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Bienheureux Jean Paul II

C’était il y a un an ! Benoît XVI béatifiait son prédécesseur, Jean Paul II. Un pape qui m’a marqué, comme toute une génération ! Pour moi, ce qui fut le plus fort, c’était son regard ! J’ai eu la chance de le saluer trois fois, et je me souviens de l’attention qu’il portait à chacun. Mais surtout, c’était aux JMJ de Rome, en 2000. Avec le groupe de mon diocèse, nous étions tout au bout du champs de Tor Vergata. Impossible de voir le pape directement. Mais il y avait les écrans géants. Et quand Jean Paul II regardait la foule, j’avais vraiment cette impression que son regard était pour moi, qu’il venait me chercher.

Alors aujourd’hui, en ce premier anniversaire de sa béatification, je ne résiste pas à vous partager quelques photos (personnelles) et vidéos prises sur internet pour revivre cet évènement.

  • L’hymne de la béatification, chanté durant la messe du 1er mai :


  • Le même hymne lors de la veillée du samedi soir (Version intégrale) :


  • Quelques photos :

 

 

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Revue de Presse : La semaine sainte, un peu de papes, d’écologie et de poisson…

5 avril 2012 1 commentaire

Image tirée du blog http://www.catholique-aujourd'hui.fr

Ce lundi, nous fêtions les 7 ans de l’entrée dans le Royaume de Dieu de Jean-Paul II. Jean-Baptiste Maillard a voulu rendre hommage à ce grand témoin de la foi par un billet dans lequel il reprend un extrait du message du pape aux jeunes lors de la veillée à Tor Vergata, durant les JMJ de l’an 2000. Un petit passage très fort, où le bienheureux Jean-Paul II rappelle que c’est Jésus que chaque être humain cherche quand il cherche le bonheur :

C’est Jésus qui suscite en vous le désir de faire de votre vie quelque chose de grand, la volonté de suivre un idéal, le refus de vous laisser envahir par la médiocrité, le courage de vous engager avec humilité et persévérance pour vous rendre meilleurs, pour améliorer la société, en la rendant plus humaine et plus fraternelle.

Il faut dire que selon le petit reportage d’Antoine-Marie Izoard à la basilique Saint Pierre, les pèlerins n’ont pas oublié Jean-Paul II ! Et Radio Vatican confirme sur le portail news.va avec un titre sans équivoque : «  Sept ans après sa mort, Jean-Paul II draine toujours les foules ». Le phénomène n’est pas que romain, mais s’étend à la Pologne, et même au Nigéria où se trouvent actuellement les reliques du bienheureux (qui pourrait être canonisé assez rapidement selon le même article)…

D’un pape à l’autre, il n’y a qu’un pas conclave ! Jean-Marie Guénois s’interrogeait, vendredi dernier, sur l’opportunité pour Benoît XVI de faire le voyage au Mexique et à Cuba. Et partant de l’image de Benoît XVI, fatigué mais témoins inlassable de « la dignité de l’homme », il terminait son analyse par une apologie de la faiblesse de l’Eglise fort émouvante. Le pape d’ailleurs, même fatigué, a fait le travail dimanche, lors de la célébration des rameaux à Rome. Je vous invite à lire son homélie pour cette célébration qui ouvre la semaine sainte et qui coïncidait également avec la Journée Mondiale de la Jeunesse (ou au moins à écouter le compte rendu de Radio Vatican).

Depuis dimanche donc, avec la célébration des rameaux, les chrétiens sont  entrés dans la semaine sainte. Dans l’éditorial du Pèlerin de cette semaine, Anne Ponce y va franco et en redonne la perspective :

Vendredi saint, samedi saint, dimanche de la Résurrection : la semaine sainte vient signifier que  nous ne sommes pas seuls à porter nos croix et à supporter nos vides. Elle  inscrit nos espérances dans une espérance plus grande encore, promesse de victoire finale sur le mal et la mort. Elle sanctifie la vie. Lapins en chocolat, gigot d’agneau et jour férié viennent par surcroît.

Pour nous en parler, les blogueurs et blogueuses usent quant à eux de divers stratagèmes. L’auteur du blog Kto & the City nous propose ainsi un petit calendrier avec la description du jour, l’office célébré, et des liens vers le sens de cette célébration. Avec beaucoup d’humour toujours, surtout dans l’introduction, dont je vous livre un petit passage :

Le souci, c’est que beaucoup de cathos comprennent mal le sens des jours qui arrivent. Tout le monde va à la messe de Pâques, c’est normal faut pas déconner, en revanche dans l’imaginaire catho-collectif les journées qui précèdent sont là pour « les mecs vraiment pratiquants ». Personne sait trop à quoi elles servent, en plus ça tombe en plein milieu de la semaine juste après le boulot ou une journée de cours, ça paraît pas vraiment indispensable. Y aurait d’un côté les mecs qui font les choses « normalement », sans pression, et de l’autre les Sheldon Cooper de la religion qui frisent l’autisme à force de geeker la messe.

Sinon, plus classiquement, il y a l’abbé Gaignet, qui part de la fête des rameaux pour nous proposer deux petites prières qui peuvent éclairer la semaine sainte dans laquelle nous nous trouvons. Une semaine que Gérard Leclerc qualifie de « semaine inépuisable », dans le sens où elle est « la délivrance suprême où l’humanité voit s’ouvrir le sens de sa destinée ». C’est un très bel article, bref en plus, que je vous encourage à aller lire sur le site www.france-catholique.fr ou à retrouver dans les pages de la revue ce week-end.

Jibitou, sur son blog Catholique Aujourd’hui, nous propose de réfléchir à partir de quelques tableaux, qui évoquent la trahison de Judas, Marthe et Marie à Béthanie, Judas et Pierre, et même le dimanche des rameaux. Giotto, Rembrandt, Poussin, Le Caravage, Tintoretto, Velazquez, Vermeer… les plus célèbres des grands maîtres sont convoqués. Ca vaut le détour ! Et pour les fans de musique, le Jour du Seigneur nous propose une vidéo avec le frère André Gouzes. A regarder et à écouter !

Si vous avez des enfants, ou que vous cherchez comment vivre la semaine sainte avec eux, direction le blog de la Cybersister  pour découvrir comment ça se passe dans sa paroisse, et pourquoi pas s’en inspirer…

Quatre petits liens : Zabou, qui nous invite à réfléchir à un détail de la passion lue lors de la messe des rameaux : le jeune homme se sauva tout nu. Dans ce jeune homme, elle nous invite à nous reconnaître… je vous laisse aller lire la suite de cette très belle méditation. Le second billet est signé de Corine, qui médite pour sa part sur les souffrances infligées à Jésus d’un côté, et sur son amour d’autre part. Là encore un billet bref mais si profond. Troisième lien, depuis Montréal, où Jean-Guy Roy réfléchit sur la passion. Et pour finir, le billet de carême de mercredi du père François, intitulé « Karaboudjan … avec un K comme carême ». Les tintinophiles auront  reconnu le nom du bateau du capitaine Haddock. Et comme on parle de bateau, la comparaison avec la barque de Pierre est aisée :

A bord de cette barque apostolique, ce Karaboudjan d’hier et d’aujourd’hui, aux cales pleines d’Espérance, se trouvent des hommes et des femmes, tout aussi fragiles. La tentation serait de nous focaliser sur ces Haddock qui en ont oublié leur place sur ce navire, sur ces Allan préférant l’intérêt personnel ou encore sur ces pinces d’ores qui méprisent le service du frère et l’Evangile. Parfois nous ne valons guère mieux : « serait-ce moi ? ». Cette semaine sainte, nous invite à diriger nos regards vers le Christ. Par sa Croix réconciliatrice, il nous entraine dans sa fidélité intangible au Père pour l’amour de tous. Car, encore et toujours, c’est chez toi qu’il veut célébrer la Pâque avec ses disciples, à bord de ton Karaboudjan.

Sinon, dans la semaine sainte, il y a la messe chrismale. Comme chaque année, David Lerouge nous a proposé des photos, accompagnées d’une liste d’attitudes où vous ne pourrez pas ne pas reconnaître votre curé… En Belgique, l’abbé Jean Lievens a réfléchi, à l’occasion de la messe chrismale durant laquelle les prêtres renouvellent leur engagement sacerdotal, à la complémentarité entre prêtres et laïcs. Et de conclure à propos du prêtre : « Aujourd’hui comme hier, il ne peut remplir sa mission sans le soutien de croyants actifs, capables de dialogue et de remise en question personnelle et communautaire ». Voilà qui me donne l’occasion de citer trois billets plus anciens mais qui entrent parfaitement dans cette perspective. Xavier Cormary, sur son blog Ichtus, nous partage en photos sa vie et sa joie d’être prêtre, tout en insistant, dans un autre billet, sur l’importance de la communauté dans la vie et la vocation d’un prêtre. François Triquet, qui est diacre et tient le « journal d’un jeune séminariste » sur le blog des jeunes cathos, revient sur la vie de ministre des prêtres, tout en indiquant qu’elle le rempli de joie… Sinon, pour comprendre ce qu’est la messe chrismale, et la symbolique de la bénédiction des huiles, rendez-vous sur le blog des jardiniers de Dieu.

On passe au jeudi saint avec l’institution de l’eucharistie. Un seul lien suffira, vers des extraits de l’homélie de Benoît XVI lors des JMJ de Cologne, en 2005, sur l’eucharistie. Des extraits sélectionnés par Mgr Hervé Giraud et que vous retrouverez dans les pages de l’évêque sur le site des diocèses de Soissons, Laon et Saint-Quentin.

Pour le vendredi saint, là aussi, un lien où l’on parle du soldat Ryan, mais pas que… Je vous laisse découvrir ce billet de Jocelyn Girard intitulé « Sauvé par la mort d’un autre » ! Pour méditer sur le chemin de Croix, deux billets du père Yves Combeau, à lire sur le blog du Jour du Seigneur… Tant que vous êtes sur le site, arrêtez-vous quelques instants pour découvrir Jérusalem et vivre un chemin de croix interactif dans le cadre de la série Passionnément Carême. Pour découvrir Jérusalem et mettre vos pas dans les pas du christ, il y a aussi la possibilité de lire le reportage de Gwénola de Coutard dans le Pèlerin de cette semaine. Entre photos et textes, on se plonge dans la vie de la cité où « géographie et histoire du Salut se rencontrent » pour reprendre les mots de Mgr Shomali cité par la journaliste.

Le silence du samedi saint est parfois compliqué à comprendre, mais Anne-Claire, sur son blog, par une petite poésie, vient le remplir de sens…

Et puis on en arrive à Pâques… Dans le numéro de cette semaine de Famille Chrétienne, c’est la question de la résurrection des corps qui est abordée, avec l’aide du père Xavier Lacroix. Et pour montrer toute l’importance de l’incarnation, le peinte Arcabas commente trois de ses œuvres consacrées à l’espérance pascale. Jean-Pierre Denis, dans l’éditorial de La Vie, parle lui aussi de Pâques :

« Être chrétien consiste à s’insurger pour créer en soi et autour de soi une vie autre », écrit Jean Bastaire dans le livre le plus revigorant et ressuscitant qui soit, Insurrection Pascale (Salvator). À vous qui pleurerez, à vous qui lèverez votre regard et qui vivrez plus haut, belles et joyeuses Pâques. Laissez-vous, laissons-nous emporter.

Un dernier article de presse, pour la fête de Pâques, vers un bel article de Témoignage Chrétien, sur le tombeau vide… Pour l’accompagner, un billet de blog, celui de Sylvie Carnoy, sur Le Spirituel D’abord, qui nous propose de choisir, samedi soir, entre la voix et la voie…

Et puis, comme Pâques c’est accepter de suivre le Christ jusqu’au bout, une petite vidéo proposée par Valérie Barbe ! C’est en anglais, mais je pense que tout le monde peut comprendre…

Petit point pratique : si vous voulez participer aux célébrations, et que vous cherchez les heures auxquelles les offices se dérouleront, Le service Egliseinfo (ou Messeinfo sur les smartphones) vous sera plus qu’utile ! A partir d’un téléphone, il vous géolocalise et vous dit où se trouvent les églises les plus proches et les horaires des célébrations. On fait la même chose  avec l’application CarpeDeum et son outil Géomesse !

On change de sujet pour finir avec un point sur l’écologie. Au Québec, un appel est lancé aux chrétiens, pour le 22 avril, 3ème dimanche de Pâques, afin de sonner les cloches des églises à 14h et de se rassembler pour redire l’importance de l’engagement écologique, où l’homme à toute sa place. Une information partagée par Mgr Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec, sur son profil et sur sa page Facebook, et qui renvoie au site du diocèse de Québec pour avoir plus d’informations. Dans le domaine écologique, un billet d’OlivierNouaillas, publié sur son blog dans les pages de La Vie, sur  « les Dr Frankenstein de l’écologie ». Je ne vous en dis pas plus tellement ce qu’on apprend est effarant !

Un mot pour présenter Manu, ou plutôt son interview dans les pages de Pèlerin, pour le prix du blog Catho. Son blog s’intéresse à ce qu’on regarde souvent comme un mélange détonnant, le Black Métal et la foi chrétienne !

Pour conclure sur un sourire, dimanche dernier, c’était le 1er avril. Et le diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier a une tradition pour ce jour, à laquelle il n’a pas dérogé, en bidouillant une superbe dépêche du VIS sur la reconnaissance canonique des sacristains

La Nouvelle évangélisation est-elle si nouvelle ?

13 octobre 2011 6 commentaires

Il y a une expression que vous avez déjà du entendre et que, à n’en pas douter, vous entendrez certainement de plus en plus ces prochaines années : la Nouvelle évangélisation !

Disons tout de suite ce que ce terme recouvre : il s’agit de l’évangélisation des pays de tradition chrétienne qui ont perdu de leur vigueur missionnaire. En bref, c’est la ré-évangélisation de l’Occident. En très bref cependant, car la Nouvelle évangélisation, c’est bien plus que cela. Et c’est en essayant de la découvrir qu’on en perçoit la richesse.

L’un des plus ardents promoteurs de cette Nouvelle évangélisation a été le pape Jean Paul II. Mais dès 1975, Paul VI, à travers l’exhortation apostolique Evangelii Nuntiandi, invitait les hommes à entrer dans une nouvelle dynamique missionnaire, et déjà il en citait l’importance dans les « situations de déchristianisation fréquentes de nos jours, pour des multitudes de personnes qui ont reçu le baptême mais vivent en dehors de toute vie chrétienne, pour des gens (…) ayant une certaine foi mais connaissant mal les fondements de cette foi,… ». Avant lui encore, Jean XXIII, en ouvrant le concile Vatican II, le 11 octobre 1962, déclarait qu’il fallait formuler d’une manière plus compréhensibles par tous les vérités contenues dans la foi chrétienne.
Cette Nouvelle évangélisation, qui ne date donc pas d’hier, a été mise en œuvre, il faut bien le reconnaître, surtout et quasiment uniquement, par les nouveaux mouvements ecclésiaux, parmi lesquels la communauté de l’Emmanuel en France, les focolaris en Italie, Communion et Libération, … On s’est ainsi rendu compte que c’est d’une nouvelle manière de vivre sa foi que l’engagement évangélisateur prend toute son ampleur. Ce qui nous rappelle toujours que nous sommes les premiers à devoir être évangélisés, à vivre l’Evangile pour en témoigner.
Il y a un peu plus d’un an, Benoît XVI instituait un Conseil pontifical pour la Nouvelle évangélisation, et peu après, il annonçait que ce thème serait au cœur du prochain synode des évêques, en octobre 2012, au moment où l’on célèbrera les 20 ans de l’ouverture du concile Vatican II… La boucle est bouclée

En attendant, et pour bien prendre la mesure de cette Nouvelle évangélisation, les congrès se multiplient pour réfléchir à sa théologie, à sa mise en œuvre, à la manière dont les communautés chrétiennes sont invitées à s’y engager. Les représentants des évêques d’Europe, réunis à Tirana, en Albanie fin septembre-début octobre, ont planché sur ce sujet. Mgr Fisichella, le président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, y a déclaré : «L’évangélisation est la mission même de l’Eglise qui continue depuis 2000 ans mais qui doit trouver un nouveau langage ». Rien de nouveau depuis Vatican II là encore.

Ce week-end, à Rome, un autre congrès aura lieu, rassemblant plusieurs milliers de personnes. Plus que les discussions qui s’engageront, l’idée est de faire se rencontrer les « représentants de toutes les réalités ecclésiales qui œuvrent » (selon Mgr Fisichella) dans ce domaine. Pour qu’ils partagent leurs expériences, qu’ils s’enrichissent mutuellement, et repartent chez eux fortifiés … Finalement, rien de nouveau diront le plus anciens, si ce n’est une envie toujours renouvellée de faire connaître le Christ !

Prière de Jean Paul II à l’Esprit-Saint

Saint-Esprit, je te demande le don de la Sagesse pour une meilleure compréhension de toi et de ta perfection divine.

Je te demande le don d’Intelligence pour une meilleure compréhension de l’essence des mystères de la sainte foi.

Donne-moi le don de Science afin que je sache orienter ma vie selon les principes de la foi.

Donne-moi le don de Conseil afin qu’en tout je puisse le chercher par toi et que je puisse le trouver par toi.

Donne-moi le don de la Force afin qu’aucune peur ni souci terrestre ne puissent m’arracher à toi.

Donne-moi le don de Piété afin que je puisse toujours servir ta majesté avec un amour filial.

Donne moi le don de Crainte de Dieu afin qu’aucune peur ni motivation terrestre ne puissent m’arracher à toi.

Amen.

 

Selon le père Slawomir Oder, auteur du livre Le vrai Jean-Paul II, l’homme, le pape, le mystique, le bienheureux Jean Paul II récitait quotidiennement cette prière !

Revue de Blogs : Japon, prêtres, vidéo pour les JMJ et papes

Face aux tragiques événements au Japon, c’est sur les réseaux sociaux comme Twitter et Facebook que la solidarité s’est manifestée, avec la demande de prières, la compassion qui s’exprimait et s’exprime encore. Concernant les blogs, le père David Lerouge a publié hier un billet très bien troussé. Dans un style très familier, il s’adresse à Dieu pour lui dire son incompréhension devant la phrase tiré de la première lettre aux Corinthiens, chapitre 15, verset 55 : « O mort, où est ta victoire ». Face à ce qui se passe dans le monde, il est vrai on a envie de répondre à cette interrogation de la même manière que le père Lerouge : « un peu trop partout, surtout là où il ne faudrait pas ». Mais rassurez-vous, il nous offre la réponse qu’il a trouvée à cette question à travers un hymne du temps pascal qui offre une méditation sur la mort et la résurrection du Christ, dans laquelle l’homme est déjà inclus.

Et pour donner plus de force au billet, le premier commentaire revient sur cette question de la foi et de l’espérance en citant Elie Wiesel et l’expérience d’Auschwitz.

Et pour continuer dans les référence bibliques, une adaptation d’un célèbre texte de l’Ancien Testament trouvé sur le blog d’Anne Priscille : « Et Dieu n’était pas dans le tremblement de terre ». Là encore, c’est à lire et à méditer !

L’abbé Eric de Beukelaer a publié mardi un billet sur la justice immanente. Un concept théologique que le responsable du séminaire de Louvain la Neuve et ancien porte parole des évêques de Belgique explique suite à un billet d’un chroniqueur belge. Ce dernier reprenait les paroles d’un américain liant ce qui se passait au Japon avec que les pilotes nippons avaient fait à Pearl Harbor quelques 60 ans plus tôt, en coulant la flotte du Pacifique… Et le chroniqueur parlait de justice immanente dans son billet. L’abbé de Beukelaer récuse cette idée d’une punition divine à travers les catastrophes. Là encore, c’est une réponse à des propos qui sont parfois dit de manière très simpliste… (tapez justice immanente catho.be sur un moteur de recherche)

Quittons le Japon pour revenir à ce qui fait notre quotidien de chrétiens : le carême. Les bloggeurs chrétiens continuent de publier sur ce sujet, et je voudrais vous partager deux blogs : Celui de Thierry Bizot, l’auteur du livre Catholique anonyme qui a été adapté au cinéma il y a peu (Qui a envie d’être aimé ?). Sur son blog (bizot.blog.croire.com), il s’arrêtait samedi sur la célébration des cendres. Il l’a vécu lors d’une messe matinale, avec une douzaine de personnes. A propos du célébrant, il écrit : « En regardant le bon sourire du prêtre, de mon prêtre, j’ai pour lui un élan de reconnaissance. Il est vieux et voilà que je tremble à l’idée qu’il nous quitte, nous laissant orphelins ». Dans la seconde partie du billet, il revient sur les discussions avec trois prêtres qu’il a rencontrés au cours de la tournée de présentation du film. Et finit par leur rendre un vibrant hommage. Comme quoi le carême porte même à redécouvrir la force du ministère sacerdotal. Et là aussi, n’hésitez pas à lire les commentaires, qui sont dans la même veine.

Et second billet, sur le blog collectif des prêtres de l’Eglise catholique en Val d’Oise. C’est le père Jean-Eudes Gilbert qui revient sur son rôle auprès de jeunes lors d’un camp de ski diocésain. Là encore, on y voit toute la profondeur du ministère…

Dans la catégorie carême toujours, mention spéciale pour le site du Jour du Seigneur qui propose de vivre le carême avec Jean Paul II. Chaque jour, un texte à méditer, un(e) Fioretti, une prière et une idée pratique.  Une très belle réussite.

Et deux articles intéressants, concernant non pas l’ancien pape, mais l’actuel. La « Confrontation imaginaire (mais objective) entre le Rektor de Karlsruhe et l’auteur de Jésus de Nazareth / De l’entrée à Jérusalem à la résurrection » chez Patrice de Plunkett et Benoît XVI qui raconte le concile Vatican II sur le site de La Vie (avec des extraits du témoignage de Joseph Ratzinger sur cet événement).

Je vous entends déjà poser la question : « Pas de vidéo cette semaine ? » Eh bien si, avec le clip des jeunes de l’Isère qui se préparent à partir aux JMJ. Sur la musique de Benny Hill (pour les plus anciens), la vidéo montre un jeune qui, en prenant des affaire de tous ses amis, les emmène avec lui à Madrid… Très bien fait. Un autre style encore que ceux qui étaient sortis jusqu’ici. On y accède par la page du site des jeunes adultes en Isère : www.isereanybody.com.

Et cette semaine, toujours pas de blog de la semaine, mais un coup de projecteur sur … une page Facebook. Et même ceux qui ne possèdent pas de compte sur le réseau social peuvent y accéder. C’est une page qui a été lancée lundi par Radio Vatican et le Centre de Télévision du Vatican. Elle est dédiée à Jean Paul II, et donne accès à de nombreuses vidéos sur le futur bienheureux. Mais surtout, elle permet de laisser et de lire les commentaires des internautes. C’est la première page officielle de Radio Vatican sur Facebook, et il y a déjà (en moins de 4 jours), plus de 22.500 fans. On y trouve surtout les liens vers les vidéos de Jean Paul II, qui sont accessibles également depuis un compte Youtube. Des images qu’on ne se lasse pas de revoir…

Voilà, c’est tout pour cette semaine. Bon surf, bonne lecture, bons commentaires, et surtout, bon carême.

 

And the winner is : Jean Paul II ! Ou comment on devient bienheureux !

17 janvier 2011 5 commentaires

C’est vendredi matin qu’est tombée l’annonce de la béatification de celui qui est actuellement le Serviteur de Dieu Jean-Paul II. La béatification, c’est, il faut le préciser pour ceux qui ne connaîtraient pas l’expression, le fait de nommer une personne Bienheureuse. On parlera à partir du 1er mai du bienheureux pape Jean-Paul II.

Et j’aimerai d’abord, si vous le voulez, revenir, sur la procédure de la congrégation pour la Cause des Saints afin de pouvoir déclarer une personne bienheureuse ou sainte. Après la mort d’un chrétien jouissant d’une réputation de sainteté, il faut en général attendre au moins 5 ans avant de lancer une enquête diocésaine. Pour Jean Paul II, le pape actuel, Benoît XVI, a dispensé d’attendre ces 5 ans. C’est donc l’évêque du lieu de naissance ou du lieu où le chrétien a été actif qui fait une mini enquête pour voir si rien ne s’oppose à cette béatification ou canonisation, et avec l’accord des instances romaines, il lance le processus. A partir de cette date, le futur bienheureux est appelé « Serviteur de Dieu ». Pour Jean Paul II, c’est Benoît XVI, par l’intermédiaire du cardinal Vicaire de Rome, le cardinal Vallini, qui a donc lancé l’enquête.

La première phase  du processus se passe donc au niveau diocésain, c’est-à-dire Rome pour Jean-Paul II, qui, comme pape, en était l’évêque, et c’est donc son diocèse qui se charge de cette cause. Une première enquête, à partir des écrites et des témoignages, a regardé la vie, les vertus ainsi que la renommée de sainteté et les miracles attribués à celui qu’on veut béatifier. Et c’est la Congrégation pour la cause des Saints qui établit, à son terme, la validité de cette enquête. Pour Jean-Paul II, la validité juridique des procès canoniques a été reconnue par la Congrégation des causes des saints par le décret du 4 mai 2007.  Le dossier passe alors à Rome, où, si le dossier est conforme, un postulateur écrit la « positio », qui regarde l’héroïcité des vertus, c’est-à-dire qu’on étudie la vie de la personne pour voir si elle a vécu les vertus théologales et cardinales (la foi, l’espérance et la charité, ainsi que la force, la prudence, la tempérance et la justice). (Pour information, c’est à cette phase que se trouve la cause de Robert Schuman). Une fois cette positio écrite, elle est examinée par des théologiens et des cardinaux, puis votée. Le pape signe alors le décret  de vénérabilité, et le futur saint devient vénérable, c’est-à-dire qu’on peut prier pour lui dans toute l’Eglise. C’était le 19 décembre 2009 que Benoît XVI a autorisé la promulgation du Décret sur l’héroïcité des vertus de Jean-Paul II.

Il faut ensuite un miracle, qui sera authentifié par la commission médicale du dicastère de la cause des Saints. Vous le savez certainement, c’est une religieuse française, Sœur Marie-Simon-Pierre Normand, religieuse de l’Institut des petites sœurs des maternités catholiques, qui a été guérie de la maladie de Parkinson suite à sa prière à Jean-Paul II.

Depuis 2001, la religieuse avait reçu divers traitement contre cette maladie. Dès la mort de Jean-Paul II, touché lui-aussi par cette maladie, les religieuses l’ont prié pour la guérison de Sœur Marie-Pierre-Simon. Le 2 juin 2005, fatiguée, elle a demandé à sa supérieure d’être relevée de son travail. Mais cette dernière lui a demandé plutôt de se confier à l’intercession de Jean Paul II. Au réveil, le 3 juin 2005, jour de la fête du Sacré-Cœur, la religieuse s’est sentie guérie, sans douleurs dans les articulations. Elle a interrompu son traitement et s’est rendue chez son médecin qui a constaté sa guérison. Etant française et avec la tradition de laïcité qui existe chez nous, si les médecins français ont rapidement déclaré incompréhensible cette guérison, on pouvait s’attendre à ce que le dossier aille vite. Mais le Vatican a préféré prendre le temps.

Comme Sr Marie-Simon va encore aujourd’hui très bien et qu’il n’y a pas de rechute, les experts du Saint Siège ont donné le feu vert, et les cardinaux, le 11 janvier, ont émis, comme le dit le cardinal Angelo Amato qui s’occupe de cette congrégation, « une sentence positive unanime, considérant la guérison de Sr Marie-Simon-Pierre comme miraculeuse, en tant qu’accomplie par Dieu d’une façon scientifiquement inexplicable, après l’intercession du Souverain pontife Jean-Paul II, invoqué avec confiance par la personne guérie elle-même comme par de nombreux autres fidèles ». Le même préfet à reconnu que cette cause avait été traitée de manière préférentielle, passant au dessus de la liste d’attente des nombreuses causes dont la congrégation s’occupe. Mais sinon, toutes les étapes ont été respectées.

La date de la béatification a ensuite été fixée par Benoît XVI au 1er mai, le dimanche après Pâques, jour de la fête de la divine miséricorde, une fête que Benoît XVI avait créée. Le thème de la Miséricorde est en effet largement présent dans les œuvres et dans la sipritualité de Jean-Paul II, qui avait par exemple canonisé sœur  Faustine Kowalska, l’apôtre de la miséricorde au XXème siècle. C’est aussi la veille de cette fête de la Divine Miséricorde, le 2 avril 2005, que Jean-Paul II est décédé. Une date symbolique  Il faudra ensuite un second miracle pour que ce dernier soit canonisé et reconnu saint.

Concrètement, qu’est ce que cette béatification va changer ? Pour commencer, la dépouille du pape Jean-Paul II va être déplacée des grottes vaticanes (c’est ainsi qu’on appelle la crypte de Saint-Pierre)  à la Basilique Saint Pierre, dans la chapelle de Saint-Sébastien, sur la droite, entre la chapelle où se trouve la Pieta de Michelange et la chapelle du Saint-Sacrement, donc vers le fond de la Basilique. A note que Jean-Paul II occupe actuellement l’emplacement où reposait Jean XXIII, qui a été déclaré bienheureux par Jean-Paul II et qui a été transféré lui aussi dans la Basilique Saint-Pierre. Qui sera le prochain pape à occuper cet espace ? Benoît XVI ? Et aura-t-il le même avenir ? L’histoire nous le dira…

Et puis, Jean-Paul II va devenir un des saints patrons des prochaines JMJ à Madrid, en août prochain. C’est lui, souvenez-vous, qui avait voulu ces grands rassemblements, suite à la rencontre des jeunes en 1984, il y a 27 ans.

On pourrait encore citer la joie du cardinal Dziwisz, qui a longtemps été son secrétaire, et qui rappelle quant à lui que Jean-Paul II était avant tout un homme de prière. Ou encore le rabbin Elio Toaf, qui avait accueilli le pape polonais à la synagogue de Rome en 1986, qui a expliqué que cet événement, bien qu’étant interne à l’Eglise, lui faisait plaisir.

Sinon, d’autres nouvelles de l’actualité du Vatican : Hier, on célébrait la 97ème Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié. Cette Journée a été lancée par le pape Benoît XV, avec l’idée que les églises locales puissent accompagner les immigrants dans leur pays d’accueil. Le texte du message de Benoît XVI se trouve sur le site internet du Vatican (www.vatican.va) et le pape en a parlé lors de l’Angélus hier après midi, est revenu sur ce message : « “Une seule famille humaine”: c’est le thème du Message que j’ai envoyé pour cette Journée. Un thème qui indique l’objectif, le but du grand voyage de l’humanité à travers les siècles : former une unique famille, naturellement avec toutes les différences qui l’enrichissent, mais sans barrières, en nous reconnaissant tous frères ». Benoît XVI a indiqué que Jésus lui-même avait été un réfugié, lors de la fuite en Egypte. Il a aussi évoqué les chrétiens d’Orient qui ont du fuir leur pays, ainsi que les nombreux migrants dont les conditions de vie sont dramatiques.

Et puis nous entrons demain dans la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Une semaine qui se conclura, à Rome, mardi prochain et comme chaque année, par les vêpres du pape en la Basilique Saint Paul hors les murs.

Pensée du jour

20 novembre 2010 Laisser un commentaire

La vocation de chacun se fond, jusqu’à un certain point, avec son être même: on peut dire que vocation et personne deviennent une seule chose. (…) Dès l’éternité, il prédispose en nous les dons et les conditions favorables à notre réponse personnelle et consciente à l’appel du Christ et de l’Eglise.

Jean Paul II

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