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Revue de Presse : Berlin, Lourdes et autres…


1989_mur_berlin_c_str_old_r1Il était dur, hier, de passer à côté de la déferlante médiatique sur le mur de Berlin. Hier, les jours précédents, et même aujourd’hui encore ! Le Républicain Lorrain reprend ainsi, dans chaque édition, des évènements qui se sont passés dans les villes mosellanes. Le cahier régional et national titre ainsi « Le monde refait tomber le Mur », tandis que 2 éditions locales ouvrent sur ce même sujet : à Moulins lès Metz, hier, des enfants ont « lâché des ballons » au dessus de l’ermitage St Jean, en signe de paix, et c’est cette photographie qui illustre la première page de l’édition messine. Le même journal nous dit également que « des étudiants venus de l’ancien bloc de l’Est ont visité la maison du père de l’Europe à Scy-Chazelles », que des conférences ont été organisées à l’université de Metz sur ce thème, etc… L’édition de Saint-Avold présente quant à elle la destruction symbolique d’un mur par les élèves du lycée Charles July. Une grande photo sur 3 colonnes, qui semble être d’époque d’ailleurs, pour rappeler, comme le dit l’article à page 2, qu’il existe « d’autres murs ailleurs ».

Le Mur, il en était question partout… Radio, Télévision, Presse écrite, Internet, vous avez été abreuvé depuis quelques jours par cet évènement. Les journaux et revues catholiques s’y sont aussi mis. La Vie s’y intéressait la semaine dernière, Famille Chrétienne cette semaine. Si vous le voulez, vous pouvez aussi trouver des analyses sur Radio Vatican, qui consacre sur son site un dossier particulier à cet évènement, avec des témoignages de Jean Paul II, les souvenirs du cardinal Etechegaray,… Et pour finir ce trop rapide tour d’horizon sur le sujet, un coup d’oeil sur la presse nationale, avec Le Figaro, Le Monde ou Libération, qui reviennent tous notamment sur la mini controverse de ces jours-ci avec la même question : « Où était Nicolas Sarkozy le 9 novembre 1989 ? ». Selon la page Facebook du président de la république, à Berlin, ce qui parait improbable au vu des personnes dont il dit avoir été accompagné… Mais laissons ces petites querelles franco-françaises pour la véritable information.

Et parmi cette information, il faut revenir sur l’évènement religieux de la semaine passée en France, à savoir l’assemblée plénière des évêques de France, réunie à Lourdes. Je vous en avais déjà parlé mardi dernier à propos des défis qui s’offraient à l’Eglise. Si les journaux locaux n’en n’ont pas (ou très très brièvement parlé), les quotidiens nationaux ont relevé cette rencontre. Sous l’angle, toujours, du nombre de prêtres pour Jean Marie Guénois dans Le Figaro, qui intitule son compte rendu « L’Église se mobilise contre la crise des vocations ». Un titre qui ne rend pas compte de la diversité des thèmes abordés lors de cette rencontre de tous les évêques français, où la question de la proximité de l’Eglise avec les fidèles et la société étaient posés de manière plus forte effectivement. Le site internet de Zenit (www.zenit.org) vous propose de trouver divers éclairages, tout au long de la semaine, sur les dossiers traités par les évêques. On apprenait ainsi sur ce site, dès dimanche soir, que « les évêques catholiques de France créent deux nouveaux groupes de travail : “Environnement et écologie” et “Rassemblements dominicaux, défis et initiatives” ». C’est d’ailleurs Monseigneur Stenger, originaire de notre diocèse, qui présidera le groupe de travail sur l’écologie.

La Croix, bien évidemment, a également suivi les travaux des évêques de France. Isabelle de Gaulmyn analyse l’assemblée en disant clairement que « ceux qui attendaient un texte final des évêques traitant de l’avenir des communautés chrétiennes de France seront déçu », car, explique-t-elle dans le journal d’hier, il n’y a « pas de vescoviprogramme commun, de modèle français (…) mais une diversité de réponses, qui dépendent pour une part de la situation des diocèses ». Plusieurs propositions ont donc été faites suite au rapport de Mgr Dagens, qui veulent promouvoir  « l’inventivité, l’innovation » rapporte encore la directrice du service religieux de La Croix. Et elle termine son commentaire par cette belle note d’espérance : « l’Eglise de France fait figure de laboratoire européen. S’il y a un modèle français, c’est sans doute là qu’il faut le chercher ». Stéphanie Le Bars, dans Le Monde de dimanche, listait ces propositions : « effacement des paroisses au profit de « pôles missionnaires « , équipes pastorales itinérantes, recours à des prêtres étrangers ou à des prêtres de communautés nouvelles, désignation d’un « chef de communauté » ». Oui, le modèle français de l’Eglise se réinvente progressivement. D’ailleurs, les tensions autour de la question des croix dans les salles de classes italiennes, et dont la presse française dans son ensemble s’est fait l’écho, semblent bien montrer qu’il y a dans la manière française de vivre la laïcité et le rapport à la société, un modèle exportable…

Il faudrait, pour être complet, parler aussi de l’entretien qu’André Guérin, député du Rhône et président se la mission parlementaire sur la pratique du voile intégral, a accordé à La Croix dans son édition d’aujourd’hui. Il faudrait aussi parler, toujours, dans le domaine religieux, de la constitution Anglicanorum coetibus, ce document qui régit l’entrée des anglicans dans l’Eglise et qui a été rendu public en fin de semaine dernière ; Frédéric Mounier, dans l’édition du jour de La Croix, y revient longuement. Il faudrait parler aussi du débat sur la Bioéthique, qui a aussi été bordé par les évêques à Lourdes, comme la rappelle Dominique Grenier, à la page 18 du même journal.

30982Mais je voudrais finir sur un aspect plus social, dont La Croix et La Vie se sont emparés. Il s’agit des placements éthiques. Dix pages dans l’édition d’hier du quotidien, traitant de « solidarité entre générations », des « scénarios possibles de l’épargne solidaire », et autres possibilités préservant l’environnement, etc… La Vie propose le témoignage de personnes ayant franchi le pas, comme Françoise, 38 ans, qui affirme : « pour moi, le rendement importe moins que l’utilité concrète que peut avoir mon épargne pour l’économie réelle ». Le même magazine nous propose l’autre face du système, avec le récit d’une personne qui a pu monter son entreprise artisanale grâce au micro-crédit. Des possibilités donc, à propos desquelles le magazine nous donne quelques clés, nous explique le mode de fonctionnement… De quoi vous inspirer peut-être… Car lire, c’est aussi un moyen pour mieux s’engager… Alors bonne lecture, et à la semaine prochaine.

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