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Vatican II, c’est (encore) maintenant !


Paul VI lors de la clôture du concile Vatican II

Paul VI lors de la clôture du concile Vatican II

Samedi, le 8 décembre, nous avons fêté les 47 ans de la clôture du concile Vatican II. Permettez-moi un flash-back et surtout de m’arrêter un peu sur son lancement. En effet, il y a un peu plus de 50 ans, Jean XXIII ouvrait le concile Vatican II. Ce dernier  a eu des répercussions que tout un chacun a pu constater, que ce soit au niveau de la liturgie (français, messe « face au peuple »,…) ou à des niveaux plus pastoraux (l’œcuménisme, l’attention au monde dans la constitution pastorale Gaudium et Spes sur l’Eglise dans le monde de ce temps). Et encore, je n’aborde pas l’aspect théologique avec le travail sur la Parole de Dieu et son interprétation aujourd’hui, avec la question de la révélation et de sa source unique et continue qu’est la Bible et la définition de la foi dans l’histoire de l’Eglise.

Si je n’aborde pas tout cela, c’est parce qu’il me semble que l’élément central du concile reste  l’idée qui a présidé à sa mise en œuvre. Il faut remonter au 25 janvier 1959 pour comprendre ce qu’a voulu faire Jean XXIII. Après les vêpres à la basilique St Paul hors les murs, pour clôturer la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, le pape annonce aux cardinaux présents plusieurs nouvelles, dont son intention de convoquer un concile pour un aggiornamento, c’est-à-dire une « mise à jour » de la manière de présenter la foi.

Il convient, disait-il, que cette doctrine sûre et immuable, à laquelle on doit adhérer de manière fidèle, soit approfondie et exposée selon des demandes de notre temps. En effet, autre est le dépôt de la Foi, c’est-à-dire les vérités contenues dans notre vénérée doctrine, autre est le mode par lequel elles sont annoncées avec toujours le même sens et dans la même acception.

Voilà l’inspiration fondamentale du Concile, et tout le travail réalisé n’avait que ce but : rendre la foi compréhensible par les hommes et les femmes de ce temps. Un travail de réécriture en somme, de reformulation pour mieux présenter Dieu aux hommes d’aujourd’hui. 50 ans plus tard, il semble que le travail soit loin d’être fini, et à reprendre une fois de plus. C’est en fait une œuvre d’inculturation qu’il nous faut faire. Et le meilleur pour nous montrer l’exemple, c’est Jésus Christ. Regardez comment il décrivait l’amour de Dieu à ses contemporains : il utilisait des paraboles, avec des exemples de la vie courante : les vignerons, le berger qui cherche sa brebis perdue, l’histoire du figuier, le fils qui demande son héritage et le gaspille avant de revenir chez son père,… Je m’arrête là.

Aujourd’hui, quelles images pouvons-nous utiliser pour parler de Dieu à nos contemporains ? Qui, y compris parmi les pratiquants réguliers, comprend le Credo, celui que nous récitons tous les dimanches et dans lequel nous proclamons notre foi. Oh, je ne suis pas en train de vouloir le changer, ni même de vouloir l’adapter. Il y a des éléments symboliques qui restent. Mais il y en a tant d’autres que nous pouvons inventer pour dire notre foi, pour l’exposer de manière claire.

On dit parfois qu’il fallait deux papes pour faire le concile Vatican II. L’un qui a eu le courage de l’ouvrir mais dont on ne sait s’il aurait eu la force de le mener à bout, et l’autre qui n’aurait certainement pas osé s’aventurer sur cette voie, mais qui a permis aux pères conciliaires de mener leur travail à son terme. Jean XXIII et Paul VI, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, ont travaillé main dans la main. Le premier a eu l’intuition, le second a géré cette intuition et lui a donné un rayonnement et une ampleur inimaginable. C’est peut-être, voire certainement, une invitation pour nous à travailler en commun pour inculturer notre foi dans notre monde actuel. Pour traduire ce que nous croyons et ce que nous avons peut-être du mal à croire dans un langage que nos frères et sœurs peuvent comprendre.

Voilà tout l’enjeu de la Nouvelle évangélisation. Toucher les cœurs et pouvoir dire ce que nous croyons. Et soyez assurés que ce n’est pas le travail des théologiens. Alors certes, il y a 47 ans, on a refermé le concile, mais à y regarder le prêt, le travail est encore en cours… Oui, finalement, le concile, c’est encore maintenant !

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  1. 10 décembre 2012 à 18:12 | #1

    Bonjour !

    Avez-vous entendu parlé du projet "Les Etoiles de Noël" ? Il vise à offrir des CDs dans une démarche de Nouvelle Evangélisation à l’occasion de l’Avent et des fêtes de Noël. C’est un appel à tous les Chrétiens pour qu’ils témoignent de leur foi à l’occasion de ces fêtes.

    En 15 jours, nous avons déjà diffusé en France, en Suisse et en Belgique 200’000 exemplaires de cet album de 6 titres de Noël -dont la lecture de la Nativité !

    Vous pouvez découvrir ce projet ici: http://www.etoilesdenoel.com

    Et le clip " Noël à Bethléem" sur ce lien: http://www.youtube.com/watch?v=ph7faPE7SOc&feature=share&list=PL7841846ECE4E37D6

    Ce clip va être diffusé en télévision durant les prochaines semaines.

    Pourriez-vous nous aider à faire connaître cette démarche d’évangélisation en en parlant sur votre blog?

    Je serait très heureux de répondre à vos questions,

    Cordialement

    Fabrice Kaspar (compositeur de P.U.S.H.)

  1. 9 décembre 2012 à 07:55 | #1
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