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Revue de Presse : Haïti, Unité des chrétiens, denier,… et juste un peu de #Manifpourtous
On commence cette semaine avec un focus sur Haïti. Vous vous souvenez (peut-être) du tremblement de terre il y a 3 ans. Eh bien, de manière surprenante, les médias ne l’ont pas oublié ! Je m’en faisais l’écho ce week-end. De nombreux articles de journaux sont parus sur cette tragédie. Mgr Stenger et le père Lalire, pour les évêques de France, suivent le dossier, comme le confirme leur récent voyage dans ce pays. Vous pouvez lire leur compte rendu sur le site www.eglise.catholique.fr. L’agence Fides montre, pour sa part, que les missionnaires (et notamment les rédemptoristes) restent actifs dans l’île, tant dans le domaine de l’aide matérielle que spirituelle. Mais les religieux (à proprement parler) ne sont pas les seuls à s’engager, et le site Youphil met en lumière « les “touristes de la foi” au chevet d’Haïti », montrant l’implication de nombreuses personnes au service des populations frappées par le séïsme. L’article propose de nombreux liens vers des articles. Ne les manquez pas…
Changement de sujet : c’est ce vendredi que début la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Chaque année, c’est un groupe différent qui prépare cette semaine, et en 2013, c’est « un thème proposé par des chrétiens de l’Inde : “Que nous demande le Seigneur ? Dans la justice et la bonté, marcher avec Lui” » qui est proposé. Plus d’information sur le portail d’information des Médias Catholiques belges à propos de cette origine. On y découvre notamment que « le contexte indien des Dalits – “intouchables” – victimes d’injustice, “marginalisés socialement, sous-représentés politiquement, exploités économiquement et asservis culturellement”, dans le pays et même dans l’Église, a servi de base à une réflexion sur l’unité ». Pour en savoir un peu plus, il y a le site des évêques de France qui propose une brève synthèse historique et une introduction au thème. Mais au Canada aussi on prie pour l’unité des chrétiens, et les plus intéressés (et les plus proches aussi) trouveront même une trousse de secours avec affiches et veillées toute prête sur ce site (en envoi par courrier apparemment) ! Les protestants proposent pour leur part la plus large palette de propositions, alliant Ze Bible aux pages Facebook et liens internet (même vers des sites catho !). Mais au plus proche du terrain, de nombreuses rencontres existent. Un seul exemple sur le blog de Textala. Et si vous ne trouvez pas votre bonheur là-dedans, il vous reste le livret officiel, réalisé par le COE et le Conseil Pontifical pour la promotion de l’Unité des Chrétiens à disposition (fichier PDF !)
Histoires de sous maintenant, avec le denier de l’Eglise. C’est le diocèse de Paris qui lance une grande campagne pour inciter les jeunes à donner au denier de l’Eglise. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ont mis les moyens, avec un site réalisé pour l’occasion (www.mondeniermaparoisse.fr/). On se croirait un peu dans un jeu vidéo, avec des messages qui apparaissent, des vidéos, un design qui est à cheval entre la photo et la 3D… Sur ce site, vous comprendrez tout ce que financent les dons fait à l’Eglise, de la catéchèse au chauffage des églises en passant par l’aumônerie, la sonorisation des lieux de culte et autres activités. Un petit mot sur les vidéos : dans un style très jeune, avec beaucoup d’humour, elles jouent sur le concept du "système D" au sein de l’église si jamais il fallait imaginer d’autres moyens pour pallier l’absence du Denier.
Ainsi la première vidéo dépeint ce qui semble être une procession banale d’un prêtre et de ses servants, sauf qu’on comprend par l’agitation du public qu’il se passe quelque chose d’anormal… Et en effet ! La chasuble du prêtre est recouverte de sigles publicitaires !
A noter aussi que vous pouvez proposer vos idées pour aider l’église sur Twitter, grâce au #SystemeD. Autant vous l’avouer, il n’y a pas encore une foule d’idées qui ont surgit, mais qui sait l’ampleur que ça prendra ?
Un petit mot sur les JMJ, avec une vidéo qui bouge. On n’est d’ailleurs pas surpris en constatant qu’elle vient du Brésil, plus précisément de l’archidiocèse de Campinas. Les jeunes, filmés en divers lieux (ce qui fait de cette vidéo un flash-mob “délocalisé”) se trémoussent sur une musique à faire pâlir d’envie les aficionados du Gangnam Style ! Mais surtout, ils montrent ainsi qu’en juillet prochain, au Brésil, autour des JMJ, ça va bouger ! Les presque 26500 personnes qui ont vu cette vidéo ne diront pas le contraire, et j’espère que cela en a motivées certaines à participer à la rencontre, au moins des brésiliens. (Et un grand merci à Denis Chautard pour cette trouvaille). Disons que ça motive peut-être déjà les bénévoles qui, nous dit l’Osservatore Romano, sont plus de 63.000, dont 3.500 déjà actifs !
On reste avec les jeunes autour de Diaconia. Non qu’eux seul fassent des choses, mais ils disent plus facilement ce qu’ils vivent, ils le partagent plus aisément sur internet… Les 19 et 20 janvier 2012, Diaconia 2013 propose un rassemblement Diaconia avec les Jeunes pour leur permettre d’entrer dans la préparation du rassemblement qui aura lieu les 9,10 et 11 mai prochain, à Lourdes. Au programme de cette préparation donc, prières, messe, échanges, temps de travail, veillée, et surtout, une « tisane fraternelle » nous apprend le site des acteurs de la pastorale des jeunes et des vocations… Ca ne fait pas forcément très “d’jeun”, mais j’imagine que les jeunes présents sauront en profiter largement !
Et pour finir, un petit mot sur l’année de la Foi, avec un témoignage très fort de Patricia Dumberry. Comme elle le dit elle-même dans une vidéo, vous vous demandez peut-être : « T’es qui toué ? ». A l’accent, vous aurez reconnu une jeune québécoise. La jeune femme nous parle de son enfance, de son adolescence, des JMJ à Toronto, du moment où elle a tout envoyé balader, et comment Dieu est venu la chercher quand elle était « au fond du baril » ! Comme elle le dit encore, « le Seigneur, il travaille en nous dans les moments les plus difficiles… » Beaucoup d’humour, dans cette vidéo de 7 minutes, mais aussi une conclusion à retenir et à toujours mettre en œuvre : « Ouvrez-vous à Dieu. Vous avez tout à gagner et rien à perdre ». nous dit-elle. Un #must-see.
Deux petits billets (enfin, je dis petits, il y en a un long) et un article sur le Handicap. Le premier, le plus long, est signé par Pneumatis. Il nous explique que s’il n’a pas défilé à Paris ce dimanche, c’est parce qu’il s’occupe de son fils handicapé. Il revient sur la demande de “l’enfant pour tous”, et regarde du côté de l’enfant. En partant de son expérience, de ce qu’il vit. Ses mots sonnent justes, ils sont précis, décrivent son expérience, et dévoilent la fragilité de la vie :
Depuis la chambre d’hôpital où j’écris, je veille un enfant qui porte beaucoup sur ses petites épaules. Il n’est pas le modèle d’enfant que l’on s’attend à avoir : handicapé, quand il n’est pas complètement terrassé par la fièvre comme ces derniers jours, il communique avec nous en criant et nous donnant des coups de poings. Depuis 5 ans il perturbe lourdement notre sommeil. Mais il porte en lui une esthétique de la vie qui brille par sa vulnérabilité, par laquelle chaque sourire est un trésor. Il n’est pas l’idée que l’on se fait de « l’enfant pour tous ».
Le second billet nous est proposé par le père David Lerouge pour nous inviter à la lecture d’un ouvrage : « l’hurluberlu dégingandé et la demi-portion ». Il s’agit du titre du billet et de celui du livre qui nous est recommandé. Et pour finir sur le sujet, une proposition du MCC dans le cadre de Diaconia pour renforcer l’employabilité des travailleurs handicapés dans une entreprise. Ca fait un peu barbare dit comme ça, mais c’est très bien pensé !
On en arrive (enfin) au sujet tant attendu (ou redouté) : la #Manifpourtous ! Je ne vais pas faire un compte rendu exhaustif de tout ce qui est paru, mais je vous propose plusieurs articles ou billets qui proposent un regard différent sur cet événement. Car la bataille de chiffres, comme le rappelle opportunément Isabelle de Gaulmyn, n’est pas le centre du sujet, même si elle compte, principalement du point de vue politique, comme l’explique Koz ! Parmi les articles qui sortent du lot, l’interview de Tugdual Derville par La Croix, sur cette proposition faite dimanche par le délégué général de l’association “Alliance VITA” de la naissance d’un mouvement d’écologie humaine. Et à la suite de Patrick Pique, je ne peux que vous inciter à aller lire l’éditorial de Thierry Jaccaud, le rédacteur en chef du magazine “L’écologiste”. Pour Agnès Leclair, dans les pages du Figaro, comme pour Philippe Portier, interrogé par Stéphanie le Bars, sur son blog, une nouvelle forme d’engagement politique, hors parti, est en train de se mettre en place.
Devant l’ampleur de cette manifestation et face aux (non)réactions qu’elle a suscitée (cf. la prise de position des évêques de France ce mercredi), Valérie Barbe n’a qu’un cri : « S’il vous plait », et le seul moyen d’expression qu’elle ait trouvé, depuis dimanche, c’est son blog. A l’étranger, on parle aussi de cette manif. C’est le cas au Vatican par exemple, dans les colonnes de l’Osservatore Romano, sous la plume de Patrice de Plunkett, qui reprend à la fin de son papier, avec un plaisir non dissimulé, l’appel de Tugdual Derville pour l’écologie humaine. Pour finir, un billet légèrement discordant : celui de François Soulage, qui explique pourquoi malgré le fait qu’il soit opposé à ce projet de loi, il n’est pas allé manifester dimanche.
Une belle histoire pour finir, qui montre la fidélité … de Tommy envers sa maîtresse. Tommy, c’est un chien errant qui a été recueilli par Maria, dans les pouilles, le sud de l’Italie. Et depuis que Maria est morte, Tommy se rend à l’église chaque fois qu’il entend les cloches sonner… Une histoire à lire sur le site de RTL ! Preuve que les radios et les grands médias savent aussi raconter de belles histoires.
Haiti vs "la république compassionelle"

Source : http://www.hpnhaiti.com
Samedi matin, j’étais dans ma voiture, en route vers le carmel pour y célébrer la messe. J’écoutais les informations sur une radio nationale. Le jour précédent, la France venait de s’engager militairement au Mali, et surtout, nous étions à la veille de la manifestation contre le #mariagepourtous. Durant la semaine, les émissions spéciales s’étaient succédées sur le sujet. Du coup, une fois de plus, je m’attendais à entendre parler des cars qui se préparaient, des opposants qui tenteraient de minimiser par avance le rassemblement parisien…
Mais là, surprise, un sujet inattendu, et comme on dit dans le milieu, loin de l’actualité chaude, c’est-à-dire de ce qui venait de se passer ou aller se passer… Trois ans après le séisme dévastateur en Haïti, la radio proposait, dans la journée, un gros plan sur ce pays. Un bol d’air frais dans une actualité marquée par les affrontements, même si certains sont moins meurtriers que d’autres. J’en profite pour vous inviter à la prière pour les soldats français tombés pour la paix, que ce soit au Mali ou en Afghanistan.
Souvent, on parle d’un sujet dans l’immédiateté, quand la situation est dramatique, quand l’émotion nous submerge. Les médias se jettent sur le sujet, c’est leur travail d’ailleurs, en font des tonnes, puis passent à autre chose. Idem pour les hommes politiques. Un drame arrive, et les voilà qui se déplacent pour voir de quoi il relève, mais aussi pour rassurer les habitants, enfin, les électeurs. Oh, je ne leur dénie pas un intérêt pour le sujet. Simplement, la règle du jeu fait qu’un drame chasse l’autre, et même quand on décide de faire quelque chose, de réagir, que ce soit législativement ou autrement, la durée de réaction est telle que le sujet perd de son intérêt médiatique. Et alors, plus rien ne se passe, la machine, sans l’éclairage des médias, se grippe.
Certes, il y a des exceptions, mais comme de nombreuses exceptions, elles confirment les règles générales. En 2006, Michel Richard a publié un petit livre, un pamphlet oserai-je dire, intitulé « La république compassionnelle ». S’il salue l’importance de la compassion, il n’hésite pas non plus à dénoncer la transformation de cet intérêt pour l’être humain qui entraîne que la république se soucie désormais moins de la chose publique que de la gestion publique de la chose privée. Pour lui, les gouvernants sont devenus les aumôniers d’une société lacrymale. Malgré la laïcité, ils sont désormais les « grands ordonnateurs des pompes doloristes » et courent au devant des malheurs: au final, tout conduit à la surenchère dans la compétition victimaire du côté des gouvernés et dans la compétition compassionnelle du côté des gouvernants.
C’est dans cette société française que, comme par grâce, les trois ans du séisme en Haïti ont été rappelés. Pour une fois, on a quitté le terrain émotionnel ; on a pu s’en apercevoir à travers les différents reportages réalisés. La question n’est pas ou plus de savoir ce que l’Occident peut faire pour ce pays, mais c’est bien du futur des haïtiens qu’il était question dans les reportages. Comment eux-mêmes se prennent en charge, essayent de reconstruire leur vie, de bâtir un système d’entraide. Comment la conscience nationale des habitants sert au développement de l’île.
C’était, je vous l’avoue, un, moment de bonheur et de joie pour moi, car pour une fois, les bons sentiments et le politiquement correct ont laissé la place à une vraie humanité, celle qu’on espère voir plus souvent. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer…
Revue de Presse : beaucoup de "mariage pour tous", mais aussi d’autres infos…
Bonjour à toutes et à tous. En ce début janvier, et après une semaine d’arrêt (pour cause de pélé à Rome avec les jeunes de Taizé) c’est reparti pour la revue de presse. Et bien évidemment, comme vous vous en doutez, on commence avec le sujet de l’année… le #mariagepourtous ! Oui, comme tout le monde, vous en avez assez (voire trop), mais comme tout le monde, même si cela commence à vous peser, vous continuez de vous y intéresser, voire de vous impliquer dans ce débat… Les appels à défiler (ou à prier) ce dimanche se multiplient, tels celui des poissons roses, ce groupe de socialistes catholiques. Il y en a tellement qu’il serait impossible de tous les recenser ici. Je cite quand même Paul qui ira manifester dimanche, après avoir décidé de ne pas participer à la première manif au mois de novembre dernier. Il a écrit un billet pour nous dire les raisons de ce changement. Un billet très largement illustré par d’autres articles, et je me contente de le citer, comme source quasi unique. Un autre billet mérite cependant qu’on s’y arrête, tellement il a été relayé, et à raison, sur les réseaux sociaux : celui de Koz, qui met l’enfant au centre de son argumentaire. Et pour finir, un autre document me paraît très bien réalisé, c’est celui du BICE (Bureau International Catholique de l’Enfance), que je vous encourage vivement à aller lire !
Du côté de la hiérarchie catholique, La Croix met en lumière les diverses positions des évêques, qui pour certains soutiennent la manif sans s’y engager vraiment pendant que d’autres risquent de se déplacer à la capitale pour battre le pavé. Jean-Marie Guénois, interviewé par Sylvie Carnoy pour le Jour du Seigneur, met d’ailleurs en la question qui divise le plus, à sons sens, celle de l’adoption. Et pour ceux qui l’auraient loupé, à voir en replay, l’émission « L’enfant pour tous », qui m’a parue plus équilibrée que ce que les commentaires sur les réseaux sociaux en ont dit. On y voyait notamment tous les problèmes qui se posent aux couples homosexuels qui sont parents, et si “l’opposition” était réduite à peau de chagrin, au moins, les témoignages, y compris des enfants, ont pu faire émerger des questions et mettre en lumière ces situations.
Dans la cathosphère cependant, quelques voix discordantes se font entendre. Pour exprimer leur réaction, comme l’abbé Gaignet ou le père David Lerouge, ou pour faire entendre un son de cloche différent ! Sur le blog “Baroque et Fatigué”, l’auteur déploie 8 raisons pour lesquelles « en tant que catholique, il lui semble impossible de participer à la manifestation dite “pour tous” du 13 janvier 2013 ». Dans un billet publié mardi, il confirme ses positions, mais surtout, les commentateurs étant moins virulents que sur son premier billet, la discussion qui s’est engagée permet d’expliciter (et de nuancer pour les contradicteurs) encore son propos ! Une réponse lui est apportée, sur le terrain du droit, par Nicolas Mathey… Des billets qui en entrainent d’autres, avec le respect entre les auteurs, voilà qui fait plaisir. Sinon, l’auteur du blog “En manque d’Eglise” explique pour sa part son malaise par rapport au débat actuel et il cite un article qui pointe la différence de traitement entre les sujets sociétaux et les sujets plus économiques par exemple. Je pourrai citer aussi les positions de Jean-Pierre Mignard et de Témoignage Chrétien, tels que relayés par Stéphanie le Bars, mais le plus simple est de consulter le magazine La Vie, où vous pourrez trouver d’autres exemples de catholiques qui eux aussi soutiennent ce projet de loi.
Mais la polémique ne s’arrête pas à cette manifestation. Elle a aussi fait son entrée dans l’école privée, avec la lettre de M. Peillon aux recteurs pour surveiller ce qui se passe dans les écoles catholiques autour de débats organisés au sujet du projet de loi susmentionné (juste parce que j’aime ce mot). Le père Cormary, sur son blog, “Ichtus”, a rapidement réagi en publiant une lettre ouverte au ministre de l’éducation nationale. Un texte loin d’être tendre, mais qui insiste sur la dimension éducative apportée par l’école, qui comprend également des débats (et qui n’est pas forcément comme l’imaginent les uns ou les autres, merci à Corine de l’avoir montré par son exemple). On aurait aussi pu citer, mais le sujet n’a pas été abordé, la rencontre à l’Elysée entre le président de la République et les responsables religieux. Affaire à suivre ce dimanche donc ! En attendant, n’hésitez pas à vous ruer sur l’éditorial de Jean-Pierre Denis, dans La Vie, où l’auteur décloisonne ce sujet pour l’insérer dans le climat social actuel, tout en traitant le fond du problème !
Philippe Clanché, lui, se désole de l’image renvoyée par l’Eglise, qui une fois de plus, semble ne s’intéresser qu’aux histoires « de fesses » des fidèles. Il défend pourtant l’institution, qui parle de bien d’autres sujets. « Plutôt que d’armer des bus et des trains pour défiler contre une loi, l’Église gagnerait à raconter l’histoire de la Maison Saint-Irénée de Lyon » écrit-il, en référence à ce lieu d’accueil pour les sans-abris et qui a été victime d’un incendie au mois dernier. L’auteur cite même l’admirable message du pape pour la journée mondiale de la paix, le 1er janvier dernier, mais il se désole cependant : « l’Église semble s’efforcer de ne montrer qu’une facette de ses convictions, la plus exigeante, le plus difficile à comprendre ». Un billet qui, sans prendre parti, dit aussi des vérités. Pour lui répondre, et comme en écho, Gérard Leclerc regarde le discours du pape au corps diplomatique, tenu ce lundi. Je vous cite un extrait de ce billet :
Benoît XVI n’a pas manqué de dénoncer les différences croissantes entre riches et pauvres. Un des facteurs de la crise actuelle, a-t-il affirmé, tient à ce que le profit a été trop souvent absolutisé au détriment du travail. Dénonçant une excessive financiarisation au détriment de l’économie réelle, le pape a demandé plus de solidarité. (…) Et puis il y a aussi les conditions générales de la concorde publique, où la liberté religieuse joue son rôle et où la liberté des personnes est garantie par le droit à l’objection de conscience.
Et pour finir, l’éditorialiste s’interroge : « Quel écho aura dans nos médias ce discours aux nations du monde ? » Je vous laisse donner votre réponse… Et j’en profite pour vous inviter à lire le billet de Frédéric Mounier qui s’interroge : « pourquoi donc tant d’ambassadeurs écoutent-ils le pape ? »
Un petit mot aussi pour redire, avec Patrice de Plunkett, que le 13 janvier, ce n’est pas que la manif contre le “mariage pour tous”, mais « également la Journée mondiale du migrant et du réfugié » ! A ne pas oublier non plus dans nos prières et nos attentions ! Et d’ailleurs, la prière reviendra en force, le 25 janvier prochain. En attendant d’en savoir plus, www.tousenpriere.com.
Sujet un peu déconnecté de Diaconia, mais pas de son esprit. Aujourd’hui se clôt à Lyon l’année jubilaire dédiée à Pauline Jaricot. C’est le cardinal Poupard qui est l’envoyé du pape pour cette célébration, à vivre à 18h30 à la primatiale de Lyon (je dis ça pour les lyonnais, off course). Mais qui est Pauline Jaricot allez vous me dire ? Rendez-vous sur le site www.mission.catholique.fr pour découvrir les œuvres pontificales missionnaires qu’elle a fondée, et pourquoi pas, pour vous engager à partir au loin. De nombreuses propositions existent. Sinon, il y a aussi des activités plus locales, pour ceux qui ne pourraient pas s’envoler vers Cotonou ou l’île Maurice ! Sinon, une autre proposition d’engagement nous est faite par Frédéric Mounier qui nous invite à découvrir l’Ordre de Malte.
Un petit mot sur l’année de la Foi avec le billet de l’abbé de Somme, Yves Delépine, qui nous souhaitait, mardi dernier, 1er janvier, « qu’en cette nouvelle année, marquée par l’Année de la Foi, nous sachions avancer sur ce chemin de la foi, que nous sachions nous laisser guider par la lumière de la Parole de Dieu afin de découvrir la profondeur de son amour pour nous ». C’est son homélie pour cette fête qu’il partage, et il nous présente Marie comme un modèle pour notre propre foi. Et une petite question : qu’est ce qui constitue « un instrument valide pour toutes les communautés et associations de fidèles afin d’approfondir les contenus du Credo et de la doctrine catholique au cours de l’Année de la Foi » ? Votre réponse ?… C’est… le Catéchisme de l’Eglise Catholique, dont on célèbre les 20 ans de la publication, et qui vient d’être traduit en cambodgien, comme nous l’annonce l’agence Fides (au passage, merci au site infocatho.be d’avoir répercuté cette info). Mais il existe aussi en français. Ne passez pas à côté !
C’était les vacances, donc peu de choses du côté des JMJ. On y reviendra la semaine prochaine. Juste un petit mot, lundi, sur la page Facebook du rassemblement, pour nous rappeler qu’on est passé sous la barre des 200 jours avant la rencontre.
On termine avec plein de petites brèves. Et d’abord, la parution de « La lettre n°3522 du 10 janvier 2013 » de Témoignage Chrétien, qui inaugure une nouvelle formule, celle de la lettre hebdomadaire, envoyée aux abonnés. Le magazine du même nom, dans sa “nouvelle version”, est attendu pour la fin du mois…
Je vous en avais parlé il y a quelques temps : le webdocu sur la cathédrale de Strasbourg est en ligne. Une cathédrale que les jeunes européens seront invités à visiter l’an prochain, durant la rencontre annuelle de fin d’année organisée par les frères de Taizé.
Deux billets/articles sur Twitter. Le premier nous vient du Canada, et s’interroge sur le fait de Tweeter durant la messe. L’auteure n’y est pas opposée, mais trouve d’autres priorités dans le domaine de la communication de l’Eglise. Le second est une interview de Pierre Durieux, le directeur du service de communication du diocèse de Lyon, qui « appelle à une utilisation raisonnée de Twitter », notamment en s’astreignant à des temps de silence numérique !
Sinon, retour sur les vœux, avec ceux de Dopamine, la catho de l’hosto, qui nous souhaite que 2013 soit une « année de la… braise ». Oui, c’est facile, mais c’est tellement juste ! Et son billet suivent nous montre cette braise active, celle qui réchauffe le monde, celle qui prend soin des autres ! Un peu (beaucoup) d’humanité dans un système qui parfois en maque cruellement !
Valérie Barbe nous invite, quant à elle, à rayonner de joie (aucun lien avec le chant…), et pour nous y aider, quelques photos du ciel, par Anne-Claire et David !
Un petit bilan de 2012 en 3 points, par Philarête, sur le blog “L’esprit de l’Escalier”, autour de la gauche (en Italie), du mariage gay (aux Etats-Unis) et du bien et du mal… un #mustread !
Taizé : un vrai "pèlerinage de Confiance" !
Petit retour sur ma semaine à Taizé. Je vous l’avais promis. Le voilà ! Mais je ne vais pas vous donner le sommaire de ce qui s’y est vécu, ou vous faire la liste des différentes activités. Non, je préfère m’arrêter quelques instants sur des impressions, des rencontres, des temps forts que j’ai vécus à Rome, avec ces jeunes.
Le premier point saillant de ce pèlerinage de confiance, c’est l’implication des jeunes. Franchement, à Rome, il y a de quoi faire. Des visites culturelles ou spirituelles dans les églises, mais aussi des visites plus spiritueuses, dans les bars de Rome. J’en ai souvent fait l’apologie (et je continue), pour découvrir la Dolce Vita ! Pourtant, lors de ce pèlerinage de Taizé, je n’ai pas croisé de jeunes attablés dans les cafés pourtant forts accueillants de la ville. Au contraire, je les ai vus se dépêcher pour être à l’heure à la prière, pour ne pas arriver en retard. Voilà un comportement digne, et qui montre bien l’essentiel pour les jeunes qui vivaient ce pélé : la rencontre avec Celui qui nous précède partout, celui qui nous attend toujours. Du temps pris pour eux et pour Dieu. Et le silence qui régnait durant les moments de prière, que ce soit à 40.000 sur la place St Pierre ou à moins dans les basiliques où les jeunes se retrouvaient par langue, aidait parfaitement à comprendre l’importance de ce temps. Les chants (que j’ai mis longtemps à apprécier lors de mes premiers pélés à Taizé), ont eux aussi joué leur rôle, permettant de méditer la parole de Dieu en ressassant certains versets de la bible.
Un autre point, peut-être moins courant à Rome, ou pour un prêtre catholique comme moi, c’est l’importance de la dimension œcuménique. J’avoue que ce n’est pas l’un de mes dadas. Pourtant, une prière du soir avec les slaves m’a permis d’entrer dans leur manière de prier. Beaucoup plus de déplacements que pour les occidentaux. Et encore, il y avait pas mal de polonais… Mais les mouvements durant la prière, avec cette capacité à conserver malgré tout un respect dû au lieu, avec le recueillement devant certaines icones, avec les signes de croix “à l’envers”, voilà qui change de notre manière habituelle de concevoir la liturgie comme une unité supra-individuelle, et rend la prière à la fois communautaire et totalement personnelle. Une belle piqure de rappel pour moi grâce à ces frères soit orthodoxes, soit catholiques de rite non latin.
Un autre point qui m’a marqué, mais c’est déjà plus habituel, c’est la joie de ces jeunes. C’est la crise, vous le savez, et on en parle un peu partout. Mais pour eux, ce qui est premier, malgré leurs galères, malgré les difficultés de leurs vies, c’est cette joie profonde, celle que l’on ne ressent que lorsqu’on se sait aimé. Une joie qui s’exprime à travers les partages, que ce soit le 31 décembre au soir ou lors des différentes rencontres impromptues, dans la rue, dans les carrefours, lors des temps de prière en paroisse,… Une joie partagée entre français, le 1er janvier, dans l’après-midi, avec des temps de réflexion (une master-class avec Fançois Moog svp), des jeux (vive St Pierre t Miquelon et Metz qui ont gagné les quizz du diocèse de Strasbourg), des partages… Oui, c’était une joie communicative, une joie toute simple, mais vraie. Que c’est bon !
Du point de vue des animateurs, et peut-être du principal (après l’Esprit-Saint bien sûr), c’est l’importance donnée par Frère Alois à son périple en Afrique qui m’a surpris. Après la première rencontre, où le prieur de la communauté de Taizé a cité le rassemblement de Kigali, quelques semaines plus tôt, il est revenu à la charge avec les graines de Sorgo distribuées au pape et aux jeunes des différents pays européens et des différents continents. A travers ces quelques graines, c’est tout un partage, une grande chaine qui nous relie les uns aux autres. Cette ouverture était un point central du rassemblement, selon moi, car elle permettait de vivre une dimension non seulement européenne, mais également universelle.
Et puis, tant que j’en suis aux VIP, les paroles de Benoît XVI appelant les jeunes à être de « petites lumières » pour ceux qui les entourent m’ont fait me souvenir de cet appel de Jean-Paul II à Rome, en 2000, à devenir des « sentinelles du matin ». C’est bien dans la continuité qu’on se situe, celle de porter cette lumière qu’on attend, qu’on découvre se lever sur le monde…
Un dernier mot, sur le nom même de ce pèlerinage : un « pèlerinage de confiance sur la Terre ». La confiance en Dieu, en l’homme, en soi-même… voilà bien ce qui a été partagé par ces jeunes. Une confiance qui permet de ne pas se refermer sur soi, mais de s’ouvrir à l’autre, de dépasser ce qui nous retient bien souvent, ce qui nous empêche d’aller vers lui. La confiance en Dieu, un autre mot pour dire la Foi. En cette année de la Foi, voulue par le Saint-Père, n’y a-t-il pas là comme tout un résumé de notre expérience chrétienne ? Bonne route à tous ces jeunes, et à tous ceux qui décideront de leur emboîter le pas !
5 trucs surprenants à Rome
Une fois n’est pas coutume, une petite liste :
5. Une italienne qui appelle son chien en train de japer, piazza di San Egidio : "Ali Acsa, vieni quà !" Donner le nom de celui qui a tenté d’assassiner le pape à son chien, faut oser, surtout à Rome…
4. Taper un billet de blog sur son téléphone portable depuis une terrasse de Rome, un verre de vin à la main, le 2 janvier… Mais qui est assez fou pour faire ça ? (d’ailleurs, désolé pour les fautes).
3. 40.000 jeunes réunis place St Pierre et vivant un moment de silence avec près de 10 minutes de silence, c’est émouvant. Comme le dit Jennifer (de The Voice), "j’ai eu les poils". Merci les brothers de Taizé.
2. Le cardinal Etchegaray qui a plus de mille cartes de voeux auxquelles répondre et qui prend le temps de saluer un prêtre français de passage venu lui souhaiter un prompt retablissement. Impressinant le bonhomme. Et en plus, il paye le café. Trop top Roger…
1. Benoît XVI qui, au cours de la messe du 1er janvier, lors de l’échange de la paix, attend qu’un obscur cérémoniaire ose s’avancer pour le baiser de paix. Super touchant cette humilité du boss.
Sur ce, j’ai mal aux yeux…et un verre à finir. Ciao.
Avec Benoît, je vous souhaite une bonne année
Que Dieu, source et principe de toute bénédiction, répande sur vous sa grâce et vous donne la santé et la vie pour toute l’année.Qu’Il vous garde intègres dans la foi, patients dans l’espérance et persévérants dans la charité.
Que Dieu, qui dispose de vos jours et de vos actions pour la paix, écoute votre prière et qu’Il vous conduise au bonheur de la Vie Eternelle.
Voilà la bénédiction qu’a donnée Benoît XVI ce matin lors de la messe à St Pierre. Avec lui, j’ai prié pour vous tous, lecteurs, blogueurs, twittos, amis de Facebook, paroissiens, amis… Je vous ai porté dans la prière auprès du Pape. Que cette année de la foi renforce vos liens et votre union avec Dieu. Bonne et heureuse et sainte année à chacune et à chacun de vous !
Revue de Presse : voeux de Noël, solidarité, Taizé…

Je pique l’image de David Lerouge ! Merci !
Je ne vous apprendrais rien en vous disant que mardi, c’était Noël. Et à cette occasion, les blogueurs ont échangé des vœux et parlé de la fête. Vous avez la version (toujours) décalée de Clément, sur Kto & the City : Jésus, messe, foie gras, Bilblo et cheerleaders… En plus conventionnels, vous avez les vœux de Noël de Régis de Berranger, qui parle de Noël comme d’un paradoxe. En version courte, le blog “Dialogue Abraham” a fait resté simple et efficace ! 2 lignes, mais une pensée qui montre l’attention des auteurs de différentes religions à cette fête chrétienne. Mais bon, j’aurai du mal à les critiquer, vu que je me suis quasi contenté d’une photo (retouchée quand même, y’a du travail dessus !) et d’une petite phrase. Un peu comme Vianney ou Tellou (ouf, je ne suis pas le seul…), qui en plus nous partage une recette de « bûche chocolat-orange pour les nuls ». Promis, je la garde en réserve pour l’an prochain.
Pour la version musicale, on dit merci à Corine, et pour la version poétique, c’est l’auteur de “diacre au service de la paix” qui nous enchante, tandis que l’auteur du blog “En manque d’Eglise” nous offre une citation biblique et que le père David Lerouge verse dans le multimédia avec une photo, du texte, et un superbe psaume chanté. A travers son expérience un peu malheureuse parfois, Sylvia vient nous inviter à vivre le partage pour Noël, tandis que Corine nous incitait pour sa part à comprendre qu’avec la naissance de Jésus, « rien, non, plus rien ne sera jamais pareil ».
En partant d’un conflit autour d’une crèche vivante, Nathalie Gadéa nous propose une réflexion sur le sens de la Vérité et sur la Parole partagée. Et ça fait du bien (au passage, merci au père Denis Chautard pour le lien) ! Toujours dans le domaine paroissial, Natalia Trouiller, pour sa part, a attendu la fin de la soirée du 24 pour nous envoyer ses vœux, et pour ce faire, elle nous a raconté “sa messe de 18h”… On y retrouve ses enfants, mais aussi toute une foule plus ou moins connue. Et Natalia nous fait réfléchir au sens de cette fête, à ce qu’elle permet de vivre. Du tout bon (Natalia, si pour l’an prochain tu peux m’écrire une homélie, je prends…). On reste avec la messe, mais de l’autre côté de la France, avec la Cybersister, qui parle aussi des enfants, mais pas des siens… Et Zabou va encore plus loin, en détaillant tout son programme de célébrations, qui au final se révèle plus qu’un enchainement de prières, mais un véritable parcours de vie.
Si les blogueurs s’y sont collés, ils n’étaient pas les seuls. Le née-twitto @Pontifex a lui aussi envoyé ses vœux lors de la bénédiction Urbi et Orbi, par la magie de la télévision, pour la fête de Noël. Le message intégral est à retrouver sur le site du Vatican, ou, pour une analyse, sur le site de Radio Vatican. Sinon, sur Twitter, le pape a répondu à une question le 24 décembre, à propos de ses souvenirs de Noël quand il était enfant ! Une réponse d’enfant presque : « La crèche faite ensemble me donnait une grande joie. Nous ajoutions chaque année des santons et mettions de la mousse pour la décorer ». Si un tel message n’est pas la preuve que c’est vraiment lui qui répond, là je n’y comprends plus rien ! Et si vous hésitez encore, un petit tour chez Jean Mercier vous convaincra que le pape reste tel qu’il a toujours été.
Deux petites brèves dans l’air du temps : d’abord un petit mot du Québec, où la fête de Noël ne fait plus recette, enfin, sous son aspect religieux. Et ensuite, vous le savez, à la fin décembre, vous avez habituellement droit aux rétrospectives de l’année. La Vie propose ainsi une rétro des religions. Vatileaks, film anti-musulman, Vatican II, Nouvelle Evangélisation. Un dossier à ne pas manquer si vous sortez de 12 mois d’hibernation ou si vous voulez jeter un regard en arrière.
Pas une rubrique JMJ, Année de la Foi ou Diaconia cette semaine, mais une rubrique solidarité en cette fin d’année… Avec le Secours Catholique qui a invité 600 personnes à un réveillon de Noël sur l’eau… Et ce n’est que l’une des possibilités choisies par des délégations. L’article en cite d’autres, comme ce repas à Metz, où, comme chaque année, 200 personnes se sont retrouvées autour de Mgr Raffin !
Un peu plus loin de nous, mais toujours avec une attention particulière aux autres, Radio Vatican nous propose également de voir comment Noël se passait en Syrie. Un article qui se veut positif, résolument plus que la situation réelle sur place. [Petite incursion informative : Mgr Audo, l’évêque d’Alep, en Syrie, nous confiait hier, à mon évêque, un confrère libanais et moi, que la situation est terrible dans son pays. Il parlait de cas de gale qui sont de plus en plus nombreux]. Voilà donc une invitation à prolonger la période des cadeaux en soutenant ceux qui travaillent sur place, que ce soient l’Aide à l’Eglise en Détresse ou l’œuvre d’Orient (entre autres), ou à militer, comme l’académie Catholique de France, « pour que soient respectés les droits des Orientaux chrétiens à vivre en citoyens de plein exercice et notamment à pratiquer leur religion librement ».
François Verceletto nous propose lui aussi de rester au Moyen-Orient, mais un peu plus bas, en Ethiopie, avec une photo touchante qu’il nous partage en guise de vœux. Et je ne peux terminer sans mentionner le billet si positif du père Gaignet sur la solidarité vécue dans sa paroisse. Voilà qui réchauffe les cœurs !
A partir de demain à Rome, ce sont plus de 40 000 jeunes qui sont attenduspour la rencontre européenne de Taizé. Comme chaque année, plusieurs milliers de jeunes vont passer les derniers jours de décembre et les premiers de janvier ensemble, réunis par la prière et la vie fraternelle. Pour plus d’infos sur cette rencontre, je vous renvoie vers le site de Taizé, où vous trouverez des clips explicatifs, le programme de la rencontre, les méditations que frère Alois prononcera durant les temps de prière du soir, et surtout, pour ceux qui ne peuvent se déplacer, des photos de la rencontre.
Pour un regard moins partisan, La Croix vous propose de comprendre le sens de cette rencontre, et ce que la ville de Rome a à gagner avec une telle rencontre. Et Anne Claire anticipait cette rencontre, car dès le 24 décembre, elle nous partageait une photo et une petite prière de Taizé, qui permettent de comprendre ce qui se vit lors de ces moments. Les jeunes de Paris qui vivront la rencontre sont déjà présents sur une page Facebook, tandis que le groupe des jeunes de Franche-Comté compte 167 inscrits sur le même site ! Et les jeunes cathos belges seront eux aussi de la partie, tout comme nos voisins suisses !
Bon, vous savez tout sur cette rencontre ! Si vous avez envie d’en savoir un peu plus, de vivre les coulisse de la rencontre, venez faire un petit tour sur ce blog de temps à autre, je vais tenter de le tenir à jour. Car dès demain, je pars… Masi comme je veux aussi vivre un peu la rencontre, ce sera light ! Et du coup, comme j’y serai encore jeudi prochain, il n’y aura pas de revue de presse la semaine prochaine. Alors d’ici là, comme on dit par chez moi, « en guddi Rutsch » !
Bonne fête de Noël !
Noël, le verbe s’est fait cher
Cher Alain, chère Mathilde, chers tous… C’est par ces mots, ou des mots similaires, que j’ai commencé mes cartes de vœux. Et je n’en ai pas envoyées beaucoup, mais quand j’écris, c’est à des personnes à qui je tiens, des personnes qui me tiennent à cœur. C’est tout le sens de ce terme « cher » ! Cher comme quelqu’un qui compte pour moi, qui a de la valeur. Quelqu’un à qui je sais pouvoir faire confiance.
En ces jours où nous fêtons Noël, j’ai envie d’écrire une lettre à Jésus, et de la commencer par « Cher Jésus ». Pour lui redire qu’il compte pour moi. Pour lui exprimer l’importance qu’il revêt dans ma vie. En effet, cette fête de Noël c’est celle de ce petit enfant dont on célèbre la naissance, et il est important de ne pas oublier cette réalité dans les méandres des cadeaux et des repas qui nous occupent et nous réunissent avec ceux qui nous sont chers… Parce que Jésus, lui aussi, fait partie de ces personnes auxquelles je tiens, et je n’aimerai pas le laisser de côté…
Et puis, en ces jours où l’on dépense un peu plus d’argent pour faire plaisir, où l’on achète parfois des produits un peu plus coûteux que d’habitude pour préparer les repas, ce mot, « cher », prend une connotation très commerciale. Alors remettre un peu de sens à la fête en élargissant ce qui est cher, à celles et ceux qui nous sont chers, et plus particulièrement à Dieu qui nous est cher, c’est certainement une bonne opération.
Et puis, en parlant de cher, comment ne pas penser à l’homonyme de ce terme, le mot chair. Car oui, à Noël, c’est bien de cela qu’il s’agit, le verbe qui se fait chair. C’est St Jean qui nous le redit dans le prologue de son évangile : « Le verbe s’est fait chair » ! Le verbe s’est fait l’un de nous, il est devenu proche de nous. Oui, le Christ est venu dans notre monde comme l’un de nous. Il était, nous dira le concile de Constantinople, pleinement homme et pleinement Dieu.
Le verbe qui se fait chair, c’est Dieu qui nous dit l’importance de l’homme, la valeur de l’homme, de son corps, de sa personne. On voit ainsi comment, pour le croyant, on ne peut pas s’envoler dans un mysticisme hors de notre monde, de nos réalités. Dieu s’est fait chair, il s’est fait homme, pour nous dire la beauté de ce monde, pour nous dire sa solidarité dans les épreuves de nos vies. Oui, le Christ s’est fait chair, et ça n’a pas toujours été rose pour Lui.
Finalement, en célébrant ce Dieu qui s’est fait chair (c.h.a.i.r), c’est aussi celui qui se fait cher (c.h.e.r) que nous célébrons. Celui qui se fait proche, qui a de la valeur, celui qui espère nous entendre dire un jour qu’il est notre cher ami… Cher et chair, deux mots qui illustrent bien qu’avec Dieu, on en a toujours plus que ce qu’on espère. Bonne fête de Noël à chacune et à chacun d’entre vous !
Revue de Presse : Noël, enfants, #findumonde, voeux,…
Noël, la fête de la naissance d’un enfant. Voilà ce que l’Eglise va célébrer d’ici quelques jours. Et l’Avent est là pour nous y préparer. Mais le contexte politique et social est tel qu’aujourd’hui, les enfants ne sont plus forcément protégés, mais parfois instrumentalisés. La preuve avec Valérie Barbe et David Lerouge, qui dans leurs blogs, ont poussé un gros coup de gueule contre ce phénomène. De son côté, l’abbé Eric de Beukelaer nous indique que pour lui, « l’enfance est théologienne ». Je le laisse vous expliquer cette belle expression, dans un article qui est un #mustread ! Pour aller plus loin, il vous faudra passer par le site Croire.com ou le magazine La Vie, qui offre un numéro double intitulé « Jésus, l’enfant mystère » ! Un conte, des témoignages sur ce qui fascine chez Jésus… Bref, du bonheur.
Mais en même temps que nous célébrons cette fête, il faut garder à l’esprit la tragédie qui s’est passée aux Etats-Unis la semaine passée. L’abbé Grosjean, sur le “Padreblog” vient nous dire comment « fêter noël après le massacre de Newtown ». Un texte juste, profond, nécessaire. Merci ! Car c’est une tragédie qui s’est déroulée dans cette petite ville. Comme l’écrit Gérard Leclerc dans l’édito de France Catholique de la semaine, « les Etats-Unis ont donc vécu leur massacre des “saints Innocents”, avant que la fête liturgique nous rappelle la tragédie rapportée par saint Matthieu : “Dans Rama s’est fait entendre une voix, qui sanglote et moult se lamente : c’est Rachel pleurant ses enfants, et ne veut pas qu’on la console, car ils ne sont plus” » ! Pour le cardinal Bertone, en visite à l’hôpital pédiatrique Bambino Gesù de Rome, « les enfants doivent être protégés », pour que de telles atrocités ne se reproduisent pas.
Une attention aux enfants que Mgr Giraud reprend également à son compte, dans une lettre aux fidèles de son diocèse à propos du « projet de loi “ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe” ». Il y écrit que, « loin de vaincre une discrimination, ce projet de loi risque au contraire d’en créer de nouvelles, notamment pour les enfants dont il méprise les droits universellement reconnus ».Je vous renvoie également à un billet de Nicolas Mathey sur le blog “Thomas More” où, à travers la question de la gestation pour autrui, c’est la personne (et l’enfant aussi) qui est commercialisée. Rien de moins que ça !
Et à propos de ce débat, deux mots reviennent souvent, opposés l’un à l’autre : Homophobie et cathophobie. Charles Vaugirard voit cette homophobie jetée en pâture aux opposants du projet de loi et aux médias comme un alibi. Stéphanie Le Bars note « la crainte des opposants de passer pour des homophobes ». Pour le père Cédric Burgun, « Trop c’est trop » ! Lui qui ne voulait pas utiliser cette expression de « cathophobie » nous dresse une liste des derniers problèmes survenus, qui le font basculer pour cette lecture Au point de s’interroger : « Notre pays deviendrait-il une dictature de la pensée unique où l’idéologie prime sur le débat et l’échange d’opinions ? ». Falk van Gaver, sur le site Causeur, remonte encore plus loin dans la liste de cet anticléricalisme ambiant pendant que Pierre de Charentenay pointe des « tentations idéologiques ». C’est peut-être le mot qui convient, car on est quand même loin de ce qui se passe dans d’autres pays. La preuve en Orissa, où, « quatre ans après les pogroms anti-chrétiens, les exactions continuent » !
Ca bouge un peu, du côté des JMJ, avec de belles images qu’on peut retrouver sur la page Facebook des JMJ. On y voit, sur un fond qui reprend des éléments du logo des JMJ, quelques citations de Benoît XVI. Allez, je craque, et je vous en livre quelques unes (les citations, pour les images, il faudra aller voir la page !) : « Nous pouvons le rencontrer à présent dans un “aujourd’hui” sur lequel le soleil ne s’est jamais couché », ou encore « Dieu est véritablement proche de chacun de nous et veut nous rencontrer, nous conduire à lui ». Ou, pour finir, et plus actuel dans cette période préparatoire à Noël, « A Noël, nous rencontrons la tendresse et l’amour de Dieu qui se penche sur nos limites, sur nos faiblesses, sur nos péchés, et s’abaisse jusqu’à nous ».
Pour l’année de la Foi, je vous invite à lire un article d’Eugénie Bastié dans la revue Causeur. Il parle du pape qui tweete, mais au final, c’est un texte sur ce qu’est l’Eglise, une profession de foi en cette institution médiatrice. C’est un très beau texte, qui se termine par ces quelques mots : « Du Christ en croix au pape qui tweete, de Rerum novarum à Vatican II, c’est la même histoire, celle d’une religion médiatisée, incarnée par la révélation, qui doit donc dialoguer avec le temporel et y ajuster sa forme, sans pour autant céder aux sirènes du progressisme en tiédissant le contenu de son message. » Et sinon, je vous renvoie aussi à La Croix, qui propose un dossier chaque week-end de l’Avent, sur la Foi. Plusieurs pages à lire dans le quotidien du samedi-dimanche, ou sur le net ! Ou encore, pour comprendre ce que signifie le verbe croire, il y a le blog de l’abbé de Somme, avec la première de ses 6 catéchèses sur le Credo !
Autour de Diaconia, une interpellation de François Soulage, sur son blog, à propos de la solidarité nationale et de la manière de la vivre. Une petite réflexion, une prise de position, mais surtout un appel à la mettre vraiment en œuvre !
Un mot sur le rapport Sicard concernant les questions autour de la fin de vie. Le texte le plus équilibré et le plus simple sur le sujet que j’ai trouvé reste l’éditorial de Dominique Quinio dans l’édition de mardi de La Croix (article payant). Sur le site internet du journal, les abonnés trouveront un dossier complet à propos de ce rapport. Sinon, reportez vous au magazine La Vie et à son site internet, où là aussi vous trouverez de nombreuses interventions et interview sur le sujet, et même « l’intégralité des conclusions du rapport Siccard » ! Pour les évêques de France, « Mgr Podvin appelle à la vigilance » sur les ondes de Radio Vatican. Selon Famille Chrétienne, « Alliance VITA salue le travail approfondi de la mission dirigée par le Professeur Sicard sur la fin de vie : elle se reconnait dans plusieurs de ses conclusions, notamment celles qui entendent lutter contre la « mort sociale » des personnes malades ou âgées, et celles qui réclament la généralisation de la culture palliative dans notre pays, en particulier pour tous les soignants ». Mais la question du suicide assisté est néanmoins soulevée. Le site Fait-religieux.com souligne quant à lui la qualité des débats autour de ces questions. Voilà bien qui change d’autres sujets ! Un mot pour finir sur le sujet avec nos voisins belges, chez qui le sujet de l’euthanasie fait son retour. Le site info.catho.be titre ainsi : « Vers davantage d’euthanasie ? ». Preuve qu’on n’en a jamais fini sur ces sujets…
En même temps, pourquoi stresser ? Car comme vous le savez, demain, c’est le 21 décembre. Si, vous savez, Ze fatidic date (ou the fateful moment, merci Twitter). C’est, selon la prophétie maya, la fin du monde. Quoique, ce n’est pas si évident, à écouter le professeur Jean-François Mayer, que j’ai eu la chance d’interviewer sur le sujet. Il est le directeur de l’institut Religioscope, qui a publié un article sur son site internet à propos de cet “évènement” et dresse un panorama assez complet du phénomène autour de cette date ! De manière plus légère, La Vie nous propose, pour cette date, de regarder plusieurs extraits vidéos (13… il fallait oser sur ce sujet !) qui parlent de la fin du monde, et de la manière d’y survivre, et Henry le Barde nous adresse sur le blog du “Temps d’y penser” ses « meilleurs vœux de cataclysme » ! Voilà une autre manière de vivre cette fin du monde, proche de celle choisie par le rédacteur du blog “Parcours de Foi”, qui nous remet en présence des enfants avec un souhait : « “Occupons-nous de nos enfants, et ne nous inquiétons pas de la fin du monde”. Noël est devenu la fête de l’enfant, fêtons nos enfants et faisons les vœux que les hommes puissent, en 2013, mieux organiser la terre pour toutes les naissances à venir et installer la paix pour leur croissance et leurs amours ».
Vœux de Noël : Valérie Barbe, très en verve cette semaine, nous invitait hier à vivre « une trêve de Noël ». L’occasion de se poser, comme elle, quelques questions dans ces “dialogues” et prises de positions qui nous habitent tous en ce moment ! Et pourquoi ne pas profiter aussi de ce moment pour préparer (si ce n’est pas encore fait), vos cadeaux (en attendant de préparer la table et la maison). Frédéric Aimard nous propose une solution : un abonnement à France Catholique ! Et il nous explique que même si nous lisons le site internet de la revue, c’est l’argent des abonnements papiers qui lui permet d’exister. L’autre proposition qui nous est faite par le site Youphil, c’est d’offrir une chèvre ! Ou une vache, ou des lapins, voire des abeilles… Bien sûr, ce n’est pas pour votre voisin proche, mais c’est un cadeau solidaire qui « permet à une famille pauvre d’Afrique de recevoir un animal de ferme et une formation à l’élevage ». Une belle idée finalement ! Restons dans l’ambiance de Noël avec une crèche géante réalisée par 1400 élèves d’un lycée professionnel de Toulouse. Cette crèche est à voir dans la cathédrale de Toulouse, comme l’expliquent le journal La Dépêche et le site internet de l’Eglise en Haute –Garonne ! Une manière nouvelle et inventive de proposer une réflexion sur l’incarnation !
Henry le Barde regarde, pour sa part, en arrière, et il “analyse” son Avent, le trouant « peu glorieux », à cause « d’une fracture entre vie numérique et vie réelle ». Entre des billets pour défendre une cause et des engagements associatifs ou des rencontres et des partages bien plus divers, il y a un monde parfois… Et ce n’est pas Jérôme Anciberro, le rédacteur en chef de Témoignage Chrétien, qui dira le contraire. Il appelle dans l’éditorial de cette semaine de la lettre de refondation du magazine, à ne pas céder à la tentation de la « désincarnation » (son discours s’applique à l’école, mais il est facilement universalisable…) .Et pour finir, deux petits billets sur le même sujet. Le premier est signé deJoseph Gynt. Le blogueur fait une déclaration à ses confrères et consœurs : « Inutiles blogueurs, vous m’êtes essentiels ». Une déclaration d’amour pour les blogs et l’information qu’ils diffusent, et un appel à continuer à semer, même si parfois certains ont l’impression d’être inutiles. Le second billet est écrit par Tigreek et rend grâce pour plein de petites joies, dont celle d’être unie aux autre blogueurs ou lecteurs de son blog… Oui, finalement, on s’en rend compte, par les blogs aussi, on s’unit, on se retrouve. Une nouvelle forme d’incarnation ?





