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Revuede Presse : Unité, silence, tweets, laïcité,…


Capture d'écran du site http://www.aleteia.org

C’était hier la fin de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. A cette occasion Benoît XVI a parlé d’œcuménisme le matin, dans sa catéchèse, ainsi que l’après-midi, lors des vêpres avec des représentants d’autres confessions religieuses à Saint Paul hors les murs. Sur tous vos sites d’information religieuse, vous pourrez retrouver un résumé de ces deux interventions, que ce soit La Croix, Zenit, Radio Vatican (ici et ), ou d’autres. Souvent, ces médias proposent aussi d’autres éclairages. Radio Vatican a consacré plusieurs Gros-Plan à cette question,  les journaux et magazines chrétiens également. Je cite par exemple le beau commentaire spirituel de Sœur Marie dans Témoignage Chrétien. Et puis, du côté des images, vous pouvez voir ou revoir les reportages et la célébration de dimanche dernier, avec le cardinal Barbarin, à Lyon, sur le site du Jour du Seigneur (ou lire son homélie).

Sur les blogs, on en parle aussi de l’unité, avec notamment ce très beau témoignage de Pierre-Baptiste Cordier, un catholique qui travaille pour une institution protestante, l’armée du Salut. Une rencontre dont il dit qu’elle est « beaucoup plus un avantage qu’une tension ». Entre sacrement, témoignage, Parole de Dieu et table de l’Eucharistie, un parcours dans ce qui est différent, mais jamais antagoniste. Et puis, en suisse, partant d’un billet de Claude Duccaroz sur « un rêve … œcuménique », le Suisse Rom@In-d (non, il n’y a pas de faute, il explique le pourquoi de cette orthographe dans un billet) nous donne sa vision de l’unité. A vous de vous faire votre idée, et surtout, de continuer à partager vos expériences, comme le fait le père Gaignet

Mais il n’y avait pas que la semaine de prière pour l’unité des chrétiens cette semaine. Le 24 janvier, en la fête de Saint François de Sales, le saint Patron des journalistes, le Saint-Siège a publié le message de Benoît XVI pour la prochaine journée Mondiale des Communications Sociales. Pour un petit retour sur cette Journée, la cyber Sister nous fait un bref rappel. Elle nous propose aussi les points forts du message dans son billet. Bien évidemment, tous les médias chrétiens en ont parlé : Fides, La Croix (et aussi ici), Radio Vatican (avec une synthèse et une interview de Mgr Celli à écouter en streaming ou a télécharger, gratuitement et légalement), et même des journaux non catholiques. Les sites institutionnels ont bien évidemment relayé ce message : la Conférence des Evêques de France (qui propose d’ailleurs un dossier complet sur les médias et internet), les évêques belges ou suisses. Sur Facebook, abonnez vous aux informations l’agence I.Media pour être informé quasiment en direct, comme c’était le cas mardi (un bref résumé dès 12h08)

Ce message, parce qu’il faut bien le présenter brièvement, parle du rapport entre le Silence et la Parole. Un message qui sort d’un contexte technique pour interroger chacun sur sa manière de communiquer.  Patrice de Plunkett a lu le message, et il a mis en évidence qui lui paraissait le plus important dedans (sinon, il y a toujours la synthèse que j’en ai faite). Valérie Barbe, sur son blog, avec un peu de recul, nous livre la manière dont elle essaye de mettre cette vision de la communication en œuvre, à travers un « Petit manuel de silence et parole à l’usage des tweeters et autres parleurs du web dont je fais partie ».

Ce qui a surpris nombre de commentateurs, c’est l’importance donnée au web dans ce message, qui ne parle pas du tout des autres médias. Le Suisse Rom@In-d  a ainsi décrété que Benoît XVI était « le pape du Net ». Il faut dire que le lien était tentant quand on lit plusieurs fois le terme « réseaux sociaux » ou encore  une expression qui fait référence à Twitter : « de brefs messages, souvent pas plus longs qu’un verset biblique ». L’AFP a immédiatement fait le rapprochement (comme tous les habitués), avec les #twittomelies de @mgrgiraud, le citant d’ailleurs dans leur article.

A propos de Twitter, plusieurs petits articles sont d’ailleurs sortis : Pierre Durieux (@comcardbarbarin) nous dit comment il utilise ce réseau social de microblogging, pendant qu’Etienne Séguier nous livre dans La Vie de cette semaine « trois bonne raisons d’abonner sa paroisse à Twitter ». Dans un autre article, il donne la parole à Mgr Hervé Giraud, qui explique comment il habite Twitter. Ces deux articles sortent fans le magazine de ce jeudi, pour coïncider avec l’ouverture des journées Saint François de Sales, qui réunissent plus de 220 professionnels de la presse catholique à Annecy autour du défi du numérique. Vous pouvez suivre les débats sur leur page Facebook, et même y participer ce soir de 22h30 à 23h30 !). On peut également suivre les débats avec le « mot clic » (comme on dit au Québec) pour suivre sur Twitter les Journées Saint François de Sales :  #JSFS  (merci à toutes celles qui twittent (à 10h43, il n’y a que des filles : @gdecoutard, @lepetitchose, @sabdima).

Retour à la question de l’évangélisation par les médias, avec quelques outils. Le site News.va, va bientôt être disponible en français ! Une bonne nouvelle. Sinon, la Fondation pour l’Evangélisation pour les Médias a une vision bien précise : mettre en place une télévision catholique numérique mondiale, autour de la plateforme Aleteia. Plus d’infos dans La Croix de mardi ou sur le site catho.be. On apprenait également que la FEM allait subventionner l’application Carpedeum, pour les smartphones.

Pour finir, quelques réflexions d’internautes. Jean Duma nous propose une introduction au silence, tel qu’il est compris par les pères du désert. Une série de petits billets à lire… Il y a aussi cette petite vidéo qui nous invite à nous déconnecter par moment ! Et enfin, pour éprouver le silence, David Lerouge nous propose une petite expérience : une minute face à une caméra ! Comme il l’écrite lui-même, « Une minute, c’est court, Une minute, c’est long ». 

Changement complet de sujet avec un mini tollé, du moins pour les chrétiens, provoqué par François Hollande dimanche dernier, quand il a proposé d’inscrire dans la constitution la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Plusieurs commentateurs reviennent sur ce sujet : François Vercelletto nous propose ainsi quelques réactions, allant du père Matthieu Rougé au pasteur Claude Baty. Le père Emmanuel Pic quant à lui n’y va pas par quatre chemins : « L’objectif est de détourner le regard d’autre chose : notre économie qui va mal, les mesures de rigueur qu’il faudra bien prendre », avant de rappeler que « l’Eglise catholique est l’un des lieux de notre société le plus créateur de lien social ». Une réaction bien sentie. Philippe Clanché, sur son blog, ne se prive pas de réagir lui aussi, avec tout autant de véhémence. Il raille le candidat socialiste : « Allons donc, croyances et religions seraient classées dans la même catégorie infamante que la finance et l’argent ? ». A l’actif de la défense, il cite les grandes figures sociales ou les institutions caritatives que les chrétiens et les autres religions que l’on trouve en France. Avant de finir par cette incantation : « Il est grand temps que les élites socialistes cessent de rivaliser de bêtises en parlant du fait religieux en France ». Gérard Leclerc, sur le site de France Catholique,  fait quant à lui un rappel historique sur la loi de 1905 et les obstacles à son insertion dans la constitution ! Stéphanie Le Bars, sur son blog, dans les pages du site du Monde, rappelle pour sa part que « constitutionnaliser l’article 2 de la loi de 1905, pourrait faire peser un “risque juridique sur l’équilibre  actuel ».

La sortie du candidat socialiste à l’élection présidentielle a fait jaser. Pour preuve, on parle même de ce sujet hors des frontières de l’Hexagone, chez nos voisins helvètes !

Le Figaro d’aujourd’hui consacre une page complète à ce dossier, avec une présentation du concordat qui s’applique en Alsace-Moselle (à lire en page 3 de l’édition papier). Isabelle de Gaulmyn, sur son blog, s’interroge : « Monsieur Hollande est-il décidément bien certain que les religions n’ont pas à contribuer au bien-être de la République ? » Et elle va plus loin, avec une proposition : « On ne saurait lui proposer de  mieux lire les religieux… ». Rien à ajouter !

Si, quand même. Alors que François Hollande s’amuse à tacler les religions, on apprenait la semaine dernière que « le gouvernement espère enrayer les divorces en préparant mieux au mariage ». Koztoujours propose même que les municipalités s’appuient « - sans le dire, hein – sur la préparation des mariages religieux ».

Et puis, à trois mois du scrutin, Pèlerin part à la rencontre des Français lors d’un tour de France en 7 étapes pour savoir cequ’ils attendent de l’élection présidentielle. Premier volet cette semaine dans le magazine avec les habitants de Clermont-Ferrand. A lire des pages 16 à 23 dans la revue qui sort ce jeudi. Pour finir sur le sujet, rendez-vous sur le blog Kto and the City, où l’auteur découvre que la presse catho est loin d’être culcul…

Ce même dimanche dernier, pendant que certains écoutaient François Hollande, d’autres ont préféré aller marcher pour la vie. Je vous propose deux récits de personnes qui y étaient. Amblonyx Cinereus (quelle idée d’avoir un pseudo comme ça !) y était, et il nous dit ce qu’il a vu. Tout ce qu’il a vu. Les dérives de certains mais surtout de « nombreux jeunes », qu’il définit comme « joyeux, pacifiques, prêts à construire autre chose (…) qui ont envie d’être responsables »…  Un beau billet, qui remet l’Eglise au milieu du village si j’ose dire. C’est d’ailleurs aussi ce qu’on trouve comme idée sur le blog Cathoweb, où Jean-Baptiste Balleyguier relève « une atmosphère positive et une ambiance bon enfant ».

Et puis pleins de liens en bref :

***

Mise à jour à 11h30 : François Hollande écrit dans ses 60 propositions, au numéro 44 :

Je proposerai d’inscrire les principes fondamentaux dela loi de 1905 sur la laïcité dans la Constitution en insérant, à l’article 1er, un deuxième alinéa ainsi rédigé : « La République assure la liberté de conscience, garantit le libre exercice des cultes et respecte la séparation des Églises et de l’État, conformément au titre premier de la loi de 1905, sous réserve des règles particulières applicables en Alsace et Moselle. »

Mise à jour à 14h : J’ai oublié un lien hyper important : celui qui vous renvoie à une lettre du père Werenfried van Straaten, à propos de la communication et du message que l’on diffuse… C’est sur le blog En passant, en glanant. L’oubli est réparé.

  1. 26 janvier 2012 à 12:15

    Décidément, bien que nous nous plaignions des lectures hâtives, superficielles, caricaturales des positions de l’Eglise, nous ne nous privons pas de le faire vis-à-vis d’autrui comme la position de F. Hollande. La laïcité ne se résume pas à séparer le religieux de la sphère étatique (et non de la sphère publique comme on le dit trop souvent ) mais assure la liberté de conscience dont le libre-exercice des cultes en est le corollaire.

    Il serait également bon, à titre d’humilité, que nous n’oublions pas que, jusqu’à Vatican II, le libre-exercice des cultes était considéré comme une monstruosité au yeux du magistère. Il enseignait en effet que dans un état catholique, les cultes non-catholiques devaient être au mieux simplement tolérés. Il était tout à fait légitime de les soumettre à des restrictions pour protéger les fidèles catholiques de l’erreur (cf par exemple les prescriptions du Concile de Latran à propos des juifs.)

    • 26 janvier 2012 à 12:25

      Mon cher Bashô, vous me parlez d’un temps que les moins de 50 ans n’ont pas connu. Avant Vatican II, c’était il y a un demi siècle. Si La politique actuelle se calque sur cette situation ancienne est quand même perturbant… Aujourd’hui, en France, il me semble que le risque d’immixtion des religions dans la sphère étatique est plus que réduit. Je ne vois pas en quoi inscrire la laïcité dans la Constitution va changer les choses.

      Et je ne parle même pas des changements que nous allons voir advenir par rapport à l’histoire : le "Liberté, Egalité, Fraternité" deviendra-t-il "Liberté, Egalité, Fraternité, Laïcité" ? Modifier une devise qui a plus de 200 ans, sans raisons valables, est-ce opportun, et est-ce le probléme central de la France actuellement ?

  2. 26 janvier 2012 à 14:06

    Mon cher, pourquoi forcer le trait avec la modification de la devise républicaine ? A ce que je sache, modifier la constitution ne signifie pas modifier la devise. Par ailleurs, reprocher à Hollande de se focaliser sur ce problème alors que c’en est qu’une parmi les 60 propositions est assez étonnant.

    Si j’étais intervenu sous cette note, ce n’était pas tant pour défendre ce projet que de regretter la lecture hâtive et caricaturale que nous les catholiques sommes en train de faire alors que nous devrions exercer notre intelligence tout comme nous le demandons à bon droit lors de chaque tempête médiatique contre l’Eglise. Nous répétons sans cesse : "plutôt de vous monter sur vos grands chevaux sur une phrase tronquée de sa Sainteté, ne pouvez-vous suspendre votre jugement un instant, lire à la source avec une bienveillance intellectuelle. Nous ne vous demandons pas d’être d’accord avec nous mais de comprendre pourquoi nous disons ou enseignons ceci." Pourquoi ne pas appliquer à nous-même cette exigence intellectuelle à propos de certaines propositions qui nous ont scandalisé ? Si j’avais rappelé la position du Magistère il y a plus de cinquante ans, c’était une manière d’appeler à l’humilité intellectuelle.

    Je ne suis ni pour ni contre cette proposition mais je comprends pourquoi certains le défendent. Certains craignent par exemple une modification insidieuse de la laïcité vers la laïcité "positive" et espèrent que ajouter cet alinéa permettrait de limiter les choses. Par laïcité positive, je pense par exemple au discours de Latran de notre président de la République qui a valorisé non telle religion particulière mais le religieux par exemple en disant ceci "la morale laïque risque toujours de s’épuiser quand elle n’est pas adossée à une espérance qui comble l’aspiration à l’infini" ou faire l’éloge du sacrifice de soi du curé : "la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance." En cela, il avait franchi les limites de la laïcité en valorisant le fait religieux sur l’incroyance. L’Etat, qu’il représente, n’a pas à dire si croire est mieux que ne pas croire et vice-versa. Il n’a pas à dire que les religions sont un atout ou une menace. Il doit se contenter d’assurer la liberté de conscience, c’est-à-dire la liberté de croire ou ne pas croire, et de garantir le libre-exercice des cultes. Rien de plus.

    Nous nous scandaliserons justement si le Président avait déclaré que la religion était une menace, que l’homme ne pouvait s’accomplir pleinement que s’il cesse de fonder sa morale sur des chimères. Nous protesterions très justement en disant que N. Sarkozy n’a pas respecté la laïcité car parlant au nom de l’Etat, il a émis un jugement négatif sur le fait religieux. beaucoup d’entre nous avions été agréablement touché par son discours de Latran sans comprendre qu’il avait également violé la laïcité en émettant un jugement positif sur le fait religieux. L’Etat doit se taire sur ces choses-là. Comprenez-vous pourquoi des gens, loin d’être des laïcards forcenés, s’inquiètent de la laïcité positive ?

    • 26 janvier 2012 à 14:18

      Ok, j’admet avoir forcé le trait. Et je comprend votre position. Désolé si j’ai été impulsif. Mon exaspération vient de deux faits :
      - le fait que le grand maître du Grand Orient de France ait été à l’origine de cette demande (il faut remonter au moins de novembre dernier pour voir les liens…). Il me semblequ’il s’agisse d’un véritable groupe de pression (ou Lobby), et que rien n’est mis en place pour éviter des dérapages de ce côté là. Ça ressemble plus à un combat d’arrière garde à mon sens.
      - Vous avez bien fait de mentionner la distinction publique/étatique dans votre commentaire. Cependant, il me semble que l’on voie souvent un amalgame des deux, souvent en défaveur de l’expression de l’opinion de l’Eglise. Par exemple, personne ne s’offusque qu’une association pousse pour l’autorisation de l’euthanasie, mais si l’Eglise ose une parole, ou une association liée à l’Eglise, l’accueil est bien différent.

      Par conséquent, dans l’équilibre actuel, où il est vrai il peut y avoir des dérapages d’un côté comme de l’autre, je ne vois pas l’intérêt du changement. Qu’on applique la loi plutôt que de vouloir la changer systématiquement quand quelqu’un ne la respecte pas me semble plus raisonnable. Cela laissera également du temps pour d’autres choses plus importantes.

      Pour finir, j’avoue ne pas avoir lues les 60 propositions de François Hollande. Je ne me suis prononcées que sur celle dont je maîtrise un tant soit peu les tenants et les aboutissants. Et vous pourrez constater que je n’ai rien fait de plus que de relever les articles sur le sujet…

  3. 27 janvier 2012 à 13:03

    Commençons par votre exaspération.

    - Les lobbies, c’est toujours les autres qui le font bien sûr… Mais lorsque l’Eglise intervient auprès des parlementaires à propos de la bioéthique ou de l’euthanasie, elle ne fait pas du lobbying ? Je partage entièrement la position du Magistère sur ces sujets-là mais je veux souligner que le lobbying fait partie du jeu normal de la démocratie. En effet le Parlement est censé voter les lois après mûre réflexion et lors de ces délibérations, les gens ont le droit de faire part de leurs opinions argumentées aux responsables politiques. Ce que fait l’Eglise est techniquement du lobbying.

    De même, des gens ont le droit (et je dirai même dans certains cas le devoir moral) de faire part de leurs préoccupations sur tel sujet et de suggérer une loi. C’est alors aux politiques de décider et de prendre leurs responsabilités. Prenons l’exemple de la dépénalisation de l’homosexualité. Elle a été votée en 1981 je crois grâce aux militants qui s’étaient battus là-dessus. S’ils s’étaient contentés de continuer à vivre et à éviter la police, il aurait fallu les parlementaires (et le reste de la société) aient une illumination soudaine sur ce sujet, c’est-à-dire jamais. Donc oui, ils ont fait du lobbying, oui les franc-maçons ont fait du lobbying tout comme nous en faisons pour les sujets de société qui nous tiennent à coeur (la famille, la pauvreté etc).

    Bref, l’accusation de lobbying est une tarte à la crème qui aveugle au lieu d’aider au discernement.

    – Plutôt que publique/Etat, je parlerais de société civile/Etat. La sphère publique est en effet et l’Etat et la société civile. La laïcité assure la neutralité de la puissance publique en matière religieuse et garantit le libre-exercice des cultes mais elle ne se préoccupe pas de la société civile. L’Eglise peut intervenir dans le débat au sein de la société civile sans craindre des foudres de l’Etat mais elle n’a pas la garanti d’avoir une oreille amicale des citoyens. Par exemple, je comprends votre énervement lorsque vous voyez les médias servir la soupe aux partisans de l’euthanasie et moquer (ou pire) les positions contraires comme celle de l’Eglise mais les médias n’ont pas l’obligation juridique de neutralité. Elles font donc ce qu’elles veulent puisque la laïcité ne les concerne pas.

    Pour résumer, vous pouvez parler sans craindre d’être poursuivi devant la justice ou d’être maltraité par la force publique pour opinion "déviante". Mais les gens ne sont pas obligés de vous écouter.

  4. 27 janvier 2012 à 15:41

    Je termine la note car j’ai du aller à un séminaire. :)

    Ce n’est pas ma position. Je n’ai pas encore arrêté la mienne : d’une part, je comprends les craintes de certaines personnes attachées à la laïcité ( c’est en discutant avec eux que j’avais compris le côté discutable du discours de Latran ) et d’autre part je suis en effet sceptique sur l’utilité d’inscrire cet alinéa dans la constitution. En effet, la laïcité y est déjà inscrite et solidement établie par une jurisprudence constante. D’après la plupart des juristes, ce ne serait qu’une perte de temps.

  1. 26 janvier 2012 à 11:10
  2. 26 janvier 2012 à 14:15

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