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21 Septembre : St Matthieu


Comment être à Rome, loger à St Louis des Français, et ne pas parler de St Matthieu. Le pape Benoît XVI lui même, en parlant de l’apôtre, disait :

Pour commencer, il est toujours présent dans les listes des Douze choisis par Jésus (cf. Mt 10, 3; Mc 3, 18; Lc 6, 15; Ac 1, 13). Son nom juif signifie « don de Dieu ». Le premier Evangile canonique, qui porte son nom, nous le présente dans la liste des Douze avec une qualification bien précise:  « le publicain » (Mt 10, 3). De cette façon, il est identifié avec l’homme assis à son bureau de publicain, que Jésus appelle à sa suite:  « Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain. Il lui dit:  « Suis-moi ». L’homme se leva et le suivit » (Mt 9, 9). Marc (cf. 2, 13-17) et Luc (cf. 5, 27-30) racontent eux aussi l’appel de l’homme assis à son bureau de publicain, mais ils l’appellent « Levi ». Pour imaginer la scène décrite dans Mt 9, 9, il suffit de se rappeler le magnifique tableau du Caravage, conservé ici, à Rome, dans l’église Saint-Louis-des-Français

Audience du 30 août 2006

caravage(cliquez sur l’image pour être dirigé vers le site de St Louis des Français
et avoir un aperçu plus complet de ces tableaux)

Loger à St Louis des Français, c’est donc avoir un accès favorisé à ces tableaux. un accès qui permet de les contempler, et d’en tirer de multiples interprétations. Ce soir, Mgr Valdrini, recteur de St Louis des Français, lors de la messe dans cette chapelle Contarelli dédiée à St Matthieu, analysait ces tableau de manière ecclésiale. On peut lire ce tryptique sous l’angle de la mission conffiée à tous les baptisés : celle de prêtre, de prophète et de roi.

Caravaggio 006La vocation de St Matthieu, ce serait, selon le recteur, l’aspect sacerdotal, car le christ vient appeller l’un des homems du groupe à sa suite, pour le faire « pêcheur d’hommes ».

L’évangéliste écrivant, c’est bien évidemment l’aspect prophétique : dieu, par l’ange, vient inspirer à l’auteur de l’évangile les paroles qu’il couche sur le papier.

Le martyre de St Matthieu, c’est l’aspect royal, car la royauté implique de passer par le mystère pascal, par la mort et la résurrection, afin de vivre cette mission en lien avec Dieu, dans une vision de transcendance et pas seulement dans une immanence qui finalement serait stérile[1].

On peut aussi y voir une allégorie de la Trinité. La vocation, ce serait le Père, qui crée, qui en appelant l’homme à sa vocation, continue de le façonner. Le martyre, qui se déroule durant une eucharistie, s’est bien évidemment une umage du Fils qui se livre constamment pour sauver l’homme. L’inspiration de l’Ecriture se fait par l’Esprit Saint, sous l’apparence ou par l’intermédiaire d’un ange.

Mais il peut y avoir d’autre clés de lecture. A vous de choisir la vôtre, et pourquoi pas de nous la partager…


[1] Pour être précis, j’avoue avoir seulement repris les catégories que Mgr Valdrini a déployées, et j’y ai inséré ma propre lecture.

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  1. gorbanevsky
    22 septembre 2009 à 17:09

    A propos de Caravage : c’est étrange comme la lumière a l’air vraie (peut-être un peu trop « éclairage ») et comme les personnages ont l’air d’être joués par des acteurs. Comme au cinéma.
    Contrairement (par exemple) aux fresques de Masaccio dans la Chapelle Brancacci à Florence. J’ai été étonné en les voyant : les scènes de la vie de St.Pierre semblent être les vraies, celles qui se sont produites dans le temps et à la fois, qui sont sorties du temps. Et l’apôtre Pierre semble bien être lui-même et pas un acteur qui mettrait une barbe et rentrerait dans un role. Je ne sais pas si je m’exprime clairement.
    Il y a peut-être là quelque chose à approfondir? Pour la peinture? Pour la vie?

  2. Lemessin
    22 septembre 2009 à 17:49

    C’est vrai, je suis assez d’accord avec votre analyse. J’ai écrit un petit script que j’espère transférer en DVD un de ces jours (ou au moins en flash…), mais le temps me manque !

  3. Bernard
    23 septembre 2009 à 17:01

    effectivement comment ne pas parler de ceux que je nommais sans la moindre vergogne « mes Caravages » lorsque je résidais à ST Louis…!!!
    Sans parler de la chance de les avoir revu il y a peu, en vous croisant au préalable cher confrère !

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