Accueil > Actualité, Politique - Société > Et si le prochain président s’appelait… François !

Et si le prochain président s’appelait… François !


Oui, je sais, vous allez me dire que je n’ai pas beaucoup d’imagination… Que je ne fais que reprendre les sondages d’un peu tout le monde,…

Pourtant, c’est bien parti. Le sénat basculerait à gauche (on verra samedi pour l’élection du président). Et du coup, je suis 100 % d’accord (vous avez vu, j’ai trouvé la formule pour que vous ne sachiez pas si je suis d’accord ou pas avec lui les autres fois ! Je n’affiche pas mes convictions politiques, comme me le demande le droit canonique) avec François Hollande qui a déclaré :

c’est une échec sérieux, pour ne pas dire grave pour Nicolas Sarkozy.

Car plus qu’une victoire de la gauche, il semble bien qu’une fois de plus, on ait eu droit en France à une élection sanction ! D’ailleurs, je n’ai vu aucun programme (oui, je ne suis pas grand électeur, mais quand même). Que ce soit contre la politique du gouvernement ou contre son leader maximo incontesté (je parle du président de la République), il est clair que ça ne marche plus. après le régionales, les sénatoriale, aura-t-on droit à la la présidentielle perdu par Nicolas Sarkozy ?

En fait, et là je donne mon avis subjectif, il me semble que c’est l’image du président qui ne passe plus. Entre magouilles financières présumées, accointances particulières avec les grandes fortunes de France et Bling Bling (désolé, ça reste dans la mémoire des gens), le capital sympathie du président semble écorné. Du coup, la question interdite va peut-être surgir : Et s’il était plus un handicap qu’une chance pour la droite lors de la prochaine présidentielle ?

Du coup, pour les électeurs de droite déçus, qui voter ? Hervé Morin ou Jean-Louis Borloo ? Franchement, ils en étaient, ils en sont partis, ils n’arrivent pas à s’entendre à 2, comment feront-ils pour gouverner le pays ? Christine Boutin ? Bon, faut pas rêver non plus. Certes, il y a la tentation extrême, Marine. Mais bon, là encore, elle ne pourra pas gouverner, car jamais elle n’aura la majorité dans les chambres (le Sénat vient de passer à gauche qu’on nous dit !)

Alors, je pose la question : Et pourquoi pas François Fillon ? Bon, ok, j’avoue, ce n’était que pour avoir un titre accrocheur (quoique). Mais n’empêche, que ce soit lui ou un autre, n’y a-t-il pas un candidat de droite qui serait moins mal vu par les français que Nicolas Sarkozy pour prendre sa place ?

Et puis, continuons sur la lancée, car il reste un François : qui pense encore à M. Bayrou ? Bon, là encore, je ne met le nom que pour l’effet de titre. Mais finalement, pourquoi ne verrait-on pas l’émergence, peut-être pas d’ici 2012, mais dans le futur, d’un véritable courant ou parti qui suivrait les pas de Robert Schuman. Alors, on en arriverait peut-être (oui, je sais, ça fait beaucoup de probabilité, mais laissez-moi rêver), à vivre la politique comme la présentait Benoît XVI ce jeudi soir, au Reichstag :

(…) la Bible veut nous indiquer ce qui en définitive doit être important pour un politicien. Son critère ultime et la motivation pour son travail comme politicien ne doit pas être le succès et encore moins le profit matériel. La politique doit être un engagement pour la justice et créer ainsi les conditions de fond pour la paix. Naturellement un politicien cherchera le succès sans lequel il n’aurait aucune possibilité d’action politique effective! Mais le succès est subordonné au critère de la justice, à la volonté de mettre en œuvre le droit et à l’intelligence du droit. Le succès peut aussi être une séduction, et ainsi il peut ouvrir la route à la contrefaçon du droit, à la destruction de la justice.

***

Pour continuer la réflexion, et montrer que je ne suis pas seul à penser ainsi, écoutez Pneumatis (dans le Blog-notes de Radio Notre Dame)

 

About these ads
  1. Jean JURCA
    26 septembre 2011 à 11:04

    Je trouve que le diagnostic « vote sanction » laisse croire que les électeurs ne pensent et ne réfléchissent pas .C’est comme le « vote protestataire  » qu’on nous ressort à chaque fois ! Or il se trouve que dans les scrutins précédents il y a les élections locales que tu ne cites pas et qui ont vu également un fort virage à gauche . Ce sont les grands électeurs des campagnes qui pour l’essentiel déterminent la couleur politique du Sénat . Et voila que depuis 1958 , la campagne a voté majoritairement à gauche pour la première fois aux sénatoriales . Vote sanction ? Peut-être pour une part ! Mais pour une part seulement . Et d’élections en élections cette part est de plus en plus petite . Pour avoir parlé avec l’un ou l’autre grand électeur de chez moi , ce n’est pas l’image du président qu’ils contestent , mais l’orientation politique et l’impasse dans laquelle , disent-ils , il s’est fourvoyé . Ils ont envie de quelqu’un d’autre c’est vrai mais surtout avec un projet différent . Suivre Schumann..? Son Europe n’est qu’économique et commerciale (le fameux marcher commun qui après tant d’années a démontré qu’il ne favorise que les marchers au détriment des gens et surtout des plus pauvres) , et ce pouvoir économique nous a foutu dedans pour longtemps .

    • 26 septembre 2011 à 11:20

      Cher Jean, je te trouve optimiste pour dire que la part du vote sanction est de plus en plus petite. Pour ma part, du haut des (seulement mais déjà) 20 ans où je suis la politique, je trouve qu’il y a de moins en moins de projets réels (je ne parle pas de la volonté de changer le monde, de rendre tout le monde heureux, de promettre à tous qu’ils auront tout sans contrepartie,…). Donc, les gens votent par rapport à ce qui a été fait pour eux, pour leurs collectivités en l’occurrence en ce qui concerne les élections sénatoriales.
      Pour ce qui est des orientations présidentielles, je serai plus nuancé, car il me semble que la condamnation ne soit pas si univoque… Et comme tu le dis, ils ont envie d’une personne avec un projet…
      En ce qui concerne Schuman, je pense que sans l’Europe, ça fait longtemps qu’on aurait recommencé à se foutre sur la gueule, entre français et allemands, entre pays du nord et pays du sud. l’intégration européenne a quand même tiré nombrer de pays pauvre vers le haut, même si tout n’est pas rose… Donc il me semble que ton jugement est relativement sévère. Certes, il faut vraiment ajouter une composante politique, mais encore une fois, ne confondons pas la situation d’après guerre (et notamment des trente glorieuses) avec la situation politique et économique actuelle.

  1. No trackbacks yet.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 3 076 autres abonnés

%d blogueurs aiment cette page :