homélies (ou pour les prêtes qui sont en retard), David Lerouge propose une solution.
  • Et  puis, toujours dudit père Lerouge, ce bel article sur les Sacristains (sur le site et sur la philosophie du label (oui, je sais, facile)
  • Radio Vatican a soufflé ses 80 bougies. C’était le 29 septembre. Je n’ai rien vu passer en français, mais il y a des choses en italien…
  • Pour les parisiens, page 13 du Figaro d’aujourd’hui, un article sur le délabrement des églises parisiennes.
  • Une Bibliothèque numérique mondiale de théologie et d’œcuménisme accessible gratuitement sur internet : ça existe : Globetheolib. Présentation par La Croix !

Benoît XVI à Freiburg : La question de notre relation avec Dieu…

25 septembre 2011 Poster un commentaire

(…) Le Seigneur conclut sa parabole par des paroles vigoureuses : « Les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole » (Mt 21, 31-32). Traduite en langage de notre temps, l’affirmation pourrait correspondre plus ou moins à ceci : les agnostiques, qui au sujet de la question de Dieu ne trouvent pas la paix ; les personnes qui souffrent à cause de nos péchés et ont le désir d’un cœur pur, sont plus proches du royaume de Dieu que ne le sont les fidèles « de routine », qui dans l’Église voient désormais seulement ce qui paraît, sans que leur cœur soit touché par la foi.

(…) Ceci, cependant, ne signifie pas du tout que tous ceux qui vivent dans l’Église et travaillent pour elle sont à estimer comme loin de Jésus et du royaume de Dieu (…) Ce service demande avant tout une compétence objective et professionnelle. Mais dans l’esprit de l’enseignement de Jésus il faut plus : le cœur ouvert, qui se laisse toucher par l’amour du Christ, et donne ainsi au prochain, qui a besoin de nous, plus qu’un service technique : l’amour, dans lequel se rend visible à l’autre le Dieu qui aime, le Christ. Alors interrogeons-nous aussi à partir de l’Évangile d’aujourd’hui : comment est ma relation personnelle avec Dieu, dans la prière, dans la participation à la messe dominicale, dans l’approfondissement de la foi par la méditation de la sainte Écriture et l’étude du Catéchisme de l’Église catholique ? Chers amis, le renouveau de l’Église, en dernière analyse, ne peut se réaliser qu’à travers la disponibilité à la conversion et à travers une foi renouvelée.

Benoît XVI, homélie de la messe à Freiburg, 25 septembre 2011

*** Texte intégral de l’homélie ***

Chers Frères et Sœurs,

Il est émouvant pour moi de célébrer ici l’Eucharistie, l’Action de grâces, avec tant de gens provenant de diverses parties de l’Allemagne et des pays voisins. Nous voulons adresser notre action de grâces surtout à Dieu, dans lequel nous nous mouvons et nous existons (cf. Ap. 17, 28). Mais je voudrais vous remercier aussi, vous tous, pour votre prière en faveur du Successeur de Pierre, afin qu’il puisse continuer à exercer son ministère avec joie et espérance confiante et confirmer ses frères dans la foi.

« Dieu qui donne la preuve suprême de ta puissance, lorsque tu patientes et prends pitié… » avons-nous dit dans la collecte du jour. Dans la première lecture nous avons entendu comment Dieu, dans l’histoire d’Israël a manifesté la puissance de sa miséricorde. L’expérience de l’exil babylonien avait fait tomber le peuple dans une profonde crise de la foi : pourquoi ce malheur était-il survenu ? Peut-être que Dieu n’était pas vraiment puissant absolument ?

Il y a des théologiens qui, face à toutes les choses terribles qui surviennent aujourd’hui dans le monde, disent que Dieu ne peut être absolument tout-puissant. Face à cela, nous professons Dieu, le Tout-Puissant, le Créateur du ciel et de la terre. Et nous sommes heureux et reconnaissants qu’il soit tout-puissant. Mais nous devons, en même temps, nous rendre compte qu’il exerce sa puissance de manière différente de ce que nous, les hommes, avons l’habitude de faire. Lui-même a mis une limite à son pouvoir, en reconnaissant la liberté de ses créatures. Nous sommes heureux et reconnaissants pour le don de la liberté. Toutefois, lorsque nous voyons les choses horribles qui arrivent à cause d’elle, nous nous effrayons. Faisons confiance à Dieu dont la puissance se manifeste surtout dans la miséricorde et dans le pardon. Et nous en sommes certains, chers fidèles : Dieu désire le salut de son peuple. Il désire notre salut, mon salut, le salut de chaque personne. Toujours, et surtout en des temps de péril et de changement radical, il nous est proche, et son cœur s’émeut pour nous, il se penche sur nous. Pour que la puissance de sa miséricorde puisse toucher nos cœurs, il faut s’ouvrir à Lui, il faut librement être prêt à abandonner le mal, à sortir de l’indifférence, et à donner un espace à sa Parole. Dieu respecte notre liberté. Il ne nous contraint pas. Il attend notre « oui » et, pour ainsi dire, il le mendie.

Dans l’Évangile, Jésus reprend ce thème fondamental de la prédication prophétique. Il raconte la parabole des deux fils qui sont envoyés par leur père pour travailler dans la vigne. Le premier fils répond : « ‘Je ne veux pas’. Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla » (Mt 21, 29). L’autre au contraire dit à son père : « ‘Oui Seigneur ! » mais « il n’y alla pas » (Mt 21, 30). À la demande de Jésus, qui des deux a accompli la volonté du père, les auditeurs répondent justement : « Le premier » (Mt 21, 31). Le message de la parabole est clair : ce ne sont pas les paroles qui comptent, mais c’est l’agir, les actes de conversion et de foi. Jésus –nous l’avons entendu- adresse ce message aux grands prêtres et aux anciens du peuple d’Israël, c’est-à-dire aux experts en religion dans son peuple. Eux, d’abord, disent « oui » à la volonté de Dieu. Mais leur religiosité devient routine, et Dieu ne les inquiète plus. Pour cela ils ressentent le message de Jean Baptiste et le message de Jésus comme quelque chose qui dérange. Ainsi, le Seigneur conclut sa parabole par des paroles vigoureuses : « Les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole » (Mt 21, 31-32). Traduite en langage de ce temps, l’affirmation pourrait correspondre plus ou moins à ceci : les agnostiques, qui au sujet de la question de Dieu ne trouvent pas la paix ; les personnes qui souffrent à cause de leurs péchés et ont le désir d’un cœur pur, sont plus proches du royaume de Dieu que ne le sont les fidèles « de routine », qui dans l’Église voient désormais seulement ce qui paraît, sans que leur cœur soit touché par la foi.

Ainsi la parole doit faire beaucoup réfléchir, et même, doit nous secouer tous.  Ceci, cependant, ne signifie pas que tous ceux qui vivent dans l’Église et travaillent pour elle sont à estimer comme loin de Jésus et du royaume de Dieu. Absolument pas ! Non, c’est plutôt le moment de dire une parole de profonde gratitude à tant de collaborateurs employés et volontaires, sans lesquels la vie dans les paroisses et dans l’Église tout entière serait impensable. L’Église en Allemagne a de nombreuses institutions sociales et caritatives, dans lesquelles l’amour pour le prochain est exercé sous une forme qui est aussi socialement efficace et jusqu’aux extrémités de la terre. À tous ceux qui s’engagent dans la Caritas allemande ou dans d’autres organisations ou qui mettent généreusement à disposition leur temps et leurs forces pour des tâches de volontariat dans l’Église, je voudrais exprimer, en ce moment, ma gratitude et mon appréciation. Ce service demande avant tout une compétence objective et professionnelle. Mais dans l’esprit de l’enseignement de Jésus il faut plus : le cœur ouvert, qui se laisse toucher par l’amour du Christ, et donne ainsi au prochain, qui a besoin de nous, plus qu’un service technique : l’amour, dans lequel se rend visible à l’autre le Dieu qui aime, le Christ. Alors interrogeons-nous aussi à partir de l’Évangile d’aujourd’hui : comment est ma relation personnelle avec Dieu, dans la prière, dans la participation à la messe dominicale, dans l’approfondissement de la foi par la méditation de la sainte Écriture et l’étude du Catéchisme de l’Église catholique ? Chers amis, le renouveau de l’Église, en dernière analyse, ne peut se réaliser qu’à travers la disponibilité à la conversion et à travers une foi renouvelée.

Dans l’Évangile de ce dimanche –nous l’avons vu- on parle de deux fils, derrière lesquels, cependant, se tient, de façon mystérieuse, un troisième. Le premier fils dit non, mais réalise ensuite la volonté de son père. Le deuxième fils dit oui, mais ne fait pas ce qui lui a été ordonné. Le troisième fils dit « oui » et fait aussi ce qui lui est ordonné. Ce troisième fils est le Fils unique de Dieu, Jésus Christ, qui nous a tous réunis ici. Entrant dans le monde, Jésus a dit : « Voici, je viens […], pour faire, ô Dieu, ta volonté » (He 10, 7). Ce « oui », il ne l’a pas seulement prononcé, mais il l’a accompli et il a souffert jusqu’à la mort. Dans l’hymne christologique de la deuxième lecture on dit : « Lui qui était dans la condition de Dieu, il n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix » (Ph 2, 6-8). En humilité et obéissance, Jésus a accompli la volonté du Père, il est mort sur la croix pour ses frères et ses sœurs –pour nous- et il nous a rachetés de notre orgueil et de notre obstination. Remercions-le pour son sacrifice, fléchissons les genoux devant son Nom et proclamons ensemble avec les disciples de la première génération : « Jésus Christ est le Seigneur – pour la gloire de Dieu le Père » (Ph 2, 10).

La vie chrétienne doit se mesurer continuellement sur le Christ : « Ayez entre vous les dispositions que l’on doit avoir dans le Christ Jésus » (Ph 2, 5), écrit saint Paul dans l’introduction à l’hymne christologique. Et quelques versets avant il nous exhorte déjà : « S’il est vrai que dans le Christ on se réconforte les uns les autres, si l’on s’encourage dans l’amour, si l’on est en communion dans l’Esprit, si l’on a de la tendresse et de la pitié, alors, pour que ma joie soit complète, ayez les mêmes dispositions, le même amour, les mêmes sentiments ; recherchez l’unité » (Ph 2, 1-2). Comme le Christ était totalement uni au Père et lui obéissant, ainsi ses disciples doivent obéir à Dieu et avoir les mêmes dispositions entre eux. Chers amis, avec Paul, j’ose vous exhorter : rendez ma joie complète en étant solidement unis dans le Christ ! L’Église en Allemagne surmontera les grands défis du présent et de l’avenir et demeurera un levain dans la société si les prêtres, les personnes consacrées et les laïcs croyants dans le Christ, en fidélité à leur vocation spécifique, collaborent dans l’unité ; si les paroisses, les communautés et les mouvements se soutiennent et s’enrichissent mutuellement ; si les baptisés et les confirmés, en union avec l’Évêque, tiennent haut le flambeau d’une foi inaltérée et laissent illuminer par elle leurs riches connaissances et capacités. L’Église en Allemagne continuera d’être une bénédiction pour la communauté catholique mondiale, si elle demeure fidèlement unie aux Successeurs de saint Pierre et des Apôtres, si elle soigne de multiples manières la collaboration avec les pays de mission et se laisse aussi « gagner » en cela par la joie dans la foi des jeunes Églises.

À l’exhortation à l’unité, Paul joint l’appel à l’humilité. Il dit : «Ne soyez jamais intrigants ni vantards, mais ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes. Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de lui-même, mais aussi des autres »  (Ph 2, 3-4). L’existence chrétienne est une pro-existence : un être pour l’autre, un engagement humble pour le prochain et pour le bien commun. Chers fidèles, l’humilité est une vertu qui, dans le monde d’aujourd’hui et, en général, de tous les temps, ne jouit pas d’une grande estime. Mais les disciples du Seigneur savent que cette vertu est, pour ainsi dire, l’huile qui rend féconds les processus de dialogue, possible la collaboration et cordiale l’unité. Humilitas, le mot latin pour « humilité », a quelque chose à voir avec humus, c’est-à-dire avec l’adhérence à la terre, à la réalité. Les personnes humbles ont les deux pieds sur la terre. Mais surtout ils écoutent le Christ, la Parole de Dieu, qui renouvelle sans arrêt l’Église et chacun de ses membres.

Demandons à Dieu le courage et l’humilité de cheminer sur la route de la foi, de puiser à la richesse de sa miséricorde et de tenir fixé notre regard sur le Christ, la Parole qui fait toutes choses nouvelles, qui pour nous est « le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14, 6), qui est notre avenir. Amen.

Avec Luther, le pape pose la question de notre rapport à Dieu

23 septembre 2011 3 commentaires

« Comment puis-je avoir un Dieu miséricordieux ? » Que cette question ait été la force motrice de tout son chemin, me touche toujours à nouveau. Qui, en effet, se préoccupe aujourd’hui de cela, même parmi les chrétiens ? Que signifie la question de Dieu dans notre vie ? Dans notre annonce ? La plus grande partie des gens, même des chrétiens, tient aujourd’hui pour acquis que Dieu, en dernière analyse, ne s’occupe plus de nos péchés et de nos vertus. Il sait, en effet, que nous sommes tous que chair. Si aujourd’hui, on croit encore en un au-delà et en un jugement de Dieu, alors presque tous nous présupposons en pratique que Dieu doit être généreux, et, qu’à la fin, dans sa miséricorde, il ignorera nos petites fautes. Mais nos fautes sont-elles vraiment si petites ? Le monde n’est-il pas dévasté à cause de la corruption des grands, mais aussi à cause de celle des petits, qui pensent seulement à leurs propres intérêts ? N’est-il pas dévasté par le pouvoir des drogues, qui vit du désir de vie et d’argent d’une part, et de l’autre, par l’addiction à la jouissance des personnes qui lui sont adonnées ? N’est-il pas menacé par la disposition croissante à la violence qui se revêt souvent de la religiosité ? La faim et la pauvreté pourraient-elles dévaster autant de parties entières du monde si, en nous, l’amour de Dieu et, à partir de Lui, l’amour pour le prochain, pour les créatures de Dieu, les hommes, étaient plus vivants ? Les questions en ce sens pourraient continuer. Non, le mal n’est pas une bagatelle. Et il ne pourrait être aussi puissant si nous mettions vraiment Dieu au centre de notre vie. La question : quelle est la position de Dieu à mon égard, comment je me situe moi devant Dieu ? – cette question brûlante de Martin Luther doit devenir de nouveau, et certainement sous une forme nouvelle également notre question. Je pense que c’est là le premier appel que nous devrions entendre dans la rencontre avec Martin Luther.

Benoît XVI à Erfurt, le 23 septembre 2011

Revue de Blogs : Cinéma, conversion, et bioéthique

9 février 2011 1 commentaire

Copie d'écran du site de Sandro Magister

Pour débuter cette revue de blog, on part au cinéma… Vous avez certainement entendu parler du film « Qui a envie d’être aimé ? » Eh bien  la blogosphère en parle aussi. C’est l’abbé Amar, sur le blog des Padre (www.padreblog.fr) qui nous engage à aller voir ce film. Il nous rappelle dans son billet que le film est d’abord un livre, « Catholique Anonymes ». L’auteur, nous dit l’abbé Amar, « y raconte l’histoire de sa conversion ». Dans ce film, rien d’extraordinaire : « pas d’extase ni de miracle » nous dit le prêtre bloggeur. Mais un film, poursuit-il, « qui fait partie de ces films à l’efficacité redoutable pour le cœur. On se sent meilleur après les avoir vus ». Un film à ne pas râter donc.

D’ailleurs, l’abbé Amar n’est pas le seul à en parler : le site internet du magazine La Vie (www.lavie.fr) revient lui aussi sur ce film qui « délit les langues » et permet de parler de la foi. Selon Thierry Bizot, l’auteur du livre,  cité dan le Figaro d’hier, « Quand on parle de religion, on parle du pape, du préservatif, mais jamais de Dieu ». Un article à retrouver en ligne, sur le site du journal. De nombreux autres journaux, magazines, ou site internet parlent également de ce film. Alors n’hésitez pas à vous forger votre propre opinion en allant voir ce film, et pourquoi pas à aller commenter les blogs qui en parlent !

Et sinon, dans la blogosphère chrétienne en ce moment , et bien, il y a bien évidement des questions sur la bioéthique. Nicolas Mathey, l’auteur du blog Thomas More, intitule son dernier billet : « Le feuilleton bioéthique (s3ep1) ». Il nous donne tout un tas de liens pour suivre le débat de l’Assemblée nationale. A lire son compte rendu, on a la chronique de ce qui s’est passé dans l’hémicycle. Un débat technique, que le bloggeur réussit, par un incroyable tour de force, à simplifier et à rendre limpide.

Patrice de Plunkett suit lui aussi les travaux, et nous offre une réflexion dans ce domaine à partir du livre du cardinal Vingt-Trois. De cours passages qui concernent la bioéthique et qui offrent des pistes de réflexion dans ce domaine. Dans las commentaires de l’article, l’auteur du blog et ses commentateurs reviennent également sur l’annonce du premier bébé-médicament… Guillaume de Prémare, qui intervient sur ce sujet dans les commentaires de l’article, est d’ailleurs l’auteur d’un article sur le blog Urgence Com Catho, où il revient sur le soutien de Michael Lonsdale (Frère Luc dans Des hommes et les Dieux) à l’embryon humain.

Au cours de ce mois de février, nous reviendrons certainement sur le sujet, avec les débats qui s’annoncent… Mais je voulais aussi vous partager quelques billets plus spirituels. Car cette semaine, de nombreux blogs ont pris de la hauteur. Est-ce pour ne pas tomber dans la critique de ces débats ? Je ne sais pas. Mais je vous encourage à aller faire un tour sur le blog www.catholique-aujourdhui.fr, où l’auteur nous partage son expérience d’un dimanche autrement, c’est-à-dire un dimanche, écrit-il, « où les paroissiens sont invités à ne pas s’enfuir dès que la messe est finie, (…)  où nous sommes invités à vivre comme une communauté chrétienne ».

Et puis, toujours dans la veine du témoignage, mais plus personnel là, celui d’une adolescente qui a été touchée par la foi. Comme quoi il n’y a pas qu’aux hommes quarantenaires que ca arrive dans les films. Cette jeune fille, qui dit avoir été « une adolescente menteuse, égoïste et fainéante », qui se droguait, a été touchée par les paroles d’un prêtre qui lui a dit avoir BESOIN (elle écrit ce mot en majuscule dans le texte) d’elle. Une révélation, qui n’est pas la fin du parcours, mais une étape importante. Un témoignage émouvant, à lire sur le site http://www.etanchermasoif.com.

Et comme toutes les semaines, le Blog de la semaine : c’est celui de Sandro Magister. Sandro est un Vaticaniste, c’est-à-dire un journaliste spécialisé dans l’actualité du Vatican. Cela fait plus de 25 ans qu’il suit le pape et l’Eglise. Ce qui fait qu’il nous offre sur son blog, traduit de l’Italien par Charles de Peychpeyrou, un regard avec du recul, et surtout des informations parfois inédites grâce à ses contacts (Pour lire un article de La Croix sur Sandro Magister, c’est ici). Son dernier article s’intéresse aux légionnaires du Christ, en pleine refondation. Mais il a également abordé le catéchisme que les participants aux JMJ auront dans leur sac à dos, ou encore le processus démocratique en Egypte qui se conjugue avec la volonté des habitants de ce pays de voir la charia mise en place… Un blog toujours bien documenté, et très intéressant, que vous ne regretterez pas de consulter. Pour le trouver, entrez Sandro Magister dans voter moteur de recherche…

Voilà, c’est tout pour cette semaine, bonne lecture, n’hésitez pas à commenter les blogs que vous lisez, et à la semaine prochaine !

Revue de Blogs : L’Avent, un peu de spiritualité, toujours le pape, et les JMJ

2 décembre 2010 6 commentaires

C’est l’Avent, et le net se met chrétien se met à la page. Le site de l’Eglise Catholique en France nous propose ainsi diverses retraites de préparation à la fête de Noël. Vous pouvez choisir de vous adresser aux jésuites (www.jesuites.com) ou aller directement sur le site de Notre Dame du Web (www.ndweb.org), pour une cyber-retraite. D’autres propositions vous sont également faites pour plus tard… sinon, il y a aussi les Fraternité monastiques de Jérusalem qui vous invitent à suivre la route de Noël. Plus de 3600 personnes sont déjà inscrites à ce parcours qui propose, autour de 5 figures et de 5 thèmes, une médiation quotidienne (et vous pouvez même la télécharger en podcast pour l’écouter loin de votre ordinateur). Et si cela ne vous suffit pas, le site de la conférence évêques de France vous propose encore d’autres possibilités.

Et puis, dans la même veine spirituelle, une vidéo très belle, d’une centaine de chanteurs d’une chorale qui, l’un après l’autre, se mettent à chanter l’Alleluia de Heandel dans un centre commercial. C’est à voir sur Youtube, en tapant les mots de recherche Alleluia et Flashmob. Ca vaut le détour, n’hésitez pas.

D’ailleurs, sur les blogs, on peut aussi trouver des billets pour entrer dans une démarche plus spirituelle. J’ai déjà cité plusieurs fois ici des blogs qui poussent à la réflexion, et même à la médiation. Cette semaine, j’ai eu un gros coup de cœur pour le blog de Zabou (www.zabou-the-terrible.fr) et un billet où la jeune étudiante nous raconte sa rencontre avec deux jeunes filles qu’elle décrit comme « visiblement paumées » et qui depuis 6 mois trainaient en bas de chez elle. Après avoir dépanné ces jeunes filles, Zabou confie, en pensant au Petit prince : « ce sont mes roses, à peine apprivoisées, sur lesquelles on se pique souvent les doigts mais sur lesquelles je veille, un peu, mais bien mal alors je les confie au Patron là-haut, régulièrement, parce que je sais bien qu’elles portent autre chose que des épines mais les bourgeons de belles fleurs ». Il y a aussi Edmond Prochain qui propose une charade sur l’Avent, et un autre blog, celui d’un diacre, qui a crée un acrostiche avec le mot Avent. Et là encore, je ne peux m’empêcher de le citer : « Attente du prince de la paix, Venue du Messie, Espérance des hommes, Naissance de l’Homme-Dieu , Testament nouveau qui accomplit le premier ». A lire sur le blog diacreauservicedelapaix.over-blog.com.

Si l’on en vient à l’actualité,on constate que les propos du pape font toujours réagir les bloggeurs, et nombreux sont ceux qui s’engagent. Koz, sur son blog www.koztoujours.fr, a laissé vendredi dernier un billet intitulé « Je kiffe ce mec et j’assume ». En voyant une photo de Benoît XVI sous le titre, on comprend aisément de qui il parle. Note avocat adresse une véritable plaidoirie à ceux qui n’ont rien compris au discours du pape. Sur le blog Le temps d’y Penser, un billet fait une recension du livre de Peter Seewald avec le Pape. Guillaumede Prémare sur le blog www.urgencecomcatho.com donne lui aussi des éléments de compréhension en insistant sur l’importance de prendre en compte des cas précis plutôt que de poser un discours purement subjectif. Jean-Maire Guénois, sur son blog (blog.lefigaro.fr/religioblog), donne lui aussi sa vision de cette affaire.

Mais la polémique de la semaine concerne des personnes qui, à l’intérieur de l’Eglise, s’opposeraient au pape, et parmi eux, des catholiques qui trouvent que le pape va trop loin. Sandro Magister, sur son blog, nous dresse un panorama des événements. Et pour conclure ce sujet, allez aussi lire sur le site de La vie l’article de Jean Mercier intitulé : « Le pape critiqué dur son aile droite ».

Et pour finir, le blog de la semaine : Cette semaine, je voulais mettre un coup de projecteur sur un site qui renferme, pour l’instant, cinq vidéos de publicités pour les JMJ. En parodiant la publicité de Free, les diocèses bretons ont lancé le site ilatoutcompris.fr. Le héros, Rodolphe, comme dans la publicité pour le fournisseur d’accès internet, explique comment les JMJ ont changé sa vie. Avec beaucoup d’humour. De la Nouvelle Star aux cours de langues, n’hésitez pas à partager ces vidéos avec les jeunes qui pourraient être concernés par les JMJ. Comme quoi, dans l’Eglise, si on n’a pas énormément de moyens, on a des idées…

Alors bon surf, bonne lecture, bon commentaires, et à la semaine prochaine.

Revue de Presse : Pape, vacances, pélé, burqa… un peu de tout quoi…

6 juillet 2010 4 commentaires

Un air de vacances pour cette dernière revue de presse de la saison. Un air de vacances avec Benoît XVI pour commencer. Jean-Marie Guénois nous apprend ce matin dans Le Figaro du jour que le pape « passera toutes ses vacances dans la résidence d’été de Castel Gandolfo ». Exit donc le traditionnel séjour dans les alpes que, à la suite de Jean Paul II, le saint père faisait chaque année. Le chroniqueur religieux du quotidien affirme que ce sont des raisons médicales qui poussent le pape, âgé de 83 ans, à ne pas partir en altitude. De plus, à la montagne, il y avait toujours une occasion pour organiser une audience avec les gens du village, les prêtres du diocèse, etc… Là, pour Benoît XVI, ce sera le repos quasi complet à partir de demain, après l’audience du mercredi…

Mais si le pape part pour se reposer, tous n’auront pas cette chance. Le cardinal Marc Ouellet et Mgr Kurt Koch sont respectivement canadien et suisse. Ce sont deux des prélats que le pape vient de nommer à la curie. Deux francophones de plus à des postes importants de l’administration de l’Eglise, et qui devront préparer leur venue à Rome tout en quittant leur diocèses de Québec et Bâle. Vous pouvez retrouver plus d’éléments sur ces deux prélats dans La Croix de jeudi dernier, ou sur internet, dans les sites de Zenit ou de Radio Vatican.

Restons avec le quotidien des assomptionnistes (La Croix donc) qui revient aujourd’hui sur la rencontre organisée par le mensuel Panorama. « Dire Dieu aujourd’hui », tel était le thème de ce forum qui s’est tenu à Poitiers en présence de 400 personnes. Comment réussir à tenir un discours sur Dieu aujourd’hui, dans une société et dans un monde où sa présence ne va plus de soi comme c’était le cas au temps de tous les grands théologiens, dans une culture où le vocabulaire et le langage religieux semble affaiblis et toujours sujet à nos motions subjectives… Derrière ces grandes phrases, c’est aussi la réalité de l’expérience de D ieu qui se profile, comme le rappelait aux participants Dom Jean-Pierre Longeat, l’abbé de Ligugé : « Si l’on ne cherche des mots que pour dire Dieu, on n’a rien à faire ici. On cherche des mots pour faire l’expérience de Dieu, et pour former ensemble le Corps du Christ… ».

image dehttp:// bibliojbenzoni.unblog.fr

C’est peut-être ce genre de réflexion qui animera les personnes qui chemineront sur les routes de pèlerinage cet été. Et l’on n’est pas obligé de partir bien loin. Le Républicain Lorrain d’hier relatait dans son édition de Saint Avold une randonnée organisée par le syndicat mixte à vocation touristique du pays de Nied « à la découverte du patrimoine des calvaires ». Une démarche qui est plus culturelle que religieuse, mais qui peut également être reproduite seul ou en groupe durant cet été, et dans un cadre religieux bien déterminé si l’on veut…

Vos revues chrétiennes s’intéressent elles aussi aux pèlerinages et aux monuments qui témoignent de la foi. Le Pèlerin nous invite cette semaine à suivre un chemin enrte Vézelay et Assise, « dans les pas de saint François ». durant tout l’été, la revue nous proposera des itinéraires divers. Si vous n’avez pas encore planifié vos vacances, n’hésitez pas à consulter le site internet de la revue (www.pelerin.info) pour trouver de plus amples renseignements sur cet itinéraire.

Vézelay, il en est question dans le cahier des Essenteils de La Vie de cette semaine. 6 pages du cahier central avec un témoignage d’Olivier Tarozzi. Ce spécialiste des cloches nous raconte sa découverte de ce haut lieu spirituel, et nous donne quelques conseils pour découvrir la basilique et profiter à fond d’un court séjour sur place.

Et puis, Assise est aussi présent à travers l’évocation de Saint François dans Famille Chrétienne. C’est la suite de la Bande dessinée de l’été qui a début la semaine dernière et que je vous invite à poursuivre, avec l’étape de la conversion qui se profile prépare pour le noble chevalier… A lire, à dévorer même dans le numéro de cette semaine donc.

Un petit point sur l’actualité, avec deux articles sur la laïcité qui sont parus ces jours-ci. Alors que va s’engager aujourd’hui le débat sur la burqa à l’assemblée nationale, Chantal Delsol revenait ce week-end dans Le Figaro sur l’ « affaire des crucifix » en Italie. Elle fustigeait l’Europe qui cherche à mettre tout le monde au « pas de l’oie ». Dans Le Monde d’hier en revanche, c’est le président de l’observatoire de la laïcité (qui est également grand maître du Grand Orient de France nous apprend le journal) qui revient sur les « revendications identitaires » et « communautaristes », en n’omettant pas de citer au même de gré de nocivité pour la société, selon lui, les intégrismes de « toutes les religions »… Vous avez dit combat d’arrière garde ???

Et pour finir, à la fin de cette saison et de cette 43ème revue de presse, je teins à remercier toutes les personnes ou institutions qui m’ont permis de réaliser cette chronique. Merci au journal Le Monde, aux magazines Pèlerin et Famille Chrétienne pour les abonnements dont j’ai bénéficié. Merci aux personnes qui m’ont gracieusement donné leurs exemplaires de La Croix, du Républicain Lorrain, de La Vie, du Figaro ou de Panorama. Ces revues et journaux, vous l’aurez constaté, ont été la base de cette revue de presse. N’hésitez pas à les parcourir durant ces vacances. Alors, bonne lecture, et à bientôt…

Très joyeuses fêtes de Pâques

Chers lecteurs,

que la lumière de la résurection vous éblouisse tous et vous entraîne, à la suite du Christ, à vous relever, à vous mettre debout, pour vivre votre vie éclairés par cette espérance que tous, nous sommes appelés à partager sa vie.

Bonne fêtes de Pâques et bonne route !

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Last, but not the least : Charité et prière ensemble !

Un frère alla chez un vieillard clairvoyant et le suppliait en disant : « Prie pour moi, père, car je suis faible ». Le vieillard répondit au frère que l’un des saints avait dit une fois : «Celui qui met de l’huile dans sa main pour oindre un malade est le premier à profiter du bienfait de l’huile ; de même, celui qui prie pour un frère : avant que ce dernier en tire profit, c’est lui qui en retire du profit par sa résolution de charité. Prions donc les uns pour les autres, mon frère, afin que nous soyons guéris; car c’est à cela que l’Apôtre nous invite en disant : Priez les uns pour les autres afin d’être guéris ».

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Dieu s’unit à nous !

Un frère demanda à un vieillard : « Dis-moi une parole pour que je sois sauvé ». Il lui dit : «  Il faut que peu à peu nous nous efforcions de faire des œuvres, et Dieu s’unit à nous et nous sommes sauvés ».

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Juger or not juger…

Un vieillard dit : « Celui qui manifeste et rend publique ses bonnes actions est semblable à celui qui sème à la surface de la terre : les oiseaux du ciel viennent et mangent la semence ; mais celui qui cache sa façon de vivre, c’est comme s’il semait dans des sillons en terre : il fera une abondante récolte ».

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