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Il est là !

25 décembre 2016 1 commentaire

img_0128Il est là ! Tout petit, couché dans la mangeoire. Il est là, alors qu’il y a quelques instants, on l’attendait… Il est là, aujourd’hui, dans notre nuit, comme il y a 2000 ans à Bethléem. Sans faire de bruit, discrètement, humblement, dans une petite mangeoire. Il faut dire qu’Il est arrivé vite à l’époque. Un demi-verset suffit à nous dire que Jésus est né : « elle mit au monde son fils premier-né » ! Pas de détails superflus. Fini l’effet d’annonce, les histoires sur sa conception, l’information sur l’origine géographique de la famille de Joseph ou le nom du gouverneur local… On s’en moque maintenant ! Il est là. Simplement. Il est né si vite. Sans faire de bruit. Il est là, et ça nous suffit.

Un petit enfant… on ne sait pas s’il a crié… certainement. On devine que tout s’est bien passé… enfin, tout… Il est quand même dans une mangeoire, loin de la maison de ses parents. Mais Il est là, et c’est tout ce qui compte pour Marie et pour Joseph, comme c’est tout ce qui compte pour nous ce soir. Le reste, on verra plus tard. Il est là ! L’enfant tant attendu. Enfin, là encore, attendu depuis 9 mois seulement. Qui aurait prédit à Marie Lire la suite…

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Prière pour la paix

7 septembre 2013 2 commentaires

 
A l’occasion de la journée de jeûne et de prière voulue par le pape François pour la Syrie, le Moyen-Orient et pour le monde, je vous propose quelques éléments d’information et une petite prière. Merci à Benoît de l’AED, qui m’a fourni ces quelques données.
 

Quelques informations sur la Syrie :

 

Carte Syrie

Superficie : 185.181 km2

Population : 21 millions d’habitants.

Religions :

  • Musulmans sunnites : 72 %
  • Musulmans chiites : 3,5 %
  • Alaouites : 13 %
  • Chrétiens : 7 %
  • Druzes : 1,5 %

Pays voisins : Turquie, Irak, Jordanie, Israël, Liban
 
 

La situation en Syrie

 
Le conflit meurtrier qui touche la Syrie et dure maintenant depuis plus de deux ans a déjà fait 100.000 victimes et 3 millions de réfugiés, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

Plus que jamais, ces derniers ont besoin de nous. Depuis l’année dernière l’AED a déjà pu  secourir des milliers de Syriens déplacés dans leur propre pays, ou réfugiés au Liban, en Jordanie ou en Turquie. A Homs par exemple, dans un centre fondé par l’AED, 500 familles ont pu passer l’hiver. Mais les familles continuent à dépendre totalement des colis d’aide qui leur sont envoyés.

De plus, les chrétiens qui ont fui sont terrifiés et refusent toute aide venant d’organisations qui veulent enregistrer leur nom et les photographier : ils craignent la vengeance des fondamentalistes, et une évolution de leur situation à l’irakienne.

Seule l’aide de l’Église a encore leur confiance. Et le soutien spirituel qu’elle leur apporte est capital.

Un grand merci pour ce geste d’amour envers ceux qui ont tout perdu.
Vraiment ils ont besoin de votre aide et de votre prière !

Mgr Kassab, archevêque de Homs

 

Prière d’intercession pour la paix en Syrie

 

Dieu de compassion,
Écoute les cris du peuple syrien,
Réconforte ceux qui souffrent à cause de la violence,
Console ceux qui pleurent leurs morts,
Fortifie les pays voisins de la Syrie dans leur secours et hospitalité pour les réfugiés,
Convertis les cœurs de ceux qui ont pris les armes,
Et protège ceux qui se dévouent à la paix.
 
Dieu d’espoir,
Inspire les dirigeants de choisir la paix au lieu de la violence
et de chercher la réconciliation avec leurs ennemis,
Inspire de la compassion à l’Église universelle pour le peuple Syrien,
Et donne-nous l’espérance d’un avenir de paix fondé sur la justice.
 
Nous te le demandons
Par Jésus Christ Prince de la Paix et Lumière du monde,

Amen !

Syrie-2

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« Lumen fidei » : L’encyclique écrite à 4 mains , 2 têtes, mais un seul coeur !

5 juillet 2013 1 commentaire
L'encyclique, en version italienne

L’encyclique, en version italienne

Et ce cœur, c’est un cœur aimant ! C’est ce qui, à la lecture de l’encyclique, me saute aux yeux.

Rassurez-vous, je ne vais pas faire une analyse complète de l’encyclique. Les vaticanistes qui suivent le pape François feront bien mieux que moi. Les journalistes français qui se focaliseront sur le passage concernant le mariage d’un homme et d’une femme le feront aussi, à leur manière…

J’ai juste envie, après avoir lu cette encyclique, de vous donner mon sentiment ! J’y ai retrouvé des accents de Benoît XVI (nombreux) et des petits flashs du pape François. Oui, cette encyclique a été écrite à 4 mains, par le pape Benoît XVI principalement, mais complétée par le pape François, comme il le dit lui même :

Ces considérations sur la foi — en continuité avec tout ce que le Magistère de l’Église a énoncé au sujet de cette vertu théologale 7 — entendent s’ajouter à tout ce que Benoît XVI a écrit dans les encycliques sur la charité et sur l’espérance. Il avait déjà pratiquement achevé une première rédaction d’une Lettre encyclique sur la foi. Je lui en suis profondément reconnaissant et, dans la fraternité du Christ, j’assume son précieux travail, ajoutant au texte quelques contributions ultérieures. (§7)

S’il y a 4 mains, il y a aussi 2 têtes, avec des passages où l’on reconnaît la plume du pape François :

Puisque la foi se configure comme chemin,elle concerne aussi la vie des hommes qui, même en ne croyant pas, désirent croire et cherchent sans cesse. Dans la mesure où ils s’ouvrent à l’amour d’un cœur sincère et se mettent en chemin avec cette lumière qu’ils parviennent à saisir,ils vivent déjà, sans le savoir, sur le chemin vers la foi. (§35)

Mais il y a surtout un seul cœur ! C’est, au terme de la lecture de cette encyclique, ce qui me reste : ce lien entre la foi et l’amour. Ce terme apparaît 146 fois dans le texte ! Ce n’est quand même pas rien, sachant que le mot « espérance » n’est cité que 14 fois !

Par exemple, l’une des premières définitions de la foi qui est donnée est la suivante (au §4) :

La foi naît de la rencontre avec le Dieu vivant, qui nous appelle et nous révèle son amour, un amour qui nous précède et sur lequel nous pouvons nous appuyer pour être solides et construire notre vie.

ou encore :

La foi chrétienne est donc foi dans le plein Amour, dans son pouvoir efficace, dans sa capacité de transformer le monde et l’illuminer le temps. « Nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru » (1 Jn 4, 16). La foi saisit, dans l’amour de Dieu manifesté en Jésus, le fondement sur lequel s’appuient la réalité et sa destination ultime. (§15)

Un petit dernier pour la route :

Nous pouvons ainsi comprendre la nouveauté à laquelle la foi nous conduit. Le croyant est transformé par l’Amour, auquel il s’est ouvert dans la foi, et dans son ouverture à cet Amour qui lui est offert, son existence se dilate au-delà de lui-même. (§21)

Et puis un autre petit dernier :

Puisque la foi se configure comme chemin, elle concerne aussi la vie des hommes qui, même en ne croyant pas, désirent croire et cherchent sans cesse. Dans la mesure où ils s’ouvrent à l’amour d’un cœur sincère et se mettent en chemin avec cette lumière qu’ils parviennent à saisir, ils vivent déjà, sans le savoir, sur le chemin vers la foi. (§35)

En fait, il y en a encore d’autres, comme :

La foi révèle combien les liens entre les hommes peuvent être forts, quand Dieu se rend présent au milieu d’eux. Il ne s’agit pas seulement d’une fermeté intérieure, d’une conviction stable du croyant; la foi éclaire aussi les relations entre les hommes, parce qu’elle naît de l’amour et suit la dynamique de l’amour de Dieu. (§50)

En raison de son lien avec l’amour (cf. Ga 5, 6), la lumière de la foi se met au service concret de la justice, du droit et de la paix. La foi naît de la rencontre avec l’amour originaire de Dieu en qui apparaît le sens et la bonté de notre vie ; celle-ci est illuminée dans la mesure même où elle entre dans le dynamisme ouvert par cet amour, devenant chemin et pratique vers la plénitude de l’amour. (§51)

Mais surtout, ce qui m’apparaît à travers ces deux termes si souvent mis en regard l’un de l’autre, c’est cet impératif éthique : On ne peut pas vivre sa foi sans aimer. Et même si la phrase n’est pas dans l’encyclique, comment ne pas penser à cette citation de la première lettre de Saint Jean (4, 8) :

Celui qui n’aime pas ne connaît pas Dieu,car Dieu est amour.

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Joyeux Noël

2 juin 2013 4 commentaires
Une vieille photo, avec Benoît XVI, en 2006

Une vieille photo, avec Benoît XVI, en 2006

J’imagine que vous devez vous demander ce qui me prend de vous souhaiter un joyeux Noël eu début du mois de juin. Rassurez-vous, je ne suis pas (complètement) fou ! Mais ce dimanche, l’Eglise fête le Corps et le sang du Christ. La fête Dieu comme on disait auparavant. Et un événement spécial a lieu cette année. A l’invitation du pape François, les catholiques ont été appelés à se réunir pour une heure d’adoration eucharistique, entre 17 h et 18 h, ce dimanche.

L’adoration eucharistique remplace aujourd’hui les grandioses processions de la fête Dieu d’il y a quelques dizaines d’années, car il faut bien reconnaître qu’on ne fait plus aussi fort qu’il y a un demi-siècle, quand des reposoirs se trouvaient dans chaque rue,… Chaque époque trouve sa manière pour célébrer Jésus, présent dans son Eucharistie, le Christ présent dans son Corps ! Réellement nous dit l’Eglise ! Je vous évite la théologie, mais ce simple mot de “Transsubstantiation” dit bien de quoi il s’agit : le pain est devenu, lors de la célébration eucharistique, le Corps même du Christ !

Alors oui, aujourd’hui, c’est un peu Noël, car nous fêtons Dieu parmi nous ! Le Christ présent, réellement, au milieu du monde, de notre monde ! Les plus sceptiques parleront présence symbolique (comme le disent les protestants), les plus mystiques mettront en avant le mystère de cette présence, mais pour nous, catholiques, c’est notre foi commune : Dieu est là !

Et on en a besoin ! Peut-être plus que jamais, tant le matérialisme est fort, tant l’individualisme, jadis dénoncé par Benoît XVI, est prégnant dans notre société ! Le Corps du Christ nous dit que Dieu ne nous abandonne pas, mais qu’il est toujours là, pour nous. Il est là sous cette forme, et même si nous l’adorons, la fin ultime de sa présence est de combler notre faim ! Il est là pour nous, pour se donner à nous, pour nous permettre de devenir tous un en Lui. « Quand nous serons nourris de con corps et de son sang et remplis de l’Esprit Saint, accorde-nous d’être un seul corps et un seul esprit dans le Christ » disons-nous dans la troisième prière eucharistique. Le Corps du Christ vient lutter contre la propension si moderne d’avoir un rapport uniquement personnel à Dieu en nous faisant devenir « un seul corps » avec lui. Reconnaître Jésus dans le pain eucharistique nous unit à Dieu et à nos frères, nous fait prendre conscience de cette incarnation de Dieu, venu dans notre monde ! Et de la nécessité d’y être attentif, de s’engager dans ce monde, comme il l’a fait.

En fin de semaine passée, j’ai eu la joie de participer à plusieurs rencontres. Avec des blogueurs que je n’avais jamais vu (des blogueurs de La Croix et d’autres). La relation avec certains était juste “virtuelle” dans le sens où je ne faisais que les lire, sans entrer en interaction avec eux. Pour une autre, différents échanges sur les réseaux sociaux avaient déjà permis de dialoguer, de discuter. La rencontre avec elle fut malheureusement trop brève. Mais l’envie de se retrouver face à face avec chacun d’entre eux était forte. Avoir un regard nouveau sur ces personnes, dépasser le stade de la simple lecture, de l’utilisation que je faisais de leur littérature pour ma formation, pour ma réflexion, voilà ce qui m’animais. Me laisser surprendre, IRL (in real life) par ce que ces personnes pouvaient m’apporter d’autre que ce qu’elles faisaient par leurs écrits, voilà ce qui m’intéressait. Et si, avec Jésus, c’était pareil ? La fête de ce dimanche, c’est un peu sa rencontre IRL ! Sa rencontre en “Corps et en Sang” ! Comme quand on va voir un petit enfant qui vient de naître. Oui, finalement, c’est bien ça ! alors, joyeux Noël ?

 

 

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Carême… pour un champion…

12 février 2013 3 commentaires

face-face

… de la Bible

 
Voilà ce que je vous propose cette année. Il s’agit tout simplement de redécouvrir les personnages bibliques à travers un petit jeu. Fermez les yeux (enfin, à la fin de cette phrase, pas avant !) et imaginez vous dans le célèbre Jeu de France 3, avec Julien Lepers qui vous pose les questions : « Je suis… Top !  Je suis un homme, de la famille et de la lignée d’Aaron par ma mère et de la lignée de David par celui qui est devenu mon père. C’est un ange qui a dit ma mère que j’allais venir au monde, et mon Père a envoyé son Esprit sur moi lors de mon baptême par mon cousin Jean… Je suis… »

Pendant que vous lisez, imaginez le temps défiler… Et essayez de voir jusqu’où il vous faut aller pour trouver la réponse.

Dans le cas précis, la réponse, vous l’aurez trouvée, était… Jésus ! (Facile, ce ne sera pas toujours le cas). En plus, je vous mettrais quelques références bibliques pour vous aider à trouver et à relire le passage.

Parce qu’en fait, je me doute que vous trouverez assez facilement (même si je vais tenter quelques difficultés). L’essentiel, vous l’aurez compris, ce n’est pas le jeu, mais l’envie de se réapprorier les personnages bibliques, et, comme je le proposais il y a quelques temps, d’en trouver un qui, peut-être, nous correspond bien, en quittant les grandes figures classiques… Alors, prêts pour cheminer ensemble, Si oui, top départ… Je suis…

 

PS : n’hésitez pas à partager à partir d’où vous avez trouvé la réponse en commentaire. Il n’y a rien à gagner, mais l’émulation  ne peut que nous stimuler  à faire mieux…

 

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Benoît XVI et Celestin V, même combat !

11 février 2013 Laisser un commentaire

Benoît XVI déposant son Pallium sur la chasse de Saint Clément V

« Frères très chers,

Je vous ai convoqués à ce Consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l’Église. Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien. Je suis bien conscient que ce ministère, de par son essence spirituelle, doit être accompli non seulement par les oeuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière.

Cependant, dans le monde d’aujourd’hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de Saint-Pierre et annoncer l’Evangile, la vigueur du corps et de l’esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois, s’est amoindrie en moi d’une telle manière que je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m’a été confié.

C’est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d’évêque de Rome, successeur de Saint-Pierre, qui m’a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l’élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire. »

C’est par ce communiqué que Benoît XVI a déclaré, ce lundi matin, renoncer à sa charge. Un pape qui démissionne. Voilà près de 600 ans qu’on n’avait pas vu un tel acte dans l’Eglise. Et encore, il faut bien reconnaître que la démission de Grégoire XII, en 1415, se situait dans un contexte différent, celui du grand schisme d’Occident ! C’était l’époque où il y avait déjà un pape à Avignon, et un autre à Rome. Trois, ça faisait beaucoup… du coup, grâce à la démission de Grégoire XII, l’unité a pu être restaurée.

Mais c’est surtout d’un autre modèle que Benoît XVI s’est certainement inspiré : Célestin V. Elu pape en 1294, il n’est resté à ce poste que quelques mois (du 5 juillet au 13 décembre), avant de se retirer dans un monastère. D’ailleurs, l’un comme l’autre ne pensait pas être élu : l’un était ermite, l’autre aspirait à une vie “érémitique”, entouré de ses chers livres, pour prolonger son travail théologique.

La suite sur le Blog de La Croix !

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Taizé : un vrai « pèlerinage de Confiance » !

IMAG0252Petit retour sur ma semaine à Taizé. Je vous l’avais promis. Le voilà ! Mais je ne vais pas vous donner le sommaire de ce qui s’y est vécu, ou vous faire la liste des différentes activités. Non, je préfère m’arrêter quelques instants sur des impressions, des rencontres, des temps forts que j’ai vécus à Rome, avec ces jeunes.

Le premier point saillant de ce pèlerinage de confiance, c’est l’implication des jeunes. Franchement, à Rome, il y a de quoi faire. Des  visites culturelles ou spirituelles dans les églises, mais aussi des visites plus spiritueuses, dans les bars de Rome. J’en ai souvent fait l’apologie (et je continue), pour découvrir la Dolce Vita ! Pourtant, lors de ce pèlerinage de Taizé, je n’ai pas croisé de jeunes attablés dans les cafés pourtant forts accueillants de la ville. Au contraire, je les ai vus se dépêcher pour être à l’heure à la prière, pour ne pas arriver en retard. Voilà un comportement digne, et qui montre bien l’essentiel pour les jeunes qui vivaient ce pélé : la rencontre avec Celui qui nous précède partout, celui qui nous attend toujours. Du temps pris pour eux et pour Dieu. Et le silence qui régnait durant les moments de prière, que ce soit à 40.000 sur la place St Pierre ou à moins dans les basiliques où les jeunes se retrouvaient par langue, aidait parfaitement à comprendre l’importance de ce temps. Les chants (que j’ai mis longtemps à apprécier lors de mes premiers pélés à Taizé), ont eux aussi joué leur rôle, permettant de méditer la parole de Dieu en ressassant certains versets de la bible.

Un autre point, peut-être moins courant à Rome, ou pour un prêtre catholique comme moi, c’est l’importance de la dimension œcuménique. J’avoue que ce n’est pas l’un de mes dadas. Pourtant, une prière du soir avec les slaves m’a permis d’entrer dans leur manière de prier. Beaucoup plus de déplacements que pour les occidentaux. Et encore, il y avait pas mal de polonais… Mais les mouvements durant la prière, avec cette capacité à conserver malgré tout un respect dû au lieu, avec le recueillement devant certaines icones, avec les signes de croix “à l’envers”, voilà qui change de notre manière habituelle de concevoir la liturgie comme une unité supra-individuelle, et rend la prière à la fois communautaire et totalement personnelle. Une belle piqure de rappel pour moi grâce à ces frères soit orthodoxes, soit catholiques de rite non latin.

Un autre point qui m’a marqué, mais c’est déjà plus habituel, c’est la joie de ces jeunes. C’est la crise, vous le savez, et on en parle un peu partout. Mais pour eux, ce qui est premier, malgré leurs galères, malgré les difficultés de leurs vies, c’est cette joie profonde, celle que l’on ne ressent que lorsqu’on se sait aimé. Une joie qui s’exprime à travers les partages, que ce soit le 31 décembre au soir ou lors des différentes rencontres impromptues, dans la rue, dans les carrefours, lors des temps de prière en paroisse,… Une joie partagée entre français, le 1er janvier, dans l’après-midi, avec des temps de réflexion (une master-class avec Fançois Moog svp), des jeux (vive St Pierre t Miquelon et Metz qui ont gagné les quizz du diocèse de Strasbourg), des partages… Oui, c’était une joie communicative, une joie toute simple, mais vraie. Que c’est bon !

Du point de vue des animateurs, et peut-être du principal (après l’Esprit-Saint bien sûr), c’est l’importance donnée par Frère Alois à son périple en Afrique qui m’a surpris. Après la première rencontre, où le prieur de la communauté de Taizé a cité le rassemblement de Kigali, quelques semaines plus tôt, il est revenu à la charge avec les graines de Sorgo distribuées au pape et aux jeunes des différents pays européens et des différents continents. A travers ces quelques graines, c’est tout un partage, une grande chaine qui nous relie les uns aux autres. Cette ouverture était un point central du rassemblement, selon moi, car elle permettait de vivre une dimension non seulement européenne, mais également universelle.

Et puis, tant que j’en suis aux VIP, les paroles de Benoît XVI appelant les jeunes à être de « petites lumières » pour ceux qui les entourent m’ont fait me souvenir de cet appel de Jean-Paul II à Rome, en 2000,  à devenir des « sentinelles du matin ».  C’est bien dans la continuité qu’on se situe, celle de porter cette lumière qu’on attend, qu’on découvre se lever sur le monde…

Un dernier mot, sur le nom même de ce pèlerinage : un « pèlerinage de confiance sur la Terre ». La confiance en Dieu, en l’homme, en soi-même… voilà bien ce qui a été partagé par ces jeunes. Une confiance qui permet de ne pas se refermer sur soi, mais de s’ouvrir à l’autre, de dépasser ce qui nous retient bien souvent, ce qui nous empêche d’aller vers lui. La confiance en Dieu, un autre mot pour dire la Foi. En cette année de la Foi, voulue par le Saint-Père, n’y a-t-il pas là comme tout un résumé de notre expérience chrétienne ? Bonne route à tous ces jeunes, et à tous ceux qui décideront de leur emboîter le pas !

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