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Taizé : un vrai "pèlerinage de Confiance" !

IMAG0252Petit retour sur ma semaine à Taizé. Je vous l’avais promis. Le voilà ! Mais je ne vais pas vous donner le sommaire de ce qui s’y est vécu, ou vous faire la liste des différentes activités. Non, je préfère m’arrêter quelques instants sur des impressions, des rencontres, des temps forts que j’ai vécus à Rome, avec ces jeunes.

Le premier point saillant de ce pèlerinage de confiance, c’est l’implication des jeunes. Franchement, à Rome, il y a de quoi faire. Des  visites culturelles ou spirituelles dans les églises, mais aussi des visites plus spiritueuses, dans les bars de Rome. J’en ai souvent fait l’apologie (et je continue), pour découvrir la Dolce Vita ! Pourtant, lors de ce pèlerinage de Taizé, je n’ai pas croisé de jeunes attablés dans les cafés pourtant forts accueillants de la ville. Au contraire, je les ai vus se dépêcher pour être à l’heure à la prière, pour ne pas arriver en retard. Voilà un comportement digne, et qui montre bien l’essentiel pour les jeunes qui vivaient ce pélé : la rencontre avec Celui qui nous précède partout, celui qui nous attend toujours. Du temps pris pour eux et pour Dieu. Et le silence qui régnait durant les moments de prière, que ce soit à 40.000 sur la place St Pierre ou à moins dans les basiliques où les jeunes se retrouvaient par langue, aidait parfaitement à comprendre l’importance de ce temps. Les chants (que j’ai mis longtemps à apprécier lors de mes premiers pélés à Taizé), ont eux aussi joué leur rôle, permettant de méditer la parole de Dieu en ressassant certains versets de la bible.

Un autre point, peut-être moins courant à Rome, ou pour un prêtre catholique comme moi, c’est l’importance de la dimension œcuménique. J’avoue que ce n’est pas l’un de mes dadas. Pourtant, une prière du soir avec les slaves m’a permis d’entrer dans leur manière de prier. Beaucoup plus de déplacements que pour les occidentaux. Et encore, il y avait pas mal de polonais… Mais les mouvements durant la prière, avec cette capacité à conserver malgré tout un respect dû au lieu, avec le recueillement devant certaines icones, avec les signes de croix “à l’envers”, voilà qui change de notre manière habituelle de concevoir la liturgie comme une unité supra-individuelle, et rend la prière à la fois communautaire et totalement personnelle. Une belle piqure de rappel pour moi grâce à ces frères soit orthodoxes, soit catholiques de rite non latin.

Un autre point qui m’a marqué, mais c’est déjà plus habituel, c’est la joie de ces jeunes. C’est la crise, vous le savez, et on en parle un peu partout. Mais pour eux, ce qui est premier, malgré leurs galères, malgré les difficultés de leurs vies, c’est cette joie profonde, celle que l’on ne ressent que lorsqu’on se sait aimé. Une joie qui s’exprime à travers les partages, que ce soit le 31 décembre au soir ou lors des différentes rencontres impromptues, dans la rue, dans les carrefours, lors des temps de prière en paroisse,… Une joie partagée entre français, le 1er janvier, dans l’après-midi, avec des temps de réflexion (une master-class avec Fançois Moog svp), des jeux (vive St Pierre t Miquelon et Metz qui ont gagné les quizz du diocèse de Strasbourg), des partages… Oui, c’était une joie communicative, une joie toute simple, mais vraie. Que c’est bon !

Du point de vue des animateurs, et peut-être du principal (après l’Esprit-Saint bien sûr), c’est l’importance donnée par Frère Alois à son périple en Afrique qui m’a surpris. Après la première rencontre, où le prieur de la communauté de Taizé a cité le rassemblement de Kigali, quelques semaines plus tôt, il est revenu à la charge avec les graines de Sorgo distribuées au pape et aux jeunes des différents pays européens et des différents continents. A travers ces quelques graines, c’est tout un partage, une grande chaine qui nous relie les uns aux autres. Cette ouverture était un point central du rassemblement, selon moi, car elle permettait de vivre une dimension non seulement européenne, mais également universelle.

Et puis, tant que j’en suis aux VIP, les paroles de Benoît XVI appelant les jeunes à être de « petites lumières » pour ceux qui les entourent m’ont fait me souvenir de cet appel de Jean-Paul II à Rome, en 2000,  à devenir des « sentinelles du matin ».  C’est bien dans la continuité qu’on se situe, celle de porter cette lumière qu’on attend, qu’on découvre se lever sur le monde…

Un dernier mot, sur le nom même de ce pèlerinage : un « pèlerinage de confiance sur la Terre ». La confiance en Dieu, en l’homme, en soi-même… voilà bien ce qui a été partagé par ces jeunes. Une confiance qui permet de ne pas se refermer sur soi, mais de s’ouvrir à l’autre, de dépasser ce qui nous retient bien souvent, ce qui nous empêche d’aller vers lui. La confiance en Dieu, un autre mot pour dire la Foi. En cette année de la Foi, voulue par le Saint-Père, n’y a-t-il pas là comme tout un résumé de notre expérience chrétienne ? Bonne route à tous ces jeunes, et à tous ceux qui décideront de leur emboîter le pas !

Taizé à Rome, c’est que du bonheur !

30 décembre 2012 2 commentaires

IMAG0001Vendredi 28 décembre, 13 h : après l’avion et le bus de liaison depuis l’aéroport, me voici à la gare de Rome. Et au premier regard, je tombe sur le panneau jaune, porté par une jeune fille. Dessus, en grand, un nom : Taizé. Avec une flèche vers la droite. Mais bon, je connais Rome, et il y a un chemin plus court pour rejoindre le lieu où je pourrai retirer mon accréditation presse, et les documents qui vont avec. Je fonce donc vers le métro où, première surprise, il y a déjà plein de jeunes. Ils sont reconnaissables, à leur sac à dos, tapis de sol et autres accessoires, mais surtout par leur sourire communicatif. A deux pas de moi, en attendant le métro, un jeune italien entre en relation avec des polonaises. Premiers échanges de mots dans d’autres langues que j’entends, et ça y est, je retombe dans le Taizé que j’ai connu il y a 8 ans encore, quand j’y emmenai les jeunes de la paroisse.

IMAG0002Allez, on continue. J’arrive au lieu de rencontre pour la presse, et pour d’autres jeunes apparemment. Un grand panneau, avec le même mot écrit en différentes langues : “Bienvenue” ! Ce qui est bien, à Taizé, ou dans les rassemblements que la communauté organise, c’est qu’on est toujours bien accueilli, guidé, on nous aide à entrer dans la démarche. Tout devient simple.

Et puis, installation dans mes quartiers, en traversant Rome, la ville éternelle, qui n’a pas pris une ride, mais s’est parée pour les fêtes de Noël.IMAG0011

Le premier soir, rendez-vous dans l’église Saint Ignace de Loyola, au centre ville de Rome. 3/4 d’heure avant la rencontre, des pèlerins sont déjà installés pour la prière, tandis que d’autres prennent le repas du soir sur les marches de l’église. En entant, on ne peut manquer les célèbres panneaux (pour ceux qui ont séjourné à Taizé du moins) “Silence”. Et puis, à l’heure dite, la prière commence. Refrains repris en chœur par l’assemblée, invocation à l’Esprit Saint, écoute de la Parole de Dieu, et après le long silence (plus de 10 minutes), un mot de frère Alois.IMAG0018 Il parle de la rencontre qui a eu lieu il y a un mois en Afrique, à Kigali. Et puis il entre dans le sujet, celui de l’année : la foi. « A Rome, on découvre les traces de la continuité de la foi des apôtres jusqu’à nos jours ». Puis il continue : « Ouvrons nos cœurs à ce message inouï : Dieu qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer a partagé notre vie par Jésus, et par l’Esprit Saint il habite en chacun de nous. Pour beaucoup ce message est difficile à comprendre. Et personne ne peut prétendre le comprendre entièrement ». Tout part de l’amour de Dieu qui se révèle à nous, et à partir de là, la question de nos relations les uns avec les autres et avec Dieu se pose. Et il va, finalement, jusqu’à donner sa définition de la foi : « Croire signifie s’appuyer sur Dieu, oser s’appuyer sur son amour ». Ses paroles, traduites en français, sont bues par les jeunes (et les moins jeunes) présents dans les 7 églises où les jeunes sont réunis (bel exploit technique en passant). A la fin de ce temps de prière, ceux qui le voulaient se retrouvent autour de la Croix, comme c’est la tradition à Taizé. IMAG0022D’autres en ont profité pour taper la causette devant l’église. . Pour moi, c’est retour à la maison.

Samedi. La journée commence fort pour les jeunes, avec la prière à 8h30, ou presque ; on est en Italie quand même ! Le groupe de Nanterre, par exemple, a débuté cette prière en paroisse vers 9h15… Puis rencontre et discussion en petits groupes, autour de ce qui pousse les jeunes à chercher Dieu.

L’après-midi, après le repas, c’était plutôt cool, certain tentent des visites, d’autres préfèrent rejoindre rapidement la place St Pierre pour la prière du soir, avec Benoît XVI himself ! IMAG0199Dès 16 h, une grosse affluence sur la Via della Conciliazzione. Pourtant, ce n’est qu’à 18 h que la prière débute. Après le passage sous les portiques de sécurité, on s’installe, et sous les rafales de vent, on attend la prière. A 18 h piles, la papamobile sort du Vatican, par la porte des cloches, et le pape entreprend le tour de la place Saint Pierre. Il passe dans toutes les allées. IMAG0212Les flashs crépitent, mais l’ambiance, avec les chants de Taizé en arrière fond sonore, reste priante. Puis c’est la prière, toute simple, dépouillée, qui coule et emporte tout le monde avec elle, en elle. Là aussi, le silence est impressionnant. Et le pape s’adresse aux pèlerins en diverses langues, invitant les jeunes à être coresponsables de l’Eglise, à œuvrer pour l’unité des chrétiens et pour un monde meilleur, à devenir de petites lumières20121229_190238 pour ceux qui les entourent. « Parfois le mal et la souffrance des innocents créent en vous le doute et le trouble », leur a-t-il dit en français, avant d’ajouter : « le oui au Christ peut devenir difficile. Mais ce doute ne fait pas de vous des incroyants ! ». Vers la fin, c’est la lumière qui est transmise à tous, partant de la Croix “de Taizé” qui trône place St Pierre. Puis, bénédiction papale en poche, les pèlerins repartent, fourbus, mais heureux. La suite ? Elle s’écrira ce dimanche, mais aussi chaque jour de leur vie. C’est le moins que l’on puisse espérer après les paroles d’encouragement de frère Alois et de Benoît XVI. Mais avant de rentrer chez eux, d’autres “aventures” attendent les pèlerins. A bientôt donc !

ET comme vous êtes sympas, quelques autres photos de la prière place St Pierre :

20121229_190330 IMAG0201 IMAG0202 IMAG0206 IMAG0226

Clichés romains

24 juillet 2012 2 commentaires

Attention, ami visiteur, je te préviens, sur ce billet, ça va être du sport. Ton majeur sur la flèche du bas ou le bouton gauche de la souris, ou ton majeur sur la roulette ou alors tes doigts sur le trackpad vont morfler… Parce qu’en Italie, on trouve plein de choses, et que je vais te les montrer ! Plein de belles choses ! Regarde :

le ciel bleu et le soleil qui frappe les bâtiments, mais aussi le ciel bleu…

au détour de petites ruelles sombres qui débouchent sur de beaux monuments !

On y retrouve avec plaisir…

des bars sympa (notez le nom de la rue quand même !)

pour se reposer devant un petit verre…

ou un café…

et même des glaces (oui, "des", j’assume !)

A Rome (mais pas que !), on peut s’y ressourcer un peu partout dans la ville

avec la prière du soir de San Egidio, à Santa Maria del Trastevere

à Saint Pierre…

ou ailleurs, pour approfondir sa foi (cette photo de l’allégorie de la Foi vient de la basilique San Carlo e San Ambrogio, sur le Corso).

On y découvre d’ailleurs l’Eglise…

qui acquiert une blancheur renouvelée (et on a ajouté des piques contre les corbeaux… toute référence à une affaire…) !

On y voit quelques documents des archives secrètes du Vatican (c’est une expo, hein, j’ai rien sorti moi !) :

(Bon, normalement on n’a pas le droit de faire de photos dans l’expo, alors chut… C’est la Bulle d’indiction du Concile Oecuménique Vatican II !)

On y trouve des souvenirs multicolores

Mais il y a aussi des choses qu’on aimerait ne pas voir, et qui nous rappellent que l’Italie est un pays en crise :

(pas besoin de traduction je pense) !

Et puis il y a des choses de très très mauvais goût, surtout quand le pays est en crise :

(traduction : la glace, j’en veux aussi) ! De la glace pour chien ! Là j’ai halluciné !

Bon, tu m’excuses ami visiteur, mais après ça, il faut que je m’asseye. Rien de tel qu’une petite soirée tranquille Campo di Fiori, jusqu’à ce que Samsung débarque et envoie des centaines des ballons en l’air pour la pub de sa dernière tablette !)

Ah, j’te dis, les vacances, c’est vraiment pas toujours de tout repos !

PS : Ami visiteur, tu auras constaté que j’ai fait un billet "edmondesque" : je t’ai tutoyé. Désolé, c’est venu comme ça. Mais promis, t’inquiète pas trop, c’est le retour des vacances… Je vais me reprendre ! Et puis, si tu es perspicace, tu remarqueras aussi que certaines photos sont pas superbement cadrées, que la qualité n’est pas top, … C’était les vacances, hein, alors j’ai tout fait au portable, donc voilà le résultat !

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Revue de presse (tout en "K") : Carême (et cendres), cardinaux, Québec !

23 février 2012 2 commentaires
Le désert, un chemin ouvert vers Dieu et vers le monde

Photo prise sur le blog "Angel Cake"

Hier, avec le mercredi des cendres, nous sommes entrés dans le temps du carême. Le carême avec ses univers comme le dit le père Sébastien Antoni sur son blog : « L’univers du « moins »… moins de cigarettes, de fromage à table, de dessert, de vin ou de facebook… moins, moins, moins… face à  l’univers du « plus »… plus de prière, plus de gentillesse, plus de partage… plus, plus, plus… ». Ou sinon, on peut tenter l’équilibre, comme le suggère le religieux assomptionniste en voyant ce temps liturgique plutôt comme « un chemin d’unification, de paix et de relation équilibrée avec Dieu, avec soi et entre nous… ? ».  Si vous voulez en savoir plus sur ce temps spécifique, jetez un œil sur la page du cybercuré, qui vous donne pleins de renseignements. Si ça ne vous suffit pas, c’est Benoît XVI himself qui viendra à vote secours. C’est à lire et écouter sur le site de Radio Vatican ou à regarder sur celui d’Aleteia ou d’ailleurs il y a pas mal d’infos sur l’origine du carême et autres sujets connexes.

Côté magazine, Famille Chrétienne nous rappelle que les quarante jours qui nous ­séparent de Pâques peuvent être l’occasion de redécouvrir une réalité douloureuse mais indissociable de la vie chrétienne : le combat spirituel. De Jésus Christ à Enzo Bianchi en passant par Jeanne d’Arc, de nombreux témoins sont convoqués par la revue, qui propose un sujet complexe, mais fondamental en ce temps de carême. Quatre pages à lire pour découvrir cette réalité de la vie spirituelle !

Alors justement, pour vivre ce combat, mais pas seuls, quelques propositions que vous pouvez trouver sur le net. J’en ai déjà présentées certaines, comme la Retraite dans la Ville des frères dominicains, qui en est à sa dixième édition (et dont TF1 a assuré la pub l’an dernier par un reportage). Sinon, vous pouvez suivre le carême avec les jésuites et Notre Dame du Web, avec les carmes de Paris, avec le site internet Croire.com, avec les Fraternités monastiques de Jérusalem, et même avec le Lapin Bleu de Coolus, qui propose de réfléchir sur un verset pour compléter une bulle du lapin bleu ! Le site des évêques de France recense encore quelques autres propositions, comme les propositions de Diaconia 2013 (des Cendres à la Pentecôte) ou du blog des Jeunes Cathos qui propose diverses catéchèses.

Le magazine La Vie propose également, sur son site, une pause spirituelle quotidienne, avec plusieurs rubriques et la médiation du jour de Prier.fr. Côté vidéo et multimédia, le site internet du Jour du Seigneur a lui aussi une multitude de propositions à vous faire. Et cette série d’émissions, « Passionnément carême » se poursuit le dimanche, dans les programmes télévisés. Elle n’est pas belle la vie ? (ok, pour ceux qui l’aurait loupé, y’a aussi une proposition que je vous fais pour vous faire lire la bible). Et puis, côté blogueurs, il y a aussi le carême décliné avec les mots. 40 mots donc, qui commencent tous par la lettre K (pour Karême) !  C’est à suivre sur le blog du père François , « Au large » ! Hier, mercredi des cendre, il nous présentait le Klaxon, avec cette phrase tirée de la bible : « Quand tu fais l’aumône, n’appuie pas sur le klaxon » (Mt 6,2) !

D’ailleurs, même si vous ne publiez pas vos résolutions de carême en première page du journal, vous pouvez aller les partager sur le site www.moncareme.net ! Et vous découvrirez les résolutions d’autres personnes au cas où vous n’auriez pas d’idées… Vous avez aussi la possibilité sinon de vivre le carême de manière solidaire. C’est Laurent Grzybowski qui vous dit comment faire dans le numéro de La vie de cette semaine ! Et si avec tout cela vous n’êtes pas satisfaits, rendez-vous sur le blog Catholique Aujourd’hui où Jibitou vous propose même quelques livres ! Enfin, la dernière innovation revient aux sanctuaires de Paray le Monial qui vous proposent un « coach de carême » ainsi qu’un « carême-Planner » pour vous aider à vivre ce temps ! Une démarche fortement interactive, qui mérite vraiment d’être soulignée. Vous pouvez poser vos questions sur le site, et un accompagnateur spirituel vous répondra !  Que demander de plus ?

Bon, si vraiment vous n’en avez pas assez, vous pouvez également vous rendre dans l’un des lieux (en général des églises ou cathédrales) où ont lieu des conférences pour le carême. Le site des évêques de France liste plusieurs propositions, à Paris, Paray-le-Monial (encore !), Belfort-Montbéliard, Lille, Lyon, Bayonne et, même si l’article ne le dit pas, à Metz ! Souvent, ces conférences sont rediffusées par les radios chrétiennes locales. Allez donc jeter un œil sur leurs programmes.

Allez, assez parlé du carême, venons-en au… Mercredi des cendres ! Sur le blog Angel Cake, vous découvrirez ce qu’écrit son auteur sur cette célébration : « c’est justement en ce jour des Cendres que je me dis qu’il est temps de me "dépoussiérer" de l’intérieur, du cœur, de briquer le nid pour laisser du vide. Dieu sait trouver le chemin tout seul de ce vide. Dieu est le spécialiste des vides. Dieu ne s’exprime bien que dans les vides ».  L’abbé de Somme renchérit : « tout l’enjeu du carême est là : me laisser aimer par Dieu pour l’aimer en retour. Comment ? Tout simplement en prenant le temps de me mettre à son écoute. Dieu m’a écrit une lettre d’amour, peut-être puis-je prendre quelques instants chaque jour pour en lire un bout ». C’est partir « à la rencontre de la parole » comme le dit le père Eric de Beukelaer… Du coup, le carême devient un vrai chemin comme l’écrit Corine, une « fête joyeuse » au parfum de « l’abandon et de l’assurance »

Un chemin de prière. Christophe Henning, dans le Pèlerin de cette semaine, nous offre six pages sur la prière et sur les différentes manières de prier. Vous trouverez un petit encart avec 6 bonnes raisons  de vous y mettre dans le magazine, et 6 autres sur le site internet du magazine, www.pelerin.info. Et pour la pratique, je vous renvoie chez Valérie Barbe ou Zabou,

Dans 11 grandes villes d’Europe, ce carême sera aussi l’occasion d’une mobilisation pour présenter l’Eglise et la foi chrétienne. C’est le président du Conseil Pontifical pour la promotion de la Nouvelle Evangélisation, Mgr Fisichella, qui pilote la « Mission Métropolis ». Dans le journal La Croix de mercredi, une double page vous présente ce projet dans 5 capitales européennes. Sinon, le site d’information de l’Eglise belge (www.info.catho.be) nous en dit plus, et nous renvoie à la page internet consacrée à l’événement ! On y découvre les grands axes de ce temps : la proclamation publique de la Parole de Dieu, des témoignages, le sacrement de réconciliation, des catéchèses et la solidarité ! Rien d’original me direz-vous. Certes, mais assumer publiquement ces dimensions, ce n’est pas rien non plus !

Et pour en finir avec le carême qui débute*, je laisse la parole à un plus jeune que moi, l’auteur du blog « Kto and the city » :

le Carême est aussi une porte d’entrée. Ce n’est pas parce que tu ne pries jamais et que tu ne vas jamais à la messe que le Carême n’est pas fait pour toi. C’est au contraire le bon moment de glisser un gros doigt de pied dans la piscine, histoire de tester la température. Quand tes potes vont regarder le Superbowl, tu peux dire « vas-y j’y connais rien, je vais me pieuter » comme un gros bonnet de nuit, ou prendre ça comme une occasion de voir à quoi ça ressemble.

Bon, ben à vous de choisir (le coup de la mauvaise conscience, je ne suis pas sûr que ça fasse très carême en même temps) !

Un petit mot sur le consistoire de samedi dernier, à Rome, où Benoît XVI a crée 22 nouveaux cardinaux. Tous les médias d’information catholiques en ont parlé largement. Je vous renvoie notamment aux articles de Jean-Marie Guénois dans le Figaro de lundi (malheureusement en consultation payante), ou alors à aux analyses de Frédéric Mounier sur le site de La Croix. Je vous invite aussi à aller lire le billet d’Antoine Marie Izoard sur la page Facebook de l’agence i.media ou une version plus détaillée dans les pages du magazine Famille Chrétienne qui sort cette fin de semaine(ou celui que j’ai publié samedi sur le sujet). Gérard Leclerc a même évoqué le sujet sur les ondes de Radio Notre Dame (vous pouvez lire sa chronique sur le site de France Catholique).  Face à tous les problèmes rencontrés au Vatican (et ce n’est pas fini, une émission télé italienne est revenue sur les fuites hier soir), Benoît XVI reste serein. C’est ce que laisse entendre le cardinal Cottier, dans le journal des évêques italiens, l’Avvenire ! L’article est traduit par le Suisse Roma@In-d ou synthétisé par Radio Vatican ! A vous de choisir !

Un mot sur l’histoire qui agite nos cousins du Québec en ce moment ! Un professeur du musique a censuré la dernière phrase de l’Hymne à l’Amour d’Edith Piaf, sous prétexte qu’on y trouvait le mot « Dieu » (« Dieu réunit tous ceux qui s’aiment » dixit Edith). Une condamnation quasi unanime de cet épisode se fait jour, au point que le diocèse de Québec rebondit sur la polémique à travers une « sacrée pub » ! Je vous renvoie plus particulièrement vers le blog de Jocelyn Girard qui s’attache plus particulièrement à décrypter la manière dont la laïcité est vécue au Québec et qui a fait une présentation très complète de cette censure et de ses raisons

Deux brèves pour finir :

  • Les rues italiennes manquent de (noms de) femmes. C’est Frédéric Mounier qui nous dit ça. Et dans les commentaires, on découvre que 23 % des noms de rues dédiées à une personne au Vatican le sont à des femmes. Cependant, comme l’écrit l’auteur du commentaire, « de là à en conclure que le Vatican serait féministe, il ne faudrait pas exagérer ! »
  • La chronique blog de Valérie Anne Maître sur RCF (le vendredi matin vers 9h15) est enfin disponible en podcast pour ceux qui comme moi ne peuvent pas l’écouter en direct ! Allez, on fonce !

* Promis, la semaine prochaine, j’arrête les jeux de mots foireux (enfin j’essayerai) !

"Silence et Parole : chemin d’évangélisation"

24 janvier 2012 5 commentaires

« Silence et Parole : chemin d’évangélisation » : Tel est le thème du message de Benoît XVI pour la 46ème Journée Mondiale des Communications Sociales. Dans son 7ème message pour cette journée, c’est sur le rapport entre silence et parole que le pape veut nous faire réfléchir. Il le dit dès l’introduction : « Silence et parole sont deux moments de la communication qui doivent s’équilibrer, se succéder et se compléter pour parvenir à un dialogue authentique et à une profonde proximité entre les personnes ». Car le silence, rappelle-t-il, « fait partie intégrante de la communication » et il met en valeur les paroles. C’est dans le silence (et l’écoute de l’autre) que la pensée se forme, s’affine. C’est aussi dans le silence que « se saisissent les instants les plus authentiques de la communication entre ceux qui s’aiment », car il « met en jeu la sensibilité et cette capacité d’écoute qui révèle souvent la mesure et la nature des liens ». L’importance du silence est donc telle dans nos vies que Benoît XVI n’hésite pas à écrire qu’il est nécessaire « de créer une atmosphère propice, comme une sorte d’« écosystème » qui sache équilibrer silence, parole, images et sons ».

Dans un paragraphe où il fait la part belle aux réseaux sociaux et à Internet, aux relations qu’ils permettent et aux réponses qu’on y reçoit (même à des questions qu’on ne s’est jamais posées), le Saint-Père présente le silence comme lieu de discernement des questions importantes. Le silence permet  ainsi « à qui s’interroge de descendre au plus profond de lui-même et de s’ouvrir à ce chemin de réponse que Dieu a inscrit dans le cœur de l’homme ». Face à ces questions existentielles, on trouve, sur internet, des espaces  qui aident « l’homme d’aujourd’hui à vivre des moments de réflexion et d’interrogation authentique », voire « des espaces de silence, des occasions de prière, de méditation ou de partage de la Parole de Dieu ». Et le texte de Benoît XVI mentionne indirectement Twitter : « Dans la substance de brefs messages, souvent pas plus longs qu’un verset biblique, on peut exprimer des pensées profondes »[1].

La réflexion s’engage alors sur le silence (le silence de la Croix, du Samedi Saint, …) comme lieu de la révélation divine. Et le pape prolonge sa pensée en introduisant la contemplation, « qui nous fait entrer dans le silence de Dieu pour arriver ainsi au point où naît la Parole, la Parole rédemptrice ». C’est à partir de cette rencontre avec Dieu que nous devenons vraiment capable d’évangéliser l’autre.

Dans le dernier paragraphe de son message, Benoît XVI évoque directement la nouvelle évangélisation : « S’éduquer à la communication veut dire apprendre à écouter, à contempler, bien plus qu’à parler, et ceci est particulièrement important pour les acteurs de l’évangélisation : silence et parole sont les deux éléments essentiels et parties intégrantes de l’action de communiquer de l’Église, pour un renouveau de l’annonce du Christ dans le monde contemporain ».

Le texte complet du message de Benoît XVI pour la 46ème Journée Mondiale des communicatuions sociales (format PDF).

Quelques remarques :

  • Si la première partie du message présente l’importance du silence dans les relations humaines et comme lieu d’intériorité et de réflexion, la seconde partie est bien plus spirituelle, avec une attention marquée au silence nécessaire pour connaître Dieu. Il ne s’agit donc pas d’abord d’un texte d’analyse des comportements médiatiques ou de conseils pour des professionnels, mais bien d’une proposition de formation adressée à tous les chrétiens (et donc aussi aux professionnels), qui sont tous en communication avec Dieu et avec leurs frères.
  • L’aspect a priori antinomique du silence et de la communication est facilement dépassé par Benoît XVI qui fait du silence un moment important de la communication. La complémentarité entre parole et silence, auxquels il faudrait encore ajouter tout ce qui se passe dans la relation non verbale (et que le pape intègre dans le silence) est ainsi mise en avant pour une communication qui ne soit pas que bavardage, mais emplisse l’homme.
  • Dans ce texte, la TV, la radio, ou la presse écrite ne sont pas mentionnées. Le terme « réseaux sociaux » apparaît deux fois en revanche, et il y a une apparition du terme « Réseau » pour parler d’Internet en général. L’expression « moteurs de recherche » apparaît également une fois dans le texte. De là à penser que l’Eglise pose un regard attentif sur ces nouvelles réalités de la communication (qui ne sont plus si nouvelles d’ailleurs), il n’y a qu’un pas, que je franchis allègrement. Comme il eut été sympa d’inclure une petite réflexion sur la cascade d’images déversée par la télévision ou sur le flux de musiques formatées de manière commerciales  qui empêchent le silence de se faire…

Pourquoi la publication du message pour la Journée Mondiale des communications Sociales ce 24 janvier ? La réponse du site du Conseil Pontifical des communications Sociales :

La Journée mondiale des Moyens de Communication sociale, unique célébration mondiale instaurée par le Concile Vatican II (Inter mirifica, 1963), est fixée, à la demande des Évêques du monde entier, au dimanche avant la Pentecôte, dans la plupart des pays. L’annonce du thème est faite d’habitude le 29 septembre, fête des Archanges Michel, Raphaël et Gabriel, ce dernier étant désigné Patron de ceux qui travaillent dans les radios. Le message du Saint-Père pour la Journée mondiale des Moyens de Communication sociale est publié traditionnellement le jour de la fête de saint François de Sales, Patron des journalistes (24 janvier), de façon à laisser aux Conférences épiscopales, aux organismes diocésains et aux autres organisations qui s’occupent des moyens de communication sociale, le temps nécessaire pour préparer le matériel audiovisuel et liturgique pour les célébrations au niveau national et local.


[1] Les #twittomélies de @mgrgiraud semblent être remontées jusqu’au plus haut niveau à Rome !


Revue de presse : Cathophobie, foi, évangélisation, foi, Assise, foi, spiritualité, foi…

20 octobre 2011 6 commentaires

« Golgotha Picnic » et « Sur le concept du visage du fils de dieu » ! Si vous suivez l’actualité religieuse, vous avez certainement entendu parler de ces deux pièces de théâtre. Après le « Piss Christ de Cerano », voilà que certains nous refont le coup de l’indignation ou de la provocation, selon le côté où l’on se place. Et une fois de plus la question de la réaction face à ces « œuvres artistiques » se pose. C’est Koz qui la formule : « on hésite une fois encore entre l’apitoiement et la colère ». La question des subventions de ces pièces pose certes question, mais de là à enfiler les habits des inquisiteurs, comme le font certains (l’institut Civitas, pour le dénoncer clairement), la réaction semble disproportionnée. D’ailleurs, le cardinal Vingt Trois l’a dit clairement : « On peut exprimer sa blessure, mais cela ne peut pas ­devenir un argument de combat organisé ». Koz propose une solution (je le laisse vous l’exposer sur son blog) : « la stratégie de la limonade ». Et Gérard Leclerc, sur le site de France Catholique prolonge cette réflexion : « Ces deux provocations de nature hétérogène m’incitent plus à la réflexion profonde qu’à la révolte qui serait elle-même violente » écrit-il, avant de poursuivre : « à la violence des provocations il (…) faut répondre par l’expression nue de la foi, celle que Benoit XVI veut mettre en honneur pour l’année 2012 ».

En Belgique, c’est la question  du « déclin de la pratique religieuse » qui se pose, suite à la publication d’une étude sur « le fonctionnement de l’Eglise catholique dans une contexte de crise. Le site des évêques belges ne nie pas le fait, il le rapporte même. L’abbé Eric de Beukelaer réagit cependant à l’expression « nouveaux croisés » utilisée dans le rapport (selon divers journaux), et il montre le peu de contenu de ce terme et le manque d’analyse qui le sous-tend. Un article sociologique intéressant à parcourir pour définir plus précisément les groupes chrétiens actuels.

Mais une question se pose alors sur cette nouvelle génération de chrétiens : Vont-ils s’engager politiquement, et sur quelles bases ? Nicolas Mathey, qui s’interrogeait déjà ce dimanche, en se demandant : « Le catholique est-il nécessairement un mauvais citoyen ? », a récidivé cette semaine avec la  recension du livre « Blanc, c’est pas nul ». Les assises chrétiennes de l’écologie, organisées par le magazine Prier, l’engagement des catholiques italiens pour refonder un avenir politique à leur pays ou les extraits inédits d’un texte de l’abbé Pierre que La Vie publie sur son site internet, viendront certainement rassurer l’auteur du billet sur la réponse à sa question ! La participation des chrétiens au sein de la « Conférence des Responsables de Culte en France » qui s’est retrouvée lundi au Sénat, comme le relate Jean-Marie Guénois, est là encore le signe d’un engagement qui pèse dans la société et en politique…

Quittons ces questions de société pour nous intéresser à l’Eglise, « peuple de Dieu ». L’expression renvoie au concile Vatican II, dont nous avons fêté le 49ème anniversaire de l’ouverture la semaine passée. Pour mieux nous immerger dans cet événement, le site internet du Jour du Seigneur nous propose 8 vidéos avec des images d’archives sur Vatican II. On y retrouve avec bonheur le visage plein de bonhommie du pape Jean XXIII, les analyses de plusieurs historiens, des témoignages d’acteurs de cette période,… une bonne manière de préparer les 50 ans de l’ouverture du concile le 11 octobre prochain. Et puis, si vous voulez réfléchir au sens des textes de Vatican II, découvrir son histoire, le blog vatican2-50ans.fr est fait pour vous. Ce sont plusieurs prêtres du diocèse de Metz qui l’ont lancé la semaine dernière, et qui l’alimentent progressivement. Le dernier billet en date parle de liturgie, un sujet qui est toujours délicat, voire sources de tensions (tous ceux qui sont passés au séminaire le savent…). Un scoop : les prochains billets parleront de l’intuition de Jean XXIII sur le concile et de Presbiterorum Ordinis… Mais chut, ils ne sont pas encore publiés !

D’ailleurs, en naviguant sur la toile, on se rend compte que la réflexion sur Vatican II aujourd’hui est déjà bien ouverte. A Paris par exemple, c’est le projet Youcoun  (pour « the youth council ») qui est mis en place. Sinon, un petit tour sur le blog de Sandro Magister devrait suffire à vous convaincre ; le titre de son dernier billet est explicite : « Concile, le chantier est ouvert. Mais certains se croisent les bras ». La discussion avec les intégristes (entre autres) oblige en effet à se positionner sur le statut des textes (à ce propos, ne manquez pas la Matinale Chrétienne de La Vie de mercredi, où Natalia Trouiller nous apprend que Mgr Williamson est sur le point de se faire éjecter de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X). Sur son blog, Isabelle de Gaulmyn va plus loin que la question des intégristes et ose le commentaire qui fâche, même si il est tout à fait légitime : « Sans doute a-t-on trop longtemps considéré ce concile comme « Le » concile, une sorte de monument intouchable, sacré, paré de toutes les vertus (…) C’est qu’il a représenté beaucoup pour toute une génération, qui a fini, malgré elle, à faire un dogme d’un concile qui justement, n’introduit pas de nouveaux dogmes ». Témoignage ultime que l’étude du concile est lancée : un nouveau centre de recherche nommé : « Vatican II et le catholicisme du 21e siècle » vient de voir le jour à Ottawa.

Sur le blog ouvert par les prêtres de Moselle, on apprenait également dès dimanche, après l’angélus, que Benoît XVI avait convoqué une année de la foi à partir du 11 octobre 2012. Une information largement reprise et commentée par toutes les sources d’information, (La Croix, Radio Vatican, Zenit). L’abbé Grosjean nous fait une brève analyse des paroles et des choix de Benoît XVI qui amènent à cette proposition naturelle de l’année de la foi. Pour Stéphanie le Bars, sur le blog « Digne de Foi » du journal Le Monde, « L’Eglise cherche des parades à la sécularisation ». La journaliste n’y va pas par quatre chemins : « Comment convaincre les "chrétiens tièdes", -l’expression est de Benoît XVI-, les indécis, voire les non-croyants, de rejoindre l’Eglise catholique ? ». Si la réponse apportée passe par la Nouvelle Evangélisation, elle s’appuie aussi sur les nouveaux évangélisateurs, comme les appelle Radio Vatican, qui étaient réunis le week-end dernier à Rome, à l’occasion d’un congrès organisé par le conseil Pontifical pour la promotion de la Nouvelle Evangélisation. Sur ce terme de Nouvelle Evangélisation, la Conférence des Evêques de France a organisé un colloque la semaine dernière, les 13 et 14 octobre, et un article sur le site des évêques vient faire le point de la situation. En lien, on peut télécharger en PDF la très complète présentation de Joseph Herveau sur « Nouvelle Evangélisation et Première Annonce ». 11 pages qui méritent d’être lues.

Mais revenons à Rome, où l’événement phare du week-end était la présentation du site Aleteia qui devrait voir le jour ce 22 octobre, pour la fête du bienheureux Jean XXIII l’annonce par Benoît XVI de l’année de la foi. Et dès le lundi, la lettre apostolique Porta Fidei était publiée… D’Ouest France au Figaro, en passant par La Croix, tous les journaux ont largement commenté cette proposition du pape. Si vous n’aimez pas lire, Radio Vatican propose de nombreux sujets à écouter. Et Patrice de Plunkett souligne, lui, le lien fort avec les textes de Vatican II

A propos de Nouvelle évangélisation, Zabou nous propose sur son blog cette citation d’Yves Raguin : « "Quand tu veux prier, entre dans ta chambre, ferme la porte…", tu trouveras là le visage de Dieu et tu en reviendras vers tes frères le visage resplendissant de la lumière divine. » Franchement, après ça, « on peut mourir » comme dirait Thierry il n’y a rien à ajouter !

A noter aussi que Gwénola de Coutard sur le site de Pèlerin, nous propose un reportage multimedia sur le groupe Glorious, qui était invité à jouer quelques morceaux à l’occasion de ce congrès au Vatican.

Et puis les questions de foi ont la cote en ce moment. Le dernier hors-série des « cahiers Croire » propose  les réponses à  de questions de foi, touchant à la foi, à la vie chrétienne et spirituelle. Mgr Hervé Giraud nous invite quant à Lui à lire (et à partager) la superbe profession de foi de Paul VI qui développe le mystère trinitaire et l’action salvifique de Dieu. Il en profite pour nous simplifier le travail et résume, en moins de deux pages, le texte de Porta Fidei… Merci

Frédéric Mounier, sur son blog, nous propose le Credo du Cardinal Tauran, ou pour être plus précis, le résumé de l’essentiel de la foi  chrétienne par un membre éminent du collège cardinalice (c’est lui, nous dit le journaliste blogueur, qui proclamera l’Habemus Papam lors du prochain conclave). En attendant, ce vendredi, c’est un autre discours qui attend le président du conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux, à Assise. On retrouvera d’ailleurs un bel article du cardinal Tauran dans La Vie de cette semaine, à la page 37 du magazine. Comme Le Pèlerin, La Vie consacre un gros dossier à cet événement, et Jean Mercier réussit le tour de force de faire une interview imaginaire de Benoît XVI… Je vous laisse aller la dévorer tellement c’est juste et précis. Le Pèlerin propose lui aussi de nombreux articles sur le sujet. Anne Ponce, dans son éditorial, insiste sur le courage et l’audace de Jean-Paul II et de Benoît XVI, qui, à l’exemple de St François d’Assise allant rencontrer un sultan durant les croisades, osent traverser les lignes actuelles. Dans le magazine, outre des témoignages, on trouve aussi en page 14 cette explication de la rencontre par le cardinal Tauran (encore !), affirmant qu’il s’agit d’un « échange de témoignage pour mieux connaître la religion de l’autre ». Voilà, comme le dit Samuel Lieven dans cet article, de quoi « tordre le cou aux accusations récurrentes de relativisme et de syncrétisme ». A lire aussi le décryptage de la présentation officielle d’Assise 2011, sur le blog de Patrice de Plunkett. Et pour finir sur le sujet, le site romandie.com propose une dépêche de l’AFP avec quelques chiffres et infos sur la rencontre d’Assise.

A noter que tous les grands magazines chrétiens reviennent cette semaine sur le printemps arabe et nous proposent leur analyse… Mais là, il faudrait une autre revue de presse pour tout décortiquer

Sinon, pour finir, un petit point spirituel : Coolus nous présente cette semaine un lapin bleu qui s’énerve face à un de ses congénères. C’est très bien senti pour illustrer l’Evangile de dimanche. Mais le lapin n’est pas le seul à avoir eu un coup de chaud. David Lerouge s’est énervé contre la SNCF cette semaine, dans un billet où, même remonté, l’humour et une belle vision de l’Eglise, prennent largement le dessus. J’oserai presque dire : « SNCF, à nous de vous faire préférer le blog de l’abbé Lerouge »

Michel Cool répond lui à la question : « Comment créer des moments d’intimité avec Dieu dans nos journées bien remplies ? ». Il présente sur le Jour du Seigneur  le « petit traité de la prière silencieuse », et nous donne quelques clés contenues dans le livre. Une mise en bouche qui donne vraiment envie d’acheter cet opuscule… Sinon, après le décorticage du Notre Père par Pneumatis (Ca date de cet été, mais ça n’a pas pris une ride) ou par le frère Bruno Cadoré, maître de l’Ordre dominicain, Thierry Bizot commente le Je vous Salue Marie. Et si vous en voulez vraiment plus, n’hésitez pas à aller sur le blog de Zabou, qui nous propose ses solutions et son expérience personnelles pour prier le soir, dans la nuit… Au dernier ajour dû à Henry le Barde qui me signale que désormais, sur le blog du Temps d’y penser, le commentaire de l’Evangile du dimanche est publié en début de semaine, « pour en débattre ensemble ». Une belle initiative,  à laquelle je ne peux que vous encourager à participer.

En Bref :

Oooopppsss, on est fin juin !

13 juin 2011 4 commentaires

Chers amis… la vie de blogueur est parfois complexe. Comme plein de mes petits camarades, j’ai un métier, d’autres occupations, et, comme de moins nombreux blogueurs actifs, je fais des études. Que je devrais terminer d’ici une grosse semaine.

Vous m’avez vu venir. Un étudiant qui dit au mois de juin qu’il va être moins actif, c’est qu’il a des exams… J’avoue que ça fait deux ans que je n’en ai pas passé, du coup, il faut que je m’y replonge… Alors je vais vous délaisser un peu ici.

En attendant, je vous invite à aller jeter un oeil sur scoop.it. C’est un système assez sympa qui permet de partager ses découvertes du Web… Mais il n’y aura pas de commentaires.

Et puis les mini textes des Lineamenta sont finis (ouf diront certains). Je me suis dit en lançant l’idée que certains en verraient peut-être une phrase ou l’autre, et que ce serait mieux que rien. J’espère avoir réussi.

Alors en attendant que je revienne ici, bon surf sur pleins de blogs différents, e’t bonne chance à tous les étudiants.

Stéphane

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