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Redonner de la valeur au travail


« Le travail c’est la santé ». On connaît toute cette chanson. Et on préfère encore plus la seconde partie de la phrase : « Ne rien faire, c’est la conserver ». Les manifestations contre le recul de l’age de la retraite ainsi que les attertoiements sur la pénibilité du travail en sont les témoins. C’est que le travail, il faut bien le reconnaître, est devenu purement utilitariste : on travaille pour se nourrir, pour gagner de l’argent qu’on dépensera dans les dépenses ordinaires, pour les vacances, ou pour améliorer le quotidien. Le travail, et c’est malheureusement parfois vrai, est devenu une corvée, qui mine notre vie. Ce n’est qu’en le quittant, pour le week-end, les RTT, les vacances ou la retraîte que finalement, on peut vivre.

Pourtant, il peut y avoir une autre manière de vivre ce temps qui nous occupe tous pendant une grande partie de notre vie : Le travail est aussi le lieu où chacun est invité à s’épanouir. La bible ne dit rien d’autre en présentant la mission qui est confiée à Adam et Eve : « Soyez fécond, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la ». Cette Parole de Dieu, dans ce récit imagé qu’est la genèse, vient avant la chute et le péché originel. Ce travail, cette mission, est donc avant tout positive. Ce n’est pas une malédiction ou une punition. Le travail, selon ce récit, est don conçu comme une activité essentielle de la vie de l’homme, l’une de ses plus grandes richesses, car il permet de participer à la gestion de ce monde que Dieu a crée pour nous.

Le travail n’est donc pas forcément négatif. Pourquoi ne pas en voir les aspects positifs. Certes, il existe des travaux pénibles, fatigants, stressants, usants, où la personne humaine a le sentiment d’être exploitée. Mais le travail permet aussi de se dépasser, de créer, de participer à l’amélioration de la vie des autres. La doctrine sociale de l’Eglise rappelle ainsi que « par son travail et son labeur, l’homme, qui participe à l’art et à la sagesse divine, rend plus belle la création, le cosmos déjà ordonné par le Père;il suscite les énergies sociales et communautaires qui alimentent le bien commun, au profit surtout des plus nécessiteux ». Le travail possède des valeurs positives. D’ailleurs, Jésus lui-même a travaillé jusqu’à ses 30 ans. Saint Paul, comme missionnaire, a continué son activité de travailleurs, et c’est là qu’il évangélisait.

Et finalement, le travail est un lieu de socialisation. Combien de personnes se retrouvent seules après les heures de bureau ou à la retraite ? Trouver de nouvelles manières de travailler, plus légères peut-être, pourrait être une manière de rompre cette solitude subie. C’est au travail aussi que l’on rencontre parfois de nouvelles personnes, que de nouvelles amitiés se créent.

Nous ne passerons jamais à côté du travail, alors pourquoi ne pas le faire évoluer, afin qu’il ne soit plus seulement une contrainte, mais aussi un espace de vie, de rencontre, de satisfaction même… Voilà un travail que tous, nous sommes invités à accomplir.

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