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Les JMJ de François

5 août 2013 1 commentaire

Après des JMJ intenses, que je vous invite à revivre sur le site du Jour du Seigneur avec les JT des JMJ (en plus vous y verrez – enfin – ma frimousse), je  suis rentré pour le mariage d’un très bon amis, et là, je suis en mode déménagement… Du coup, j’avoue n’avoir pas eu le temps d’écrire un truc très structuré sur les JMJ, mais je vous laisse quand même ce petit texte… En vous disant à bientôt, parce que ça me démange d’écrire de nouveau un peu…

DSC_0001On l’attendait, on n’a pas été déçu. Si je ne retiens qu’une seule parole du pape François lors des JMJ de Rio, c’est le « Bota Fé » ! Mets de la foi ! Il me semble que cette parole est celle qui résume le mieux ce qu’ont vécu les jeunes français (et les autres aussi) lors de ces JMJ. D’abord lors des journées en diocèse. Certes, je ne les aies pas vécues, mais à entendre les jeunes raconter ce qu’ils avaient découvert, l’accueil qui leur a été réservé par ces populations brésiliennes bien souvent très pauvres, mais pleines de joies et d’espérance, pleines de foi.

« Bota fé », c’est ce que le pape François a dit aux jeunes lorsqu’ils l’ont accueilli, le jeudi soir. On traduit cette expression par « mets de la foi », mais il serait plus juste de dire « balance de la foi », « ajoute de la foi » ! Et c’est ce qui s’est passé. La foi a été largement versée sur les jeunes qui étaient présents sur la plage de Copacabana. Certes, ils étaient tous chrétiens en partant, mais leur foi a été, si j’ose dire, transfigurée. Par le Christ. Parce que le pape François a mis le christ au centre, et que depuis Benoît XVI et les temps d’adoration lors des précédentes JMJ, c’est Lui qui est bien au cœur de ces JMJ. C’est lui que les jeunes sont venus rencontrer. D’ailleurs, si les cris pour saluer le pape n’ont pas molli, tous ceux que j’ai interrogés m’ont dit qu’ils allaient repartir avec une foi bien plus forte, avec l’envie d’annoncer Jésus Christ à travers ce qu’ils ont vécu.

Oui, « Bota fé », c’est finalement la plus belle conclusion de ces JMJ. Mettre de la foi dans nos vies, l’ajouter pour regarder avec les yeux même du Christ, pour poser un regard bien différent sur notre monde. Après les expériences d’accueil, de solidarité et de communion qui s’enchainent durant les JMJ (depuis toujours), comment ne pas mettre plus de foi dans nos vies. Que nous soyons allés à Rio ou pas d’ailleurs …

Mes années JMJ (2)

18 juillet 2013 1 commentaire

Logo1997Les premières, c’était à Paris, en 1997. J’étais encore jeune. Séminariste, j’avais un peu plus de la vingtaine. Et j’ai surtout travaillé pour accueillir les pèlerins qui participaient aux journées en diocèse. De belles rencontres, des quiproquo avec les coréens, et surtout, la découverte de la différence culturelle. Pensez, des gens d’une vingtaine d’années qui n’avaient jamais vu une vache… et pour qui le beurre était un produit de luxe. Et puis, il y a eu les journées à Paris. Le premier grand rassemblement auquel je participais. Les catéchèses, les célébrations, le festival de la jeunesse. J’ai aussi le souvenir de la messe des séminaristes avec Jean-Paul II. Et la veillée finale, avec ces baptêmes. Que c’était beau, émouvant, et combien surtout cela a renforcé ma foi. Redire, tout ensemble, la foi de noter baptême, notre foi… Une expérience fondatrice.

Et puis, il y avait les coréennes ! Voir comment elles prenaient soin de leur prêtre, en lui apportant le petit-dèj alors qu’il n’étaait pas encore sorti de son sac de couchage, les voir venir lui prodiguer un massage des épaules lors du réveil, puis ranger ses affaires pendant qu’il était à la douche ! Ouah ! Un truc qui a failli me faire devenir missionnaire ;)

135_C3 ans plus tard, en 2000, direction Rome. Enfin, l’Italie avec le diocèse de Chieti-Vasto et mes premières découvertes de la langue de Dante. Pas si facile. Certes, j’avais déjà été à Rome, et en Italie, durant ma scolarité et mon début de séminaire. Mais là, seul dans une famille, c’est moins évident. Pourtant, j’y ai découvert des gens formidables, ouverts, accueillants, et profondément religieux. Sans oublier le climat de l’Adriatique. Puis, ce fut Rome, et le pélé dans les grandes basiliques. Avec l’organisation romaine et ses déconvenues, ses limites, mai aussi ses petits miracles ! Souvenir de galères, mais aussi de rencontres fortes, d’amitiés nouées et qui se sont approfondies. Et Jean-Paul II ! Son regard si puissant. Autant j’était presque tout devant à Paris, autant là je me retrouvais derrière, mais j’avais l’impression que c’était moi qu’il regardait ! Ouah !

006_3Allez, on avance : 2002, JMJ à Toronto. Je suis tout jeune prêtre, et je pars sans "mon" groupe. En effet, je resterai sur le continent américain pour un mariage le week-end après les JMJ. Du coup, on a prévu de se retrouver sur place, mais bien entendu, ente ce que l’on m’a promis et la réalité… Mais bon, après un accueil toujours aussi génial à Montréal (et à Laval), je finis par retrouver les jeunes. On a passé un super temps avec les familles d’accueil, même s’il y avait peu de jeunes canadiens. Un souvenir insolite : la tête du vigile de MSNBC qui a vu un groupe de 5-6 jeunes sortir de l’ascenseur, au dernier étage d’une tour de Toronto, en face de la CN Tower. On s’est présentés, et on a fait une photo de la célèbre tour, presque à la hauteur de cette dernière ! Là encore, de solides amitiés qui se nouent, des jeunes que j’accompagnais et que je continue de revoir, plus de 11 ans après. Et puis, les premières confessions, les célébrations auxquelles je prenais part pour la première fois comme prêtre. Un méga changement !

jmj_130805 038_redimensionner2005 : JMJ de Cologne. Mon diocèse, frontalier de l’Allemagne, a la chance d’être diocèse d’accueil. Du coup, avec quelques jeunes, on prépare les JMJ dès février…2004  ! Le groupe restera soudé, et aujourd’hui encore, quand l’un d’entre nous se marie, c’est l’ensemble du groupe qui est invité, qui se retrouve pour la fête (j’ai d’ailleurs une pensée émue pour Nico qui se mariera avec Adeline ce 20 juillet). Certains font même des retraites ensemble… Et puis il y a eu les pèlerins accueillis. Polonais et portugais. Là encore, de solides amitiés ont vu le jour. A tel point qu’en 2006, nous avons fait avec ce même groupe un voyage au Portugal ! Quant à la partie allemande des JMJ, malgré la légendaire organisation de nos voisins d’Outre-Rhin, c’était un peu le caillon. Style JMJ quoi, et ce n’était pas plus mal. C’était aussi l’occasion de découvrir Benoît XVI, de voir enfin ce pape que j’allais suivre durant 5 ans à Rome. Ses gestes, ses mots forts, tant de souvenirs me reviennent.

2008 : JMJ de Sydney ! Je n’y étais pas, mais je les ai suivies pour en faire la chronique sur Radio Galilée, à Québec. Avec un rendez-vous quotidien avec une JMJ’iste de Québec. Voilà une nouvelle manière de participer !

IMAG03222011 : Rendez-vous à Madrid. Pour suivre les JMJ de manière nouvelle, en "faisant le journaliste" comme disent nos amis italiens. J’y étais avec l’équipe du Jour du Seigneur : Sylvie, Frère Eric et Amaru. Là encore de grands souvenirs, forcément différents. Je n’étais plus au contact direct des jeunes, mais à travers quelques rencontres, on en apprend vite plus que certains accompagnateurs parfois (le fait de ne pas être connu peut-être). De grands souvenirs de reportage aussi. La débrouillardise pour avoir des images, certains reportages improvisés, comme sur le podium de la veillée, ou des soirées de préparation, à mettre en place un programme qui serait attractif… Bref, que du bonheur.

Alors quand Sylvie m’a contacté pour aller à Rio, que pensez-vous que j’ai dit ? Du coup, décollage ce jeudi soir. Et on se retrouve pour les JT des JMJ sur le site du Jour du Seigneur. Et promis, si vous êtes sages j’ai le temps, je vous ferai partager quelques un de mes moments forts des JMJ. Au fait, les JT, ça commence mardi !

JMJ2013-JT-des-JMJ

PS : C’est marrant, je me souvenais avoir écrit un article du genre. Et ce sont presque les mêmes choses qui reviennent ! Comme quoi !

15 / 19332 : toi aussi, lis l’encyclique en 15 mots !

6 juillet 2013 5 commentaires

J’ai un pote confrère qui a fait des études de communication à Rome, et qui analyse pleins d’événements de la vie de l’Eglise à partir de ce qu’il appelle le « frame », c’est-à-dire le cadre de lecture ! Je (enfin il) vous la fait courte :

C’est le "frame", en langage technique, qui donne un cadre à la nouvelle, un angle d’attaque, qui met en évidence un aspect et fait reposer dans l’ombre d’autres aspects. Les frames (les cadres) aboutissent à la cristallisation de la pensée et produisent des idées reçues, des aprioris qui voilent la vérité.

Bon, vous avez compris ce qu’est un frame ! Mais là, avec l’encyclique Lumen Fidei, on n’est plus dans le domaine du Frame, on est dans le domaine de la micro-chirurgie ! Certains journalistes, pour certains titres de presse (ou pour des agences de presse), ont tout ce qu’il faut pour obtenir un rôle dans Grey’s Anatomy (y’a une place qui vient de se libérer d’ailleurs dans le dernier épisode, depuis que Mini Grey est morte !) Ce sont des spécialistes de la recherche de la micro-parole qu’ils attendent et scrutent. Et ils l’ont trouvée dans l’encyclique :

Je pense surtout à l’union stable de l’homme et de la femme dans le mariage.

Une phrase ! Une seule sur plein de phrases… Une ligne sur 85 pages (80 si on enlève les pages blanches). Là on est passé dans le règne du scientifique, du botaniste qui parcours la forêt amazonienne à la recherche de la plante rare qui n’existe plus qu’à un seul endroit et dont on a perdu l’emplacement ! (vous êtes invités à ajouter l’analogie qui vous vient à l’esprit)…

Remarquez que je tape sur certains journalistes, qui malheureusement n’en peuvent rien ! Les ordres viennent parfois d’en haut. Du directeur de rédaction, du rédac chef, ou autre patron… « Tu me feras un papier sur ce que le pape dit du mariage gay dans l’encyclique ». Et là, j’ai juste peur. Ça signifie que l’on cherche la petite bête qui va faire du buzz, et qu’on oublie totalement le reste, y compris ce que le pape aurait pu dire de bien, sur le droit des plus pauvres, sur le partage, sur l’ouverture aux non-chrétiens… Tout ça, c’est pour la poubelle !

Oui, on est loin du frame, on l’a délaissé pour prendre des œillères. Voire pour le masque qui ne laisse passer qu’un filet de lumière, qu’un fragment de la réalité !

regarder

Appliquée à cette photo, la méthode donnerait un truc du genre : « Cette année, la tendance est au bleu pour les foulards et cravates » (Merci aux deux ordonnés de Metz pour avoir servi de modèle à la démonstration, même si la photo n’était pas faite pour ce raisonnement à l’origine !)

Bon, je pourrai continuer à râler longtemps, ça ne résoudrait rien au problème : pourquoi une telle situation ? Parce que les journalistes ne sont pas formés dans le domaine ecclésial et que (il faut aussi l’admettre), le document n’est pas des plus accessibles ! Mais ce manque de formation est imputables aux titres de presse, qui n’investissent plus le sujet (je ne parle pas des journaux / magazines spécialisés dans le domaine). Du coup, on se contente de la dépêche AFP, ou de reprendre ce que d’autres ont dit. Il y a aussi la question (française) de la place de la religion (et de la foi chrétienne) : surtout, ne rien dire de positif. Il y a aussi l’inintérêt… ce qui est très peu en phase avec l’émoi médiatique entourant l’élection du pape. Et il y a, pour certains, les poncifs récurrents sur l’Eglise. Et finalement, ce qui est peut-être le plus juste, le principe de base du journalisme actuel : comme il faut faire du fric, vendre le journal, on va au plus simple, et on ne prend pas le temps de bosser le document !

Mais bon, ce qui m’interroge le plus, c’est la question lancinante : et si ce traitement de l’information était appliqué ailleurs ? Si finalement, on ne regardait les infos politiques qu’à travers le frame ou les œillères qui intéressent les patrons de presse, ou certains grands journalistes, les autres étant obligés de s’aligner… Si finalement on ne nous donnait que ce qui est déjà filtré ? Les journalistes étant obligés de s’adapter aux opinions de leur boss, de manière officielle ou officieuse, sournoise (coucou Jean-Pierre Denis !). Certains ne succombent pas, et la pluralité de la presse est censée corriger ce phénomène. Mais j’avoue avoir un peu de mal à la voir à l’œuvre dans le cas de l’encyclique !

On a l’impression qu’aujourd’hui, il n’y a plus que le scoop qui compte. Et ensuite, tout est abandonné… Le « mur des cons », ça donne quoi ? Vous en avez une idée ? Delphine Batho, que fait-elle maintenant ? L’intégration d’un 28ème pays à l’Union Européenne, vous en avez beaucoup entendu parler ? Les veilleurs, vous avez vu des médias qui leur donnent la parole ? Pareil pour les cercles de silence, pour les associations qui militent pour les conditions de vie des immigrés… Vous avez vu comment Médiapart a été accablé par les autres médias quand le site internet a sorti « l’affaire Cahuzac » ? A Metz, le principal journal local a systématiquement refusé de se déplacer pour couvrir l’actualité des manifs pour tous ou autre rassemblement des veilleurs, alors que pour les opérations d’autres mouvements, favorables au mariage gay, la pub a été largement relayée. Elle est où l’égalité, la parité (coucou Najat !) Même l’actu n’est plus intéressante. On se concentre sur des détails, sur des peccadilles parfois… et le système s’auto-alimente… loin de la réalité. La réflexion cède largement le pas sur l’émotion, sur l’analyse. Même dans de grands titres. Quel dommage !

Je sais, j’exagère. Enfin, je sais… j’espère que j’exagère ! J’espère que les journalistes et leurs patrons, leurs formateurs, les communicants et autre acteurs de l’information ont encore un peu de #déontologie et de liberté, que tout n’est pas gangrené par le sacro-saint rendement ou par les consignes reçues « d’en haut » (enfin, pas de tout en haut, sinon, ça ne serait pas comme ça, hein Seigneur !)

Et du coup, pour finir, j’ai envie de faire mon Stéphane Hessel, et de crier : Informez-vous ! Oui, informez-vous, et surtout, osez demander des comptes à ceux qui vous informent !

Et pour ceux qui pensent que je m’enflamme trop vite, ce n’est pas la première fois, ni pour défendre l’Eglise et un cardinal, ni pour défendre l’intégralité des propos d’une ministre !

"Lumen fidei" : L’encyclique écrite à 4 mains , 2 têtes, mais un seul coeur !

5 juillet 2013 1 commentaire
L'encyclique, en version italienne

L’encyclique, en version italienne

Et ce cœur, c’est un cœur aimant ! C’est ce qui, à la lecture de l’encyclique, me saute aux yeux.

Rassurez-vous, je ne vais pas faire une analyse complète de l’encyclique. Les vaticanistes qui suivent le pape François feront bien mieux que moi. Les journalistes français qui se focaliseront sur le passage concernant le mariage d’un homme et d’une femme le feront aussi, à leur manière…

J’ai juste envie, après avoir lu cette encyclique, de vous donner mon sentiment ! J’y ai retrouvé des accents de Benoît XVI (nombreux) et des petits flashs du pape François. Oui, cette encyclique a été écrite à 4 mains, par le pape Benoît XVI principalement, mais complétée par le pape François, comme il le dit lui même :

Ces considérations sur la foi — en continuité avec tout ce que le Magistère de l’Église a énoncé au sujet de cette vertu théologale 7 — entendent s’ajouter à tout ce que Benoît XVI a écrit dans les encycliques sur la charité et sur l’espérance. Il avait déjà pratiquement achevé une première rédaction d’une Lettre encyclique sur la foi. Je lui en suis profondément reconnaissant et, dans la fraternité du Christ, j’assume son précieux travail, ajoutant au texte quelques contributions ultérieures. (§7)

S’il y a 4 mains, il y a aussi 2 têtes, avec des passages où l’on reconnaît la plume du pape François :

Puisque la foi se configure comme chemin,elle concerne aussi la vie des hommes qui, même en ne croyant pas, désirent croire et cherchent sans cesse. Dans la mesure où ils s’ouvrent à l’amour d’un cœur sincère et se mettent en chemin avec cette lumière qu’ils parviennent à saisir,ils vivent déjà, sans le savoir, sur le chemin vers la foi. (§35)

Mais il y a surtout un seul cœur ! C’est, au terme de la lecture de cette encyclique, ce qui me reste : ce lien entre la foi et l’amour. Ce terme apparaît 146 fois dans le texte ! Ce n’est quand même pas rien, sachant que le mot "espérance" n’est cité que 14 fois !

Par exemple, l’une des premières définitions de la foi qui est donnée est la suivante (au §4) :

La foi naît de la rencontre avec le Dieu vivant, qui nous appelle et nous révèle son amour, un amour qui nous précède et sur lequel nous pouvons nous appuyer pour être solides et construire notre vie.

ou encore :

La foi chrétienne est donc foi dans le plein Amour, dans son pouvoir efficace, dans sa capacité de transformer le monde et l’illuminer le temps. « Nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru » (1 Jn 4, 16). La foi saisit, dans l’amour de Dieu manifesté en Jésus, le fondement sur lequel s’appuient la réalité et sa destination ultime. (§15)

Un petit dernier pour la route :

Nous pouvons ainsi comprendre la nouveauté à laquelle la foi nous conduit. Le croyant est transformé par l’Amour, auquel il s’est ouvert dans la foi, et dans son ouverture à cet Amour qui lui est offert, son existence se dilate au-delà de lui-même. (§21)

Et puis un autre petit dernier :

Puisque la foi se configure comme chemin, elle concerne aussi la vie des hommes qui, même en ne croyant pas, désirent croire et cherchent sans cesse. Dans la mesure où ils s’ouvrent à l’amour d’un cœur sincère et se mettent en chemin avec cette lumière qu’ils parviennent à saisir, ils vivent déjà, sans le savoir, sur le chemin vers la foi. (§35)

En fait, il y en a encore d’autres, comme :

La foi révèle combien les liens entre les hommes peuvent être forts, quand Dieu se rend présent au milieu d’eux. Il ne s’agit pas seulement d’une fermeté intérieure, d’une conviction stable du croyant; la foi éclaire aussi les relations entre les hommes, parce qu’elle naît de l’amour et suit la dynamique de l’amour de Dieu. (§50)

En raison de son lien avec l’amour (cf. Ga 5, 6), la lumière de la foi se met au service concret de la justice, du droit et de la paix. La foi naît de la rencontre avec l’amour originaire de Dieu en qui apparaît le sens et la bonté de notre vie ; celle-ci est illuminée dans la mesure même où elle entre dans le dynamisme ouvert par cet amour, devenant chemin et pratique vers la plénitude de l’amour. (§51)

Mais surtout, ce qui m’apparaît à travers ces deux termes si souvent mis en regard l’un de l’autre, c’est cet impératif éthique : On ne peut pas vivre sa foi sans aimer. Et même si la phrase n’est pas dans l’encyclique, comment ne pas penser à cette citation de la première lettre de Saint Jean (4, 8) :

Celui qui n’aime pas ne connaît pas Dieu,car Dieu est amour.

Rien à ajouter !

17 mai 2013 4 commentaires

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Catégories:Actualité, Réflexion

Quand les sondages nous oublient…

10 avril 2013 2 commentaires

Regardez bien l’image ci-dessous, et dites moi si rien ne vous choque :

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Alors ? Rien ? Vous avez vraiment bien lu la question ? "Avez-vous très confiance, plutôt confiance, plutôt pas confiance ou pas confiance du tout dans chacune des organisations suivantes… ?" Et il n’y a toujours rien qui vous choque ? Rien qui manque ? Du style un truc qui parle largement de confiance comme institution, qui parle peut-être même d’espérance… Style l’Eglise, ou les Eglises en général, voire même les religions, les spiritualités. Mais non, rien ! Dans ce sondage Opinionway publié ce matin par Atlantico, on trouve en revanche "les banques" ! Ben oui , y’a absolument aucune défiance envers les banques, les placements hasardeux qu’elles proposent, vous savez, les fameux subprimes ! On peut faire confiance aux banques… C’est tellement logique. En revanche, les associations caritatives, les espaces d’intégration sociales que sont (ou au moins que devraient être, dans le pire des cas) les différentes religions, on n’en trouve aucune trace.

Alors du coup, je cherche une explication. Et je trouve trois réponses.

  1. l’espace religieux est devenu tellement privé qu’il devient tabou d’en parler en public, dans un sondage…
  2. l’Eglise (et les religions) ont totalement disparu du panorama médiatique, dès lors qu’on ne s’intéresse plus à elles en tant que telles (style l’élection d’un pape ou des affaires glauques les concernant)
  3. l’Eglise est bien au dessus de la mêlée qui est proposée, entre "partis politiques", "médias", "banques", "syndicats", "entreprises", "hôpitaux" et "police"…

Bon, je vous avoue avoir une préférence dans ces possibilités. Pour vous donner un indice, je cite un pote à moi qui disait : "les premiers seront les derniers, et les derniers seront les premiers"…

Le

Pour la Foi en la Vie, merci Seigneur !

Capture d'écran du site www.la-croix.com

Capture d’écran du site http://www.la-croix.com

Il y a des sourires qu’on n’oublie pas ! J’ai été témoin de l’un d’eux ! Et pourtant, j’ai du mal à imaginer qu’il arrivait encore à sourire. Son nom, Louis ! Ceux qui me suivent depuis quelques temps se souviennent peut-être que j’avais évoqué ma rencontre avec lui en février 2011. Une éternité, à l’heure d’internet, mais une rencontre dont on ne sort pas indemne, et tant mieux !

Louis est irakien, et je l’ai rencontré à Rome, à l’aéroport. Il voulait aller au centre de Rome, et nous avons partagé le même taxi. En discutant, j’ai découvert que Louis était l’une des victimes de l’attentat contre une église, à Bagdad, le 31 octobre 2010. Il venait à Rome pour se faire soigner. J’avoue ne pas avoir passé énormément de temps avec Louis. Une grosse demi-heure, sur la banquette arrière d’un taxi. Mais nous avons parlé. Surtout lui. Je  l’interrogeais, sur le climat en Irak, sur les persécutions, sur l’avenir des chrétiens dans cette partie du monde. Et Louis me répondait, gentiment. Mais surtout, dans cet échange,  il m’a donné le témoignage d’une foi inébranlable. Imaginez-vous à sa place. A voir les membres de votre communauté déchiquetés, assassinés, morts pour rien, ou plutôt, mort à cause d’une foi qui professe l’amour, le pardon. Arriveriez-vous à pardonner ? A continuer à croire ? Louis oui. Et il n’était pas seul. Sa communauté, au lendemain de l’attentat, se retrouvait pour prier. Excusez-moi de douter, mais je ne suis pas sûr que dans le confort de nos églises bien chauffées, nous soyons capables d’une foi aussi forte.

Si je parle de Louis, c’est parce que ce samedi, je suis tombé sur quelques petites histoires du même genre, dans les pages du Journal La Croix. Le pitch est simple : « à l’occasion de Pâques, “La Croix” propose le témoignage de cinq personnes qui, après une épreuve, ont retrouvé le goût de la vie ».

Pour lire la suite, c’est ici

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Carême en lisant

23 mars 2013 1 commentaire

Ma TOB

On a cheminé ensemble durant ce carême, elle et moi. On ne s’est pas quitté, ou si peu. Chaque jour, je passais un peu de temps avec elle. Je la redécouvrais, avec ses richesses, ses histoires, son histoire. Je m’émerveillais de ce qu’elle m’apprenait, ce que parfois j’avais su et oublié. Oui, durant ce carême, j’ai vécu un temps particulier avec elle. Elle, c’est ma bible. Ma vieille bible de collégien. Ma première bible. Une TOB, comme on dit couramment, en faux skai bleu. Un temps, elle a été recouverte de papier autocollant pour la protéger. C’est que chez mes parents, les livres,

c’était assez rare, alors on en prenait soin. Mais depuis le temps, le papier s’est décollé, parce qu’à force d’être ouverte, il a fini par se rompre au niveau de la pliure.

Ma bible et moi, c’est une vieille histoire, qui dure depuis bientôt 30 ans (déjà !). Et c’est toujours la même bible, qui me suit partout : collège et lycée, séminaire, lors de mes années d’études, ma première expérience en paroisse, re-les études, et encore aujourd’hui. On m’a toujours dit que c’était un outil de travail, qu’il ne fallait pas que j’hésite à écrire dedans, à gribouiller des infos, à colorier (pour différencier le narrateur, les interlocuteurs,…). Mais je ne l’ai (presque) jamais fait. C’est ma bible, et comme je le disais auparavant, chez moi, un livre, c’est précieux. D’autant plus celui-là !

Cliquez ici pour lire la suite de ce billet

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Carême… pour un champion…

12 février 2013 3 commentaires

face-face

… de la Bible

 
Voilà ce que je vous propose cette année. Il s’agit tout simplement de redécouvrir les personnages bibliques à travers un petit jeu. Fermez les yeux (enfin, à la fin de cette phrase, pas avant !) et imaginez vous dans le célèbre Jeu de France 3, avec Julien Lepers qui vous pose les questions : "Je suis… Top !  Je suis un homme, de la famille et de la lignée d’Aaron par ma mère et de la lignée de David par celui qui est devenu mon père. C’est un ange qui a dit ma mère que j’allais venir au monde, et mon Père a envoyé son Esprit sur moi lors de mon baptême par mon cousin Jean… Je suis…"

Pendant que vous lisez, imaginez le temps défiler… Et essayez de voir jusqu’où il vous faut aller pour trouver la réponse.

Dans le cas précis, la réponse, vous l’aurez trouvée, était… Jésus ! (Facile, ce ne sera pas toujours le cas). En plus, je vous mettrais quelques références bibliques pour vous aider à trouver et à relire le passage.

Parce qu’en fait, je me doute que vous trouverez assez facilement (même si je vais tenter quelques difficultés). L’essentiel, vous l’aurez compris, ce n’est pas le jeu, mais l’envie de se réapprorier les personnages bibliques, et, comme je le proposais il y a quelques temps, d’en trouver un qui, peut-être, nous correspond bien, en quittant les grandes figures classiques… Alors, prêts pour cheminer ensemble, Si oui, top départ… Je suis…

 

PS : n’hésitez pas à partager à partir d’où vous avez trouvé la réponse en commentaire. Il n’y a rien à gagner, mais l’émulation  ne peut que nous stimuler  à faire mieux…

 

Benoît XVI et Celestin V, même combat !

11 février 2013 Poster un commentaire

Benoît XVI déposant son Pallium sur la chasse de Saint Clément V

"Frères très chers,

Je vous ai convoqués à ce Consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l’Église. Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien. Je suis bien conscient que ce ministère, de par son essence spirituelle, doit être accompli non seulement par les oeuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière.

Cependant, dans le monde d’aujourd’hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de Saint-Pierre et annoncer l’Evangile, la vigueur du corps et de l’esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois, s’est amoindrie en moi d’une telle manière que je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m’a été confié.

C’est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d’évêque de Rome, successeur de Saint-Pierre, qui m’a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l’élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire."

C’est par ce communiqué que Benoît XVI a déclaré, ce lundi matin, renoncer à sa charge. Un pape qui démissionne. Voilà près de 600 ans qu’on n’avait pas vu un tel acte dans l’Eglise. Et encore, il faut bien reconnaître que la démission de Grégoire XII, en 1415, se situait dans un contexte différent, celui du grand schisme d’Occident ! C’était l’époque où il y avait déjà un pape à Avignon, et un autre à Rome. Trois, ça faisait beaucoup… du coup, grâce à la démission de Grégoire XII, l’unité a pu être restaurée.

Mais c’est surtout d’un autre modèle que Benoît XVI s’est certainement inspiré : Célestin V. Elu pape en 1294, il n’est resté à ce poste que quelques mois (du 5 juillet au 13 décembre), avant de se retirer dans un monastère. D’ailleurs, l’un comme l’autre ne pensait pas être élu : l’un était ermite, l’autre aspirait à une vie “érémitique”, entouré de ses chers livres, pour prolonger son travail théologique.

La suite sur le Blog de La Croix !

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