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Les JMJ de François

5 août 2013 1 commentaire

Après des JMJ intenses, que je vous invite à revivre sur le site du Jour du Seigneur avec les JT des JMJ (en plus vous y verrez – enfin – ma frimousse), je  suis rentré pour le mariage d’un très bon amis, et là, je suis en mode déménagement… Du coup, j’avoue n’avoir pas eu le temps d’écrire un truc très structuré sur les JMJ, mais je vous laisse quand même ce petit texte… En vous disant à bientôt, parce que ça me démange d’écrire de nouveau un peu…

DSC_0001On l’attendait, on n’a pas été déçu. Si je ne retiens qu’une seule parole du pape François lors des JMJ de Rio, c’est le « Bota Fé » ! Mets de la foi ! Il me semble que cette parole est celle qui résume le mieux ce qu’ont vécu les jeunes français (et les autres aussi) lors de ces JMJ. D’abord lors des journées en diocèse. Certes, je ne les aies pas vécues, mais à entendre les jeunes raconter ce qu’ils avaient découvert, l’accueil qui leur a été réservé par ces populations brésiliennes bien souvent très pauvres, mais pleines de joies et d’espérance, pleines de foi.

« Bota fé », c’est ce que le pape François a dit aux jeunes lorsqu’ils l’ont accueilli, le jeudi soir. On traduit cette expression par « mets de la foi », mais il serait plus juste de dire « balance de la foi », « ajoute de la foi » ! Et c’est ce qui s’est passé. La foi a été largement versée sur les jeunes qui étaient présents sur la plage de Copacabana. Certes, ils étaient tous chrétiens en partant, mais leur foi a été, si j’ose dire, transfigurée. Par le Christ. Parce que le pape François a mis le christ au centre, et que depuis Benoît XVI et les temps d’adoration lors des précédentes JMJ, c’est Lui qui est bien au cœur de ces JMJ. C’est lui que les jeunes sont venus rencontrer. D’ailleurs, si les cris pour saluer le pape n’ont pas molli, tous ceux que j’ai interrogés m’ont dit qu’ils allaient repartir avec une foi bien plus forte, avec l’envie d’annoncer Jésus Christ à travers ce qu’ils ont vécu.

Oui, « Bota fé », c’est finalement la plus belle conclusion de ces JMJ. Mettre de la foi dans nos vies, l’ajouter pour regarder avec les yeux même du Christ, pour poser un regard bien différent sur notre monde. Après les expériences d’accueil, de solidarité et de communion qui s’enchainent durant les JMJ (depuis toujours), comment ne pas mettre plus de foi dans nos vies. Que nous soyons allés à Rio ou pas d’ailleurs …

15 / 19332 : toi aussi, lis l’encyclique en 15 mots !

6 juillet 2013 5 commentaires

J’ai un pote confrère qui a fait des études de communication à Rome, et qui analyse pleins d’événements de la vie de l’Eglise à partir de ce qu’il appelle le « frame », c’est-à-dire le cadre de lecture ! Je (enfin il) vous la fait courte :

C’est le "frame", en langage technique, qui donne un cadre à la nouvelle, un angle d’attaque, qui met en évidence un aspect et fait reposer dans l’ombre d’autres aspects. Les frames (les cadres) aboutissent à la cristallisation de la pensée et produisent des idées reçues, des aprioris qui voilent la vérité.

Bon, vous avez compris ce qu’est un frame ! Mais là, avec l’encyclique Lumen Fidei, on n’est plus dans le domaine du Frame, on est dans le domaine de la micro-chirurgie ! Certains journalistes, pour certains titres de presse (ou pour des agences de presse), ont tout ce qu’il faut pour obtenir un rôle dans Grey’s Anatomy (y’a une place qui vient de se libérer d’ailleurs dans le dernier épisode, depuis que Mini Grey est morte !) Ce sont des spécialistes de la recherche de la micro-parole qu’ils attendent et scrutent. Et ils l’ont trouvée dans l’encyclique :

Je pense surtout à l’union stable de l’homme et de la femme dans le mariage.

Une phrase ! Une seule sur plein de phrases… Une ligne sur 85 pages (80 si on enlève les pages blanches). Là on est passé dans le règne du scientifique, du botaniste qui parcours la forêt amazonienne à la recherche de la plante rare qui n’existe plus qu’à un seul endroit et dont on a perdu l’emplacement ! (vous êtes invités à ajouter l’analogie qui vous vient à l’esprit)…

Remarquez que je tape sur certains journalistes, qui malheureusement n’en peuvent rien ! Les ordres viennent parfois d’en haut. Du directeur de rédaction, du rédac chef, ou autre patron… « Tu me feras un papier sur ce que le pape dit du mariage gay dans l’encyclique ». Et là, j’ai juste peur. Ça signifie que l’on cherche la petite bête qui va faire du buzz, et qu’on oublie totalement le reste, y compris ce que le pape aurait pu dire de bien, sur le droit des plus pauvres, sur le partage, sur l’ouverture aux non-chrétiens… Tout ça, c’est pour la poubelle !

Oui, on est loin du frame, on l’a délaissé pour prendre des œillères. Voire pour le masque qui ne laisse passer qu’un filet de lumière, qu’un fragment de la réalité !

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Appliquée à cette photo, la méthode donnerait un truc du genre : « Cette année, la tendance est au bleu pour les foulards et cravates » (Merci aux deux ordonnés de Metz pour avoir servi de modèle à la démonstration, même si la photo n’était pas faite pour ce raisonnement à l’origine !)

Bon, je pourrai continuer à râler longtemps, ça ne résoudrait rien au problème : pourquoi une telle situation ? Parce que les journalistes ne sont pas formés dans le domaine ecclésial et que (il faut aussi l’admettre), le document n’est pas des plus accessibles ! Mais ce manque de formation est imputables aux titres de presse, qui n’investissent plus le sujet (je ne parle pas des journaux / magazines spécialisés dans le domaine). Du coup, on se contente de la dépêche AFP, ou de reprendre ce que d’autres ont dit. Il y a aussi la question (française) de la place de la religion (et de la foi chrétienne) : surtout, ne rien dire de positif. Il y a aussi l’inintérêt… ce qui est très peu en phase avec l’émoi médiatique entourant l’élection du pape. Et il y a, pour certains, les poncifs récurrents sur l’Eglise. Et finalement, ce qui est peut-être le plus juste, le principe de base du journalisme actuel : comme il faut faire du fric, vendre le journal, on va au plus simple, et on ne prend pas le temps de bosser le document !

Mais bon, ce qui m’interroge le plus, c’est la question lancinante : et si ce traitement de l’information était appliqué ailleurs ? Si finalement, on ne regardait les infos politiques qu’à travers le frame ou les œillères qui intéressent les patrons de presse, ou certains grands journalistes, les autres étant obligés de s’aligner… Si finalement on ne nous donnait que ce qui est déjà filtré ? Les journalistes étant obligés de s’adapter aux opinions de leur boss, de manière officielle ou officieuse, sournoise (coucou Jean-Pierre Denis !). Certains ne succombent pas, et la pluralité de la presse est censée corriger ce phénomène. Mais j’avoue avoir un peu de mal à la voir à l’œuvre dans le cas de l’encyclique !

On a l’impression qu’aujourd’hui, il n’y a plus que le scoop qui compte. Et ensuite, tout est abandonné… Le « mur des cons », ça donne quoi ? Vous en avez une idée ? Delphine Batho, que fait-elle maintenant ? L’intégration d’un 28ème pays à l’Union Européenne, vous en avez beaucoup entendu parler ? Les veilleurs, vous avez vu des médias qui leur donnent la parole ? Pareil pour les cercles de silence, pour les associations qui militent pour les conditions de vie des immigrés… Vous avez vu comment Médiapart a été accablé par les autres médias quand le site internet a sorti « l’affaire Cahuzac » ? A Metz, le principal journal local a systématiquement refusé de se déplacer pour couvrir l’actualité des manifs pour tous ou autre rassemblement des veilleurs, alors que pour les opérations d’autres mouvements, favorables au mariage gay, la pub a été largement relayée. Elle est où l’égalité, la parité (coucou Najat !) Même l’actu n’est plus intéressante. On se concentre sur des détails, sur des peccadilles parfois… et le système s’auto-alimente… loin de la réalité. La réflexion cède largement le pas sur l’émotion, sur l’analyse. Même dans de grands titres. Quel dommage !

Je sais, j’exagère. Enfin, je sais… j’espère que j’exagère ! J’espère que les journalistes et leurs patrons, leurs formateurs, les communicants et autre acteurs de l’information ont encore un peu de #déontologie et de liberté, que tout n’est pas gangrené par le sacro-saint rendement ou par les consignes reçues « d’en haut » (enfin, pas de tout en haut, sinon, ça ne serait pas comme ça, hein Seigneur !)

Et du coup, pour finir, j’ai envie de faire mon Stéphane Hessel, et de crier : Informez-vous ! Oui, informez-vous, et surtout, osez demander des comptes à ceux qui vous informent !

Et pour ceux qui pensent que je m’enflamme trop vite, ce n’est pas la première fois, ni pour défendre l’Eglise et un cardinal, ni pour défendre l’intégralité des propos d’une ministre !

Joyeux Noël

2 juin 2013 4 commentaires
Une vieille photo, avec Benoît XVI, en 2006

Une vieille photo, avec Benoît XVI, en 2006

J’imagine que vous devez vous demander ce qui me prend de vous souhaiter un joyeux Noël eu début du mois de juin. Rassurez-vous, je ne suis pas (complètement) fou ! Mais ce dimanche, l’Eglise fête le Corps et le sang du Christ. La fête Dieu comme on disait auparavant. Et un événement spécial a lieu cette année. A l’invitation du pape François, les catholiques ont été appelés à se réunir pour une heure d’adoration eucharistique, entre 17 h et 18 h, ce dimanche.

L’adoration eucharistique remplace aujourd’hui les grandioses processions de la fête Dieu d’il y a quelques dizaines d’années, car il faut bien reconnaître qu’on ne fait plus aussi fort qu’il y a un demi-siècle, quand des reposoirs se trouvaient dans chaque rue,… Chaque époque trouve sa manière pour célébrer Jésus, présent dans son Eucharistie, le Christ présent dans son Corps ! Réellement nous dit l’Eglise ! Je vous évite la théologie, mais ce simple mot de “Transsubstantiation” dit bien de quoi il s’agit : le pain est devenu, lors de la célébration eucharistique, le Corps même du Christ !

Alors oui, aujourd’hui, c’est un peu Noël, car nous fêtons Dieu parmi nous ! Le Christ présent, réellement, au milieu du monde, de notre monde ! Les plus sceptiques parleront présence symbolique (comme le disent les protestants), les plus mystiques mettront en avant le mystère de cette présence, mais pour nous, catholiques, c’est notre foi commune : Dieu est là !

Et on en a besoin ! Peut-être plus que jamais, tant le matérialisme est fort, tant l’individualisme, jadis dénoncé par Benoît XVI, est prégnant dans notre société ! Le Corps du Christ nous dit que Dieu ne nous abandonne pas, mais qu’il est toujours là, pour nous. Il est là sous cette forme, et même si nous l’adorons, la fin ultime de sa présence est de combler notre faim ! Il est là pour nous, pour se donner à nous, pour nous permettre de devenir tous un en Lui. « Quand nous serons nourris de con corps et de son sang et remplis de l’Esprit Saint, accorde-nous d’être un seul corps et un seul esprit dans le Christ » disons-nous dans la troisième prière eucharistique. Le Corps du Christ vient lutter contre la propension si moderne d’avoir un rapport uniquement personnel à Dieu en nous faisant devenir « un seul corps » avec lui. Reconnaître Jésus dans le pain eucharistique nous unit à Dieu et à nos frères, nous fait prendre conscience de cette incarnation de Dieu, venu dans notre monde ! Et de la nécessité d’y être attentif, de s’engager dans ce monde, comme il l’a fait.

En fin de semaine passée, j’ai eu la joie de participer à plusieurs rencontres. Avec des blogueurs que je n’avais jamais vu (des blogueurs de La Croix et d’autres). La relation avec certains était juste “virtuelle” dans le sens où je ne faisais que les lire, sans entrer en interaction avec eux. Pour une autre, différents échanges sur les réseaux sociaux avaient déjà permis de dialoguer, de discuter. La rencontre avec elle fut malheureusement trop brève. Mais l’envie de se retrouver face à face avec chacun d’entre eux était forte. Avoir un regard nouveau sur ces personnes, dépasser le stade de la simple lecture, de l’utilisation que je faisais de leur littérature pour ma formation, pour ma réflexion, voilà ce qui m’animais. Me laisser surprendre, IRL (in real life) par ce que ces personnes pouvaient m’apporter d’autre que ce qu’elles faisaient par leurs écrits, voilà ce qui m’intéressait. Et si, avec Jésus, c’était pareil ? La fête de ce dimanche, c’est un peu sa rencontre IRL ! Sa rencontre en “Corps et en Sang” ! Comme quand on va voir un petit enfant qui vient de naître. Oui, finalement, c’est bien ça ! alors, joyeux Noël ?

 

 

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Rien à ajouter !

17 mai 2013 4 commentaires

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Catégories:Actualité, Réflexion

Du mariage pour tous … et des mes états d’âmes

18 avril 2013 1 commentaire

Bon, dès le début, je tiens à le dire : casser la gueule aux personnes homosexuelles, les dénigrer, brûler leurs locaux, voire même les insulter, c’est inadmissible ! Voilà ! C’est dit, et c’est vraiment sincère. Pour ceux qui en douteraient, c’est écrit tout en haut de ce billet, en premier, pour éviter qu’on ne me prête des sentiments que je n’ai pas.

Du coup, je peux dénoncer sans problème ce genre de tweet :

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Je le peux d’autant plus que je ne me sens pas concerné par ce tweet. En effet, je ne suis pas homophobe, même si parfois je fais une blague sur les homosexuels. Sinon, je serai aussi écoissaisophobe (car je fais des blagues sur les écossais et leur présumée radinerie), je serai belgophobe, prêtreophobe, religieusophobe, homme-politicophobe, féminophobe (à moins qu’on ne dise simplement macho),…  En fait, j’ai simplement des convictions. Et j’estime, comme nombre de manifestants, avoir le droit de les exprimer. En revanche, il arrive que parfois, même quand je ne le fais pas (dire mes convications), que je sois pris à parti parce que je suis prêtre et qu’on me balance des #manifdelahonte à la tronche. Et là, désolé, je réagis, parce que c’est de la discrimination. S’adresser à quelqu’un en lui reprochant un comportement collectif sous prétexte de son appartenance religieuse, c’est juste grave.

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Quand les sondages nous oublient…

10 avril 2013 2 commentaires

Regardez bien l’image ci-dessous, et dites moi si rien ne vous choque :

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Alors ? Rien ? Vous avez vraiment bien lu la question ? "Avez-vous très confiance, plutôt confiance, plutôt pas confiance ou pas confiance du tout dans chacune des organisations suivantes… ?" Et il n’y a toujours rien qui vous choque ? Rien qui manque ? Du style un truc qui parle largement de confiance comme institution, qui parle peut-être même d’espérance… Style l’Eglise, ou les Eglises en général, voire même les religions, les spiritualités. Mais non, rien ! Dans ce sondage Opinionway publié ce matin par Atlantico, on trouve en revanche "les banques" ! Ben oui , y’a absolument aucune défiance envers les banques, les placements hasardeux qu’elles proposent, vous savez, les fameux subprimes ! On peut faire confiance aux banques… C’est tellement logique. En revanche, les associations caritatives, les espaces d’intégration sociales que sont (ou au moins que devraient être, dans le pire des cas) les différentes religions, on n’en trouve aucune trace.

Alors du coup, je cherche une explication. Et je trouve trois réponses.

  1. l’espace religieux est devenu tellement privé qu’il devient tabou d’en parler en public, dans un sondage…
  2. l’Eglise (et les religions) ont totalement disparu du panorama médiatique, dès lors qu’on ne s’intéresse plus à elles en tant que telles (style l’élection d’un pape ou des affaires glauques les concernant)
  3. l’Eglise est bien au dessus de la mêlée qui est proposée, entre "partis politiques", "médias", "banques", "syndicats", "entreprises", "hôpitaux" et "police"…

Bon, je vous avoue avoir une préférence dans ces possibilités. Pour vous donner un indice, je cite un pote à moi qui disait : "les premiers seront les derniers, et les derniers seront les premiers"…

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Pour la Foi en la Vie, merci Seigneur !

Capture d'écran du site www.la-croix.com

Capture d’écran du site http://www.la-croix.com

Il y a des sourires qu’on n’oublie pas ! J’ai été témoin de l’un d’eux ! Et pourtant, j’ai du mal à imaginer qu’il arrivait encore à sourire. Son nom, Louis ! Ceux qui me suivent depuis quelques temps se souviennent peut-être que j’avais évoqué ma rencontre avec lui en février 2011. Une éternité, à l’heure d’internet, mais une rencontre dont on ne sort pas indemne, et tant mieux !

Louis est irakien, et je l’ai rencontré à Rome, à l’aéroport. Il voulait aller au centre de Rome, et nous avons partagé le même taxi. En discutant, j’ai découvert que Louis était l’une des victimes de l’attentat contre une église, à Bagdad, le 31 octobre 2010. Il venait à Rome pour se faire soigner. J’avoue ne pas avoir passé énormément de temps avec Louis. Une grosse demi-heure, sur la banquette arrière d’un taxi. Mais nous avons parlé. Surtout lui. Je  l’interrogeais, sur le climat en Irak, sur les persécutions, sur l’avenir des chrétiens dans cette partie du monde. Et Louis me répondait, gentiment. Mais surtout, dans cet échange,  il m’a donné le témoignage d’une foi inébranlable. Imaginez-vous à sa place. A voir les membres de votre communauté déchiquetés, assassinés, morts pour rien, ou plutôt, mort à cause d’une foi qui professe l’amour, le pardon. Arriveriez-vous à pardonner ? A continuer à croire ? Louis oui. Et il n’était pas seul. Sa communauté, au lendemain de l’attentat, se retrouvait pour prier. Excusez-moi de douter, mais je ne suis pas sûr que dans le confort de nos églises bien chauffées, nous soyons capables d’une foi aussi forte.

Si je parle de Louis, c’est parce que ce samedi, je suis tombé sur quelques petites histoires du même genre, dans les pages du Journal La Croix. Le pitch est simple : « à l’occasion de Pâques, “La Croix” propose le témoignage de cinq personnes qui, après une épreuve, ont retrouvé le goût de la vie ».

Pour lire la suite, c’est ici

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Carême… pour un champion…

12 février 2013 3 commentaires

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… de la Bible

 
Voilà ce que je vous propose cette année. Il s’agit tout simplement de redécouvrir les personnages bibliques à travers un petit jeu. Fermez les yeux (enfin, à la fin de cette phrase, pas avant !) et imaginez vous dans le célèbre Jeu de France 3, avec Julien Lepers qui vous pose les questions : "Je suis… Top !  Je suis un homme, de la famille et de la lignée d’Aaron par ma mère et de la lignée de David par celui qui est devenu mon père. C’est un ange qui a dit ma mère que j’allais venir au monde, et mon Père a envoyé son Esprit sur moi lors de mon baptême par mon cousin Jean… Je suis…"

Pendant que vous lisez, imaginez le temps défiler… Et essayez de voir jusqu’où il vous faut aller pour trouver la réponse.

Dans le cas précis, la réponse, vous l’aurez trouvée, était… Jésus ! (Facile, ce ne sera pas toujours le cas). En plus, je vous mettrais quelques références bibliques pour vous aider à trouver et à relire le passage.

Parce qu’en fait, je me doute que vous trouverez assez facilement (même si je vais tenter quelques difficultés). L’essentiel, vous l’aurez compris, ce n’est pas le jeu, mais l’envie de se réapprorier les personnages bibliques, et, comme je le proposais il y a quelques temps, d’en trouver un qui, peut-être, nous correspond bien, en quittant les grandes figures classiques… Alors, prêts pour cheminer ensemble, Si oui, top départ… Je suis…

 

PS : n’hésitez pas à partager à partir d’où vous avez trouvé la réponse en commentaire. Il n’y a rien à gagner, mais l’émulation  ne peut que nous stimuler  à faire mieux…

 

Benoît XVI et Celestin V, même combat !

11 février 2013 Poster un commentaire

Benoît XVI déposant son Pallium sur la chasse de Saint Clément V

"Frères très chers,

Je vous ai convoqués à ce Consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l’Église. Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien. Je suis bien conscient que ce ministère, de par son essence spirituelle, doit être accompli non seulement par les oeuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière.

Cependant, dans le monde d’aujourd’hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de Saint-Pierre et annoncer l’Evangile, la vigueur du corps et de l’esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois, s’est amoindrie en moi d’une telle manière que je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m’a été confié.

C’est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d’évêque de Rome, successeur de Saint-Pierre, qui m’a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l’élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire."

C’est par ce communiqué que Benoît XVI a déclaré, ce lundi matin, renoncer à sa charge. Un pape qui démissionne. Voilà près de 600 ans qu’on n’avait pas vu un tel acte dans l’Eglise. Et encore, il faut bien reconnaître que la démission de Grégoire XII, en 1415, se situait dans un contexte différent, celui du grand schisme d’Occident ! C’était l’époque où il y avait déjà un pape à Avignon, et un autre à Rome. Trois, ça faisait beaucoup… du coup, grâce à la démission de Grégoire XII, l’unité a pu être restaurée.

Mais c’est surtout d’un autre modèle que Benoît XVI s’est certainement inspiré : Célestin V. Elu pape en 1294, il n’est resté à ce poste que quelques mois (du 5 juillet au 13 décembre), avant de se retirer dans un monastère. D’ailleurs, l’un comme l’autre ne pensait pas être élu : l’un était ermite, l’autre aspirait à une vie “érémitique”, entouré de ses chers livres, pour prolonger son travail théologique.

La suite sur le Blog de La Croix !

Once upon a time : Il était une fois…

Photo de UNE Photos / Flickr

Photo de UNE Photos / Flickr

« Il était une fois… » J’imagine que vous aussi, un jour, vous avez dit ou entendu cette formule pour démarrer une histoire. Une de ces histoires qu’on se raconte de générations en générations, ou une histoire que vous inventiez en direct, pour expliquer ce que vous voulez dire, ou pour raconter une blague.

« Il était une fois… » Ces quelques mots permettent d’entrer dans un récit que l’on sait imaginaire, quoique… Comme les fables, ces récits visent à une identification des auditeurs aux personnages du récit, pour qu’ils puissent s’imprégner de l’histoire, et qu’ils la gardent en mémoire. C’est un truc vieux comme le monde, et qui d’ailleurs remonte au temps des traditions orales.  Ainsi, par exemple, l’histoire du petit chaperon rouge est racontée aux enfants pour leur expliquer de ne pas parler avec des inconnus.

Pour lire la suite, c’est par là…

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