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O toi l’au-delà de tout…


L’évangile du jour

« Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? » Imaginez vous à l’époque de Jésus : Google et Wikipedia n’existent pas encore, l’imprimerie n’a pas encore été inventée, les journaux encore moins, tout comme nos sources d’informations habituelles. Il ne reste qu’un moyen de savoir : ce qu’on se dit. Le téléphone arabe quoi. Avec ses exagérations (ou au contraire ses oublis), avec ses déformations, avec le ressenti de ceux qui parlent plus que les simples faits…

Aujourd’hui, au moins, on a le Credo ! Et si Jé »sus nous posait la même question, on aurait les réponses : Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu. Engendré non pas créé, de même nature que le Père… Je m’arrête là ! Et je vous arrête aussi, même si vous connaissez la suite. Car vous aurez beau connaître ce superbe symbole par cœur, ça va être dur de l’expliquer. Et même si, il ne dit rien des miracles que Jé »sus a accompli. C’est un bon résumé, un abstract qu’on lit au début d’un article, pour nous donner envie, mais voilà, il ne nous donne qu’une définition. Et quelle définition peut englober une personne, une vie ?

C’est, me semble-t-il, le risque que nous courrons aujourd’hui : celui de croire qu’avec notre foi et notre connaissance, nous maîtrisons Dieu. Ce qu’il est, ce qu’il a dit. On apprend aux enfants le catéchisme, voire les 10 commandements, on ajoute un vernis de piété, quelques bonnes œuvres, on enrobe tout cela avec de l’amour, et voilà, bingo, on a mis Dieu en boite ! C’est bon, on sait ! D’ailleurs, quand vous lisez (ou écoutez l’évangile, franchement, vous connaissez la fin, alors bon, hein, on sait ! Depuis le temps… comme Dieu est immuable, c’est bon !

Vous avez compris l’ironie qui perce à travers ces propos. Que savons-nous vraiment de Dieu ? J’aime beaucoup cette hymne du bréviaire qui est attribué à St Grégoire de Naziance :

 Ô Toi l’au-delà de tout, comment t’appeler d’un autre nom ? Quelle hymne peut te chanter ? Aucun mot ne t’exprime. Quel esprit te saisir ? Nulle intelligence ne te conçoit. Seul, tu es ineffable ; tout ce qui se dit est sorti de toi. Seul, tu es inconnaissable ; tout ce qui se pense est sorti de toi (…) De tous les êtres tu es la fin, tu es unique. Tu es chacun et tu n’es aucun. Tu n’es pas un être seul, tu n’es pas l’ensemble : Tu as tous les noms, comment t’appellerai-je ? Toi le seul qu’on ne peut nommer ; quel esprit céleste pourra pénétrer les nuées qui voilent le ciel lui-même ?

Oui, Seigneur, tu restes un mystère pour nous. Viens éclaires-nos cœurs pour qu’ensemble, nous puissions te découvrir un peu plus !

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