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Archive for the ‘Réflexion’ Category

Les cathos, un livre qui nous appelle à oser sortir de notre cocon !

Caille-cathosLinda Caille ne cherche pas dans cet ouvrage à détailler un profil sociologique des catholiques d’aujourd’hui. Elle s’intéresse plutôt à découvrir des parcours et à des expériences, en glanant de nombreux témoignages d’horizons très variés. On découvre ainsi au fil des pages la richesse de la diversité du catholicisme qui se trouve en France. Des groupes de prières de quartiers populaires aux acteurs de la nouvelle évangélisation via les réseaux sociaux, les portraits des personnes rencontrées ne permettent pas de dégager une catégorie particulière de la population. Seule constante : l’importance du rapport à Dieu, même s’il se traduit par diverses options liturgiques ou communautaires, ou par une orientation sociale plus ou mains marquée. Un livre qui redonne confiance et invite à oser dire notre foi…

Car comme le dit l’auteur, en conclusion de son ouvrage : « Durant ce voyage en France, j’ai été déroutée par la volonté d’une majorité de fidèles de garder leur foi pour eux. Il m’aura fallu insister lourdement auprès d’eux pour qu’ils me disent si, oui ou non, ils étaient bien catholiques. (…) Je pensais rencontrer des personnes, des paroisses et des communautés plus ouvertes et plus sûres d’elles.« . Un appel à devenir toujours plus des « disciples-missionnaires » ?

Linda Caille, Les cathos, Tallandier, Paris, 2017, 18,90 €, 231 p.

 

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Vendredi après les Cendres : mais euh !

3 mars 2017 1 commentaire

 

L’évangile du jour

 

calimeroC’est vraiment trop injuste”… Vous reconnaissez peut-être la phrase fétiche de Caliméro… Ce petit poussin noir qui passe son temps à se plaindre de tout ce qui lui arrive. Moins enfantin, on pourrait dire que comparaison n’est pas raison… Eh oui, regarder ce que les autres font ou ne font pas, pour se plaindre ou se faire plaindre, voire – et avec les pharisiens c’est souvent le cas – pour montrer à quel point eux sont justes, observants de la loi, alors que les autres non, c’est comparer… Et comparer, ce n’est pas forcément ce qui est le plus juste ! Car les situations ne sont pas toujours identiques. L’un jeûnera plus que l’autre, mais peut-être le fera-t-il parce qu’il a besoin de cela pour exprimer sa foi… L’un donnera beaucoup, l’autre moins, mais peut-être, comme la veuve, donnera-t-il toute sa fortune dans ce moins… Nul ne connaît vraiment la situation de l’autre. Alors de là à juger son comportement… « Ne jugez pas pour ne pas être jugés » (Mt 7, 1) nous dit Jésus !

Et dans l’évangile de ce jour, c’est ce qui se passe : les disciples de Jean-Baptiste – pour une fois, ce ne sont pas des pharisiens ! – viennent voir Jésus pour lui demander pourquoi ses disciples ne font pas comme eux, pourquoi ils ne jeûnent pas ! Jean-Baptiste, cet homme qui vivait seul dans le désert, mangeant des sauterelles et du miel, habillé de peau de chameau, qui est ompargé à Jésus, ce festoyeur qui s’invite chez les riches du coin, comme Zachée ou Matthieu, qui va aux noces à Cana, qui s’intéresse au repas de ceux qaui le suivent au poiint de multiplier les pains pour les nourrir… Quelle idée. Comment les disciples de Jean-Baptiste n’ont-ils pas compris que Jésus, l’époux, était là, et qu’il faillait en profiter, que c’était le temps de la fête ???

Comparaison n’est pas raison… Mais nous comme eux, à l’époque, nous croyons souvent avoir raison… et nous comparons. Demandons au Seigneur de nous aider à nous réjouir avec ceux qui sont dans la fête, et de pleurer avec ceux qui pleurent. Demandons-Lui de nous aider à exercer vraiment la fraternité avec nos frères…

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Il est là !

25 décembre 2016 1 commentaire

img_0128Il est là ! Tout petit, couché dans la mangeoire. Il est là, alors qu’il y a quelques instants, on l’attendait… Il est là, aujourd’hui, dans notre nuit, comme il y a 2000 ans à Bethléem. Sans faire de bruit, discrètement, humblement, dans une petite mangeoire. Il faut dire qu’Il est arrivé vite à l’époque. Un demi-verset suffit à nous dire que Jésus est né : « elle mit au monde son fils premier-né » ! Pas de détails superflus. Fini l’effet d’annonce, les histoires sur sa conception, l’information sur l’origine géographique de la famille de Joseph ou le nom du gouverneur local… On s’en moque maintenant ! Il est là. Simplement. Il est né si vite. Sans faire de bruit. Il est là, et ça nous suffit.

Un petit enfant… on ne sait pas s’il a crié… certainement. On devine que tout s’est bien passé… enfin, tout… Il est quand même dans une mangeoire, loin de la maison de ses parents. Mais Il est là, et c’est tout ce qui compte pour Marie et pour Joseph, comme c’est tout ce qui compte pour nous ce soir. Le reste, on verra plus tard. Il est là ! L’enfant tant attendu. Enfin, là encore, attendu depuis 9 mois seulement. Qui aurait prédit à Marie Lire la suite…

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Les JMJ de François

5 août 2013 1 commentaire

Après des JMJ intenses, que je vous invite à revivre sur le site du Jour du Seigneur avec les JT des JMJ (en plus vous y verrez – enfin – ma frimousse), je  suis rentré pour le mariage d’un très bon amis, et là, je suis en mode déménagement… Du coup, j’avoue n’avoir pas eu le temps d’écrire un truc très structuré sur les JMJ, mais je vous laisse quand même ce petit texte… En vous disant à bientôt, parce que ça me démange d’écrire de nouveau un peu…

DSC_0001On l’attendait, on n’a pas été déçu. Si je ne retiens qu’une seule parole du pape François lors des JMJ de Rio, c’est le « Bota Fé » ! Mets de la foi ! Il me semble que cette parole est celle qui résume le mieux ce qu’ont vécu les jeunes français (et les autres aussi) lors de ces JMJ. D’abord lors des journées en diocèse. Certes, je ne les aies pas vécues, mais à entendre les jeunes raconter ce qu’ils avaient découvert, l’accueil qui leur a été réservé par ces populations brésiliennes bien souvent très pauvres, mais pleines de joies et d’espérance, pleines de foi.

« Bota fé », c’est ce que le pape François a dit aux jeunes lorsqu’ils l’ont accueilli, le jeudi soir. On traduit cette expression par « mets de la foi », mais il serait plus juste de dire « balance de la foi », « ajoute de la foi » ! Et c’est ce qui s’est passé. La foi a été largement versée sur les jeunes qui étaient présents sur la plage de Copacabana. Certes, ils étaient tous chrétiens en partant, mais leur foi a été, si j’ose dire, transfigurée. Par le Christ. Parce que le pape François a mis le christ au centre, et que depuis Benoît XVI et les temps d’adoration lors des précédentes JMJ, c’est Lui qui est bien au cœur de ces JMJ. C’est lui que les jeunes sont venus rencontrer. D’ailleurs, si les cris pour saluer le pape n’ont pas molli, tous ceux que j’ai interrogés m’ont dit qu’ils allaient repartir avec une foi bien plus forte, avec l’envie d’annoncer Jésus Christ à travers ce qu’ils ont vécu.

Oui, « Bota fé », c’est finalement la plus belle conclusion de ces JMJ. Mettre de la foi dans nos vies, l’ajouter pour regarder avec les yeux même du Christ, pour poser un regard bien différent sur notre monde. Après les expériences d’accueil, de solidarité et de communion qui s’enchainent durant les JMJ (depuis toujours), comment ne pas mettre plus de foi dans nos vies. Que nous soyons allés à Rio ou pas d’ailleurs …

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15 / 19332 : toi aussi, lis l’encyclique en 15 mots !

6 juillet 2013 5 commentaires

J’ai un pote confrère qui a fait des études de communication à Rome, et qui analyse pleins d’événements de la vie de l’Eglise à partir de ce qu’il appelle le « frame », c’est-à-dire le cadre de lecture ! Je (enfin il) vous la fait courte :

C’est le « frame », en langage technique, qui donne un cadre à la nouvelle, un angle d’attaque, qui met en évidence un aspect et fait reposer dans l’ombre d’autres aspects. Les frames (les cadres) aboutissent à la cristallisation de la pensée et produisent des idées reçues, des aprioris qui voilent la vérité.

Bon, vous avez compris ce qu’est un frame ! Mais là, avec l’encyclique Lumen Fidei, on n’est plus dans le domaine du Frame, on est dans le domaine de la micro-chirurgie ! Certains journalistes, pour certains titres de presse (ou pour des agences de presse), ont tout ce qu’il faut pour obtenir un rôle dans Grey’s Anatomy (y’a une place qui vient de se libérer d’ailleurs dans le dernier épisode, depuis que Mini Grey est morte !) Ce sont des spécialistes de la recherche de la micro-parole qu’ils attendent et scrutent. Et ils l’ont trouvée dans l’encyclique :

Je pense surtout à l’union stable de l’homme et de la femme dans le mariage.

Une phrase ! Une seule sur plein de phrases… Une ligne sur 85 pages (80 si on enlève les pages blanches). Là on est passé dans le règne du scientifique, du botaniste qui parcours la forêt amazonienne à la recherche de la plante rare qui n’existe plus qu’à un seul endroit et dont on a perdu l’emplacement ! (vous êtes invités à ajouter l’analogie qui vous vient à l’esprit)…

Remarquez que je tape sur certains journalistes, qui malheureusement n’en peuvent rien ! Les ordres viennent parfois d’en haut. Du directeur de rédaction, du rédac chef, ou autre patron… « Tu me feras un papier sur ce que le pape dit du mariage gay dans l’encyclique ». Et là, j’ai juste peur. Ça signifie que l’on cherche la petite bête qui va faire du buzz, et qu’on oublie totalement le reste, y compris ce que le pape aurait pu dire de bien, sur le droit des plus pauvres, sur le partage, sur l’ouverture aux non-chrétiens… Tout ça, c’est pour la poubelle !

Oui, on est loin du frame, on l’a délaissé pour prendre des œillères. Voire pour le masque qui ne laisse passer qu’un filet de lumière, qu’un fragment de la réalité !

regarder

Appliquée à cette photo, la méthode donnerait un truc du genre : « Cette année, la tendance est au bleu pour les foulards et cravates » (Merci aux deux ordonnés de Metz pour avoir servi de modèle à la démonstration, même si la photo n’était pas faite pour ce raisonnement à l’origine !)

Bon, je pourrai continuer à râler longtemps, ça ne résoudrait rien au problème : pourquoi une telle situation ? Parce que les journalistes ne sont pas formés dans le domaine ecclésial et que (il faut aussi l’admettre), le document n’est pas des plus accessibles ! Mais ce manque de formation est imputables aux titres de presse, qui n’investissent plus le sujet (je ne parle pas des journaux / magazines spécialisés dans le domaine). Du coup, on se contente de la dépêche AFP, ou de reprendre ce que d’autres ont dit. Il y a aussi la question (française) de la place de la religion (et de la foi chrétienne) : surtout, ne rien dire de positif. Il y a aussi l’inintérêt… ce qui est très peu en phase avec l’émoi médiatique entourant l’élection du pape. Et il y a, pour certains, les poncifs récurrents sur l’Eglise. Et finalement, ce qui est peut-être le plus juste, le principe de base du journalisme actuel : comme il faut faire du fric, vendre le journal, on va au plus simple, et on ne prend pas le temps de bosser le document !

Mais bon, ce qui m’interroge le plus, c’est la question lancinante : et si ce traitement de l’information était appliqué ailleurs ? Si finalement, on ne regardait les infos politiques qu’à travers le frame ou les œillères qui intéressent les patrons de presse, ou certains grands journalistes, les autres étant obligés de s’aligner… Si finalement on ne nous donnait que ce qui est déjà filtré ? Les journalistes étant obligés de s’adapter aux opinions de leur boss, de manière officielle ou officieuse, sournoise (coucou Jean-Pierre Denis !). Certains ne succombent pas, et la pluralité de la presse est censée corriger ce phénomène. Mais j’avoue avoir un peu de mal à la voir à l’œuvre dans le cas de l’encyclique !

On a l’impression qu’aujourd’hui, il n’y a plus que le scoop qui compte. Et ensuite, tout est abandonné… Le « mur des cons », ça donne quoi ? Vous en avez une idée ? Delphine Batho, que fait-elle maintenant ? L’intégration d’un 28ème pays à l’Union Européenne, vous en avez beaucoup entendu parler ? Les veilleurs, vous avez vu des médias qui leur donnent la parole ? Pareil pour les cercles de silence, pour les associations qui militent pour les conditions de vie des immigrés… Vous avez vu comment Médiapart a été accablé par les autres médias quand le site internet a sorti « l’affaire Cahuzac » ? A Metz, le principal journal local a systématiquement refusé de se déplacer pour couvrir l’actualité des manifs pour tous ou autre rassemblement des veilleurs, alors que pour les opérations d’autres mouvements, favorables au mariage gay, la pub a été largement relayée. Elle est où l’égalité, la parité (coucou Najat !) Même l’actu n’est plus intéressante. On se concentre sur des détails, sur des peccadilles parfois… et le système s’auto-alimente… loin de la réalité. La réflexion cède largement le pas sur l’émotion, sur l’analyse. Même dans de grands titres. Quel dommage !

Je sais, j’exagère. Enfin, je sais… j’espère que j’exagère ! J’espère que les journalistes et leurs patrons, leurs formateurs, les communicants et autre acteurs de l’information ont encore un peu de #déontologie et de liberté, que tout n’est pas gangrené par le sacro-saint rendement ou par les consignes reçues « d’en haut » (enfin, pas de tout en haut, sinon, ça ne serait pas comme ça, hein Seigneur !)

Et du coup, pour finir, j’ai envie de faire mon Stéphane Hessel, et de crier : Informez-vous ! Oui, informez-vous, et surtout, osez demander des comptes à ceux qui vous informent !

Et pour ceux qui pensent que je m’enflamme trop vite, ce n’est pas la première fois, ni pour défendre l’Eglise et un cardinal, ni pour défendre l’intégralité des propos d’une ministre !

Joyeux Noël

2 juin 2013 4 commentaires
Une vieille photo, avec Benoît XVI, en 2006

Une vieille photo, avec Benoît XVI, en 2006

J’imagine que vous devez vous demander ce qui me prend de vous souhaiter un joyeux Noël eu début du mois de juin. Rassurez-vous, je ne suis pas (complètement) fou ! Mais ce dimanche, l’Eglise fête le Corps et le sang du Christ. La fête Dieu comme on disait auparavant. Et un événement spécial a lieu cette année. A l’invitation du pape François, les catholiques ont été appelés à se réunir pour une heure d’adoration eucharistique, entre 17 h et 18 h, ce dimanche.

L’adoration eucharistique remplace aujourd’hui les grandioses processions de la fête Dieu d’il y a quelques dizaines d’années, car il faut bien reconnaître qu’on ne fait plus aussi fort qu’il y a un demi-siècle, quand des reposoirs se trouvaient dans chaque rue,… Chaque époque trouve sa manière pour célébrer Jésus, présent dans son Eucharistie, le Christ présent dans son Corps ! Réellement nous dit l’Eglise ! Je vous évite la théologie, mais ce simple mot de “Transsubstantiation” dit bien de quoi il s’agit : le pain est devenu, lors de la célébration eucharistique, le Corps même du Christ !

Alors oui, aujourd’hui, c’est un peu Noël, car nous fêtons Dieu parmi nous ! Le Christ présent, réellement, au milieu du monde, de notre monde ! Les plus sceptiques parleront présence symbolique (comme le disent les protestants), les plus mystiques mettront en avant le mystère de cette présence, mais pour nous, catholiques, c’est notre foi commune : Dieu est là !

Et on en a besoin ! Peut-être plus que jamais, tant le matérialisme est fort, tant l’individualisme, jadis dénoncé par Benoît XVI, est prégnant dans notre société ! Le Corps du Christ nous dit que Dieu ne nous abandonne pas, mais qu’il est toujours là, pour nous. Il est là sous cette forme, et même si nous l’adorons, la fin ultime de sa présence est de combler notre faim ! Il est là pour nous, pour se donner à nous, pour nous permettre de devenir tous un en Lui. « Quand nous serons nourris de con corps et de son sang et remplis de l’Esprit Saint, accorde-nous d’être un seul corps et un seul esprit dans le Christ » disons-nous dans la troisième prière eucharistique. Le Corps du Christ vient lutter contre la propension si moderne d’avoir un rapport uniquement personnel à Dieu en nous faisant devenir « un seul corps » avec lui. Reconnaître Jésus dans le pain eucharistique nous unit à Dieu et à nos frères, nous fait prendre conscience de cette incarnation de Dieu, venu dans notre monde ! Et de la nécessité d’y être attentif, de s’engager dans ce monde, comme il l’a fait.

En fin de semaine passée, j’ai eu la joie de participer à plusieurs rencontres. Avec des blogueurs que je n’avais jamais vu (des blogueurs de La Croix et d’autres). La relation avec certains était juste “virtuelle” dans le sens où je ne faisais que les lire, sans entrer en interaction avec eux. Pour une autre, différents échanges sur les réseaux sociaux avaient déjà permis de dialoguer, de discuter. La rencontre avec elle fut malheureusement trop brève. Mais l’envie de se retrouver face à face avec chacun d’entre eux était forte. Avoir un regard nouveau sur ces personnes, dépasser le stade de la simple lecture, de l’utilisation que je faisais de leur littérature pour ma formation, pour ma réflexion, voilà ce qui m’animais. Me laisser surprendre, IRL (in real life) par ce que ces personnes pouvaient m’apporter d’autre que ce qu’elles faisaient par leurs écrits, voilà ce qui m’intéressait. Et si, avec Jésus, c’était pareil ? La fête de ce dimanche, c’est un peu sa rencontre IRL ! Sa rencontre en “Corps et en Sang” ! Comme quand on va voir un petit enfant qui vient de naître. Oui, finalement, c’est bien ça ! alors, joyeux Noël ?

 

 

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Rien à ajouter !

17 mai 2013 4 commentaires

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