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Cécile Duflot et le coup de la capote !


Source de la photo : www.la-croix.com

Source de la photo : http://www.la-croix.com

Je commence par un petit mot d’excuse : Je suis loin d’être un inconditionnel de la dame verte et encore moins de ses idées sur le cannabis ou le mariage pour tous (et il y en a certainement pleins d’autres idées que nous ne partageons pas) ! Mais quand même, j’aimerai qu’on (c’est pratique le on, ça ne dit pas qui je vise !) ne lui fasse pas le coup du pape et de la capote ! Vous savez, le truc où l’on sort juste une petite phrase hors de son contexte, et où on s’empresse de la faire tourner pour plein de raisons (j’en avais déjà parlé ici y’a un peu plus d’un an) !

Revenons à ce que disait madame Duflot (j’arrive pas à l’appeler Cécile, ça fait un peu trop proche, qu’elle me pardonne…) dans l’interview au Parisien qui a mis le feu aux poudres :

Cécile Duflot : La crise a poussé davantage de gens à la rue. Des femmes seules, des familles avec des enfants, mais aussi des salariés fragilisés car ils n’ont pas de toit. C’est la réalité et elle n’est plus acceptable ! Comme en 1954 où l’abbé Pierre avait lancé son appel, il nous faut aujourd’hui un vrai choc de solidarité !

Jusque là (ok, ce n’est que la première question), il n’y a rien de scandaleux. Au contraire, elle cite en exemple l’abbé Pierre ! Continuons la lecture de l’article :

Question : C’est-à-dire ?
Cécile Duflot : A la fin de l’année 2012, nous avons fait le choix d’un effort supplémentaire de 50 M€. Cet hiver, le plan mobilisera 19000 places. Mais cela risque de se révéler insuffisant. Alors s’il faut aller au-delà, nous trouverons d’autres places, notamment dans des bâtiments publics, par exemple des casernes de gendarmerie ou des bureaux administratifs. Nous travaillons avec la SNCF, pour que celle-ci mette à notre disposition des logements de cheminots devenus vacants.

Tiens, elle parle « des bâtiments publics« , des « casernes de gendarmeries ou des bureaux administratifs« . Donc arrêtons de lui demander d’ouvrir ces espaces, comme si elle ne le savait pas . Elle en parle, bien avant d’intégrer l’Eglise à son discours et à ses exemples ! La suite :

Question : Vous avez annoncé des réquisitions. C’est une menace ?
Cécile Duflot : Ce n’est ni une menace ni une posture idéologique, mais un moyen de répondre à l’urgence. Qu’ils appartiennent à des banques, des compagnies d’assurances, des grandes sociétés civiles immobilières ou des entreprises, ces bâtiments ne doivent plus rester vides! Et s’il faut en passer par des réquisitions, je le ferai, sans mollesse, comme l’avaient fait De Gaulle ou Jacques Chirac. Nous disposons, pour l’Ile-de-France, d’une liste de plusieurs dizaines de bâtiments qui peuvent être réquisitionnés.

Rebelote : les « banques« , « compagnies d’assurances« , « grandes sociétés civiles immobilières » et « entreprises » sont ciblées par la ministre. Toujours rien sur l’Eglise ! Poursuivons :

Question Cela vaut pour toutes les personnes morales ?
Cécile Duflot : Oui, je souhaite faire appel à toutes les bonnes volontés et faire appliquer la loi à tous ceux qu’elle concerne. Par exemple, il semble que l’archevêché de Paris possède des bâtiments quasi vides. Je viens donc de leur écrire pour voir avec eux comment utiliser ces locaux.

Voilà, on y arrive ! Remarquez quand même qu’on est à la 4ème question ! Si elle a pris la parole pour une attaque directe et frontale contre l’Eglise, elle se la joue un peu diesel, en prenant le temps du préchauffage ! Charles de Saint-Sauveur, le journaliste, vient de lui poser une question sur les personnes morales. Que n’aurait-on pas dit si elle n’avait pas parlé de l’Eglise. Certains auraient été déçus, d’autres trouvé cela inconcevable qu’avec tout ce que l’Eglise fait dans le domaine, on ne la mentionne pas. Cécile Duflot dit que, selon ses sources (« il semble« ), l’archevêché aurait des bâtiments quasi vides. Et elle mentionne le courrier qu’elle vient d’envoyer (et sur lequel je reviendrai plus tard). Bon, jusque là, à part peut-être le fait qu’elle soit mal renseignée, il n’y a rien de scandaleux encore ! Mais avançons dans l’interview :

Question : Vous réquisitionneriez des biens ecclésiastiques ?
Cécile Duflot : L’Eglise fait partie des personnes morales… dans tous les sens du terme ! J’ai bon espoir qu’il n’y ait pas besoin de faire preuve d’autorité. Je ne comprendrais pas que l’Eglise ne partage pas nos objectifs de solidarité. Pour moi, ce n’est pas une simple question légale, c’est un choix de société.

Là, ok, c’est la petite phrase : « L’Eglise fait partie des personnes morales… dans tous les sens du terme ! » Remarquez qu’elle n’a pas tort non plus ! Le truc, c’est que cette petite phrase tombe un peu à plat quand on voit comment les caciques de son parti traitent l’Eglise. Et surtout que c’est drôle d’utiliser ce terme ici, tout en le récusant dans d’autres débat (je ne vous fais pas un dessin !). Sur le reste, comment ne pas être d’accord avec elle ? « J’ai bon espoir qu’il n’y ait pas besoin de faire preuve d’autorité« . Ok, c’est dur, mais rappelez-vous toutes les autres institutions citées précédemment ! Elle a aussi parlé de réquisitions… Donc l’Eglise n’est pas la seule concernée. Suite :

Question : Les particuliers seront-ils aussi concernés ?
Cécile Duflot : La loi concerne les personnes morales. Mais nul ne doit profiter de la crise pour spéculer. La taxe sur la vacance a été augmentée : cela sera de plus en plus coûteux pour un propriétaire de laisser son logement vide.

Reconnaissons une chose : Elle ne fait qu’appliquer la loi, qui parle de personnes morales. Elle ne l’invente pas. Donc les réaction ad hominem ou vis à vis des personnes politiques n’ont rien à voir dans ce débat (même si moralement, on comprend bien qu’elles soient justifiées). Dura lex sed lex !

Au bout de cette lecture, oui, on ne peut pas dire qu’il n’y a pas eu la petite phrase. Peut-être une mention de l’apport de l’Eglise dans le domaine du logement des personnes pauvres ou sans ressources eut-il été intelligent. Mais bon, de là à lancer une polémique telel qu’elle existe, c’est un peu gros.

D’autant plus que quand on lit la lettre que madame Duflot a écrit à l’archevêché, on trouve des mots bien plus conciliants : « je sollicite auprès de vous, comme je l’ai fait auprès de l’ensemble de mes collègues ministres et auprès de nombreux acteurs, l’implication de l’archevêché pour mettre à disposition des locaux, soit à titre temporaire, soit à titre pérenne« . La lettre, lundi matin, n’était pas arrivée à l’archevêché, ou pas dans le bon service, ou pas encore envoyée (ah, La Poste et tous ces services qui traînent !), mais reconnaissons que le verbe « solliciter » employée dans la missive est loin d’une agression.

****

Ajout à 18h16 : Selon les dernièrs informations que j’ai eues (Merci Clémence !), la lettre de madame Duflot ne serait partie qu’à 11 h lundi matin, donc après qu’elle ait été donnée à la presse ! Erreur de ses services ou manipulation ? Là, on entre dans une autre dimension, et la manipulation semble quand même bien se rapprocher… Du coup, on peut comprendre l’exaspération des personnes visées, et surtout déplorer l’instrumentalisation de la cause du mal-logement ou des personnes sans logement au service d’intérêts partisans. Qui plus est, venant de la part d’une ministre, l’affaire est fort peu glorieuse, voire abjecte si c’est bien le cas…

Donc on peut répondre à madame Duflot en la mettant face à ces faits, et en lui demandant des explications (que je publierai si elle me le propose !) sur ce timing raté. Cependant, l’attaquer sur ce qu’elle a dit auparavant, sur les locaux institutionnels, me semble toujours aussi vain et inefficace.

****

En outre, dans toutes ces intervention, nulle part la ministre ne minimise ou ne néglige l’action de l’Eglise dans le domaine du logement. Certes, elle ne le nomme pas spécifiquement. Mais en même temps, elle ne cite aucun exemple de ce qui se fait… ni le Secours Catholique, ni le Samu social…

A mon sens, s’il y a effectivement lieu de réagir, faisons le clairement, en mettant en lumière ce que l’Eglise fait, mais surtout pas en retournant les propos de la ministre contre elle ou son parti ou son ministère, alors qu’elle les a cité largement avant l’Eglise, et dans les mêmes conditions. Ce serait agir comme le font certains politiques, sans prendre le temps de s’informer réellement, sans regarder la réalité. En faisant ainsi, on agit exactement de la même manière que celle qu’on dénonce quand elle est appliquée à l’Eglise. Et là, plus personne n’a rien à y gagner.

Alors bon, maintenant que j’ai pris la défense de madame Duflot, je dois aussi admettre que sa défense (à l’assemblée nationale par exemple) est loin d’être intelligente. Citer les actions de l’Eglise, telles que la presse les a mises en lumière, ne lui aurait rien coûté ! Mais bon, ce n’est que de la politique. Le plus navrant, c’est qu’on a parfois l’impression que l’Eglise se laisse facilement instrumentaliser à des fins politiques.  Et là, c’est un peu le cas… et par tous les bords.

Sinon, sur la réaction de l’Eglise, je retient surtout l’interview de Mgr Bernard Podvin, sur Europe 1, où il dit clairement que même si l’Eglise est déjà à la pointe du combat contre l’exclusion, « il faut faire encore plus ». Et il refuse d’entrer dans la polémique ! Que c’est juste et vrai! Tout comme ces paroles de Soeur Nathalie Becquart, sur son compte Facebook :

L’intuition première de Cécile Duflot est bonne…et l’Eglise pourrait sans doute l’aider plus qu’elle ne l’imagine!Pour avoir pas mal travaillé sur les problématiques du logement des étudiants et des jeunes, j’ai acquis la conviction qu’aujourd’hui, face à l’ampleur de la crise du logement, l’Etat ne peut s’en sortir seul. L’Eglise dans toutes ses composantes (diocèses, paroisses, congrégations, mouvements, particuliers…), -parce qu’elle se mobilise déjà beaucoup, a de l’immobilier mais aussi une tradition d’hospitalité et de charité – doit continuer à s’investir sur ce terrain avec tous les autres acteurs. On rêverait donc que, face à un tel défi, au lieu de créer des polémiques qui suscitent des oppositions, on trouve le moyen de mettre tout le monde en synergie et en collaboration positive … L’Eglise est un acteur social important dans le domaine du logement et dans bien d’autres domaines. Ce n’est pas déroger au principe de laïcité que de le reconnaître simplement et paisiblement. De son côté l’Eglise n’a pas à fanfaronner ou donner des leçons. Comme nous y invite la démarche Diaconia, elle n’a pas fini de mettre le service du frère et l’accueil des plus pauvres au cœur des préoccupations des communautés chrétiennes.

A côté de cela, s’il ne faut pas forcément faire de procès en intention, [édité à 18h24 : Bien que si, il semble bien qu’il faille le faire, voir, plus haut] il est évident que ce débat et cette polémique ont masqué quelques actualités, comme le dit Natalia Trouiller sur Radio Vatican, ou Jean Pierre Denis dans l’éditorial de La Vie.

Et pour finir, un grand merci quand même à tous les journalistes qui ont été enquêté et ont mis en lumière ce que faisait l’Eglise dans ce domaine de l’aide au logement, ou à travers ses démarche caritatives. Ils sont parfois accusés de partialité, n’oublions pas de les remercier quand ils font bien leur travail.

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  1. 5 décembre 2012 à 15:42

    Merci pour cette analyse pleine de bon sens !

  2. Clémence
    5 décembre 2012 à 16:15

    Ok, mais pourquoi avoir transmis à la presse lundi à 10h uniquement la lettre à mgr Vingt-Trois ? je n’ai pas vu passer d’autres lettres à d’autres instititions, compagnies d’assurance ou autres… Et alors que son cabinet a appelé le diocèse à…11h pour avoir l’adresse de mgr Vingt-Trois, et que la lettre ne lui est arrivée par porteur que vers 11h45??? C’est quand même au minimum hyper impoli à vis du destinataire de la lettre (que des journalistes cherchaient à joindre dès 7h du matin pour réagir aux propos dans Le Parisien…).
    Après, je suis tout à fait d’accord avec ce qu’écrit Nathalie Becquart. mais avoue que la façon de faire de madame Duflot navigue entre désinvolture et provocation. et c’est surtout ça qui a exaspéré, si je ne m’abuse. En tout cas, note aussi que mgr Vingt-Trois n’a pas cru bon claironner dans la presse sa réponse avant que la principale intéressée ne la reçoive. Différence de méthode?

    • 5 décembre 2012 à 16:25

      Si ces éléments sont vrais (et je ne vois pas pourquoi je douterai qu’il ne le soient pas), c’est alors autre chose. A qui la faute ? Serait-ce un faux signé de vendredi et mis en place pour se justifier ? Il y aurait alors une véritable mise en scène. Et là, c’est juste dramatique pour les personnes concernées par le problème. On change de catégorie, et tout mon argumentaire tombe ! Aux USA, un tel truc, c’est la démission assurée !

      Ensuite, que seule la lettre adressée à l’Eglise soit donnée à la presse, c’est normal dans le sens où il n’y a que l’Eglise qui ait réagi ou qui ait été cité nommément. Tout le courrier des ministres n’est pas forcément destiné à être publié.

      Si effectivement ce timing est juste, c’est effectivement une provocation qui a été mise en scène… Et alors, d’autant plus, bien vu de la part du cardinal Vingt-Trois de ne pas surréagir ! En espérant que cette histoire sorte au grand jour !

  3. 5 décembre 2012 à 17:42

    Et je suis assez d’accord avec Clémence. D’ailleurs, j’en connais une autre (enfin, bon, hein… n’insistons pas) qui est en très bonnes relations avec le diocèse de Paris et dont les informations ont donc toutes raisons d’être exactes.

    Et je plussoie : si toutes les institutions sont concernées, pourquoi n’avoir écrit qu’à l’Eglise et pourquoi avoir publicisé ce courrier ?

    • 5 décembre 2012 à 18:10

      Ben pour la lettre donnée aux médias, je redis : c’est les médias qui ont été chercher de ce côté (après que Cécile Duflot l’ai mis en exergue comme exemple), et ils n’ont pas creusé ailleurs. si ils le font, les courriers (s’ils existent) sortiront peut-être.

      Mais bon, depuis ces révélations sur le timing, je commence à douter de la bonne foi de la dame verte ! Et là, c’est encore pire d’instrumentaliser une telle cause quand on est ministre en charge du dossier…

      • 5 décembre 2012 à 19:01

        Et puis, pourrions-nous, cathos engagés, demander ces courriers ? Avec un peu de chance, et si google marche bien, les chargés de com de la ministre verront ce message, et publieront au moins l’un de ces courriers. Ceserait une belle preuve de non manipulation ! (Laissez-moi rêver !)

  4. 5 décembre 2012 à 18:51

    Juste comme ça en passant, et si avant d’être coupable, Cécile Duflot était présumée innocente… Au risque de faire ma bisounours. On ne connait sans doute pas tout, peut-on imaginer un dysfonctionnement au niveau de son cabinet ? Vous allez me dire que c’est rarissime dans l’administration française.

    • 5 décembre 2012 à 18:59

      Disons que la conjonction de disfonctionnement et le calendrier ne plaident pas en sa faveur. Mais je n’ose imaginer qu’on instrumentalise les personnes sans domicile à ce point, surtout si l’on est ministre. De là à se dire qu’elel a voulu « en profiter au passage », why not ! Ben pas de bol, elle a perdu !

    • Clémence
      5 décembre 2012 à 19:06

      Sylvie, tu as raison, même si ce genre d’amateurisme craint au niveau du cabinet d’un ministère… Mais pourquoi ces propos dans le Parisien avant d’avoir reçu une réponse ou un simple accusé de réception de Vingt-Trois? quand tu écris à quelqu’un , ça se fait d’attendre sa réponse, ou au moins la certitude qu’il a reçu le courrier, avant de rendre public son contenu, non? il ne s’agissait pas d’une lettre ouverte… Je crois vraiment que l’exaspération est née de cette attitude, et du ton des propos bien plus virulents dans l’itw que dan sla lettre. Maintenant, j’attend de voir la réponse faite par mgr Vingt-Trois, dont je ne doute pas qu’elle sera généreuse…

      • 5 décembre 2012 à 19:12

        Certes Clémence, je suis d’accord avec vous, sauf qu’à mon sens, la bonne info, celle sur la « livraison de la lettre », n’est pas sortie officiellement (à part de manière marginale sur FB et Twitter ! Ca c’est un angle d’attaque réaliste. Le fait de renvoyer la ministre à ses propres institutions moins, vu qu’elle s’en charge aussi selon l’article du journal.
        C’était d’ailleurs, avant tout, le but du billet, ce qui explique que je le laisse publier malgré ce nouvel élément que vous m’avez fait connaître après sa publication !

      • 6 décembre 2012 à 07:37

        « Pourquoi ces propos dans le Parisien avant d’avoir reçu une réponse ou un simple accusé de réception de Vingt-Trois? »
        Peut-être tout simplement parce qu’aujourd’hui la communication est reine, et que l’on fait les choses en se précipitant parce qu’il faut communiquer à tout prix… En se fichant pas mal des conséquences… Peut-être…

      • 6 décembre 2012 à 08:00

        Quand on communique plus qu’on ne gouverne, on en arrive à des aberrations ! Bien d’accord, le règne du « communicationnel » est loin d’être toujours un bien !

  5. Clémence
    5 décembre 2012 à 19:18

    oui. Mais il est bon de remarquer que les (nombreuses) réactions exaspérées, comme celle de renvoyer la ministre à ses institutions, ne sont pas venues de l’archevêque de Paris, destinataire de la lettre (qui ne s’est pas encore exprimé publiquement à ce sujet), mais de catholiques (et pas seulement d’ailleurs) à titre individuel.

    • 5 décembre 2012 à 19:21

      Oui, et même de bien plus loin, on sent des réaction qui semblent tenir plus de l’engagement politique (Bruno Le Maire) que de la défense de l’Eglise (mais bon, là non plus, je ne voudrai faire de procès) !

  6. Yellow Submarine
    6 décembre 2012 à 00:18

    Le nom du journaliste ne s’invente pas !

  7. 6 décembre 2012 à 08:27

    Bonjour !!
    Je pense que Cécile Duflot doit avoir chez elle une chambre d amis … elle pourrait peut etre héberger pendant les grands froids au moins un sans abris
    S écrirait elle une lettre de réquisition????…MDR!!
    l Eglise n a jamais attendu( et encore moins Cécile Duflot) pour palier aux problemes de la pauvreté quelqu ils soient,maintenant qu elle lui demande de l aide en la matiere , c est normal…elle aurrait pu le faire differement sans médiatiser sa demande
    Par contre je crois que la solution pourrait venir aussi, et ça c est plus difficile pour elle ,de faire réduire les inégalités sur un plan social et de demander a ceux qui tiennent les renes tel le MEDEF etc .. etc de travailler de veiller et de vouloir a ce que ce que ce fossé social ne se creuse encore plus
    En conclusion et pour solution au probleme c est une prise de conscience et un changement de mentalité en face de cette situation pour que certains acteurs aient un attitude citoyenne et un petit peu plus le sens de l autre , et malgré les difficultés actuelles et se dire que l autre est aussi un etre humain

    Peut etre que 50% du probleme serait résolu

    • 7 décembre 2012 à 12:23

      Justement cher Papyrandonneur, c’est cela que je pointe justement. Cécile Duflot s’adresse, dans le cadre de la loi, aux personnes morales. donc ne venons pas lui reprocher de ne pas héberger de monde chez elle, c’est un cadre différent. Dans son ministère, la question peut se poser. Mais elle ne l’a pas oublié, elle en a parlé précédemment.
      Et elle ne dit pas que l’Eglise ne fait rien. Certes, elle n’a pas dit tout ce que l’Eglise faisait. Mais si elle l’avait dit, les membres des Rotary Club et autres auraient aussi pu réagir, et combien d’associations… Sur la question de la médiatisation, je suis d’accord avec vous. C’est malheureusement la culture du spectacle politique qui prime sur l’action politique… Dommage !

      Quand aux inégalité sociales, c’est une vraie question de politique nationale qui est posée. Et là, force est de constater qu’on est encore dans l’imprécation ou la recherche de boucs émissaire, sans vraiment mettre en place une quelconque politique particulière. Là dessus, je suis bien d’accord avec vous !

  8. Lionel
    7 décembre 2012 à 00:13

    Il faut peut-être détricoter l’interview un peu plus encore. D’abord ce n’est pas une interview en direct, ce qui laisse la place à tout un travail de rédaction et de rhétorique. Difficile dans ce travail d’estimer ce qui est du ressort du journaliste ou de Mme Duflot. En tout état de cause l’article final n’a pu être envoyé sans son aval.
    Or d’un point de vue rhétorique placer la question sur l’Eglise en 4ème position est tout à fait efficace. Tout ce qui précède a préparé la question. Pourquoi Mme Duflot n’a-t-elle pas parlé de l’Eglise avec les autres institutions, dans sa 2ème ou 3ème réponse? Il semble que le cas de l’Eglise ait été réservé pour un traitement à part.
    Il faut ensuite remarquer que l’Eglise est la seule à avoir droit à deux questions! Avec cette question très ambiguë sur la « réquisition » des « biens ecclésiastiques ». Mme Duflot n’a pas pu ne pas saisir l’allusion…
    « J’ai bon espoir qu’il n’y ait pas besoin de faire preuve d’autorité » : un doute subsiste dans la réponse. Mais comment peut-elle douter de la bonne volonté de l’Eglise en la matière? Ne l’a-t-elle pas suffisamment démontré? « Je ne comprendrais pas que l’Eglise ne partage pas nos objectifs de solidarité »: habituellement c’est plutôt l’Eglise qui interpelle les pouvoirs publics pour leur rappeler leur devoir de solidarité. Voici que l’Etat veut donner des leçons à l’Eglise. « Pour moi, ce n’est pas une simple question légale, c’est un choix de société »: l’Eglise n’a-t-elle pas fait ce choix de la solidarité bien avant la République?

    • 7 décembre 2012 à 12:26

      habituellement c’est plutôt l’Eglise qui interpelle les pouvoirs publics pour leur rappeler leur devoir de solidarité. Voici que l’Etat veut donner des leçons à l’Eglise.

      Voilà bien pourquoi elle interpelle l’Eglise. A force de prendre la parole pour interpeller, il faut aussi s’attendre à une interpellation en retour…

  9. Lionel
    7 décembre 2012 à 00:31

    Lemessin :
    que seule la lettre adressée à l’Eglise soit donnée à la presse,

    Qui a dit qu’il y avait d’autres lettres? Pas Mme Duflot en tout cas. Et je doute qu’il y en ait jamais eu…
    J’ajoute donc à mon commentaire précédent: « Pourquoi l’Eglise a-t-elle ce privilège d’être la seule personne morale à laquelle Mme Duflot affirme avoir envoyé une lettre? »

    • 7 décembre 2012 à 12:25

      Disons que le coup de la lettre unique, c’est un peu gros. J’ose espérer qu’elle en a écrit d’autres, mais comme vous j’aimerai en avoir la preuve !

  10. Tanguy LAURENT
    8 décembre 2012 à 01:54

    Ah la la ! Cette discussion sur le timing de la lettre … Quelle bétise ! Autant j’ai admiré la reprise complète de l’interview qui remet les choses en place , autant je trouve ce questionnement sur la possible malhonnêteté de la ministre sidérant . Certes, elle n’est pas l’abbé Pierre, mais l’archevèque de Paris, non plus …

    • 8 décembre 2012 à 10:01

      Cher Laurent, disons juste que la conjonction des faits laisse planer un doute ! Mais passons outre, et ensemble, relevons nos manches pour aider ceux qui en ont besoin !

  1. 5 décembre 2012 à 15:39
  2. 5 décembre 2012 à 18:52
  3. 6 juillet 2013 à 19:30

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