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Taizé : un vrai « pèlerinage de Confiance » !


IMAG0252Petit retour sur ma semaine à Taizé. Je vous l’avais promis. Le voilà ! Mais je ne vais pas vous donner le sommaire de ce qui s’y est vécu, ou vous faire la liste des différentes activités. Non, je préfère m’arrêter quelques instants sur des impressions, des rencontres, des temps forts que j’ai vécus à Rome, avec ces jeunes.

Le premier point saillant de ce pèlerinage de confiance, c’est l’implication des jeunes. Franchement, à Rome, il y a de quoi faire. Des  visites culturelles ou spirituelles dans les églises, mais aussi des visites plus spiritueuses, dans les bars de Rome. J’en ai souvent fait l’apologie (et je continue), pour découvrir la Dolce Vita ! Pourtant, lors de ce pèlerinage de Taizé, je n’ai pas croisé de jeunes attablés dans les cafés pourtant forts accueillants de la ville. Au contraire, je les ai vus se dépêcher pour être à l’heure à la prière, pour ne pas arriver en retard. Voilà un comportement digne, et qui montre bien l’essentiel pour les jeunes qui vivaient ce pélé : la rencontre avec Celui qui nous précède partout, celui qui nous attend toujours. Du temps pris pour eux et pour Dieu. Et le silence qui régnait durant les moments de prière, que ce soit à 40.000 sur la place St Pierre ou à moins dans les basiliques où les jeunes se retrouvaient par langue, aidait parfaitement à comprendre l’importance de ce temps. Les chants (que j’ai mis longtemps à apprécier lors de mes premiers pélés à Taizé), ont eux aussi joué leur rôle, permettant de méditer la parole de Dieu en ressassant certains versets de la bible.

Un autre point, peut-être moins courant à Rome, ou pour un prêtre catholique comme moi, c’est l’importance de la dimension œcuménique. J’avoue que ce n’est pas l’un de mes dadas. Pourtant, une prière du soir avec les slaves m’a permis d’entrer dans leur manière de prier. Beaucoup plus de déplacements que pour les occidentaux. Et encore, il y avait pas mal de polonais… Mais les mouvements durant la prière, avec cette capacité à conserver malgré tout un respect dû au lieu, avec le recueillement devant certaines icones, avec les signes de croix “à l’envers”, voilà qui change de notre manière habituelle de concevoir la liturgie comme une unité supra-individuelle, et rend la prière à la fois communautaire et totalement personnelle. Une belle piqure de rappel pour moi grâce à ces frères soit orthodoxes, soit catholiques de rite non latin.

Un autre point qui m’a marqué, mais c’est déjà plus habituel, c’est la joie de ces jeunes. C’est la crise, vous le savez, et on en parle un peu partout. Mais pour eux, ce qui est premier, malgré leurs galères, malgré les difficultés de leurs vies, c’est cette joie profonde, celle que l’on ne ressent que lorsqu’on se sait aimé. Une joie qui s’exprime à travers les partages, que ce soit le 31 décembre au soir ou lors des différentes rencontres impromptues, dans la rue, dans les carrefours, lors des temps de prière en paroisse,… Une joie partagée entre français, le 1er janvier, dans l’après-midi, avec des temps de réflexion (une master-class avec Fançois Moog svp), des jeux (vive St Pierre t Miquelon et Metz qui ont gagné les quizz du diocèse de Strasbourg), des partages… Oui, c’était une joie communicative, une joie toute simple, mais vraie. Que c’est bon !

Du point de vue des animateurs, et peut-être du principal (après l’Esprit-Saint bien sûr), c’est l’importance donnée par Frère Alois à son périple en Afrique qui m’a surpris. Après la première rencontre, où le prieur de la communauté de Taizé a cité le rassemblement de Kigali, quelques semaines plus tôt, il est revenu à la charge avec les graines de Sorgo distribuées au pape et aux jeunes des différents pays européens et des différents continents. A travers ces quelques graines, c’est tout un partage, une grande chaine qui nous relie les uns aux autres. Cette ouverture était un point central du rassemblement, selon moi, car elle permettait de vivre une dimension non seulement européenne, mais également universelle.

Et puis, tant que j’en suis aux VIP, les paroles de Benoît XVI appelant les jeunes à être de « petites lumières » pour ceux qui les entourent m’ont fait me souvenir de cet appel de Jean-Paul II à Rome, en 2000,  à devenir des « sentinelles du matin ».  C’est bien dans la continuité qu’on se situe, celle de porter cette lumière qu’on attend, qu’on découvre se lever sur le monde…

Un dernier mot, sur le nom même de ce pèlerinage : un « pèlerinage de confiance sur la Terre ». La confiance en Dieu, en l’homme, en soi-même… voilà bien ce qui a été partagé par ces jeunes. Une confiance qui permet de ne pas se refermer sur soi, mais de s’ouvrir à l’autre, de dépasser ce qui nous retient bien souvent, ce qui nous empêche d’aller vers lui. La confiance en Dieu, un autre mot pour dire la Foi. En cette année de la Foi, voulue par le Saint-Père, n’y a-t-il pas là comme tout un résumé de notre expérience chrétienne ? Bonne route à tous ces jeunes, et à tous ceux qui décideront de leur emboîter le pas !

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