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Posts Tagged ‘vérité’

Plus belle la vie – 30

27 mars 2012 1 commentaire


Francine, dépitée d’avoir perdu son travail, a fait une tentative de suicide. Luna a vendu à Ninon la mèche sur les fausses accusations qui ont conduit au licenciement de la femme de ménage. Carpi, pour se racheter, doit payer Francine pour la faire taire. Il cherche la taupe, et vient mettre la pression sur Jean, l’oncle de Mélanie. Luna, qui est à côté de Jean lors de cette entrevue, est mal à l’aise. Elle comprend que Jean risque d’être le bouc émissaire désigné par Carpi…

Retrouvez tout le scénario de cet épisode en  Lv 16, 20-23

 

Le nom de personnages (et leur sexe) a bien entendu été changé pour correspondre au plus près à ceux de Plus Belle la Vie !

Durant le carême, retrouvez tous le jours (sauf le week-end) un autre scénario inspiré de la Bible sur ce blog. Vous pouvez tous les retrouver dans la catégorie PBLV de ce blog.

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Plus belle la vie – 21



Récemment arrivée au Mistral Barbara découvre que son vrai père est Léo. Mais elle refuse de vivre avec lui et se retrouve dans un foyer, où elle fait la rencontre d’Abdel Fedala, dont le père, Karim, est en prison depuis plusieurs semaines. Abdel n’est pas au courant de la situation de son père , le croyant en Suisse pour affaires. Ayant appris la vérité, Barbara refuse de mentir à Abdel, préférant rompre ; elle le rejette brutalement. Cependant, elle s’en veut et l’aime toujours. Quand Abdel apprend la vérité sur la situation de son père, c’est le drame… Mais Barbara est là pour le réconforter…

Retrouvez tout le scénario de cet épisode en Jn 8, 25-32

Le nom de personnages (et leur sexe) a bien entendu été changé pour correspondre au plus près à ceux de Plus Belle la Vie !

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Des homélies insipides…

8 novembre 2011 11 commentaires

Vous avez certainement lu le billet d’Ivan Rioufol, concernant les curés « sans saveur ». Outre que le titre ne rend absolument pas compte de la réalité des paroles du cardinal, ni même du contenu de la dépêche de l’AFP, où l’on apprends que pour le Cardinal Ravasi, « la prédication dans les Eglises est devenue « incolore, inodore et sans saveur, au point d’être désormais tout à fait insignifiante » », les propos de l’auteur du blog ne sont pas très amènes pour les prêtres.

Je ne défendrai pas l’honneur des prêtres, je laisse cela à David Lerouge (qui s’est indigné assez rapidement, en insistant sur ce qu’est la prédication et le ministère du prêtre) et à Christophe Delaigue (qui renvoie le problème soulevé par Ivan à l’ensemble des chrétiens, ce en quoi il a lui aussi raison) qui l’ont très bien fait et que je remercie pour leur réaction rapide…

En revanche, je voudrais revenir sur les paroles du Cardinal Ravasi… Le pauvre, on lui a fait le coup du pape et de la capote ! Parlant d’un sujet bien plus vaste, comme le confirme la dépêche de l’AFP précédemment citée, ou le billet d’Antoine Marie Izoard sur Vatican Insider (c’est juste en italien désolé), ou encore son papier dans La Croix, on apprend que le Cardinal Ravasi a eu ces propos lors d’une conférence pour l’ouverture d’un « cycle de conférences sur le thème de la Parole organisé à Rome par le Centre Saint-Louis de France ». Le thème de la leçon inaugurale de ce cours par le cardinal Ravasi était : « Des paroles à la Parole » ! On imagine bien ce que le bibliste de renom qu’il est a pu dire… Et d’une conférence d’au moins une heure, voire 1h30 en général, on n’a retenu qu’une seule parole !

Le cardinal, qui possède son compte twitter et un blog, a également « invité les prédicateurs à prendre en compte les nouveaux langages pour capter l’attention des fidèles mais surtout à ne pas craindre le « scandale » que crée la Parole, celle de la Bible en premier lieu » selon Antoine Marie Izoard dans La Croix. Et d’ailleurs, le même article nous dit, après le passage sur la « prédication, ou au moins la présentation de la parole », qui serait « devenue incolore, inodore et sans saveur, au point d’être désormais tout à fait insignifiante », que

« nous devons donc retrouver à nouveau le scandale que crée la parole », a lancé le cardinal Ravasi. Et de citer en exemple la Bible, dont la lecture peut « inquiéter et parfois déconcerter », ce qui est « indispensable » à ses yeux. « Les grands textes, a-t-il soutenu, ne sont jamais seulement informatifs, mais aussi performatifs ».

L’article de La Croix, comme celui du Vatican Insider, insistent sur l’attention que le cardinal Ravasi pose sur les nouveaux langages et les nouvelles manières de communiquer, qui sont co-naturelles aux hommes de notre temps mais que nous n’utilisons pas assez… Il a également réalisé un parcours à travers les différentes dimensions de la Parole en tant qu’évènement créateur (dans la Genèse), qu’évènement historique (cf. l’Evangile de Jean où il est dit que le Verbe s’est fait chair), qu’évènement graphique, sonore, artistique. Le cardinal, président du Conseil Pontifical pour la culture, a invité les participants à rouvrir l’horizon de l’art sacré… Il y a là une véritable réflexion sur notre rapport à la Parole, à sa transmission, à sa traduction dans le monde d’aujourd’hui. Bon, j’ai résumé très brièvement, et je vous renvoie aux articles précédemment cités pour plus de détails.

Voilà, je voulais juste rétablir un peu la vérité, et éviter de regarder cette conférence par le petit bout de la lorgnette. Elle pose des enjeux bien plus forts que cette parole polémique tirée hors de son contexte.

Et comme il ne faut pas être totalement angélique, j’aimerai quand même faire un reproche au cardinal Ravasi (si si, je me permets, je suis un homme libre et pas un numéro) : Quand il dit que la prédication des prêtres est trop souvent « incolore, inodore et sans saveur » (si ce sont ses paroles exactes), il aurait pu mentionner aussi celles des évêques ou des cardinaux, parce que si nous, les prêtres, nous ne sommes pas toujours de bons prédicateurs, ce que je lui concède volontiers à certains moments, il faut bien avouer que ce ne sont pas forcément nos « supérieurs » qui nous montrent l’exemple ! Une personne (dont je tairai le nom par charité chrétienne) rappellait ainsi cette après midi sur Twitter que la dernière fois qu’elle avait assisté à une conférence du Cardinal Ravasi, elle s’était endormie… « Enlève la poutre qui est dans ton oeil, alors tu pourras enlever la paille qui est dans l’oeil de ton frère ! » (Oui, je termine sur une citation biblique, j’écoute les conseils moi !)

****

Ajout du 18 novembre :

J’ai pu, grâce à Marc, écouter la conférence du Cardinal Ravasi ! Les paroles exactes qu’il prononce sont

La nostra predicazione, o comunque la presentazione della Parola è diventata talmente incolore, inodrore insapore da essere ormai assolutamente irrilevante.

ce qui peut se traduire par

Notre prédication, ou du moins la présentation de la Parole, est devenue tellement incolore, inodore et sans saveur qu’elle est désormais tout à fait insignifiante.

Le Cardinal Ravasi poursuit en citant Voltaire et Montesqieu, qui disaient que « l’éloquence sacrée est comme l’épée de Charlemagne : longue et plate« .

On voit clairement à travers cet exemple que ce ne sont pas les prêtres d’aujourd’hui qu’il stigmatise (il s’inclut d’ailleurs dans le propos avec le « Notre prédication ») mais plutôt un système bien en place, et là, personne ne peut lui donner tort.  La force de la Parole de dieu est vraiment à retrouver et à faire ressortir, tant par notre vie que par nos paroles !

 

 

Revue de Blogs : Communication, blasphème, écologie,… et plein d’autres choses !

Allez signer la pétition en cliquant sur l'image ! Merci

Dimanche, c’était la Journée Mondiale des Communications Sociales. Pourtant, sur le net, on en a assez peu parlé. Ainsi, alors que le message de Benoît XVI intitulé « Vérité, annonce et authenticité de vie à l’ère du numérique » était disponible depuis longtemps sur le site du Conseil Pontifical des Communications Sociales (www.pccs.va), je ne l’ai guère vu cité ! Sur le site de l’agence Zenit cependant, le père Lombardi, directeur du bureau de presse du Saint-Siège, « invite à un témoignage crédible des chrétiens sur Internet ». Dans une très bonne analyse de ce message, il explique ainsi que « le message de cette année est un appel fort pour une réflexion profonde sur la manière dont nous vivons notre expérience humaine et notre engagement chrétien dans l’ère et dans la culture d’Internet ». Un article à lire pour mener au mieux sa propre réflexion sur le sujet.

Sylvie, sur son blog LSD, Le Spirituel D’abord, revient sur les différentes campagnes médiatiques autour de Pâques pour montrer qu’aujourd’hui, les cathos sont « dans la vibe » ! (Petit rappel pour ceux qui ne l’auraient pas lu : les padre de Padreblog ont aussi parlé de ça!) Et puis toujours sur le même sujet, le curé de Fontenay-le-Comte nous offre une très belle prière : le Notre Père de l’internaute ! Le père Olivier Gaignet nous propose également un lien sur le site de sa paroisse, qui est très bien fournit sur le sujet.

Et pour finir sur ce sujet, Gwenola de Coutard, sur le site du Pèlerin, www.pelerin.info, dresse son palmarès des meilleurs blogs… Avec pleins de liens hyper sympa (et puis elle dit du bien de moi, alors foncez) !

Mais finalement, une question demeure : « Les médias disent-ils la vérité ? » Voilà une question qui nous intéresse tous… Eh bien pour y répondre, Laurent Joffrin, directeur du Nouvel Observateur, nous donne sa réponse, en vidéo, sur le site des Bernardins. On trouve d’ailleurs sur le site plusieurs vidéos de 15 minutes (ou un peu plus) qui ont été filmées lors de la journée des Bernardins, et qui abordent les thèmes de la solidarité, de la justice,…

Et puis, en parlant des médias, on ne peut passer sous silence la question d’Internet. Edmond Prochain, sur son blog, fait de la pub pour une recension d’un article écrit dans « Il est vivant » pour un dossier intitulé « Et si les catholiques s’emparaient du net ? » (oui, le trajet pour arriver à l’article fut long, mais c’est bien ça la magie des liens hypertextes). Dans ce dossier, outre une très bonne interview du frère Eric Salobir, responsable internet du Jour du Seigneur (le site, vous savez!), vous trouverez dans ce dossier consultable en ligne de nombreuses infos intéressantes, dont la chronique d’Edmond !

A propos d’informations et des médias d’ailleurs, une info a refait surface grâce aux blogs et aux réseaux sociaux, c’est la question sur le sort d’Asia Bibi. Vous vous souvenez peut-être de cette jeune maman emprisonnée au Pakistan et en attente d’être tuée pour blasphème. Si vous l’avez oubliée, Koz est là, et il nous rafraîchit la mémoire. Il remarque que les médias ont largement parlé d’Asia, mais s’interroge également sur la meilleure manière de l’aider… Peut-être se souvenir que cela fera deux ans, lundi prochain, qu’elle est emprisonnée. Et d’ici là, qui sait si d’autres idées ne germeront pas… surveillez vos réseaux sociaux… des choses devraient arriver, mais chut pour l’instant !

Dans la foulée, Pneumatis en remet une couche sur son blog, et il rappelle la pétition de l’Aide à l’Eglise en Détresse. A signer sur internet si vous ne l’avez pas encore fait. C’est quand même rageant de voir que 132 855 personnes font partie du groupe Facebook pour la démission de Domenech et seulement 11 128 militent pour l’abrogation de la loi anti-blasphème au Pakistan ! Moi je ne trouve pas ça normal ! Alors, comme on dit, faite tourner très largement cette pétition de l’AED… Et Pneumatis, comme Koz, donnent encore d’autres solutions pour Aider Asia Bibi et sa famille. Jean-Pierre Denis, dans l’éditorial de La Vie de cette semaine, parle lui aussi d’Asia Bibi et de blasphème, et à la veille de la Pentecôte, il propose encore une autre solution, plus spirituelle, que je vous laisse aller découvrir dans le magazine ou sur le site internet de La Vie ! 

En bref : Nystagmus est de retour. Et la blogueuse redémarre fort avec un billet sur les francs-maçons et leurs rituels. Elle démontre la proximité avec certains thèmes chrétiens… Voilà qui ne vas pas plaire aux opposants historiques de l’Eglise ! Elle est tellement bien renseignée qu’on se demanderait presque si elle n’a pas été jusqu’à infiltrer les réseaux maçonnique durant quelques mois… A lire sur son blog ! Et puis, si parfois vous ne comprenez pas le langage de la tribu catho, Sophie Lebrun et Philippe Clanché, sur le site de Témoignage Chrétien vous propose un petit dictionnaire, avec nombre d’expressions pur-jus. A lire avec beaucoup d’humour, et quand même une petite remise en question sur nos « mots et formulations obscurs »…

Et pour finir, comme chaque semaine, un blog ou un site que je vous conseille plus particulièrement ! Alors, entre les orages ou la future canicule qui va arriver et les primaires chez les Verts, je vous propose une mise à niveau sur l’écologie et l’environnement… Sur le site www.penseesociale.catholique.fr, vous trouverez, bien entendu, tout ce qui concerne l’actualité et les référence de la doctrine sociale de l’Eglise, mais aussi, et c’est nouveau, une catégorie Environnement et modes de vie vient d’apparaître sur le site ! Ce thème avait été débattu lors de la dernière assemblée des évêques de France à Lourdes, en avril dernier. Eh bien maintenant, sur le net, on a accès à cette partie de la pensée de l’Eglise sur le monde et la société. On y trouve des textes de référence, tant des papes que de l’Eglise de France ou d’autres religions ; il y a aussi des rubriques biodiversité, énergie, climat, eau, comment agir,… ! Pour les passionnés, il y a aussi une grande section sur ce que disent la théologie et la bible sur le sujet !

Bref,c’est un site complet, et qui, comme le dit la page d’ouverture, « s’enrichira progressivement d’autres informations ». Et surtout, c’est un site en dialogue avec le reste de la pensée sociale de l’Eglise. Le fait que les pages soient hébergées sur ce blog tend à replacer la recherche des évêques sur l’environnement dans un cadre social complet, et pas dans une rêverie idéalisée… (Et dans le même registre, en rabe, allez jeter un œil sur le blog de Pierre de Charentenay, qui a fêté ses 3 ans jeudi dernier)

Voilà, c’est tout pour cette semaine. Bonne lecture, comme toujours, n’oubliez pas de commenter les blogs que vous visitez, et à la semaine prochaine !


Benoît XVI décrit un « style chrétien de présence dans le monde numérique »

24 janvier 2011 5 commentaires

Cher bloggeur ou internaute, le pape te parle ! À toi, qui lis ce billet, qui peut-être en écrit. Et si je dis toi, si je te tutoie, c’est parce que c’est vraiment un message qui est adressé à chacun d’entre nous, personnellement. C’est l’impression que j’ai eu ce matin, en lisant le message du pape pour la 45ème journée mondiale des communications sociales. J’ai vraiment eu la sensation que Benoît XVI me parlait et me donnait des points d’attention pour gérer ma vie « on-line », ma vie “sociale” sur internet.

Car c’est un message d’encouragement que Benoît XVI envoie aux bloggeurs catholiques, ainsi qu’à tous les chrétiens inscrits sur les réseaux sociaux (Facebook, Copains d’avant, Viadeo, Twitter…). Un message où il les incite à être toujours plus des acteurs de la vérité sur internet. La vérité sur eux-mêmes, en renvoyant, à travers ces moyens de communications sociales, une image de ce qu’ils sont réellement, et la vérité qui pousse à mieux connaître l’autre, à avoir une relation vraie avec lui, ainsi qu’à devenir un témoin authentique de l’Evangile.

Et c’est d’ailleurs le titre même du message : « Vérité, annonce et authenticité de vie à l’ère du numérique ». Un message qui ne fait pas de concessions aux problèmes posés par les réseaux sociaux, mais qui reste fondamentalement positif quand Benoît XVI encourage à utiliser ces sites internet pour diffuser l’Évangile par exemple. Et pour cela, il donne des indications aux chrétiens déjà engagés, ce qu’il appelle « un style chrétien de présence dans le monde numérique ».

Pour le pape parle, ces nouvelles manières de communiquer sont une réalité que l’Église ne peut ignorer.

Le constat que dresse Benoît XVI est simple : « Les nouvelles technologies ne changent pas seulement le mode de communiquer, mais la communication en elle-même » Et il continue en disant « qu’on assiste à une vaste transformation culturelle », ce qui offre « de nouvelles opportunités inédites d’établir des relations et de construire la communion ». Et quand on parle de communion dans l’Église, ce n’est pas rien. C’est le mot qu’on emploie pour la relation avec Dieu, pour la relation entre les personnes de la Trinité. C’est donc dire jusqu’où les réseaux sociaux peuvent nous porter !

Benoît XVI constate également, dans ce message, qu’aujourd’hui, les réseaux sociaux sont un phénomène incontournable, centrés autour du partage d’informations : « Cette dynamique a contribué à une appréciation renouvelée de la communication, considérée avant tout comme dialogue, échange, solidarité et création de relations positives ». Mais le pape n’est pas naïf. Il pointe aussi les problèmes tels que la partialité de l’information ou de la personne qui la transmet, et la construction parfois biaisée de son identité numérique. A ce sujet, il écrit clairement que « dans la recherche de partage, d’“amitiés”, on se trouve face au défi d’être authentique, fidèle à soi-même, sans céder à l’illusion de construire artificiellement son “profil” public ». Il rappelle également que « les nouvelles technologies de la communication doivent être mises au service du bien intégral de la personne et de l’humanité entière ».

Internet, malgré toutes ses dérives, doit servir au bien commun des hommes.

Pour expliquer comment les réseaux sociaux peuvent servir les hommes, le pape prend deux références bibliques. La première, c’est cette question : « Qui est mon prochain ? »[1]. Et s’il met en évidence la richesse des relations qu’on peut avoir avec des gens du monde entier, le pape indique également que les relations sur internet ne doivent pas remplacer les relations dans le monde réel : « il est important de se rappeler toujours que le contact virtuel ne peut pas et ne doit pas se substituer au contact humain direct avec les personnes à tous les niveaux de notre vie ». C’est aujourd’hui, il faut le reconnaître, un écueil que l’addiction à internet et aux réseaux sociaux…

Pour autant, les relations dans le monde numérique ne sont pas négligeables, et par conséquent, le pape insiste là-dessus, elles doivent être vraies et servir de témoignage, afin que les chrétiens puissent, comme le dit la lettre de Saint Pierre, « rendre compte de l’espérance qui est en eux ». Benoît XVI cite d’ailleurs ce passage. Le témoignage apporté par les chrétiens présent sur les réseaux doit donc être cohérent. Et là le pape donne de véritables clés pour développer ce qu’il appelle « un style chrétien de présence également dans le monde numérique » ;

Comment développer un style chrétien dans le monde numérique

Je laisse la parole à Benoît XVI pour expliciter son idée : ce style « se concrétise dans une forme de communication honnête et ouverte, responsable et respectueuse de l’autre. Communiquer l’Évangile à travers les nouveaux media signifie non seulement insérer des contenus ouvertement religieux dans les plates-formes des divers moyens, mais aussi témoigner avec cohérence, dans son profil numérique et dans la manière de communiquer, choix, préférences, jugements qui soient profondément cohérents avec l’Évangile, même lorsqu’on n’en parle pas explicitement ». C’est donc autant sur l’être que sur l’action propre que l’internaute déploiera sur ces réseaux sociaux que le pape invite à réfléchir et à travailler, avec un maître mot : la cohérence !

Quand on connaît un peu internet et les réseaux sociaux, qui buzzent et jouent sur l’éphémère,une telle présence est-elle réaliste ?

Sans aucun complexe, je vous dis : Oui ! Même si ce n’est pas évident. Et là encore, le pape le sait et le relève, quand il écrit : « nous devons être conscients que la vérité que nous cherchons à partager ne tire pas sa valeur de sa “popularité” ou de la quantité d’attention reçue. Nous devons la faire connaître dans son intégrité, plutôt que chercher à la rendre acceptable, peut-être “en l’édulcorant” ».

Je vous parlais plus haut de deux références bibliques. La seconde, c’est un parallèle que Benoît XVI fait avec le chemin d’Emmaüs : « La proclamation de l’Évangile demande une forme respectueuse et discrète de communication, qui stimule le cœur et interpelle la conscience; une forme qui rappelle le style de Jésus Ressuscité lorsqu’il se fit compagnon sur le chemin des disciples d’Emmaüs ». Il nous invite ainsi à cheminer avec ceux qui se posent des questions, à les accompagner, y compris par internet et les réseaux sociaux, sur leur chemin de foi…

Le pape incite à s’engager sur les réseaux sociaux

Benoît XVI nous invite, dans ce message pour la 45ème Journée Mondiale des Communications Sociales,  à ne pas délaisser cet espace qu’il appelait dans le message de l’an dernier le « continent numérique ».  Et le pape lance clairement, une fois de plus cet appel : « Je voudrais inviter, de toute façon, les chrétiens à s’unir avec confiance et avec une créativité consciente et responsable dans le réseau de relations que l’ère numérique a rendu possible ». Pas simplement pour être dans l’air du temps, ou pour être des missionnaires d’un nouveau genre, mais aussi parce que c’est une possibilité de trouver une réponse à la quête de la vérité qui habite chaque homme. « La vérité qui est le Christ (…) est la réponse pleine et authentique à ce désir humain de relation, de communion et de sens qui émerge même dans la participation massive aux divers réseaux sociaux ».

En outre, le pape reconnaît le rôle particulier d’internet et des réseaux sociaux dans l’Eglise pour les jeunes, qu’il invite « à faire bon usage de leur présence dans l’arène numérique » et qu’il invite « à la prochaine Journée Mondiale de la Jeunesse de Madrid dont la préparation doit beaucoup aux avantages des nouvelles technologies ».

Alors n’hésitez plus, lancez-vous. N’hésitez pas à lire ce message (ci-dessous) ou à consulter les anciens messages du pape pour la Journée Mondiale de la Communication Sociale, sur le site du Saint-Siège.

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Vérité, annonce et authenticité de vie à l’ère du numérique

Chers Frères et Soeurs,

A l’occasion de la XLVême Journée Mondiale des Communications Sociales, je désire partager quelques réflexions, suscitées par un phénomène caractéristique de notre temps : l’expansion de la communication à travers le réseau Internet. La conviction est toujours plus répandue que, comme la révolution industrielle produisit un profond changement dans la société à travers les nouveautés introduites dans le cycle de production et dans la vie des travailleurs, ainsi, aujourd’hui, la profonde transformation en acte dans le champ des communications guide le flux de grands changements culturels et sociaux. Les nouvelles technologies ne changent pas seulement le mode de communiquer, mais la communication en elle-même. On peut donc affirmer qu’on assiste à une vaste transformation culturelle. Avec un tel système de diffusion des informations et des connaissances, naît une nouvelle façon d’apprendre et de penser, avec de nouvelles opportunités inédites d’établir des relations et de construire la communion.

On explore des objectifs auparavant inimaginables, qui suscitent de l’étonnement à cause des possibilités offertes par les nouveaux moyens et, en même temps, exigent toujours plus impérativement une sérieuse réflexion sur le sens de la communication dans l’ère numérique. Cela est particulièrement évident face aux potentialités extraordinaires du réseau Internet et la complexité de ses applications. Comme tout autre fruit de l’ingéniosité humaine, les nouvelles technologies de la communication doivent être mises au service du bien intégral de la personne et de l’humanité entière. Sagement employées, elles peuvent contribuer à satisfaire le désir de sens, de vérité et d’unité qui reste l’aspiration la plus profonde de l’être humain.

Dans le monde numérique, transmettre des informations signifie toujours plus souvent les introduire dans un réseau social, où la connaissance est partagée dans le contexte d’échanges personnels. La claire distinction entre producteur et consommateur de l’information est relativisée et la communication tendrait à être non seulement un échange de données, mais toujours plus encore un partage. Cette dynamique a contribué à une appréciation renouvelée de la communication, considérée avant tout comme dialogue, échange, solidarité et création de relations positives. D’autre part, cela se heurte à certaines limites typiques de la communication numérique : la partialité de l’interaction, la tendance à communiquer seulement quelques aspects de son monde intérieur, le risque de tomber dans une sorte de construction de l’image de soi qui peut conduire à l’auto complaisance.

Les jeunes, surtout vivent ce changement de la communication, avec toutes les angoisses, les contradictions et la créativité propre à ceux qui s’ouvrent avec enthousiasme et curiosité aux nouvelles expériences de la vie. L’implication toujours majeure dans l’arène numérique publique, celle créée par ce qu’on appelle les social network, conduit à établir des nouvelles formes de relations interpersonnelles, influence la perception de soi et pose donc, inévitablement, la question non seulement de l’honnêteté de l’agir personnel, mais aussi de l’authenticité de l’être. La présence dans ces espaces virtuels peut être le signe d’une recherche authentique de rencontre personnelle avec l’autre si l’on est attentif à en éviter les dangers, ceux de se réfugier dans une sorte de monde parallèle, ou l’addiction au monde virtuel. Dans la recherche de partage, d' »amitiés », on se trouve face au défi d’être authentique, fidèle à soi-même, sans céder à l’illusion de construire artificiellement son « profil » public.

Les nouvelles technologies permettent aux personnes de se rencontrer au-delà des frontières de l’espace et des cultures, inaugurant ainsi un tout nouveau monde d’amitiés potentielles. Ceci est une grande opportunité, mais comporte également une attention plus grande et une prise de conscience par rapport aux risques possibles. Qui est mon « prochain » dans ce nouveau monde? N’y a-t-il pas le danger d’être moins présent à ceux que nous rencontrons dans notre vie quotidienne ordinaire? N’y a-t-il pas le risque d’être plus distrait, parce que notre attention est fragmentée et absorbée dans un monde « différent » de celui dans lequel nous vivons? Avons-nous le temps d’opérer un discernement critique sur nos choix et de nourrir des rapports humains qui soient vraiment profonds et durables? Il est important de se rappeler toujours que le contact virtuel ne peut pas et ne doit pas se substituer au contact humain direct avec les personnes à tous les niveaux de notre vie.

Même dans l’ère numérique, chacun est placé face à la nécessité d’être une personne sincère et réfléchie. Du reste, les dynamiques des social network montrent qu’une personne est toujours impliquée dans ce qu’elle communique. Lorsque les personnes s’échangent des informations, déjà elles partagent d’elles-mêmes, leur vision du monde, leurs espoirs, leurs idéaux. Il en résulte qu’il existe un style chrétien de présence également dans le monde numérique : il se concrétise dans une forme de communication honnête et ouverte, responsable et respectueuse de l’autre. Communiquer l’Évangile à travers les nouveaux media signifie non seulement insérer des contenus ouvertement religieux dans les plates-formes des divers moyens, mais aussi témoigner avec cohérence, dans son profil numérique et dans la manière de communiquer, choix, préférences, jugements qui soient profondément cohérents avec l’Évangile, même lorsqu’on n’en parle pas explicitement. Du reste, même dans le monde numérique il ne peut y avoir d’annonce d’un message sans un cohérent témoignage de la part de qui l’annonce. Dans les nouveaux contextes et avec les nouvelles formes d’expression, le chrétien est encore une fois appelé à offrir une réponse à qui demande raison de l’espoir qui est en lui (cf. 1P 3,15).

L’engagement pour un témoignage de l’Évangile dans l’ère numérique demande à tous d’être particulièrement attentif aux aspects de ce message qui peuvent défier quelques-unes des logiques typiques du web. Avant tout, nous devons être conscients que la vérité que nous cherchons à partager ne tire pas sa valeur de sa « popularité » ou de la quantité d’attention reçue. Nous devons la faire connaître dans son intégrité, plutôt que chercher à la rendre acceptable, peut-être « en l’édulcorant ». Elle doit devenir un aliment quotidien et non pas une attraction d’un instant. La vérité de l’Évangile n’est pas quelque chose qui puisse être objet de consommation, ou d’une jouissance superficielle, mais un don qui requiert une libre réponse. Même proclamée dans l’espace virtuel du réseau, elle exige toujours de s’incarner dans le monde réel et en relation avec les visages concrets des frères et soeurs avec qui nous partageons la vie quotidienne. Pour cela les relations humaines directes restent toujours fondamentales dans la transmission de la foi!

Je voudrais inviter, de toute façon, les chrétiens à s’unir avec confiance et avec une créativité consciente et responsable dans le réseau de relations que l’ère numérique a rendu possible. Non pas simplement pour satisfaire le désir d’être présent, mais parce que ce réseau est une partie intégrante de la vie humaine. Le web contribue au développement de nouvelles et plus complexes formes de conscience intellectuelle et spirituelle, de conviction partagée. Même dans ce champ, nous sommes appelés à annoncer notre foi que le Christ est Dieu, le Sauveur de l’homme et de l’histoire, Celui dans lequel toutes choses trouvent leur accomplissement (cf. Ep. 1, 10). La proclamation de l’Évangile demande une forme respectueuse et discrète de communication, qui stimule le coeur et interpelle la conscience; une forme qui rappelle le style de Jésus Ressuscité lorsqu’il se fit compagnon sur le chemin des disciples d’Emmaüs (cf. Lc 24,13-35), qui furent conduits graduellement à la compréhension du mystère à travers la proximité et le dialogue avec eux, pour faire émerger avec délicatesse ce qu’il y avait dans leur coeur.

La vérité qui est le Christ, en dernière analyse, est la réponse pleine et authentique à ce désir humain de relation, de communion et de sens qui émerge même dans la participation massive aux divers réseaux sociaux – social network. Les croyants, en témoignant leurs plus profondes convictions, offrent une précieuse contribution pour que le web ne devienne pas un instrument qui réduise les personnes à des catégories, qui cherche à les manipuler émotivement ou qui permette à qui est puissant de monopoliser les opinions des autres. Au contraire, les croyants encouragent tous à maintenir vivantes les questions éternelles de l’homme, qui témoignent de son désir de transcendance et de sa nostalgie pour des formes de vie authentique, digne d’être vécue. C’est sûrement cette tension spirituelle profondément humaine qui est derrière notre soif de vérité et de communion et qui nous pousse à communiquer avec intégrité et honnêteté.

J’invite surtout les jeunes à faire bon usage de leur présence dans l’arène numérique. Je leurs renouvelle mon rendez-vous à la prochaine Journée Mondiale de la Jeunesse de Madrid dont la préparation doit beaucoup aux avantages des nouvelles technologies. Pour les opérateurs de la communication j’invoque de Dieu, par l’intercession de leur saint Patron François de Sales, la capacité d’effectuer toujours leur travail avec grande conscience et avec un sens professionnel scrupuleux. J’adresse à tous ma Bénédiction Apostolique.

du Vatican, le 24 janvier 2011, en la fête de Saint François de Sales.

BENEDICTUS PP. XVI


[1] Cf. L’épisode dit du bon Samaritain. Mais il y a une autre réponse.

« Le Verbe s’est fait chair et les journalistes de ce temps-là n’en ont rien su. »

5 avril 2010 2 commentaires

Il y a des jours où je m’énerve. Et les articles de nombreux journaux de ce lundi ne sont pas fait pour me calmer. Quand je lis ou entends les chroniques de la presse et de la radio, j’entend parler de pédophilie alors que le pape a parlé de la paix, de la guerre qui doit cesser, de son soutien à Haïti,… de tout sauf de ça. En Bref, il ya pas mal de journalistes qui ne rendent pas compte de l’information, mais de ce qui les intéresse (eux ou leurs patrons)…

Mais heureusement, on peut parfois trouver de très belles paroles aussi, comme cet éditorial du Figaro, à la page 15 du journal d’aujourd’hui, avec un regard plus que conscient sur la manière dont ces cas douloureux ont été traités par la presse :

Benoît XVI – et avec lui les catholiques – doit s’y habituer : à chaque carême sa via dolorosa, son lot de scandales, d’attaques et de souffrances. L’an passé, c’était les déclarations inadmissibles de l’évêque Williamson sur la Shoah. Cette année, ce sont les révélations d’agissements pédophiles de prêtres allemands, irlandais, américains. Elles furent souvent assorties d’accusations approximatives visant le Pape lui-même. C’est injuste pour un homme qui depuis longtemps a décidé de nettoyer les écuries d’Augias, conscient de la gravité des faits et de leurs conséquences sur les victimes : un prêtre qui souille l’innocence d’un enfant trahit à double titre ; il abuse de son autorité d’adulte et de la paternité spirituelle que son sacerdoce lui confère. Devant les crimes commis par des hommes de Dieu, il nous revient en mémoire cette supplique du prêtre indigne de La Puissance et la Gloire, le chefd’oeuvre de Graham Greene : « Tâchez de ne pas me haïr. Priez plutôt pour moi. » Lire la suite…

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Bientôt, les élections…

27 septembre 2009 1 commentaire

Rassurez vous, je ne vais pas vous parler de politique, quoique j’aimerai bien (et je le ferai certainement à un moment ou à un autre).

Mais simplement, je voudrai attirer l’attention sur le fait que 2010 sera, de nouveau, une année électorale en France. Après 2009 et les élections européennes, on devra voter nos représentants au Conseil Régional.

voteC’est une nouvelle opportunité qui est donnée aux leaders politiques, comme aux plus petits candidats, et à chaque citoyen, de jouer un rôle actif dans notre démocratie. On a eu droit, ces derniers temps, à un paquet de douches froides, espérons que ce ne soit pas le cas au printemps prochain, et faisons ce qu’il faut pour que ce ne soit pas le cas…

Souvenez vous de 2007 ! La grande espérance : une nouvelle génération se lève. Que ce soit Sarkozy, Ségolène, voie même le facteur (Besancenot), on a eu une génération de quinquagénaires qui se sont présentés, avec la volonté de changer tout le système. Et juste après la campagne, participative pour certains, mobilisatrice pour d’autres, démagogique pour certains, révolutionnaire, écologique, … (ne cherchez pas un ordre particulier, ce sont des termes génériques), voilà qu’on est retombé bien bas…

On est entré dans l’ère du Bling-Bling (heureusement révolue aujourd’hui dans son acception ostentatoire), des déchirures qui sont de vraies fractures (non plâtrées et non consolidées) de l’autre côté, une forme d’opposition stérile et stupide s’est mise en place au centre (ou ce qu’il en reste), la crise est arrivée, et tous les espoirs se sont envolés. Le grand tintouin a continué, comme avant. La preuve, le taux « historiquement bas » Lire la suite…