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Retour gagnant, jeu, set et match


Ils ont réussi à faire taire Jésus ! Ca y est, on trouve enfin un passage où Jésus n’apporte pas de réponse à une question… Les pharisiens ont gagné… disons la première manche. Et quand ils veulent pousser cet avantage, voilà que Jésus leur adresse un véritable retour gagnant. On croirait revivre le 4-0 du PSG-Barça ! Sauf qu’ensuite, il y a eu le 6-1 du match retour, et bye-bye Paris ! Idem pour les pharisiens… Alors que Jésus enseigne « tout le peuple », les pharisiens font la police. Et après n’avoir jamais réussi à piéger Jésus avec des cas d’école, ils passent aux choses sérieuses : ils lui amènent une femme qui « a été surprise en flagrant délit d’adultère » ! Avec qui ? Mystère. Mais c’est vrai que les hommes s’en sortent toujours pas trop mal dans ces cas là… Et là, quand Jésus les voit arriver, qu’ils traversent la foule amassée devant Lui à l’entendre parler de Dieu, de la vie, de l’Amour, eux qui viennent pour une banale histoire d’amour tarifé, Jésus se baisse, et il écrit sur la terre… Victoire pensent ses détracteurs : il n’a rien à répondre…

Sauf que si Jésus se baisse, c’est avant tout pour ne pas être un juge de plus pour cette femme. On lui a mis cette femme devant les yeux… Et on a crié publiquement son péché. Que peut-elle encore espérer ? Tous le savent maintenant, les voisins et autres, ses enfants peut-être aussi ! Elle va devoir assumer une réputation publique grâce à eux. Sauf que Jésus ne veut pas participer à cette mascarade de justice. Il se baisse. Lui, le Juste, il est aux pieds d’une femme pécheresse. Sublime abaissement. Et quand il se relève, c’est pour s’adresser, en égal, à ceux qui continuent de le harceler. Et dès qu’il a fini de lancer sa réponse, cinglante, qui invite à regarder la poutre dans son œil avant de vouloir enlever la paille dans celle de son voisin ou de sa voisine, fusse-t-elle une femme adultère, il se baisse à nouveau. Retour gagnant je vous disais…

Tous s’en vont donc, sauf cette femme. Qui aurait pu en profiter pour s’échapper, pour changer de ville, pour je ne sais quoi… Et c’est alors qu’il se relève, pour être face à elle. Non comme un juge de plus, mais comme un frère qui relève. En se redressant, c’est elle qu’il remet debout. Après la première étape, publique, de non condamnation, c’est l’envoi, la libération définitive : « Moi non plus je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus » ! Une parole libératrice, une parole qui fait revivre, qui réouvre un avenir. Même Lui, celui qui aurait pu la sermonner, se contente de… lui faire confiance. Mystère du pardon, de la réconciliation. Et vous, quand est-ce que vous avez entendu Dieu vous dire son pardon pour la dernière fois ? Profitez-en, y’a plein de possibilités pour recevoir le sacrement en cette fin de carême…

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Catégories :Carême, Humour, Spiritualité Étiquettes : ,
  1. Anne-Elisabeth
    3 avril 2017 à 10:25

    A reblogué ceci sur Unité pastorale de Theux (Liège, BE)et a ajouté:
    Ce lundi, la liturgie nous propose l’évangile dit « de la femme adultère » (mais on pourrait aussi l’appeler de la miséricorde ou du pardon!); en voici un commentaire stimulant!

  2. Anne-Elisabeth
    3 avril 2017 à 10:26

    Merci pour cette belle et stimulante homélie! Je la partage avec enthousiasme sur le site de notre Unité pastorale, dans le diocèse de Liège, en Belgique!

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