Archive

Posts Tagged ‘JMCS’

46ème Journée Mondiale de la Communication

19 mai 2012 2 commentaires

Ce dimanche, 20 mai, l’Eglise célèbrera la  46ème journée Mondiale des Communications Sociales. C’est l’unique journée mondiale qui a été mise en place par le concile Vatican II, dans le décret Inter Mirifica, au numéro 18 :

Pour donner plus d’efficacité à l’apostolat multiforme de l’Église dans le secteur des moyens de communication sociale, on organisera chaque année dans les diocèses, au jugement des évêques, une journée pendant laquelle les fidèles seront instruits de leur s devoirs en ce domaine et invités à prier pour cette cause et à verser leur obole. Ces dons seront scrupuleusement employés à soutenir et à développer les œuvres suscitées par l’Église, en ayant en vue les besoins de la catholicité tout entière.

Pour vous préparer à cette journée, je vous invite à lire le message de Benoît XVI : « Silence et Parole : chemin d’évangélisation » ainsi que sa présentation sur le site du Conseil Pontifical pour les communications Sociales. Je vous mets ci-dessous ma propre synthèse :

Dans son message pour la 46ème Journée Mondiale des Communications Sociales, c’est sur le rapport entre silence et parole que le pape veut nous faire réfléchir. Il le dit dès l’introduction : « Silence et parole sont deux moments de la communication qui doivent s’équilibrer, se succéder et se compléter pour parvenir à un dialogue authentique et à une profonde proximité entre les personnes ». Car le silence, rappelle-t-il, « fait partie intégrante de la communication » et il met en valeur les paroles. C’est dans le silence (et l’écoute de l’autre) que la pensée se forme, s’affine. C’est aussi dans le silence que « se saisissent les instants les plus authentiques de la communication entre ceux qui s’aiment », car il « met en jeu la sensibilité et cette capacité d’écoute qui révèle souvent la mesure et la nature des liens ». L’importance du silence est donc telle dans nos vies que Benoît XVI n’hésite pas à écrire qu’il est nécessaire « de créer une atmosphère propice, comme une sorte d’« écosystème » qui sache équilibrer silence, parole, images et sons ».

Dans un paragraphe où il fait la part belle aux réseaux sociaux et à Internet, aux relations qu’ils permettent et aux réponses qu’on y reçoit, le Saint-Père présente le silence comme lieu de discernement des questions importantes. Le silence permet  ainsi « à qui s’interroge de descendre au plus profond de lui-même et de s’ouvrir à ce chemin de réponse que Dieu a inscrit dans le cœur de l’homme ». Face à ces questions existentielles, on trouve, sur internet, des espaces  qui aident « l’homme d’aujourd’hui à vivre des moments de réflexion et d’interrogation authentique », voire « des espaces de silence, des occasions de prière, de méditation ou de partage de la Parole de Dieu ». Le texte de Benoît XVI mentionne d’ailleurs indirectement Twitter : « Dans la substance de brefs messages, souvent pas plus longs qu’un verset biblique, on peut exprimer des pensées profondes ».

La réflexion s’engage alors sur le silence (le silence de la Croix, du Samedi Saint, …) comme lieu de la révélation divine. Et le pape prolonge sa pensée en introduisant la contemplation, « qui nous fait entrer dans le silence de Dieu pour arriver ainsi au point où naît la Parole, la Parole rédemptrice ». C’est à partir de cette rencontre avec Dieu que nous devenons vraiment capables d’évangéliser l’autre. En effet, pour Benoît XVI, « la contemplation silencieuse nous immerge dans la source de l’Amour, qui nous conduit vers notre prochain, pour sentir sa douleur et lui offrir la lumière du Christ, son Message de vie, son don d’amour total qui sauve ».

Dans le dernier paragraphe de son message, Benoît XVI évoque directement la nouvelle évangélisation : « S’éduquer à la communication veut dire apprendre à écouter, à contempler, bien plus qu’à parler, et ceci est particulièrement important pour les acteurs de l’évangélisation : silence et parole sont les deux éléments essentiels et parties intégrantes de l’action de communiquer de l’Église, pour un renouveau de l’annonce du Christ dans le monde contemporain ».

Retrouvez quelques informations dans un dossier sur le site de la conférence des évêques de France. On y trouve notamment :

Je vous invite également à lire une présentation par l’Osservatore Romano du livre Cyberteologià du père Antonio Spadaro, sur la communication avec les outils numériques et à découvrir le gros dossier de Témoignage Chrétien intitulé : « Quand Dieu tisse sa toile »

Pour comprendre la Journée Mondiale des Communications Sociales :

Ce dimanche est l’occasion de mettre en lumière les moyens de communications de l’Eglise : les radios diocésaines, les revues et journaux diocésains (ou même paroissiaux), les sites internet institutionnels (www.eglise.catholique.fr) au niveau national ou local, les différentes pages Facebook ou Google+ des diocèses et mouvements,… On peut aussi mentionner les médias nationaux : KTO, le Jour du Seigneur, les revues chrétiennes (Pèlerin, La vie, Famille Chrétienne, Témoignage Chrétien, France Catholique, …). Bien évidemment, il y a différents blogs, plus ou moins officiel, mais c’est là tout l’intérêt du blog…

La "Journée Mondiale de la Communication" a pour objectif de mieux faire connaître les moyens de communication au niveau des paroisses, des diocèses et des services de l’Eglise catholique, et c’est aussi l’occasion pour les chrétiens de prier pour professionnels de la communication et de récolter des fonds pour soutenir les services diocésains de l’information et de la communication.


(Merci à Jasmin Lemieux-Lefebvre du diocèse de Quebec pour les visuels, qui sont libres de droits !)

"Silence et Parole : chemin d’évangélisation"

24 janvier 2012 5 commentaires

« Silence et Parole : chemin d’évangélisation » : Tel est le thème du message de Benoît XVI pour la 46ème Journée Mondiale des Communications Sociales. Dans son 7ème message pour cette journée, c’est sur le rapport entre silence et parole que le pape veut nous faire réfléchir. Il le dit dès l’introduction : « Silence et parole sont deux moments de la communication qui doivent s’équilibrer, se succéder et se compléter pour parvenir à un dialogue authentique et à une profonde proximité entre les personnes ». Car le silence, rappelle-t-il, « fait partie intégrante de la communication » et il met en valeur les paroles. C’est dans le silence (et l’écoute de l’autre) que la pensée se forme, s’affine. C’est aussi dans le silence que « se saisissent les instants les plus authentiques de la communication entre ceux qui s’aiment », car il « met en jeu la sensibilité et cette capacité d’écoute qui révèle souvent la mesure et la nature des liens ». L’importance du silence est donc telle dans nos vies que Benoît XVI n’hésite pas à écrire qu’il est nécessaire « de créer une atmosphère propice, comme une sorte d’« écosystème » qui sache équilibrer silence, parole, images et sons ».

Dans un paragraphe où il fait la part belle aux réseaux sociaux et à Internet, aux relations qu’ils permettent et aux réponses qu’on y reçoit (même à des questions qu’on ne s’est jamais posées), le Saint-Père présente le silence comme lieu de discernement des questions importantes. Le silence permet  ainsi « à qui s’interroge de descendre au plus profond de lui-même et de s’ouvrir à ce chemin de réponse que Dieu a inscrit dans le cœur de l’homme ». Face à ces questions existentielles, on trouve, sur internet, des espaces  qui aident « l’homme d’aujourd’hui à vivre des moments de réflexion et d’interrogation authentique », voire « des espaces de silence, des occasions de prière, de méditation ou de partage de la Parole de Dieu ». Et le texte de Benoît XVI mentionne indirectement Twitter : « Dans la substance de brefs messages, souvent pas plus longs qu’un verset biblique, on peut exprimer des pensées profondes »[1].

La réflexion s’engage alors sur le silence (le silence de la Croix, du Samedi Saint, …) comme lieu de la révélation divine. Et le pape prolonge sa pensée en introduisant la contemplation, « qui nous fait entrer dans le silence de Dieu pour arriver ainsi au point où naît la Parole, la Parole rédemptrice ». C’est à partir de cette rencontre avec Dieu que nous devenons vraiment capable d’évangéliser l’autre.

Dans le dernier paragraphe de son message, Benoît XVI évoque directement la nouvelle évangélisation : « S’éduquer à la communication veut dire apprendre à écouter, à contempler, bien plus qu’à parler, et ceci est particulièrement important pour les acteurs de l’évangélisation : silence et parole sont les deux éléments essentiels et parties intégrantes de l’action de communiquer de l’Église, pour un renouveau de l’annonce du Christ dans le monde contemporain ».

Le texte complet du message de Benoît XVI pour la 46ème Journée Mondiale des communicatuions sociales (format PDF).

Quelques remarques :

  • Si la première partie du message présente l’importance du silence dans les relations humaines et comme lieu d’intériorité et de réflexion, la seconde partie est bien plus spirituelle, avec une attention marquée au silence nécessaire pour connaître Dieu. Il ne s’agit donc pas d’abord d’un texte d’analyse des comportements médiatiques ou de conseils pour des professionnels, mais bien d’une proposition de formation adressée à tous les chrétiens (et donc aussi aux professionnels), qui sont tous en communication avec Dieu et avec leurs frères.
  • L’aspect a priori antinomique du silence et de la communication est facilement dépassé par Benoît XVI qui fait du silence un moment important de la communication. La complémentarité entre parole et silence, auxquels il faudrait encore ajouter tout ce qui se passe dans la relation non verbale (et que le pape intègre dans le silence) est ainsi mise en avant pour une communication qui ne soit pas que bavardage, mais emplisse l’homme.
  • Dans ce texte, la TV, la radio, ou la presse écrite ne sont pas mentionnées. Le terme « réseaux sociaux » apparaît deux fois en revanche, et il y a une apparition du terme « Réseau » pour parler d’Internet en général. L’expression « moteurs de recherche » apparaît également une fois dans le texte. De là à penser que l’Eglise pose un regard attentif sur ces nouvelles réalités de la communication (qui ne sont plus si nouvelles d’ailleurs), il n’y a qu’un pas, que je franchis allègrement. Comme il eut été sympa d’inclure une petite réflexion sur la cascade d’images déversée par la télévision ou sur le flux de musiques formatées de manière commerciales  qui empêchent le silence de se faire…

Pourquoi la publication du message pour la Journée Mondiale des communications Sociales ce 24 janvier ? La réponse du site du Conseil Pontifical des communications Sociales :

La Journée mondiale des Moyens de Communication sociale, unique célébration mondiale instaurée par le Concile Vatican II (Inter mirifica, 1963), est fixée, à la demande des Évêques du monde entier, au dimanche avant la Pentecôte, dans la plupart des pays. L’annonce du thème est faite d’habitude le 29 septembre, fête des Archanges Michel, Raphaël et Gabriel, ce dernier étant désigné Patron de ceux qui travaillent dans les radios. Le message du Saint-Père pour la Journée mondiale des Moyens de Communication sociale est publié traditionnellement le jour de la fête de saint François de Sales, Patron des journalistes (24 janvier), de façon à laisser aux Conférences épiscopales, aux organismes diocésains et aux autres organisations qui s’occupent des moyens de communication sociale, le temps nécessaire pour préparer le matériel audiovisuel et liturgique pour les célébrations au niveau national et local.


[1] Les #twittomélies de @mgrgiraud semblent être remontées jusqu’au plus haut niveau à Rome !


Benoît XVI décrit un "style chrétien de présence dans le monde numérique"

24 janvier 2011 5 commentaires

Cher bloggeur ou internaute, le pape te parle ! À toi, qui lis ce billet, qui peut-être en écrit. Et si je dis toi, si je te tutoie, c’est parce que c’est vraiment un message qui est adressé à chacun d’entre nous, personnellement. C’est l’impression que j’ai eu ce matin, en lisant le message du pape pour la 45ème journée mondiale des communications sociales. J’ai vraiment eu la sensation que Benoît XVI me parlait et me donnait des points d’attention pour gérer ma vie « on-line », ma vie “sociale” sur internet.

Car c’est un message d’encouragement que Benoît XVI envoie aux bloggeurs catholiques, ainsi qu’à tous les chrétiens inscrits sur les réseaux sociaux (Facebook, Copains d’avant, Viadeo, Twitter…). Un message où il les incite à être toujours plus des acteurs de la vérité sur internet. La vérité sur eux-mêmes, en renvoyant, à travers ces moyens de communications sociales, une image de ce qu’ils sont réellement, et la vérité qui pousse à mieux connaître l’autre, à avoir une relation vraie avec lui, ainsi qu’à devenir un témoin authentique de l’Evangile.

Et c’est d’ailleurs le titre même du message : « Vérité, annonce et authenticité de vie à l’ère du numérique ». Un message qui ne fait pas de concessions aux problèmes posés par les réseaux sociaux, mais qui reste fondamentalement positif quand Benoît XVI encourage à utiliser ces sites internet pour diffuser l’Évangile par exemple. Et pour cela, il donne des indications aux chrétiens déjà engagés, ce qu’il appelle « un style chrétien de présence dans le monde numérique ».

Pour le pape parle, ces nouvelles manières de communiquer sont une réalité que l’Église ne peut ignorer.

Le constat que dresse Benoît XVI est simple : « Les nouvelles technologies ne changent pas seulement le mode de communiquer, mais la communication en elle-même » Et il continue en disant « qu’on assiste à une vaste transformation culturelle », ce qui offre « de nouvelles opportunités inédites d’établir des relations et de construire la communion ». Et quand on parle de communion dans l’Église, ce n’est pas rien. C’est le mot qu’on emploie pour la relation avec Dieu, pour la relation entre les personnes de la Trinité. C’est donc dire jusqu’où les réseaux sociaux peuvent nous porter !

Benoît XVI constate également, dans ce message, qu’aujourd’hui, les réseaux sociaux sont un phénomène incontournable, centrés autour du partage d’informations : « Cette dynamique a contribué à une appréciation renouvelée de la communication, considérée avant tout comme dialogue, échange, solidarité et création de relations positives ». Mais le pape n’est pas naïf. Il pointe aussi les problèmes tels que la partialité de l’information ou de la personne qui la transmet, et la construction parfois biaisée de son identité numérique. A ce sujet, il écrit clairement que « dans la recherche de partage, d’“amitiés”, on se trouve face au défi d’être authentique, fidèle à soi-même, sans céder à l’illusion de construire artificiellement son “profil” public ». Il rappelle également que « les nouvelles technologies de la communication doivent être mises au service du bien intégral de la personne et de l’humanité entière ».

Internet, malgré toutes ses dérives, doit servir au bien commun des hommes.

Pour expliquer comment les réseaux sociaux peuvent servir les hommes, le pape prend deux références bibliques. La première, c’est cette question : « Qui est mon prochain ? »[1]. Et s’il met en évidence la richesse des relations qu’on peut avoir avec des gens du monde entier, le pape indique également que les relations sur internet ne doivent pas remplacer les relations dans le monde réel : « il est important de se rappeler toujours que le contact virtuel ne peut pas et ne doit pas se substituer au contact humain direct avec les personnes à tous les niveaux de notre vie ». C’est aujourd’hui, il faut le reconnaître, un écueil que l’addiction à internet et aux réseaux sociaux…

Pour autant, les relations dans le monde numérique ne sont pas négligeables, et par conséquent, le pape insiste là-dessus, elles doivent être vraies et servir de témoignage, afin que les chrétiens puissent, comme le dit la lettre de Saint Pierre, « rendre compte de l’espérance qui est en eux ». Benoît XVI cite d’ailleurs ce passage. Le témoignage apporté par les chrétiens présent sur les réseaux doit donc être cohérent. Et là le pape donne de véritables clés pour développer ce qu’il appelle « un style chrétien de présence également dans le monde numérique » ;

Comment développer un style chrétien dans le monde numérique

Je laisse la parole à Benoît XVI pour expliciter son idée : ce style « se concrétise dans une forme de communication honnête et ouverte, responsable et respectueuse de l’autre. Communiquer l’Évangile à travers les nouveaux media signifie non seulement insérer des contenus ouvertement religieux dans les plates-formes des divers moyens, mais aussi témoigner avec cohérence, dans son profil numérique et dans la manière de communiquer, choix, préférences, jugements qui soient profondément cohérents avec l’Évangile, même lorsqu’on n’en parle pas explicitement ». C’est donc autant sur l’être que sur l’action propre que l’internaute déploiera sur ces réseaux sociaux que le pape invite à réfléchir et à travailler, avec un maître mot : la cohérence !

Quand on connaît un peu internet et les réseaux sociaux, qui buzzent et jouent sur l’éphémère,une telle présence est-elle réaliste ?

Sans aucun complexe, je vous dis : Oui ! Même si ce n’est pas évident. Et là encore, le pape le sait et le relève, quand il écrit : « nous devons être conscients que la vérité que nous cherchons à partager ne tire pas sa valeur de sa “popularité” ou de la quantité d’attention reçue. Nous devons la faire connaître dans son intégrité, plutôt que chercher à la rendre acceptable, peut-être “en l’édulcorant” ».

Je vous parlais plus haut de deux références bibliques. La seconde, c’est un parallèle que Benoît XVI fait avec le chemin d’Emmaüs : « La proclamation de l’Évangile demande une forme respectueuse et discrète de communication, qui stimule le cœur et interpelle la conscience; une forme qui rappelle le style de Jésus Ressuscité lorsqu’il se fit compagnon sur le chemin des disciples d’Emmaüs ». Il nous invite ainsi à cheminer avec ceux qui se posent des questions, à les accompagner, y compris par internet et les réseaux sociaux, sur leur chemin de foi…

Le pape incite à s’engager sur les réseaux sociaux

Benoît XVI nous invite, dans ce message pour la 45ème Journée Mondiale des Communications Sociales,  à ne pas délaisser cet espace qu’il appelait dans le message de l’an dernier le « continent numérique ».  Et le pape lance clairement, une fois de plus cet appel : « Je voudrais inviter, de toute façon, les chrétiens à s’unir avec confiance et avec une créativité consciente et responsable dans le réseau de relations que l’ère numérique a rendu possible ». Pas simplement pour être dans l’air du temps, ou pour être des missionnaires d’un nouveau genre, mais aussi parce que c’est une possibilité de trouver une réponse à la quête de la vérité qui habite chaque homme. « La vérité qui est le Christ (…) est la réponse pleine et authentique à ce désir humain de relation, de communion et de sens qui émerge même dans la participation massive aux divers réseaux sociaux ».

En outre, le pape reconnaît le rôle particulier d’internet et des réseaux sociaux dans l’Eglise pour les jeunes, qu’il invite « à faire bon usage de leur présence dans l’arène numérique » et qu’il invite « à la prochaine Journée Mondiale de la Jeunesse de Madrid dont la préparation doit beaucoup aux avantages des nouvelles technologies ».

Alors n’hésitez plus, lancez-vous. N’hésitez pas à lire ce message (ci-dessous) ou à consulter les anciens messages du pape pour la Journée Mondiale de la Communication Sociale, sur le site du Saint-Siège.

—-

Vérité, annonce et authenticité de vie à l’ère du numérique

Chers Frères et Soeurs,

A l’occasion de la XLVême Journée Mondiale des Communications Sociales, je désire partager quelques réflexions, suscitées par un phénomène caractéristique de notre temps : l’expansion de la communication à travers le réseau Internet. La conviction est toujours plus répandue que, comme la révolution industrielle produisit un profond changement dans la société à travers les nouveautés introduites dans le cycle de production et dans la vie des travailleurs, ainsi, aujourd’hui, la profonde transformation en acte dans le champ des communications guide le flux de grands changements culturels et sociaux. Les nouvelles technologies ne changent pas seulement le mode de communiquer, mais la communication en elle-même. On peut donc affirmer qu’on assiste à une vaste transformation culturelle. Avec un tel système de diffusion des informations et des connaissances, naît une nouvelle façon d’apprendre et de penser, avec de nouvelles opportunités inédites d’établir des relations et de construire la communion.

On explore des objectifs auparavant inimaginables, qui suscitent de l’étonnement à cause des possibilités offertes par les nouveaux moyens et, en même temps, exigent toujours plus impérativement une sérieuse réflexion sur le sens de la communication dans l’ère numérique. Cela est particulièrement évident face aux potentialités extraordinaires du réseau Internet et la complexité de ses applications. Comme tout autre fruit de l’ingéniosité humaine, les nouvelles technologies de la communication doivent être mises au service du bien intégral de la personne et de l’humanité entière. Sagement employées, elles peuvent contribuer à satisfaire le désir de sens, de vérité et d’unité qui reste l’aspiration la plus profonde de l’être humain.

Dans le monde numérique, transmettre des informations signifie toujours plus souvent les introduire dans un réseau social, où la connaissance est partagée dans le contexte d’échanges personnels. La claire distinction entre producteur et consommateur de l’information est relativisée et la communication tendrait à être non seulement un échange de données, mais toujours plus encore un partage. Cette dynamique a contribué à une appréciation renouvelée de la communication, considérée avant tout comme dialogue, échange, solidarité et création de relations positives. D’autre part, cela se heurte à certaines limites typiques de la communication numérique : la partialité de l’interaction, la tendance à communiquer seulement quelques aspects de son monde intérieur, le risque de tomber dans une sorte de construction de l’image de soi qui peut conduire à l’auto complaisance.

Les jeunes, surtout vivent ce changement de la communication, avec toutes les angoisses, les contradictions et la créativité propre à ceux qui s’ouvrent avec enthousiasme et curiosité aux nouvelles expériences de la vie. L’implication toujours majeure dans l’arène numérique publique, celle créée par ce qu’on appelle les social network, conduit à établir des nouvelles formes de relations interpersonnelles, influence la perception de soi et pose donc, inévitablement, la question non seulement de l’honnêteté de l’agir personnel, mais aussi de l’authenticité de l’être. La présence dans ces espaces virtuels peut être le signe d’une recherche authentique de rencontre personnelle avec l’autre si l’on est attentif à en éviter les dangers, ceux de se réfugier dans une sorte de monde parallèle, ou l’addiction au monde virtuel. Dans la recherche de partage, d’"amitiés", on se trouve face au défi d’être authentique, fidèle à soi-même, sans céder à l’illusion de construire artificiellement son "profil" public.

Les nouvelles technologies permettent aux personnes de se rencontrer au-delà des frontières de l’espace et des cultures, inaugurant ainsi un tout nouveau monde d’amitiés potentielles. Ceci est une grande opportunité, mais comporte également une attention plus grande et une prise de conscience par rapport aux risques possibles. Qui est mon "prochain" dans ce nouveau monde? N’y a-t-il pas le danger d’être moins présent à ceux que nous rencontrons dans notre vie quotidienne ordinaire? N’y a-t-il pas le risque d’être plus distrait, parce que notre attention est fragmentée et absorbée dans un monde "différent" de celui dans lequel nous vivons? Avons-nous le temps d’opérer un discernement critique sur nos choix et de nourrir des rapports humains qui soient vraiment profonds et durables? Il est important de se rappeler toujours que le contact virtuel ne peut pas et ne doit pas se substituer au contact humain direct avec les personnes à tous les niveaux de notre vie.

Même dans l’ère numérique, chacun est placé face à la nécessité d’être une personne sincère et réfléchie. Du reste, les dynamiques des social network montrent qu’une personne est toujours impliquée dans ce qu’elle communique. Lorsque les personnes s’échangent des informations, déjà elles partagent d’elles-mêmes, leur vision du monde, leurs espoirs, leurs idéaux. Il en résulte qu’il existe un style chrétien de présence également dans le monde numérique : il se concrétise dans une forme de communication honnête et ouverte, responsable et respectueuse de l’autre. Communiquer l’Évangile à travers les nouveaux media signifie non seulement insérer des contenus ouvertement religieux dans les plates-formes des divers moyens, mais aussi témoigner avec cohérence, dans son profil numérique et dans la manière de communiquer, choix, préférences, jugements qui soient profondément cohérents avec l’Évangile, même lorsqu’on n’en parle pas explicitement. Du reste, même dans le monde numérique il ne peut y avoir d’annonce d’un message sans un cohérent témoignage de la part de qui l’annonce. Dans les nouveaux contextes et avec les nouvelles formes d’expression, le chrétien est encore une fois appelé à offrir une réponse à qui demande raison de l’espoir qui est en lui (cf. 1P 3,15).

L’engagement pour un témoignage de l’Évangile dans l’ère numérique demande à tous d’être particulièrement attentif aux aspects de ce message qui peuvent défier quelques-unes des logiques typiques du web. Avant tout, nous devons être conscients que la vérité que nous cherchons à partager ne tire pas sa valeur de sa "popularité" ou de la quantité d’attention reçue. Nous devons la faire connaître dans son intégrité, plutôt que chercher à la rendre acceptable, peut-être "en l’édulcorant". Elle doit devenir un aliment quotidien et non pas une attraction d’un instant. La vérité de l’Évangile n’est pas quelque chose qui puisse être objet de consommation, ou d’une jouissance superficielle, mais un don qui requiert une libre réponse. Même proclamée dans l’espace virtuel du réseau, elle exige toujours de s’incarner dans le monde réel et en relation avec les visages concrets des frères et soeurs avec qui nous partageons la vie quotidienne. Pour cela les relations humaines directes restent toujours fondamentales dans la transmission de la foi!

Je voudrais inviter, de toute façon, les chrétiens à s’unir avec confiance et avec une créativité consciente et responsable dans le réseau de relations que l’ère numérique a rendu possible. Non pas simplement pour satisfaire le désir d’être présent, mais parce que ce réseau est une partie intégrante de la vie humaine. Le web contribue au développement de nouvelles et plus complexes formes de conscience intellectuelle et spirituelle, de conviction partagée. Même dans ce champ, nous sommes appelés à annoncer notre foi que le Christ est Dieu, le Sauveur de l’homme et de l’histoire, Celui dans lequel toutes choses trouvent leur accomplissement (cf. Ep. 1, 10). La proclamation de l’Évangile demande une forme respectueuse et discrète de communication, qui stimule le coeur et interpelle la conscience; une forme qui rappelle le style de Jésus Ressuscité lorsqu’il se fit compagnon sur le chemin des disciples d’Emmaüs (cf. Lc 24,13-35), qui furent conduits graduellement à la compréhension du mystère à travers la proximité et le dialogue avec eux, pour faire émerger avec délicatesse ce qu’il y avait dans leur coeur.

La vérité qui est le Christ, en dernière analyse, est la réponse pleine et authentique à ce désir humain de relation, de communion et de sens qui émerge même dans la participation massive aux divers réseaux sociaux – social network. Les croyants, en témoignant leurs plus profondes convictions, offrent une précieuse contribution pour que le web ne devienne pas un instrument qui réduise les personnes à des catégories, qui cherche à les manipuler émotivement ou qui permette à qui est puissant de monopoliser les opinions des autres. Au contraire, les croyants encouragent tous à maintenir vivantes les questions éternelles de l’homme, qui témoignent de son désir de transcendance et de sa nostalgie pour des formes de vie authentique, digne d’être vécue. C’est sûrement cette tension spirituelle profondément humaine qui est derrière notre soif de vérité et de communion et qui nous pousse à communiquer avec intégrité et honnêteté.

J’invite surtout les jeunes à faire bon usage de leur présence dans l’arène numérique. Je leurs renouvelle mon rendez-vous à la prochaine Journée Mondiale de la Jeunesse de Madrid dont la préparation doit beaucoup aux avantages des nouvelles technologies. Pour les opérateurs de la communication j’invoque de Dieu, par l’intercession de leur saint Patron François de Sales, la capacité d’effectuer toujours leur travail avec grande conscience et avec un sens professionnel scrupuleux. J’adresse à tous ma Bénédiction Apostolique.

du Vatican, le 24 janvier 2011, en la fête de Saint François de Sales.

BENEDICTUS PP. XVI


[1] Cf. L’épisode dit du bon Samaritain. Mais il y a une autre réponse.

Journée Mondiale des Communications Sociales – Acteurs, 3ème !

Dernier volet des interviews de personnes du monde des communications à Rome, avec Antoine-Marie Izoard, le directeurde l’agence I-Média…

Vous pouvez retrouver Antoine-Marie Izoard sur KTO, dans les pages de Famille Chrétienne ou sur Dailymotion (à trouver à partir de la chaine KTO sur Dailymotion)

Pourquoi je blogue : ma lecture du message du pape pour la 44ème JMCS.

Depuis quelques jours (une semaine à vrai dire), une question me taraude à propos de ce blog : à quoi sert-il ? Est-ce que, au moins, j’y accomplis ma mission de prêtre ? Quand je regarde le message du pape pour la 44ème journée mondiale des communications sociales, je commence à vraiment me poser (et à juste titre), des questions :

Le devoir primordial du prêtre est d’annoncer le Christ, la Parole de Dieu faite chair, et de communiquer la grâce divine multiforme porteuse du salut à travers les sacrements.

Euh, c'est pas tout à fait ça je pense...

Bon, je suis en études, donc ça s’applique un peu moins à moi. Et puis dans les diverses activités que je réalise, j’essaye de vivre cette dimension pastorale  et missionnaire. La question est de savoir si le blog me permet justement « d’annoncer le Christ, la Parole de Dieu faite chair » ? Là je commence à douter un peu…

Continuons la lecture :

le monde numérique, en mettant à disposition des moyens qui offrent une capacité d’expression presque illimitée, ouvre de considérables perspectives d’actualisations à l’exhortation Paulinienne: "Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile!" (1 Co 9, 16).

Redoute… enfin, je doute à nouveau (rien à voir avec un service de Vente par correspondance…)

Dans le même paragraphe, enfin, je trouve ça :

le prêtre se trouve comme au début d’une "histoire nouvelle", parce que plus les technologies modernes créeront des relations étroites et plus le monde numérique élargira ses frontières, plus il sera appelé à s’en préoccuper pastoralement, accroissant son engagement, pour mettre les media au service de la Parole. Lire la suite…

Les nouveaux médias sont indispensables pour l’Eglise

Je suis fainéant (et j’ai plein de travail aussi) ! Donc, l’analyse que je vous promettait du message du pape, et sur laquelle je planche depuis dimanche n’étant pas encore arrivée à maturation, je vous propose cette analyse de Zenit

Les nouveaux médias sont indispensables pour l’Eglise, selon Benoît XVI
Message pour la prochaine Journée mondiale des communications sociales

ROME, Dimanche 24 janvier 2010 (ZENIT.org) – Dans son message pour la prochaine Journée mondiale des communications sociales, Benoît XVI présente sa vision pastorale sur les nouveaux médias. Ceux-ci sont devenus, selon lui, un « instrument indispensable » pour l’évangélisation.

Même si le sujet du message, en pleine année sacerdotale est : « Le prêtre et la pastorale du monde numérique : les nouveaux médias au service de la Parole », le message s’adresse à toute l’Eglise, a expliqué ce samedi Mgr Claudio Maria Celli, président du Conseil pontifical pour les communications sociales. Lire la suite…

Saint François de Sales : bonne fête à tous les journalistes (et aux bloggeurs du coup)

24 janvier 2010 1 commentaire

Oui, en ce jour de la St François de Sales, je souhaite à tous les journalistes une très bonne fête.

Je reprends les mots de Benoît XVI à l’angélus d’aujourd’hui :

Je désire rapeller la figure de Saint François de Sales, dont nous fêtons la mémoire liturgique le 24 janvier. Né en Savoie en 1567, il a étudié le droit à Padoue et à Paris et, appellé par le Seigneur, il est devenu prêtre. Il s’est engagé avec de grands bienfaits dans la prédication et pour la formation spirituelle des fidèles, enseignant que l’appel à la sainteté est pour tous et que chacun, – comme le dit St Paul avec la comparaison du corps – a sa place dans l’Eglise. Saint François de Sales est le patron des journalistes et de la presse catholique. Je confie à son assistance spirituelle le message pour la Journée Mondiale des Communications Sociales que je signe chaque année en cette occasion et qui a été présenté hier au Vatican.

Et puis comme il n’y a pas que les journalistes avec carte de presse, mais aussi tous ceux qui contribuent à propager les informations et la Bonne Nouvelle sur leurs blogs, je souhaite aussi une très bonne fête à tous les bloggeurs.

"Le prêtre et la pastorale dans le monde numérique: les nouveaux medias au service de la Parole."

23 janvier 2010 2 commentaires

C’est le thème et le titre du message du pape Benoît XVI pour la 44ème Journée Mondiale des Communications Sociales. vous pourrez trouver le texte ci dessous. Il concerne plus particulièrement les prêtres, mais c’est chacun d’enter nous qui est invité à aider les prêtres à devenir des acteurs de l’Eglise sur Internet pour que ce dernier puisse "faire transparaître son coeur de consacré, pour donner une âme non seulement à son engagement pastoral, mais aussi au flux de communication ininterrompu de la "toile".

Conseil Pontifical pour les Communications Sociales

44ème JOURNÉE MONDIALE DES COMMUNICATIONS SOCIALES

"Le prêtre et la pastorale dans le monde numérique:
les nouveaux medias au service de la Parole."

le 16 mai 2010

Chers Frères et Soeurs,

Le thème de la prochaine Journée Mondiale des Communications Sociales – "Le prêtre et la pastorale dans le monde numérique: les nouveaux médias au service de la Parole" -, s’insère heureusement dans le parcours de l’année sacerdotale, et met au premier plan la réflexion sur un domaine pastoral vaste et délicat comme celui de la communication et du monde numérique, dans lequel sont offertes au prêtre de nouvelles possibilités d’exercer son ministère au service de la Parole et de la Parole. Les moyens modernes de communication font partie depuis fort longtemps des moyens ordinaires utilisés par les communautés ecclésiales pour s’exprimer dans les limites de leur propre territoire et pour instaurer, très souvent, des formes d’échange à plus large échelle, mais leur récente expansion et leur considérable influence en rende toujours plus importante et utile l’usage dans le ministère sacerdotal. Lire la suite…

Demain c’est la JMCS : une interview en exclusivité

Vous pourrez retrouver cette interview dans Zenit d’ici quelques heures… Merci au père Eric pour avoir répondu aux questions… La semaine prochaine (ou dans 2 semaines, il sera aussi sur H2Onews…

Internet est une « double chance » pour l’Eglise

Rencontre avec le père Eric de Beukelaer, porte parole des évêques de Belgique.

Le message du pape Benoît XVI pour la 44ème Journée Mondiale des Communications Sociales, qui aura lieu le 16 mai prochain, sera publié ce dimanche 24 janvier, en la fête de Saint François de Salles, le saint patron des journalistes. Il portera sur le thème "Le prêtre et la pastorale dans le monde numérique : les nouveaux médias au service de la Parole". Le Père Eric de Beukelaer, porte parole des évêques de Belgique, revient avec nous sur cette présence de l’Eglise et de ses ministres dans ce nouveau continent numérique


Zenit – A quel point la présence de l’Eglise sur internet est-elle aujourd’hui importante ?

P. Eric de Beukelaer – Je pense que cela va de soi : Internet est devenu un moyen de communication très important. Les études montrent que la plupart des moins de 25 ans passent plus de temps sur internet que devant la télévision. Donc, de part le principe de l’incarnation, là où sont les hommes, là doit être annoncé l’Evangile, et à cet endroit, l’Eglise doit être présente, les chrétiens doivent être présents. Lire la suite…

JMCS : partout dans le monde, on veut et on doit communiquer !

21 janvier 2010 2 commentaires

C’est clair, communiquer n’est pas réservé à une élite, à certains… Mais c’est toute l’Eglise, occidentale, d’Afrique, les plus technophiles comme les plus pauvres, qui sont invités à communiquer… La question est de savoir ce (ou plutôt Celui) qu’on communique… Et là, il ya toujours une remise en cause à faire…

En attendant, 2 interviews de votre serviteur sur ce thème !

Evangéliser avec les outils modernes de la communication

En cette année sacerdotale, le message pour la journée mondiale des communications sociales aura pour thème les prêtres et la communication. Si de nombreux pasteurs s’intéressent aux nouveaux outils de communication, ils doivent également jouer un rôle dans l’éducation aux médias, comme l’explique Mgr Philippe Ouédraogo, archevêque métropolitain de Ouagadougou , au Burkina Faso.
“L’Eglise de ce temps ne peut pas évangéliser en dehors des réalités de ce temps. Donc l’ Eglise est invitée par le saint Père, par le magistère officiel de l’Eglise, à vivre pleinement, à utiliser pleinement les moyens modernes pour l’évangélisation. Ceci étant, face à certains dérapages éthiques, nous sommes obligés en tant que pasteurs de contribuer à l’éducation de conscience, d’inviter au discernement, d’aider les gens à discerner”. Lire la suite…

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 3 076 autres abonnés