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Les réseaux sociaux et l’Eglise !


Monde du Social Networking (des Réseaux Sociaux)

Redimensionnement de P1000306Pour débuter la matinée, Mgr di Falco présente PIEM, célèbre dessinateur qui est venu à son invitation pour croquer les interventions, et apporter une touche d’humour dans la salle. Une salle dont il faut parler. Au sous sol du palais apostolique, on trouve l’ancienne salle du synode, remise en état. Sur les deux piliers centraux, on trouve des écrans LCD, où sont diffusées les images projetées (films, présentations, vidéos en direct des intervenants, dessins de PIEM,…) Les sièges sont disposés en U, avec une estrade centrale sur laquelle prennent place les intervenants, le président de séance, le modérateur, et autres… Chaque place est équipée d’une prise de courant pour le PC, d’un système de prise de parole (micro avec demande de cette parole), d’un système de traduction simultanée,… et bien sûr il y a la climatisation et le Wifi ! Un décor de rêve.

Et puis, se dire que l’on est dans le palais apostolique à parler d’internet et de la communication de l’Eglise, c’est quand même une grande joie ! L’Eglise universelle (même si ici il n’y a que les responsables de la communication des conférences épiscopales européennes) est donc présente, au dessus de nous, veille sur nous. On est sous le centre de décision de l’Eglise Universelle, à ses pieds, comme serviteurs, un peu comme des racines qui se tissent, qui deviennent source (ne pas lire Open Source pour les geeks),.. . enfin, vous voyez bien ce que je veux dire !

Redimensionnement de IMGP0476Bon, et puis la session a commencé, avec 4 personnes (que des jeunes, dans la trentaine) face aux évêques et autres responsables ecclésiaux. A tout Seigneur, tout honneur, c’est avec Google qu’on a commencé.

Internet grandit plus vite que tous les autres médias. Le nombre d’heure que les gens passent en ligne triple chaque année. Quel est le rôle de Google dans tout cela ? « Notre mission est d’organiser les informations du monde et de les rendre utiles et accessibles à tous » explique Chrisoph Muller. Ces sites cherchent également à apporter des infos qui ne sont pas encore disponibles sur le réseau, afin que tous y aient accès. GoogleBook cherche ainsi à numériser tous les livres… « et ce n’est qu’un exemple » rajoute Christoph Muller ! De quoi, si on y réfléchit, faire froid dans le dos !

Quelques statistiques sur Youtube : le site a moins de 5 ans d’âge et toutes les minutes, plus de 20 h de vidéos sont téléchargés dans le monde ; plus d’1 milliard de vidéos sont visionnés chaque jour.  En fait, pour le directeur des partenariats de Youtube pour la moitié du monde (rien que ça, ils n’ont pas envoyé n’importe qui chez Google !), tout le monde a (ou peut avoir) une voix sur YouTube. « YouTube helps spread the message ; engage with your community » (« YouTube aide à diffuser le message, engagez vous avec votre communauté »).  Ainsi des inovations ont lieu : YouTube a ainsi créé un orchestre symphonique en ligne.

Pour conclure, Christoph Muller propose une courte vidéo promotionnelle sur le site de partage des vidéos ; dans ce film, on reconnait, entre autres, Susan Boyle, l’Enterprise (Star Trek), Obama, Benoît XVI, les reines Raina de Jordanie et Elisabeth II, ainsi que de nombreux anonymes. Une vidéo qui se termine par ces paroles : “It gives a voice to those who need it” ! (pour la traduction, cf. Google Translator, c’est le moins que je puisse faire comme pub pour Christoph Muller !)

Puis c’est Christian Hernandez, de chez Facebook, qui présente le réseau social : Quelques chiffres : plus de 300 millions d’utilisateurs, dont plus de 150.000 se connectent chaque jour (j’en fait partie), et l’humanité passe 6 milliards de minutes sur ce site chaque jour. Quelle place pour la foi catholique sur Facebook ? 5% des utilisateurs se déclarent catholiques.

Sur Facebook, les  utilisateurs expriment les sentiments qu’ils ont vécus en famille, partagent leurs photos de pèlerinage (sic !). Il existe sur ce site des groupes divers pour une interaction très large. Ainsi, on peut prier sur Facebook (cf. l’application Praybook). Certaines Eglises ont des pages sur ce réseau social, comme par exemple la Conférence des évêques de France. On peut aussi trouver une page sur Benoît XVI, qui n’est (malheureusement, c’est moi qui ajoute là !), une page non officielle.

Evan Prodromou, est intervenu ensuite sur le Microblogging (style Twitter, et autres, le système où l’on communique à coup de messages limités à 160 caractères). La simplicité du système le rend facile à utiliser. « Ce qui est le plus important, c’est la synchronicité, ou la non synchronicité du système » explique l’intervenant. En effet, grâce à ces systèmes de communications, tout le monde sait (ou peut savoir) ce que je fais dans le monde (et de manière instantanée). D’ailleurs, près de 2 millions de personnes utilisent leur cellulaire à cette fin.

Redimensionnement de IMGP0475Dernière intervenante, Delphine Ménard, volontaire bénévole à Wikipedia, nous présente ce projet qui est en croissance constante. Tout le monde peut contribuer à l’encyclopédie en ligne. Lancée en janvier 2001, plus de 14 millions d’articles, plus de 250 langues, plus de 800000 éditeurs, dont plus de 100000 actifs, 5ème site le plus visité au monde, voilà quelques chiffres sur cette réalité. Ce travail collaboratif se veut objectif, abordant un point de vue neutre, grâce à une communauté de membres (les éditeurs les plus constants).

Tous les intervenants ont insisté sur la nouvelle méthode communautaire de communication. Une réalité que l’Eglise ne maîtrise pas encore.  Mgr Paul Tighe (secrétaire du Conseil Pontifical pour les Communications Sociales – PCCS) reconnait que le Saint Siège dispose de peu de ressources. Et il détaille ce que fait le PCCS : « on cherche à développer les communautés ecclésiales de par le monde, en partageant les expériences ». Il détaille ainsi trois chemins pour développer la communication dans l’Eglise : le message du pape pour la Journée Mondiale des Communications Sociales, rencontres des évêques dans le monde et initiatives propres au PCCS.

Mgr Tighe est aussi revenu sur le Web 2.0 et la question du langage pour présenter le message de l’Eglise de manière efficiente aujourd’hui, alors que le divertissement devient un poids lourd sur internet. Il pose aussi une question importante face à ces poids lourd du monde internet : comment trouver la bonne information, dans l’ensemble de ce qui est disponible ? Et il constate que les nouveaux modèles de communications sont un challenge, où l’Eglise doit devenir plus interactive, pour donner une image plus positive de l’Eglise.

C’est ensuite qu’on eut lieu les débats en carrefours et la mise en commun, mais comme la presse n’était pas autorisée à y participer, je ne pourrais rien dire de ces débats où les évêques et responsables ont débattu du mode de présence des jeunes sur internet, du sens de l’amitié et des relations sur ces sites collaboratifs et du contrôle de ces médias ainsi que des informations qu’ils renferment ! (oups, j’ai rien dit !)

Voilà, c’est tout pour le matin…

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