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Revue de Presse sur le blog de La Croix !

Capture d'écran de La Matinale de La Vie du jeudi 29 août 2013

Capture d’écran de La Matinale de La Vie du jeudi 29 août 2013

Et c’est reparti pour une nouvelle saison. L’an dernier, il y avait les 3 sujets récurrents (JMJ, Année de la Foi et Diaconia). Cette année, je vous proposerai chaque semaine une découverte. Que ce soit une page Facebook, un site, un blog, un forum (si si, ça existe encore),…

Et on commence donc de suite avec  une page dont j’affirme qu’elle est incontournable pour qui s’intéresse quotidiennement à l’actualité religieuse. Il s’agit de « la Matinale » de la Vie ! Dans la première Matinale de la saison, publiée ce mardi, un hommage est rendu à celle qui a été la seconde rédactrice (ou responsable) de la Matinale (après Benjamin Legendre qui l’avait lancée), à savoir Natalia Trouiller. Et j’ose reprendre les mots de la rédaction de La Vie pour « la remercier pour son travail et lui souhaiter bon vent dans sa nouvelle aventure professionnelle ». Mais revenons-en à la Matinale : certes, elle est très “corporate”, citant abondamment le site internet de la revue. Mais en même temps, elle offre un panorama assez riche de l’information religieuse. Par exemple,…

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Pour l’amour de la Bible – L’histoire d’une webradio

28 août 2013 2 commentaires

Je vous propose ci-dessous un article paru dans la revue Foi et Lumière d’Avril dernier sur une Webradio montée par un passionné de l’évangélisation sur le Net. La webradio, c’est MissionWeb (le lien pour l’écouter se trouve en haut de la colonne de droite de ce blog), et ce passionné, c’est Jean-Marie Weber, un inconnu qui est devenu un ami ! L’article est de lui, et c’est avec joie que je vous le partage…

Jean-Marie, le webmaster de MissionWeb, et programmateur de la radio

Jean-Marie, le webmaster de MissionWeb, et programmateur de la radio

Jean-Marie, après des années de travail pour réaliser des enregistrements de la Bible, chapitre par chapitre, est devenu webmaster d’une radio sur Internet… Une aventure qu’il n’a pas vécu seul, mais soutenu inconditionnellement par son épouse.

14 octobre 2012. Un peu nerveux, je mets la dernière main à ce qui sera la toute première planification de missionweb radio. Une dernière manipulation… ça y est, demain à 5 h du matin, missionweb radio sera « on air ». Il faut atteindre 130 heures d’audience quotidienne d’ici neuf mois pour que la radio puisse survivre. Le compte à rebours est lancé… mais comment en suis-je arrivé là ?

« Toi, fais-le ! »

Retour au début des années 2000. L’usage d’internet commence à se généraliser. Il n’y a pas de Bible catholique librement utilisable sur internet. Un peu partout, des sites catholiques se mettent en place, mais ils sont rudimentaires ; les facilités qu’apportent aujourd’hui les blogs et autres outils du web2 n’en sont qu’aux balbutiements (Facebook par exemple n’existe pas encore).

Je ressens le désir d’agir au service du Seigneur, mais je ne sais pas de quelle manière. Je ne trouve pas le moyen d’articuler vie familiale, vie professionnelle et engagement au service du Seigneur. Le temps passe ; à l’intérieur, lentement mais sûrement, la pression monte. Je déplore en effet que nos frères protestants proposent ceci ou cela, alors que nous, catholiques, semblons en retrait sur ces points. Au milieu des « yaka », « ifauque » et autres « pourquoi yfontpas » finit par résonner en moi cette nécessité : « Fais-le, toi ! »

Webmaster de l’Ancien Testament

Or, au même moment, je tombe – mais est-ce un hasard ? – sur un appel aux bonnes volontés du webmaster du site www.jesusmarie.com, Alexis M., demandant de contribuer à la numérisation de l’Ancien Testament de la Bible catholique Crampon dans son édition de 1923. J’hésite… et finalement, j’envoie un mail, c’est parti ! De la collaboration avec Alexis M. découlera la numérisation de plusieurs livres catholiques. À la recherche des textes des Encycliques papales, je vais voir le prêtre de notre paroisse, le père Bernard Scher. De cette rencontre naîtra une collaboration soutenue qui dure toujours.

Cependant, collaborer sur internet ne suffit pas, il me manque le service concret auprès de mes frères. Je décide de contacter les responsables de l’antenne locale du Secours Catholique (Caritas France), M. et Mme S., encouragé dans cette démarche par le père Scher. Rapidement, je rejoins l’équipe de soutien scolaire avant de monter et maintenir quelques années plus tard un atelier informatique (qui vécut environ trois ans). Cette période fut riche en rencontres et en chaleur humaine. Plus tard, les contacts noués me permettront de réaliser  des interviews de responsables de Caritas Bangladesh venus en France à l’initiative de Caritas France. Ces vidéos sont toujours disponibles sur youtube, dailymotion, gloria.tv ou directement sur www.mission-web.com. Ce fut également l’occasion de rencontrer le père Robert Gurtner, aumônier de notre équipe du Secours Catholique. Lorsque le père Scher prit sa retraite, ce fut le père Robert qui le remplaça, notre collaboration se poursuit ; peut-être connaissez-vous « le mot du curé » sur gloria.tv. ?

Une approche fiable de l’occultisme

Durant tout ce temps, la numérisation de la Bible se poursuit. De fil en aiguille, invité par le père Scher, je rejoins le comité interparoissial. Connaissant mes affinités pour l’informatique, on me propose de faire le site internet de la communauté de paroisses Saint-Benoît de Bouzonville. J’accepte. C’est le point de départ de la réalisation de nombreux sites internet. Car après ce premier site : http://cteparstbenoit.free.fr, d’autres suivront. Décidant de mettre gratuitement mes compétences au service des prêtres, je réalise directement ou contribue à la mise en place de divers sites catholiques. Ceci me permet de faire la connaissance de plusieurs prêtres avec lesquels j’ai gardé contact, notamment le père Walter Covens du blog http://www.homelie.biz/.

Durant ces mêmes années, Alexis me fait remarquer que les questions liées à l’occultisme et l’exorcisme sont très peu traitées sur les sites catholiques. L’idée d’en créer un, centralisant une information fiable, conforme aux enseignements de l’Église catholique, germe ; mais je me sens sans droit ni titre en cette affaire et rechigne à me mettre à l’ouvrage. Pour m’aider à discerner, je fais une neuvaine au Saint-Esprit. Ce n’est qu’à l’issue de cette neuvaine que je me décide à créer www.sosparanormal.com et, dans la foulée, à lui adosser un forum permettant aux personnes parfois fort éloignées de l’Église de reprendre contact, avant d’être orientées le cas échéant vers les prêtres exorcistes diocésains. C’est dans le cadre de ce site que je ferai la connaissance du père Jean-Marie Munier qui me conseille de numériser le livre « Satan – Études Carmélitaines ». Une fois l’autorisation obtenue auprès des Frères Carmes, le livre est mis à disposition sur le site.

Je rencontre à cette période le Père Dominique Auzenet, dont les conseils éclairés seront primordiaux pour moi. Je l’aiderai à réaliser la structure de plusieurs sites, notamment http://charismata.free.fr. Sosparanormal me permit également d’entrer en contact avec le Père Gilles Jeanguenin. Là encore, une collaboration naîtra, dont vous pouvez écouter les fruits sur missionweb radio.

L’Évangile aux oreilles des jeunes

Parallèlement, on me propose d’encadrer un groupe de jeunes se préparant à la confirmation. C’est l’occasion de me rendre compte à quel point les jeunes méconnaissent les Évangiles dont ils sont pourtant les ambassadeurs ! Beaucoup d’entre eux ayant entre les mains des baladeurs mp3, des portables, je me fais la réflexion que s’ils disposaient de mp3 des Évangiles, peut-être aurait-on une petite chance qu’au moins certains d’entre eux les écoutent, durant leurs temps de trajet, leurs loisirs, etc.

Je commence donc à enregistrer les Évangiles. Je fais même une version spécialement calibrée pour tenir sur un seul cd-rom. Les Évangiles enregistrés, je décide de poursuivre avec l’Ancien Testament afin de disposer au final de toute la Bible en audiolivre, ce qui n’existe pas encore de manière gratuite sur les sites catholiques. Devant l’ampleur de la tâche, le Seigneur m’envoie Nicolas B., libraire du site www.lelivrechretien.com , et Dominique B. qui m’aideront dans cette entreprise.

Porter l’Évangile urbi et orbi

Ces enregistrements mis à disposition, m’est venue l’idée de diffuser par tous les moyens possibles, dont les webradios. J’ai examiné diverses solutions techniques, mais cela se révélait cher et compliqué au niveau de la gestion des droits. La seule option qui me semblait valide était celle de la plateforme Radionomy, mais le hic est qu’en contrepartie de ses services, il faut accepter la diffusion de quatre minutes de publicité par heure, sans droit de regard sur leur contenu. Cela me stoppe jusqu’au jour où je constate qu’une autre webradio catholique : spreading light, utilise ces services avec la bénédiction de Benoît XVI ainsi que des évêques de France. Le dernier verrou technique vient de sauter.

Le logo du site MissionWeb

Reste à savoir si c’est une bonne idée de lancer une webradio. D’un côté, il en existe déjà… et la charge de travail sera importante et régulière. D’un autre côté, c’est un moyen intéressant de porter l’Évangile urbi et orbi. J’hésite. Ce qui fera définitivement pencher la balance sera une discussion avec le père Stéphane Lemessin. Nous nous étions déjà rencontrés à l’occasion du mariage d’une de mes collègues de travail (hasard de la vie?). À l’époque, il était à Rome dans le cadre de ses études et intervenait auprès de Radio Vatican et H2Onews. Il me fit lire une thèse qu’il avait rédigée et qui, entre autres sujets, abordait la question des webradios.

Cette fois, c’est décidé, je vais lancer missionweb radio. Reste à savoir si c’est le Seigneur qui construit la maison… l’avenir le dira. Mais quoi qu’Il nous réserve, j’aurai été au bout de la démarche.

***

Pour atteindre les 130 heures d’audience quotidienne nécessaires à sa survie, missionweb radio a besoin de l’aide de chacun : écoute, bouche à oreilles, liens sur les blogs, Facebook, liens pour écouter directement dans son lecteur et dans l’idéal : mise en place de « players ». Écoute en ligne et programmes sur le site.

Reprendre… et repartir

Il y a eu les JMJ, mais ça je vous en avais parlé, et puis un déménagement, et puis le déballage des cartons, l’installation (pour la première fois seul) dans un presbytère,… et ça m’a fait du bien de couper un peu.  Bon, objectivement, ça fait deux semaines que j’ai recommencé à publier sur Facebook, Scoop.it et Twitter. Mais il restait les blogs. Et bien voilà, c’est reparti ! Et dans ce billet, publié sur le blog que La Croix m’a proposé de tenir, je vous dis pourquoi je suis enthousiaste ! 

Reprendre… et repartir !

 

Copacabana, quelques jours avant que les JMJ ne débutent à Rio

Copacabana, quelques jours avant que les JMJ ne débutent à Rio

Le dernier billet que j’ai publié sur ce blog date du 6 juillet. Une éternité dans le monde d’internet. Entre temps, j’ai vécu les JMJ à Rio (ça c’est juste parce que ça claque d’y être allé !), un déménagement, le mariage d’un ami, quelques rencontres avec d’autres amis, dont certains que j’avais plus ou moins perdu de vue, des retrouvailles familiales, bref, un temps bien différent de celui de l’année pastorale. Autant vous dire que depuis plusieurs jours, je retarde le moment de mettre ce billet au propre, tant il me semble sonner la fin des vacances.

Pourtant, et je le sais bien, cette période de repos, ou tout du moins de changement de rythme et d’activité, n’a de sens que parce qu’elle permet de mieux repartir, de repartir pour une nouvelle année de manière différente, enrichi des expériences vécues…

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Les JMJ de François

5 août 2013 1 commentaire

Après des JMJ intenses, que je vous invite à revivre sur le site du Jour du Seigneur avec les JT des JMJ (en plus vous y verrez – enfin – ma frimousse), je  suis rentré pour le mariage d’un très bon amis, et là, je suis en mode déménagement… Du coup, j’avoue n’avoir pas eu le temps d’écrire un truc très structuré sur les JMJ, mais je vous laisse quand même ce petit texte… En vous disant à bientôt, parce que ça me démange d’écrire de nouveau un peu…

DSC_0001On l’attendait, on n’a pas été déçu. Si je ne retiens qu’une seule parole du pape François lors des JMJ de Rio, c’est le « Bota Fé » ! Mets de la foi ! Il me semble que cette parole est celle qui résume le mieux ce qu’ont vécu les jeunes français (et les autres aussi) lors de ces JMJ. D’abord lors des journées en diocèse. Certes, je ne les aies pas vécues, mais à entendre les jeunes raconter ce qu’ils avaient découvert, l’accueil qui leur a été réservé par ces populations brésiliennes bien souvent très pauvres, mais pleines de joies et d’espérance, pleines de foi.

« Bota fé », c’est ce que le pape François a dit aux jeunes lorsqu’ils l’ont accueilli, le jeudi soir. On traduit cette expression par « mets de la foi », mais il serait plus juste de dire « balance de la foi », « ajoute de la foi » ! Et c’est ce qui s’est passé. La foi a été largement versée sur les jeunes qui étaient présents sur la plage de Copacabana. Certes, ils étaient tous chrétiens en partant, mais leur foi a été, si j’ose dire, transfigurée. Par le Christ. Parce que le pape François a mis le christ au centre, et que depuis Benoît XVI et les temps d’adoration lors des précédentes JMJ, c’est Lui qui est bien au cœur de ces JMJ. C’est lui que les jeunes sont venus rencontrer. D’ailleurs, si les cris pour saluer le pape n’ont pas molli, tous ceux que j’ai interrogés m’ont dit qu’ils allaient repartir avec une foi bien plus forte, avec l’envie d’annoncer Jésus Christ à travers ce qu’ils ont vécu.

Oui, « Bota fé », c’est finalement la plus belle conclusion de ces JMJ. Mettre de la foi dans nos vies, l’ajouter pour regarder avec les yeux même du Christ, pour poser un regard bien différent sur notre monde. Après les expériences d’accueil, de solidarité et de communion qui s’enchainent durant les JMJ (depuis toujours), comment ne pas mettre plus de foi dans nos vies. Que nous soyons allés à Rio ou pas d’ailleurs …

Mes années JMJ (2)

18 juillet 2013 1 commentaire

Logo1997Les premières, c’était à Paris, en 1997. J’étais encore jeune. Séminariste, j’avais un peu plus de la vingtaine. Et j’ai surtout travaillé pour accueillir les pèlerins qui participaient aux journées en diocèse. De belles rencontres, des quiproquo avec les coréens, et surtout, la découverte de la différence culturelle. Pensez, des gens d’une vingtaine d’années qui n’avaient jamais vu une vache… et pour qui le beurre était un produit de luxe. Et puis, il y a eu les journées à Paris. Le premier grand rassemblement auquel je participais. Les catéchèses, les célébrations, le festival de la jeunesse. J’ai aussi le souvenir de la messe des séminaristes avec Jean-Paul II. Et la veillée finale, avec ces baptêmes. Que c’était beau, émouvant, et combien surtout cela a renforcé ma foi. Redire, tout ensemble, la foi de noter baptême, notre foi… Une expérience fondatrice.

Et puis, il y avait les coréennes ! Voir comment elles prenaient soin de leur prêtre, en lui apportant le petit-dèj alors qu’il n’étaait pas encore sorti de son sac de couchage, les voir venir lui prodiguer un massage des épaules lors du réveil, puis ranger ses affaires pendant qu’il était à la douche ! Ouah ! Un truc qui a failli me faire devenir missionnaire ;)

135_C3 ans plus tard, en 2000, direction Rome. Enfin, l’Italie avec le diocèse de Chieti-Vasto et mes premières découvertes de la langue de Dante. Pas si facile. Certes, j’avais déjà été à Rome, et en Italie, durant ma scolarité et mon début de séminaire. Mais là, seul dans une famille, c’est moins évident. Pourtant, j’y ai découvert des gens formidables, ouverts, accueillants, et profondément religieux. Sans oublier le climat de l’Adriatique. Puis, ce fut Rome, et le pélé dans les grandes basiliques. Avec l’organisation romaine et ses déconvenues, ses limites, mai aussi ses petits miracles ! Souvenir de galères, mais aussi de rencontres fortes, d’amitiés nouées et qui se sont approfondies. Et Jean-Paul II ! Son regard si puissant. Autant j’était presque tout devant à Paris, autant là je me retrouvais derrière, mais j’avais l’impression que c’était moi qu’il regardait ! Ouah !

006_3Allez, on avance : 2002, JMJ à Toronto. Je suis tout jeune prêtre, et je pars sans "mon" groupe. En effet, je resterai sur le continent américain pour un mariage le week-end après les JMJ. Du coup, on a prévu de se retrouver sur place, mais bien entendu, ente ce que l’on m’a promis et la réalité… Mais bon, après un accueil toujours aussi génial à Montréal (et à Laval), je finis par retrouver les jeunes. On a passé un super temps avec les familles d’accueil, même s’il y avait peu de jeunes canadiens. Un souvenir insolite : la tête du vigile de MSNBC qui a vu un groupe de 5-6 jeunes sortir de l’ascenseur, au dernier étage d’une tour de Toronto, en face de la CN Tower. On s’est présentés, et on a fait une photo de la célèbre tour, presque à la hauteur de cette dernière ! Là encore, de solides amitiés qui se nouent, des jeunes que j’accompagnais et que je continue de revoir, plus de 11 ans après. Et puis, les premières confessions, les célébrations auxquelles je prenais part pour la première fois comme prêtre. Un méga changement !

jmj_130805 038_redimensionner2005 : JMJ de Cologne. Mon diocèse, frontalier de l’Allemagne, a la chance d’être diocèse d’accueil. Du coup, avec quelques jeunes, on prépare les JMJ dès février…2004  ! Le groupe restera soudé, et aujourd’hui encore, quand l’un d’entre nous se marie, c’est l’ensemble du groupe qui est invité, qui se retrouve pour la fête (j’ai d’ailleurs une pensée émue pour Nico qui se mariera avec Adeline ce 20 juillet). Certains font même des retraites ensemble… Et puis il y a eu les pèlerins accueillis. Polonais et portugais. Là encore, de solides amitiés ont vu le jour. A tel point qu’en 2006, nous avons fait avec ce même groupe un voyage au Portugal ! Quant à la partie allemande des JMJ, malgré la légendaire organisation de nos voisins d’Outre-Rhin, c’était un peu le caillon. Style JMJ quoi, et ce n’était pas plus mal. C’était aussi l’occasion de découvrir Benoît XVI, de voir enfin ce pape que j’allais suivre durant 5 ans à Rome. Ses gestes, ses mots forts, tant de souvenirs me reviennent.

2008 : JMJ de Sydney ! Je n’y étais pas, mais je les ai suivies pour en faire la chronique sur Radio Galilée, à Québec. Avec un rendez-vous quotidien avec une JMJ’iste de Québec. Voilà une nouvelle manière de participer !

IMAG03222011 : Rendez-vous à Madrid. Pour suivre les JMJ de manière nouvelle, en "faisant le journaliste" comme disent nos amis italiens. J’y étais avec l’équipe du Jour du Seigneur : Sylvie, Frère Eric et Amaru. Là encore de grands souvenirs, forcément différents. Je n’étais plus au contact direct des jeunes, mais à travers quelques rencontres, on en apprend vite plus que certains accompagnateurs parfois (le fait de ne pas être connu peut-être). De grands souvenirs de reportage aussi. La débrouillardise pour avoir des images, certains reportages improvisés, comme sur le podium de la veillée, ou des soirées de préparation, à mettre en place un programme qui serait attractif… Bref, que du bonheur.

Alors quand Sylvie m’a contacté pour aller à Rio, que pensez-vous que j’ai dit ? Du coup, décollage ce jeudi soir. Et on se retrouve pour les JT des JMJ sur le site du Jour du Seigneur. Et promis, si vous êtes sages j’ai le temps, je vous ferai partager quelques un de mes moments forts des JMJ. Au fait, les JT, ça commence mardi !

JMJ2013-JT-des-JMJ

PS : C’est marrant, je me souvenais avoir écrit un article du genre. Et ce sont presque les mêmes choses qui reviennent ! Comme quoi !

15 / 19332 : toi aussi, lis l’encyclique en 15 mots !

6 juillet 2013 5 commentaires

J’ai un pote confrère qui a fait des études de communication à Rome, et qui analyse pleins d’événements de la vie de l’Eglise à partir de ce qu’il appelle le « frame », c’est-à-dire le cadre de lecture ! Je (enfin il) vous la fait courte :

C’est le "frame", en langage technique, qui donne un cadre à la nouvelle, un angle d’attaque, qui met en évidence un aspect et fait reposer dans l’ombre d’autres aspects. Les frames (les cadres) aboutissent à la cristallisation de la pensée et produisent des idées reçues, des aprioris qui voilent la vérité.

Bon, vous avez compris ce qu’est un frame ! Mais là, avec l’encyclique Lumen Fidei, on n’est plus dans le domaine du Frame, on est dans le domaine de la micro-chirurgie ! Certains journalistes, pour certains titres de presse (ou pour des agences de presse), ont tout ce qu’il faut pour obtenir un rôle dans Grey’s Anatomy (y’a une place qui vient de se libérer d’ailleurs dans le dernier épisode, depuis que Mini Grey est morte !) Ce sont des spécialistes de la recherche de la micro-parole qu’ils attendent et scrutent. Et ils l’ont trouvée dans l’encyclique :

Je pense surtout à l’union stable de l’homme et de la femme dans le mariage.

Une phrase ! Une seule sur plein de phrases… Une ligne sur 85 pages (80 si on enlève les pages blanches). Là on est passé dans le règne du scientifique, du botaniste qui parcours la forêt amazonienne à la recherche de la plante rare qui n’existe plus qu’à un seul endroit et dont on a perdu l’emplacement ! (vous êtes invités à ajouter l’analogie qui vous vient à l’esprit)…

Remarquez que je tape sur certains journalistes, qui malheureusement n’en peuvent rien ! Les ordres viennent parfois d’en haut. Du directeur de rédaction, du rédac chef, ou autre patron… « Tu me feras un papier sur ce que le pape dit du mariage gay dans l’encyclique ». Et là, j’ai juste peur. Ça signifie que l’on cherche la petite bête qui va faire du buzz, et qu’on oublie totalement le reste, y compris ce que le pape aurait pu dire de bien, sur le droit des plus pauvres, sur le partage, sur l’ouverture aux non-chrétiens… Tout ça, c’est pour la poubelle !

Oui, on est loin du frame, on l’a délaissé pour prendre des œillères. Voire pour le masque qui ne laisse passer qu’un filet de lumière, qu’un fragment de la réalité !

regarder

Appliquée à cette photo, la méthode donnerait un truc du genre : « Cette année, la tendance est au bleu pour les foulards et cravates » (Merci aux deux ordonnés de Metz pour avoir servi de modèle à la démonstration, même si la photo n’était pas faite pour ce raisonnement à l’origine !)

Bon, je pourrai continuer à râler longtemps, ça ne résoudrait rien au problème : pourquoi une telle situation ? Parce que les journalistes ne sont pas formés dans le domaine ecclésial et que (il faut aussi l’admettre), le document n’est pas des plus accessibles ! Mais ce manque de formation est imputables aux titres de presse, qui n’investissent plus le sujet (je ne parle pas des journaux / magazines spécialisés dans le domaine). Du coup, on se contente de la dépêche AFP, ou de reprendre ce que d’autres ont dit. Il y a aussi la question (française) de la place de la religion (et de la foi chrétienne) : surtout, ne rien dire de positif. Il y a aussi l’inintérêt… ce qui est très peu en phase avec l’émoi médiatique entourant l’élection du pape. Et il y a, pour certains, les poncifs récurrents sur l’Eglise. Et finalement, ce qui est peut-être le plus juste, le principe de base du journalisme actuel : comme il faut faire du fric, vendre le journal, on va au plus simple, et on ne prend pas le temps de bosser le document !

Mais bon, ce qui m’interroge le plus, c’est la question lancinante : et si ce traitement de l’information était appliqué ailleurs ? Si finalement, on ne regardait les infos politiques qu’à travers le frame ou les œillères qui intéressent les patrons de presse, ou certains grands journalistes, les autres étant obligés de s’aligner… Si finalement on ne nous donnait que ce qui est déjà filtré ? Les journalistes étant obligés de s’adapter aux opinions de leur boss, de manière officielle ou officieuse, sournoise (coucou Jean-Pierre Denis !). Certains ne succombent pas, et la pluralité de la presse est censée corriger ce phénomène. Mais j’avoue avoir un peu de mal à la voir à l’œuvre dans le cas de l’encyclique !

On a l’impression qu’aujourd’hui, il n’y a plus que le scoop qui compte. Et ensuite, tout est abandonné… Le « mur des cons », ça donne quoi ? Vous en avez une idée ? Delphine Batho, que fait-elle maintenant ? L’intégration d’un 28ème pays à l’Union Européenne, vous en avez beaucoup entendu parler ? Les veilleurs, vous avez vu des médias qui leur donnent la parole ? Pareil pour les cercles de silence, pour les associations qui militent pour les conditions de vie des immigrés… Vous avez vu comment Médiapart a été accablé par les autres médias quand le site internet a sorti « l’affaire Cahuzac » ? A Metz, le principal journal local a systématiquement refusé de se déplacer pour couvrir l’actualité des manifs pour tous ou autre rassemblement des veilleurs, alors que pour les opérations d’autres mouvements, favorables au mariage gay, la pub a été largement relayée. Elle est où l’égalité, la parité (coucou Najat !) Même l’actu n’est plus intéressante. On se concentre sur des détails, sur des peccadilles parfois… et le système s’auto-alimente… loin de la réalité. La réflexion cède largement le pas sur l’émotion, sur l’analyse. Même dans de grands titres. Quel dommage !

Je sais, j’exagère. Enfin, je sais… j’espère que j’exagère ! J’espère que les journalistes et leurs patrons, leurs formateurs, les communicants et autre acteurs de l’information ont encore un peu de #déontologie et de liberté, que tout n’est pas gangrené par le sacro-saint rendement ou par les consignes reçues « d’en haut » (enfin, pas de tout en haut, sinon, ça ne serait pas comme ça, hein Seigneur !)

Et du coup, pour finir, j’ai envie de faire mon Stéphane Hessel, et de crier : Informez-vous ! Oui, informez-vous, et surtout, osez demander des comptes à ceux qui vous informent !

Et pour ceux qui pensent que je m’enflamme trop vite, ce n’est pas la première fois, ni pour défendre l’Eglise et un cardinal, ni pour défendre l’intégralité des propos d’une ministre !

"Lumen fidei" : L’encyclique écrite à 4 mains , 2 têtes, mais un seul coeur !

5 juillet 2013 1 commentaire
L'encyclique, en version italienne

L’encyclique, en version italienne

Et ce cœur, c’est un cœur aimant ! C’est ce qui, à la lecture de l’encyclique, me saute aux yeux.

Rassurez-vous, je ne vais pas faire une analyse complète de l’encyclique. Les vaticanistes qui suivent le pape François feront bien mieux que moi. Les journalistes français qui se focaliseront sur le passage concernant le mariage d’un homme et d’une femme le feront aussi, à leur manière…

J’ai juste envie, après avoir lu cette encyclique, de vous donner mon sentiment ! J’y ai retrouvé des accents de Benoît XVI (nombreux) et des petits flashs du pape François. Oui, cette encyclique a été écrite à 4 mains, par le pape Benoît XVI principalement, mais complétée par le pape François, comme il le dit lui même :

Ces considérations sur la foi — en continuité avec tout ce que le Magistère de l’Église a énoncé au sujet de cette vertu théologale 7 — entendent s’ajouter à tout ce que Benoît XVI a écrit dans les encycliques sur la charité et sur l’espérance. Il avait déjà pratiquement achevé une première rédaction d’une Lettre encyclique sur la foi. Je lui en suis profondément reconnaissant et, dans la fraternité du Christ, j’assume son précieux travail, ajoutant au texte quelques contributions ultérieures. (§7)

S’il y a 4 mains, il y a aussi 2 têtes, avec des passages où l’on reconnaît la plume du pape François :

Puisque la foi se configure comme chemin,elle concerne aussi la vie des hommes qui, même en ne croyant pas, désirent croire et cherchent sans cesse. Dans la mesure où ils s’ouvrent à l’amour d’un cœur sincère et se mettent en chemin avec cette lumière qu’ils parviennent à saisir,ils vivent déjà, sans le savoir, sur le chemin vers la foi. (§35)

Mais il y a surtout un seul cœur ! C’est, au terme de la lecture de cette encyclique, ce qui me reste : ce lien entre la foi et l’amour. Ce terme apparaît 146 fois dans le texte ! Ce n’est quand même pas rien, sachant que le mot "espérance" n’est cité que 14 fois !

Par exemple, l’une des premières définitions de la foi qui est donnée est la suivante (au §4) :

La foi naît de la rencontre avec le Dieu vivant, qui nous appelle et nous révèle son amour, un amour qui nous précède et sur lequel nous pouvons nous appuyer pour être solides et construire notre vie.

ou encore :

La foi chrétienne est donc foi dans le plein Amour, dans son pouvoir efficace, dans sa capacité de transformer le monde et l’illuminer le temps. « Nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru » (1 Jn 4, 16). La foi saisit, dans l’amour de Dieu manifesté en Jésus, le fondement sur lequel s’appuient la réalité et sa destination ultime. (§15)

Un petit dernier pour la route :

Nous pouvons ainsi comprendre la nouveauté à laquelle la foi nous conduit. Le croyant est transformé par l’Amour, auquel il s’est ouvert dans la foi, et dans son ouverture à cet Amour qui lui est offert, son existence se dilate au-delà de lui-même. (§21)

Et puis un autre petit dernier :

Puisque la foi se configure comme chemin, elle concerne aussi la vie des hommes qui, même en ne croyant pas, désirent croire et cherchent sans cesse. Dans la mesure où ils s’ouvrent à l’amour d’un cœur sincère et se mettent en chemin avec cette lumière qu’ils parviennent à saisir, ils vivent déjà, sans le savoir, sur le chemin vers la foi. (§35)

En fait, il y en a encore d’autres, comme :

La foi révèle combien les liens entre les hommes peuvent être forts, quand Dieu se rend présent au milieu d’eux. Il ne s’agit pas seulement d’une fermeté intérieure, d’une conviction stable du croyant; la foi éclaire aussi les relations entre les hommes, parce qu’elle naît de l’amour et suit la dynamique de l’amour de Dieu. (§50)

En raison de son lien avec l’amour (cf. Ga 5, 6), la lumière de la foi se met au service concret de la justice, du droit et de la paix. La foi naît de la rencontre avec l’amour originaire de Dieu en qui apparaît le sens et la bonté de notre vie ; celle-ci est illuminée dans la mesure même où elle entre dans le dynamisme ouvert par cet amour, devenant chemin et pratique vers la plénitude de l’amour. (§51)

Mais surtout, ce qui m’apparaît à travers ces deux termes si souvent mis en regard l’un de l’autre, c’est cet impératif éthique : On ne peut pas vivre sa foi sans aimer. Et même si la phrase n’est pas dans l’encyclique, comment ne pas penser à cette citation de la première lettre de Saint Jean (4, 8) :

Celui qui n’aime pas ne connaît pas Dieu,car Dieu est amour.

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