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Noël, le verbe s’est fait cher


c5e72402Cher Alain, chère Mathilde, chers tous… C’est par ces mots, ou des mots similaires, que j’ai commencé mes cartes de vœux. Et je n’en ai pas envoyées beaucoup, mais quand j’écris, c’est à des personnes à qui je tiens, des personnes qui me tiennent à cœur. C’est tout le sens de ce terme « cher » ! Cher comme quelqu’un qui compte pour moi, qui a de la valeur. Quelqu’un à qui je sais pouvoir faire confiance.

En ces jours où nous fêtons Noël, j’ai envie d’écrire une lettre à Jésus, et de la commencer par « Cher Jésus ». Pour lui redire qu’il compte pour moi. Pour lui exprimer l’importance qu’il revêt dans ma vie. En effet, cette fête de Noël c’est celle de ce petit enfant dont on célèbre la naissance, et il est important de ne pas oublier cette réalité dans les méandres des cadeaux et des repas qui nous occupent et nous réunissent avec ceux qui nous sont chers… Parce que Jésus, lui aussi, fait partie de ces personnes auxquelles je tiens, et je n’aimerai pas le laisser de côté…

Et puis, en ces jours où l’on dépense un peu plus d’argent pour faire plaisir, où l’on achète parfois des produits un peu plus coûteux que d’habitude pour préparer les repas, ce mot, « cher », prend une connotation très commerciale. Alors remettre un peu de sens à la fête en élargissant ce qui est cher, à celles et ceux qui nous sont chers, et plus particulièrement à Dieu qui nous est cher, c’est certainement une bonne opération.

Et puis, en parlant de cher, comment ne pas penser à l’homonyme de ce terme, le mot chair. Car oui, à Noël, c’est bien de cela qu’il s’agit, le verbe qui se fait chair. C’est St Jean qui nous le redit dans le prologue de son évangile : « Le verbe s’est fait chair » ! Le verbe s’est fait l’un de nous, il est devenu proche de nous. Oui, le Christ est venu dans notre monde comme l’un de nous. Il était, nous dira le concile de Constantinople, pleinement homme et pleinement Dieu.

Le verbe qui se fait chair, c’est Dieu qui nous dit l’importance de l’homme, la valeur de l’homme, de son corps, de sa personne. On voit ainsi comment, pour le croyant, on ne peut pas s’envoler dans un mysticisme hors de notre monde, de nos réalités. Dieu s’est fait chair, il s’est fait homme, pour nous dire la beauté de ce monde, pour nous dire sa solidarité dans les épreuves de nos vies. Oui, le Christ s’est fait chair, et ça n’a pas toujours été rose pour Lui.

Finalement, en célébrant ce Dieu qui s’est fait chair (c.h.a.i.r), c’est aussi celui qui se fait cher (c.h.e.r) que nous célébrons. Celui qui se fait proche, qui a de la valeur, celui qui espère nous entendre dire un jour qu’il est notre cher ami… Cher et chair, deux mots qui illustrent bien qu’avec Dieu, on en a toujours plus que ce qu’on espère. Bonne fête de Noël à chacune et à chacun d’entre vous !

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