L’évangile du jour

L’histoire est simple. Des vignerons qui se révoltent et veulent garder le fruit de leur travail pour eux. Quitte à spolier le patron… Ca fait très Russie de 1917 cette histoire ! Mais revenons à l’évangile. Le propriétaire de la vigne, voyant le sort réservé à ses émissaires, envoie son fils. Stop ! Vous en connaissez beaucoup des proprios aussi crédules ? Des gens qui s’imaginent que, parce que c’est leur fils, il sera mieux traité que les autres, qu’on a mis à mort ? A la place de ce propriétaire, qui n’aurait pas envoyé une bande de gros bras pour mâter cette rébellion ? Mais voilà, Dieu n’est (heureusement) pas comme nous. Dieu ne désespère pas de nous. Il va même plus loin, il prend le risque d’envoyer son fils dans le monde. Audace incroyable, folie du Père qui offre son Fils, folie qui préfigure la folie de la croix. Dans l’absolu, à voir le sort réservé au Fils, Dieu semble avoir perdu. Mais déjà au moment de l’envoi, la victoire c’est de croire en la possibilité de changement des destinataires… La victoire de Dieu, c’est de continuer, malgré tout, à croire en nous.

Et puis, deuxième point surprenant dans ce récit : « quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? On lui répond : Ces misérables, il les fera périr misérablement ». Réponse logique. Ou réponse humaine plutôt. Regardez la réponse de Jésus : « la pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle
 » ! Tout juste consent-il à dire que le Royaume de Dieu sera enlevé à ceux qui ne le méritent pas… Mais nulle trace de vengeance dans ce texte… Dieu ne se résout pas à châtier les coupables. Il s’intéresse d’abord au positif ! A cette pierre qui devient clé de voûte ! A tous ceux qui sont exclus, rejetés, et qui auront la première place dans le royaume…

Une fois de plus, l’évangile vient nous surprendre, et nous révéler un Dieu bien plus “humain” que nous… Comme quoi, l’humanité est vraiment appelée à entrer dans la divinité…

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